Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

Dossier n° 10738
Année de nomination : 2006
JURQUET Albert, JURQUET Germaine
Poligny, Jura, Franche-Comté

Informations

Albert Jurquet, professeur de physique-chimie à Fontainebleau puis à Pont de Vaux dans l’Ain, est nommé principal du collège Jules Grévy à Poligny en 1937. Avec son épouse Germaine et leurs 2 enfants, Jacques 15 ans et Annie 8 ans, ils habitent un appartement de fonction dans l’enceinte de l’établissement.

Albert et Germaine Jurquet sont de fervents défenseurs de la paix et des droits de l’homme. Ils prennent position contre l’antisémitisme dès 1930, un engagement qu’ils concrétisent en acceptant d’accueillir et de protéger des élèves juifs entre 1942 et 1944.

A la demande du Service Social des Jeunes, association clandestine d’aide aux enfants juifs, ils prennent en charge des adolescents juifs.

Dans le cadre de l’internat du collège, où Germaine seconde activement son mari, Albert Jurquet admet, dans le plus grand secret, ces jeunes élèves juifs sous de faux noms :

Les frères Salomon alias Seauvaget

Hans Hirschberg alias Jean Lang

Kurt Lévy alias Claude Lafond

Mais il facilite aussi l’inscription au collège des élèves juifs hébergés à Poligny. C’est le cas de Gilbert Cassin, caché sous le nom de Gilbert Richard, chez un ami de ses parents, M Henri Meunier, ou encore de Claude Alexandre que sa mère avait confié à sa tante, commerçante à Poligny mais qui, malheureusement, sera pris dans la rafle du 17 avril 1944 et déporté à Auschwitz.

A ces actions, il faut ajouter toute l’aide et la protection que Albert et Germaine Jurquet ont apporté à la famille Feigenbaum,  lui permettant de passer clandestinement en Suisse et d’échapper ainsi à la traque des nazis.

Albert Jurquet a terminé sa carrière dans le Vaucluse, il est décédé en 1967 et son épouse Germaine en 1985.

Documents

Albert JURQUET
Albert JURQUET
Germaine JURQUET
Germaine JURQUET

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