Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

PARISELLE Renée (née PALLARES)

 

Le témoignage que l’on peut entendre en cliquant sur ce document est extrait de « l’Allée des Justes », série radiophonique en 10 épisodes de 7 minutes issue de la première collecte de témoignages de Justes des Nations réalisée en Françe. A l’initiative des Ateliers de Création de Radio France et du Comité Français pour Yad Vashem, une soixantaine d’entretiens ont été effectués dans toute la France pour recueillir les témoignages de ces Français qui, au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs pendant la Shoah.

Débuté en 2002, le travail a duré 3 ans. Il a été coordonné par Anne-Marie Amoros (missionnée par Yves Laplume, puis Hubert Thébault pour l’atelier Méridienne) et par Corinne Melloul chargée de communication au Comité Français pour Yad Vashem.

En 1939, Renée vit avec sa mère Marie-Antoinette Pallarès, sa sœur Paulette et son petit frère à Montpellier. Son père, enseignant, est affecté en Afrique du Nord.

En 1942, Marie-Antoinette décide d’apporter son aide aux familles juives persécutées : Paulette est ainsi allée chercher à Lamalou-les-Bains la petite Diane Popowski âgée de 2 ans. Cette petite fille a vécu six ans dans la famille Pallarès avant d’être reprise par ses oncles Popowski, à leur très grand chagrin. Marie-Antoinette a également caché durant plusieurs mois Albert Burka, âgé de 3 ans, qui fut plus tard caché dans la colonie d’Izieu et donc déportée en 1944.

De 1942 à 1944, Renée et sa famille ont, à maintes reprises, ravitaillé des familles juives cachées dans des greniers. Renée s’est également portée volontaire pour convoyer une quarantaine d’enfants juives de 14-15 ans, dont deux seulement parlaient français, jusqu’à Annecy . Renée portait son uniforme scout, comme s’il s’agissait d’un départ en camp d’été. Les Allemands étaient partout dans les trains et les gares mais, grâce à leur rapidité à leur arrivée à Annecy, les enfants sont parvenues sans encombre jusqu’à une maison de religieuses avant d’être envoyées en Suisse.

Renée a convoyé jusqu’à Izieu les petits Paul Nedermann et Théo Reiss. Sa sœur Paulette, quant à elle, a passé tout l’été 1943 à Izieu comme monitrice des enfants réfugiés de l’Hérault.
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