Le dîner de gala du 25 novembre 2013

mardi 7 janvier 2014

Intervention du président Jean Raphaël Hirsch Dîner de Gala annuel du Comité Français pour Yad Vashem Le 25 novembre 2013 en faveur de la collecte des noms sous le haut Patronage de

Madame Simone Veil Présidente d’Honneur, en présence de  Son Excellence Monsieur Yossi Gal  Ambassadeur d’Israël en France et avec Alexandre Adler et son analyse sur la situation au Moyen orient.

Six millions de Juifs ont été assassinés pendant la Shoah, sans sépulture. Quatre millions de noms ont déjà été identifiés : ils sont inscrits à jamais dans la « Salle des Noms » Près de 2 millions de noms restent encore inconnu, Yad Vashem poursuit son travail de recherche des noms manquants pour leur redonner une identité et un visage, afin de perpétuer leur souvenir. La vraie mort c’est l’oubli ! 

« Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom… » De gauche à droite – Paul Schaffer, Shaya Ben Yehouda, Maxi Librati, Judith Pisar, Miry Gross, Avner Shalev, Jean-Rapahaël Hirsch, Jacky Schaffer, Jean-Pierre Levy, Samuel Pisar, Alexandre Adler.

"Ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures, et même nos cheveux ; si nous parlons, ils ne nous écouteront pas, et même s'ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom : et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsiste…"

Primo Levi, Si c’est un homme

 



Information juive de décembre 2013

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Cérémonies à venir

07/12/2014
Jean-François et Adélaïde Mailland-Mollard
Rhône-Alpes - Savoie

01/02/2015
Jean et Odette Chevollot
Bourgogne - Nièvre

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Rapport d'activité

Rapport d'activité 2013

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Les Justes parmi les Nations dans le monde

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Le Havre - Au Havre, deux héros de la Seconde Guerre mondiale reconnus comme Justes

samedi 22 novembre 2014

Du 20/11/2014

 

 

 

 

 

Madeleine et Henri Bitard, avec leur fille Gisèle, tout juste âgée d'un an. (©D.R.). Le devoir de mémoire s'exerce au Havre. Jeudi 20 novembre 2014, deux héros de la Seconde Guerre mondiale recevront, à titre posthume, la médaille des Justes. Leur fille témoigne.

Le devoir de mémoire s’exerce, à nouveau, au Havre, jeudi 20 novembre 2014. À 16h, dans les salons de l’Hôtel de Ville, Henri et Madeleine Bitard recevront, à titre posthume, la médaille des Justes parmi les nations. Cette décoration sera remise à leur fille, Gisèle Fima-Bitard, Havraise depuis 1964. À quel titre cet hommage est-il rendu, aujourd’hui ? Le couple, alors installé à Avranches (Manche), a sauvé de la barbarie nazie, deux jeunes Juives, Anne-Marie et Rose-Marie Mainemer, qu’il a recueillies, pendant 40 jours, en 1943, avant de leur trouver un abri plus sûr.

L’histoire des sœurs Mainemer

Henri et Madeleine Bitard, ce sont finalement des gens comme les autres. Monsieur est directeur d’une usine à gaz à Avranches, Madame élève ses enfants. Mais un jour, « sans en avoir conscience », ils agissent en héros.
Leur fille, Gisèle Fima-Bitard, n’a pas de souvenirs de la présence des sœurs Mainemer, auprès des siens. Au moment des faits, elle n’était âgée que de trois ans. « Mais, évidemment, mes parents m’ont beaucoup parlé de cette histoire, par la suite ». L’histoire ? Elle est la suivante. Originaires de Pologne, le couple Mainemer et leurs deux filles, Anne-Marie et Rose-Marie, s’étaient installés à Avranches où ils étaient commerçants et parfaitement intégrés à la cité. Dès 1941, l’application des lois raciales du régime de Vichy et le statut des Juifs imposent des restrictions à leur vie quotidienne, et, notamment, entravent leur liberté de commercer et les forcent au port de « l’étoile jaune ». Refusant cette humiliation, tout comme son père, Anne-Marie passe quand même avec succès son bac, le 26 juin 1942. C’est en revenant de cet examen que père et fille seront reconnus et dénoncés à la Feldgendarmerie.
Le couple Mainemer sera déporté à Auschwitz. Leurs deux filles subsistent, seules, pendant un an, avec l’aide de voisins compatissants. Mais une nouvelle rafle s’annonce.

Elles avaient anticipé le scénario. Depuis l’arrestation de leurs parents, elles avaient imaginé un plan de sauvetage en cas de la venue des Allemands à leur domicile », raconte Gisèle Firma-Bitard.

Pas d’héroïsme, mais un geste normal

Les sœurs arrivent à prendre la fuite et trouvent refuge chez un ami, M. Morel, un salarié d’Henri Bitard. Sans solution pour abriter les deux jeunes juives, l’ouvrier s’en remet à son directeur. Henri et Madeleine Bitard prennent la décision qui semble la plus logique à leurs yeux : ce sont eux qui cacheront les filles Mainemer.

Elles resteront 40 jours à la maison avant que mon père ne leur trouve un refuge plus sécurisé, en l’occurrence le couvent des Petites sœurs de la Charité, à Caen (Calvados). »

D’autres péripéties attendront, par la suite, les deux sœurs, mais elles réussiront à survivre à la barbarie nazie. À la fin de la guerre, après un bref retour à Avranches, où elles viendront à la rencontre de leurs sauveurs, elles s’exileront aux États-Unis.

Bien plus tard, je leur ai adressé une lettre. L’une des deux sœurs qui enseignait le français aux États-Unis, m’a répondu par un texte empreint d’émotions. C’était en 1989. Mais rattrapées par nos vies respectives, nous nous sommes finalement perdues de vue », raconte l’enseignante du Havre, aujourd’hui retraitée.

Jeudi 20 novembre 2014, plusieurs membres de sa famille assisteront à la remise de la médaille des Justes au Havre.

Certains n’ont appris l’histoire de mes parents qu’une fois l’invitation en mains. Ils en étaient fort surpris. » Madeleine et Henri Bitard n’ont jamais fait cas, en effet, de leur acte de bravoure. « Si ma mère était encore de ce monde, elle aurait été très gênée de recevoir cette décoration », confirme sa fille.

Cérémonie à l’Hôtel-de-Ville

Mais le comité français pour Yad Vashem a fait en sorte que cette histoire ne tombe pas dans l’oubli et il décernera, au Havre, la médaille des Justes parmi les Nations, à Madeleine et Henri Bitard. Cette médaille est décernée par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l’Occupation, au péril de leur vie.

Malgré plusieurs tentatives du Comité français pour Yad Vashem, il aura fallu attendre de nombreuses années avant que Gisèle Fima-Bitard accepte cette reconnaissance de Justes parmi les Nations », indique la Ville.

Gisèle Fima-Bitard a reçu une médaille et un diplôme honorant ses parents, Henri et Madeleine Bitard. La cérémonie présidée par le maire, Édouard Philippe, accueille deux représentants du Comité français pour Yad Vashem, Zvi Tal, le ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Israël en France, et le maire d’Avranches, David Nicolas. « J’espère que je ne vais pas être submergée par les émotions », craint, à quelques heures de cet événement, Gisèle Fima-Bitard.


Karine Lebrun 

 



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9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah

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Juillet-Août 2014 - N° 48

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