Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LES JUSTES DE FRANCE

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Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

Contenu

Dossier n° 9130
Année de nomination : 2000
BOISSERY Etienne, BOISSERY Marie, BOISSERY Annette, BOISSERY Pierette
Augy sur Aubois, Cher, Centre

Informations

A la déclaration de la guerre, Monsieur et Madame GUGGENHEIM et leur fille Anne, née en 38, habitaient Tours. Le père s’occupait d’une affaire familiale de cuirs fondée par ses oncles Georges et André JUDAS.

Au début de l’exode, Madame GUGGENHEIM, sa sœur et la petite Anne, rejoignirent les familles GUGGENHEIM et JUDAS à La Bourboule.

Peu de temps après , les hommes de la famille décidèrent de reprendre leurs activités à partir d’une de leurs succursales en zone libre, à Saint- Amand Montron, dans le Cher. C’est là que naquit, en juillet 41, la 2ème fille GUGGENHEIM, Nicole.

A la suite de  la première rafle à Saint-Amand, M. GUGGENHEIM s’engagea dans les FFL  et après la deuxième rafle, les 2 familles s’installèrent à Bessais-les-Fromental, à 14 km de Saint-Amand, au château de Barre.

M. JUDAS se trouva donc responsable de Madame GUGGENHEIM et de ses 2 filles. Il la convainc de les cacher. Ce sera chez Etienne et Marie BOISSERY où elles resteront à partir de mars 44. Elles furent considérées comme les filles de cette famille.

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