Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

Dossier n° 11429
Année de nomination : 2009
FUNE André, FUNE Alice, MARE FUNE jeanne (fille des FUNE)
Paris Saint usage, Paris aube, Ile-de-France Champagne-Ardenne

Informations

Le témoin, Pierre DRAÏ, est né à Paris en 1940. Il est le dernier d’une fratrie de 5 frères et d’une sœur. Son père, Isaac, est boucher et sa mère, Zahri, couturière. Auparavant, la famille vivait en Algérie, d’où les parents sont originaires. Pour le travail la famille DRAÏ s’installe à Paris, dans le 18è arrondissement.
Un jour de septembre 1943, Zahri apprend qu’elle a été dénoncée comme juive. Isaac, qui travaillait dans une boucherie cachère et qui était donc très exposé, part se cacher chez des amis en province.
 
Zahri pensait, à tort, que rien de grave ne lui arriverait en raison de sa situation de mère de famille nombreuse. Pourtant, elle doit partir très vite car elle est informée que la Gestapo et la Gendarmerie vont venir prendre les enfants. Les trois frères aînés de Pierre sont à l’école, située près de l’église
protestante du Tabernacle, dans le 18è arrondissement.
 
Elle demande alors M. Eugène CHARLET, Pasteur de cette église, qu’elle connaît, de garder les trois
petits le temps d’aller chercher les trois grands. Mais arrivée à l’école, les Allemands sont là et
l’arrêtent avec les trois aînés.
 
M. CHARLET comprend qu’il s’est passé un malheur et il cache les trois petits dans l’église. Puis il les confie à M. FUNE, également Pasteur, et à sa femme. Le couple a une fille de 14 ans, Jeanne. Les enfants DRAÏ sont emmenés par le couple dans une colonie dans l’Aube, Le Nid Fleuri, avec d’autres enfants juifs, arméniens, catholiques.
 
Malgré toutes les privations M. & Mme FUNE ont tout fait pour nourrir les enfants et les protéger. Jeanne s’occupe de Paul et de Nelly. Elle leur apprend à lire et à écrire. Elle les console. Paul tombe gravement malade et M. & Mme FUNE se battent pour le garder en vie.
 
Pendant ce temps, Isaac DRAÏ le père, qui n’a aucune nouvelle de sa famille, revient sur Paris mais, à son tour, il est dénoncé et arrêté sur son lieu de travail. Il est déporté le 3 février 1944 et ne reviendra pas.

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