Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

Dossier n° 4246
Année de nomination : 1989
AGUADICH PAULIN Denise (sœur Joséphine)
Grenoble, Isère, Rhône-Alpes

Informations

Denise était religieuse au couvent Notre-Dame-de-Sion à Grenoble. Elle appartenait à une organisation clandestine dont  faisaient partie également d’autres Justes nommés comme le Père Chaillet ou Germaine Ribière. Elle prit part notamment au sauvetage de plusieurs enfants juifs. En 1943, elle dû quitter Grenoble car la Police avait découvert ses activités clandestines.
Arrivée à paris, elle prit contact avec l’O.S.E et offra ses services. Elle trouva des refuges pour des enfants, leur procurait des fausses cartes d’identité, des cartes d’alimentation.
Elle sauva entre autre la famille Elbaz. Après la déportation de la mère de famille en 1942, elle fut chargée par l’O.S.E de se rendre au domicile des Elbaz et supplia le père de la laisser mettre ses 4 enfants en lieu sûr chez des paysans de la Sarthe.
Denise organisa donc le voyage en train de 40 enfants dont les deux fils de Monsieur Elbaz à destination de la Sarthe. Une des sœurs Elbaz est venue rendre visite à ses frères ; à son retour, elle fut arrêtée avec son père et son autre sœur, sans doute sur dénonciation.
L’opération se déroulait de nuit et à l’aube tous les enfants étaient répartis dans les familles. La guerre terminée, Denise se rendit de village en village pour s’enquérir de la situation des enfants.
Elle continua à aider les deux enfants de Monsieur Elbaz en les faisant admettre à L’O.R.T et en envoyant une des sœurs revenue des camps dans un état critique passer 6 mois de convalescence chez ses propres parents.

Documents

Denise AGUADICH-PAULIN
Denise AGUADICH-PAULIN

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