Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

Dossier n° 10743
Année de nomination : 2006
MONOD Gérard, MONOD Madeleine
Aubergenville, Yvelines, Ile de France

Informations

De confession protestante, Gérard et Madeleine possédaient des parts dans le complexe hospitalier des Diaconesses à Paris XIIème, rue du Sergent Bauchat et sont mis au courant par le Pasteur LAUGA qu'une famille juive est recherchée. Le père, Zadoc VALACHMAN est arrêté en 1941 puis déporté à Auschwitz le 25 juin 1942 par le convoi n°4, il y sera gazé le 12 août 1942.

Il faut d'urgence que Madame VALACHMAN et ses 2 enfants – Henri et Denise - soient mis en sécurité. Sur recommandation de Gérard et Madeleine MONOD, parents de 5 enfants, la maman Cyla VALACHMAN est cachée comme infirmière à l'hôpital des Diaconesses à Paris où elle restera employée jusqu'à la Libération.

Henri, alors âgé de 17 ans, est envoyé au Château de Montgardé appartenant à Monsieur & Madame MONOD où il travaille comme jardinier chez les HAAG, fermiers-métayers sur la propriété. Denise, 8 ans, séjourne pendant 2 mois à l'orphelinat situé sur la propriété des MONOD et fréquente l'école du village d'Aubergenville.

Des religieuses ayant été averties de l'imminence d'un contrôle et d'une rafle éventuelle, Denise est ramenée d'urgence à Paris où elle reste cachée dans l'appartement de Gérard et Madeleine, avenue Henri Martin.

A la Libération, Denise et Henri retrouvent leur mère.

Tous 3 doivent leur survie à la conduite héroïque de Gérard et Madeleine : Henri VALACHMAN et Denise ALLIANY leur en sont reconnaissants et expriment leur gratitude aux habitants et employés municipaux du village d'Aubergenville.

Partenaires

Avec le soutien de la Foundation pour la Mémoire de la Shoah