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Les Chignac ont été honorés

jeudi 16 mai 2013

 

 

 

 

Au centre, Yolande Grossias-Bourdil, descendante du couple Chignac, avec Michel Cohen, entourés des représentants des autorités israélites de France et du comité Yad-Vashem. (photo b. d.)   Henriette et Léon Chignac (deuxième et troisième à gauche au premier rang) ont été élevés au rang des Justes. (Photo M. et Mme Filet)

C’est une belle histoire qui s’est ponctuée par un épilogue mémorable le mercredi 8 mai, à la mairie de Pineuilh. Et pourtant, l’histoire prend naissance aux heures sombres de l’occupation nazie lorsqu’en décembre 1943, trois enfants juifs se trouvent séparés de leurs parents déportés de Bordeaux vers Auschwitz. Elza, Ginette et Michel Cohen, trouveront alors refuge chez Henriette et Léon Chignac, à Pineuilh, qui les protégeront au péril de leur vie avec la complicité bienveillante du voisinage.

C’est donc cet acte d’héroïsme du couple Chignac qui fut mis à l’honneur par le comité français pour Yad Vashem en lui décernant le titre de Justes parmi les nations, la plus haute distinction civile attribuée par l’état hébreu à des personnes non juives qui, au péril de leur vie, ont aidé des juifs persécutés par les nazis.

Des êtres exceptionnels

La médaille commémorative des Justes ainsi que celle de la ville de Pineuilh, leur furent attribuées à titre posthume et remises à leur descendante Yolande Grossias-Bourdil. Lors de la cérémonie, Jean-Pierre Chalard, maire de Pineuilh, a salué la bravoure des époux Chignac et leur a rendu hommage.

L’élu insista sur le devoir de mémoire et ajouta : « Dans un contexte de crise, je lance un appel au respect de l’être humain et de la différence, et je rappelle ma volonté de sensibiliser les plus jeunes afin qu’ils soient garants de nos principes républicains. »

Les propos tenus par la suite par François Guguenheim, vice-président du comité français pour Yad Vashem ont évoqué la Shoah et le génocide de plus de 6 millions de juifs : « Nous ne pouvons pas expliquer l’inexplicable. Nous ne pouvons pas nous taire devant nos enfants », a-t-il repris avant d’ajouter : « Cette période a aussi révélé le comportement d’êtres exceptionnels. »

C’est pour leur rendre hommage que le titre de Justes parmi les nations a été créé en 1963. Les devoirs de mémoire et d’humanité sont revenus dans les propos d’Éric Aouizérate, président du Consistoire de la Gironde. Émotion également à l’écoute de « Nuit et Brouillard » de Jean Ferrat et du « merci » chaleureux de Michel Cohen.

« Merci aux descendants pour le geste de leurs parents », a ajouté le sous-préfet Patrick Martinez au nom de l’État. 

Bernard Delage

source: http://www.sudouest.fr/2013/05/14/des-justes-a-l-honneur-1052934-3038.php du 14/05/2013

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Fondation France Israël : Le voyage des petits enfants des justes français en Israel 2013

jeudi 9 mai 2013

Pour la quatrième année consécutive, la Fondation France Israël a permis à des descendants de Justes parmi les Nations, âgés de 18 à 30 ans, de rendre hommage à la mémoire de leurs grands-parents qui, au péril de leur vie, ont sauvé celles de Juifs en danger durant la seconde guerre mondiale.



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La mémoire intacte du petit juif de Salles-d'Angles

jeudi 9 mai 2013

 

 

 

 

Rencontre hier à Cognac avec Otto Fischl, à peine arrivé d'Australie. Le "petit juif". PHOTO/Photo S. U. Caché avec les siens à Salles-d'Angles de 1942 à 1944, l'Australien Otto Fischl est de retour en Charente Il doit la vie à Aneska et Joseph Stacke qui seront élevés demain au rang de "Justes parmi les Nations".

