Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

BRUGIRARD Jacques

 

Le témoignage que l’on peut entendre en cliquant sur ce document est extrait de « l’Allée des Justes », série radiophonique en 10 épisodes de 7 minutes issue de la première collecte de témoignages de Justes des Nations réalisée en Françe. A l’initiative des Ateliers de Création de Radio France et du Comité Français pour Yad Vashem, une soixantaine d’entretiens ont été effectués dans toute la France pour recueillir les témoignages de ces Français qui, au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs pendant la Shoah.

En 1940, la famille Lieber habite Lyon, la fille Françoise est âgée de 19 ans. En 1942, la vie se complique du fait de l’occupation de la Zone Libre. Mais les Lieber ont pu bénéficier de faux papiers grâce à un ami commissaire de police. Après l’arrestation d’un cousin résistant de 16 ans, la famille décide par prudence de se disperser.

Le professeur d’allemand de Françoise le met en relation avec le professeur Jean Brugirard, enseignant à l’école dentaire de Lyon. Françoise est reçue et hébergée dans la maison familiale de Jean et Suzanne et de leurs deux enfants Jacques et Edmée.

Pendant toute cette période, la maison Brugirard est devenue un refuge pour des personnes recherchées par les Allemands. Le professeur Jean Brugirard héberge notamment un de ses élèves, Kurt Juttner, avant qu’il ne rejoigne la Résistance.

En mai 44, M. Brugirard, sûrement suite à une dénonciation, est arrêté et torturé par la Gestapo mais il gardera le silence et toutes les personnes hébergées pourront s’enfuir.
> Voir la page du Juste concerné  
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