Otto Fischl n'a pas oublié la grande maison de la rue de Mortemer, à Salles-d'Angles. Le petit juif tchèque se souvient du caractère trempé de Joseph Stacke, de l'éducation stricte d'Aneska, des six enfants qui s'agitaient dans la propriété. Il revit, comme si c'était hier, ces moments, entre 1942 et 1944, où il se réfugiait dans la chambre, à l'étage, avec son frère et ses parents dès qu'un étranger frappait à la porte. "Joseph et Aneska Stacke nous ont ouvert les bras et caché pour rien. Sans eux, nous aurions péri. Je n'ai pas de mots pour exprimer ma reconnaissance", s'émeut aujourd'hui l'aîné des fils Fischl, 84 ans, dans un français impeccable.

À peine débarqué hier de son avion en provenance de Sydney en Australie, Otto (devenu Gerry, un prénom plus anglo-saxon) grimpe sans se faire prier dans la machine à remonter le temps. S'il a fait un si long voyage, dit-il, c'est moins pour raviver ses souvenirs, que pour rendre hommage à ses sauveurs: demain, les Stacke, eux aussi originaires de Tchécoslovaquie, seront élevés au rang de "Justes parmi les Nations" (lire encadré). "C'était la moindre des choses que je sois ici. Ce qu'ils ont fait pour nous est tellement incroyable", insiste le retraité, devenu un homme d'affaires spécialisé dans le négoce du cuir.

Son histoire avec la Charente débute "le 14 juillet 1942. Ce jour-là, mon frère Alex et moi arrivons par le train à la gare d'Angoulême. Mes parents étaient entrés en contact avec les Stacke, je ne sais comment. Monsieur Stacke cherchait quelqu'un pour aider sa femme qui avait six enfants à élever. Ma mère a obtenu le poste. Cette grande famille a accepté de nous recevoir tous les quatre". Au péril de leur vie, à l'heure des rafles et des déportations de masse.

"Je n'aurais pas eu le courage de prendre de tels risques"

"Je crois savoir que Monsieur Stacke avait eu très faim dans son enfance en Tchécoslovaquie. Une famille juive lui avait alors offert le couvert. Il n'a pas oublié et s'était promis, un jour, de rendre la pareille". À Salles-d'Angles, poursuit Otto, les Stacke n'étaient pas les seuls à connaître le secret de la famille juive cachée. "Le curé du village et les soeurs savaient. Ils venaient plusieurs fois par semaine. C'est grâce à eux que j'ai appris l'histoire, la grammaire, la littérature".

Dans la maison il y avait aussi les personnels de maison, Hanka et Franta. "Des Polonais. Personne ne nous a jamais dénoncés". Otto Fischl l'admet, dans le cocon de Salles-d'Angles, il n'a pas mesuré qu'un drame se jouait en Europe, que des juifs mouraient dans les camps. "J'étais un enfant. J'ai traversé la guerre dans une relative insouciance. Je n'ai jamais ressenti la faim, n'ai jamais vraiment éprouvé la peur. C'est beaucoup plus tard, adulte, que j'ai compris".

Les Stacke étaient des antiquaires de renom dans la région et ils recevaient souvent des clients allemands dans leur maison. Accusé à tort d'être un "collabo", Joseph est arrêté le 3 septembre 1944 par les FFI (Forces françaises de l'intérieur). Il a alors été traité de "boche". "C'est ce jour-là qu'il nous a fait sortir de notre cachette". Pour prouver qu'il avait caché des juifs. Et éviter une justice expéditive. "Les Stacke étaient eux-mêmes des étrangers à Salles-d'Angles. Mal vus par beaucoup de monde". Ils ont souffert d'être rejetés jusqu'à leur mort. Au crépuscule de sa propre vie, Otto Fischl veut plus que tout rétablir la vérité. Réhabiliter les Stacke, enfin "Justes parmi les Nations".

Il fait enfin un aveu, en toute humilité. "À leur place, je crois que je n'aurais jamais eu le courage de prendre de tels risques".

Stéphane URBAJTEL

source: http://www.charentelibre.fr/2013/05/08/la-memoire-intacte-du-petit-juif,1834625.php du 08/05/2013

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Un square érigé en reconnaissance des Justes loossois

jeudi 9 mai 2013

 

 

 

Myriam et Norbert lors de la remise de la médaille de Juste à Marianna en 2009. Dimanche 22 février 2009, une grande cérémonie avait eu lieu à Loos-en-Gohelle avec la remise de médailles de Justes parmi les Nations à Marianna Sloma-Tysiak ainsi qu'à ses parents à titre posthume.

Dimanche 28 avril, c'est un square qui sera inauguré, rue Jean-Leroy.

C'est l'histoire d'une reconnaissance qui a ébranlé toute une ville, suite à cette découverte. En 2005 paraît, dans la revue d'histoire locale Gauheria, un article sur Loos-en-Gohelle et les activités de la Résistance de l'immigration polonaise (POWN). Traduit d'un texte original polonais datant de 1945, il mentionne le cas d'un couple, les Tysiak, qui aurait caché deux enfants juifs à partir de 1942. Sylviane Roszak, professeur d'histoire au collège Cassin, engagée avec ses élèves dans le concours national de la Résistance et de la Déportation dont le thème était justement Résistance et sauvetage, aidée de Jacqueline Lucas, parent d'élève, et Florence Chaumorcel, directrice de la bibliothèque municipale, décide de se mettre en quête de cette famille. Après plusieurs recherches, ils apprennent que M. et Mme Tysiak sont décédés mais que deux filles, Johanna, née en 192,3 et Marianna, née en 1925, vivent toujours.
Autre découverte importante : Marianna, qui se nomme Sloma par son mariage, habite toujours Loos... à l'endroit même où les enfants juifs étaient cachés ! Jamais elle n'en a parlé officiellement. Elle avait pourtant 19 ans à l'époque des faits héroïques et participait elle-même à d'autres actions de la Résistance.
Les collégiens remportent un prix mais Sylviane Roszak, Jacqueline Lucas et Florence Chaumorcel ne veulent pas en rester là et décident de monter un dossier adressé au mémorial Yad Vachem... où l'on était au courant du cas ! En effet, quasiment dans le même temps, Myriam et Norbert, les enfants Juifs sauvés pendant la guerre et qui vivent désormais en Israël, ont fait aussi une demande pour que les parents Tysiak et Marianna soient officiellement qualifiés de Justes parmi les Nations. Ce qui s'en suivra en février 2009.
Aujourd'hui, Marianna est décédée. Dimanche 28 avril, c'est un square des Justes parmi les Nations qui sera inauguré. Et en présence de Myriam et Norbert qui viennent spécialement d'Israël. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont été cachés par la famille Tysiak, de la barbarie nazie, dans la petite maison route de Béthune. Les deux enfants français nés à Lens, âgés respectivement de 7 et 3 ans à l'époque, sont arrivés juste avant la grande rafle de Lens du 11 septembre 1942. Leurs parents les avaient confiés à la famille Tysiak. « Ils nous ont expliqué que nous devions nous cacher dans un réduit attenant à la maison, et à la moindre alerte, c'est-à-dire sitôt que le chien aboyait, nous réfugier dans la porcherie. Ils nous ont exercés à grimper par l'échelle, à l'espèce de grenier surmontant les cochons, et à nous dissimuler parmi les ballots de paille », raconte Myriam dans son récit intitulé La petite fille dans la porcherie. Une ferme qui était aussi le QG de la résistance polonaise. « Ce n'était pas une famille ordinaire ! » Deux ans à vivre comme cela, la peur au ventre, avant l'arrivée des Américains et la Libération.

Camille JANIK 

source: http://www.lasemainedansleboulonnais.fr/actualite/boulogne/2013/04/29/article_un_square_erige_en_reconnaissance_des_ju.shtml du 25/04/2013

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La Romanaise Madeleine Bady élevée au rang de “Juste parmi les Nations”

jeudi 9 mai 2013

 

 

Un hommage à titre posthume décerné par le comité français de Yad Vashem, à son fils Jean (à droite sur notre photo). Hier matin, sur le parvis des Droits de l’Homme à Romans, Madeleine Bady a rejoint la liste des “Justes parmi les Nations”.

Un hommage à titre posthume décerné par le comité français de Yad Vashem, à son fils Jean (à droite sur notre photo). Son nom sera gravé sur le mur d’honneur dans le jardin des Justes à Jérusalem.

Après l’allocution du maire Philippe Dresin, Pierre Osowiechi, vice-président du comité français, Zvi Tal, ministre plénipotentiaire à l’ambassade d’Israël en France, Didier Guillaume, président du conseil général de la Drôme, Nathalie Nieson, députée, et Pierre-André Durand, préfet de la Drôme, se sont succédé à la tribune.

En 1942, à la demande de l’abbé Lemonon, Madeleine Bady avait accepté de cacher chez elle Erich Loewe, son épouse et sa fille, poussés à fuir leur pays natal sous la force des événements.

source: http://www.ledauphine.com/drome/2013/05/06/la-romanaise-madeleine-bady-elevee-au-rang-de-juste-parmi-les-nations du 07/05/2013

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La médaille des “Justes parmi les Nations” remise à titre posthume à un couple limougeaud

lundi 6 mai 2013

 

 

 

Assis de gauche à droite durant le discours du maire Alain Rodet : Christiane Nadjafi, Ora Adler dont les parents ont aussi été sauvés par les Cubertafond, Simon Schwartzfuchs et son épouse. - Photo Eric Roger  Jean et Marie-Louise Cubertafond ont sauvé bien plus d’une vingtaine de Juifs pendant la guerre, et notamment la famille alsacienne Schwarztfuchs. La médaille des “Justes parmi les Nations” leur a été remise à titre posthume, à l’hôtel de ville de Limoges.

«Notre maison était un refuge. Mes parents, Jean et Marie-Louise Cubertafond, y ont accueilli jusqu’à 15 personnes », a rappelé Christiane Nadjafi, leur fille cadette, lors de la cérémonie de remise du titre.

À ces 15 personnes cachées par le couple à leur domicile, de la rue du Puys-las-Rodas, s’ajoutent tous les Juifs que Jean Cubertafond a prévenus d’une rafle imminente afin qu’ils puissent s’enfuir. Le couple a donc sauvé la vie à bien plus d’une vingtaine de personnes. Leur fille aînée, Yvette Brénéol, alors âgée de 17 ans, et malheureusement dans l’impossibilité d’assister à la cérémonie, les a d’ailleurs souvent aidés. Christiane, dite “Cricri”, était quant à elle beaucoup trop petite. Officier de police, Jean Cubertafond a aussi fourni des faux papiers d’identité à des Juifs pour leur venir en aide (notre dossier du 4 mai).

Les parents de Simon Schwarzfuchs ont été cachés et sauvés par le couple. Cet historien a assisté à la cérémonie. « Pour les Juifs réfugiés à Limoges, Cubertafond, c’était un mot de passe, presque l’annonce du salut », a-t-il affirmé. « Jean Cubertafond était un héros tranquille et laïc qui agissait par devoir ».

Parmi les personnalités présentes, le député maire Alain Rodet a brossé le tableau de la terrible atmosphère “anti juiverie” qui régnait à l’époque. « Dans ce contexte, quel courage il fallait pour agir comme l’ont fait les Cubertafond?! », a-t-il souligné.

S’est également exprimé Michel Alitenssi, délégué du comité français pour Yad Vashem, institut chargé d’attribuer le titre de “Juste parmi les Nations”. Michel Lugassy-Harel, représentant de l’État d’Israël, a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une simple remise de médaille, d’une récompense. « Ce titre est la marque d’une reconnaissance des plus profondes », a-t-il affirmé.

Muriel Mingau

source: http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/05/06/la-medaille-des-justes-parmi-les-nations-remise-a-titre-posthume-a-un-couple-limougeaud-1541658.html du 06/05/2013
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