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Poët-Laval - La médaille des justes et un ami pour la vie

dimanche 27 juillet 2014

Du 27/07/2014

 

© Voir média productions Sam et Jacky - aujourd'hui

 

 

 

 

Jacky Robin a reçu, ce dimanche 27 juillet, à titre posthume, au nom de ses parents Léa et René, la médaille des Justes parmi les nations. Un titre qui l'honore mais pourtant c'est bien son amitié pour Samuel Grynspan qui lui semble la plus précieuse....

Samuel Grynspan, c'est Sam, il a 6 ans lorsque sa mère est contrainte de se séparer de lui. Prisonnière du camp d'internement de Rivesaltes, administré par le régime de Vichy, elle ne voit pas d'autre solution pour qu'il ait la vie sauve. En pleine occupation allemande, le garçonnet juif sera placé dans une famille protestante du Poët-Laval, près de Dieulefit, dans la Drôme. Là, il partagera le quotidien du petit Jacky, fils de sa famille d'accueil et qui a le même âge que lui. De longues "vacances" qui se termineront à la libération, tandis qu'une histoire d'amitié se prolongera et dure encore aujourd'hui. 
Jacky et Samuel en 1944 C'est Sam qui a fait cette demande de médaille et Jacky l'affirme "Si Sam me l'avait demandé, avant de déposer la demande, j'aurai refusé. Nous avons fait ce que nous devions faire ! C'est tout"
Sam vit aujourd'hui dans la banlieue parisienne alors que Jacky est resté au Poët-Laval mais ils sont toujours liés "comme des frères" répète Sam.

Isabelle Gonzalez

 

 

 

 

 


Médaille des juste pour jacky par France Télévisions

Emotion de deux hommes devenus frères, en temps de guerre, au Poët Laval, dans la Drôme. Samuel a été caché dans la famille de Jacky, ce 27 juillet, Jacky recevait la médaille des Justes parmi les Nations, au nom de ses parents. Un moment fort qui a fait ressurgir les souvenirs. Reportage Emilie Rosso et Claire Chery Pellat. 


 

 


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Tours - L’hommage aux Justes rendu à Tours

vendredi 25 juillet 2014

Du 25/07/2014

 

 

 

 

 

Discours de François Guguenheim, vice Président du Comité Français pour Yad Vashem, cérémonie à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France, dimanche 20 juillet 2014 à Tours.

La cérémonie d’aujourd’hui commémore les innombrables rafles qui ont eu lieu en France, sous la responsabilité de l’État français les 16 et 17 juillet 1942, et particulièrement ici même à Tours où plus de 200 personnes ont été arrêtées et transférées à l’ancienne école normale de jeunes filles de Tours Nord pour la seule faute impardonnable de leur vie : être nés de religion juive.

Nous le savons, la France a sa part de responsabilité dans ces arrestations qui ont abouti à la déportation innommable d’innocentes victimes.

Plus de 70 ans plus tard, l’antisémitisme existe toujours dans notre pays, et plus grave encore, certains aujourd’hui n’hésitent pas, malgré nos lois, à tenir des propos racistes et antisémites ; France, tu es en réel danger et nous craignons que tu n’en sois consciente que trop tardivement. Ce ne sera pas faute de t’avoir prévenue, aie le courage d’analyser pourquoi cet antisémitisme ressort malgré les leçons de l’histoire.

Si nous rappelons la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français, nous sommes ici aussi pour honorer la mémoire des « Justes » de France, « ceux qui ont  été des lumières dans la nuit de la Shoah, comme il est écrit au Panthéon, ces « Justes parmi les Nations » selon la dénomination officielle de l’État d’Israël.

Aussi je souhaite au nom du Comité français pour Yad Vashem, rappeler combien ce travail de  reconnaissance envers les Justes  est au cœur de notre mission,

Comme il est au cœur de la mission  de l’Institut Yad Vashem à Jérusalem,

Comme il est au cœur de celles et ceux qui leur doivent la vie,

Comme enfin il doit être au cœur de tous ceux qui, hier comme aujourd’hui, admirent leur courage et leur générosité  quand la barbarie était monnaie courante.

Qui étaient-ils ? Paysans, instituteurs, religieux, ouvriers, grands bourgeois, petits fonctionnaires, gendarmes, cheminots… Tous ont pris l’immense risque de n’écouter que leur conscience, au péril de leur propre vie, pour protéger, cacher, nourrir, loger et sauver ces êtres, ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants traqués,  pourchassés par les nazis et le gouvernement de Vichy,  pour la seule raison d’être nés de religion juive.

Chaque année, ce sont de nouvelles histoires extraordinaires que nous découvrons.

Ce sont des  enfants ou des petits enfants Juifs qui en  France, en Israël, au  Canada, en Australie, découvrent les enfants et petits-enfants des Français  qui sauvèrent leurs parents et  grands-parents.

Et tout à l’heure, l’une d’entre elles, Émilie Louault, petite fille de Mme Jeanne Louault et de son époux Bernard, prendra la parole, elle qui fera partie je l’espère,  du voyage 2015  des descendants des Justes de France en Israël,  un voyage que nous organisons ensemble avec la Fondation France-Israël.

Mais cette année, c’est une autre histoire dont je veux dire quelques mots, car elle nous redonne espoir et foi dans les valeurs de la République, dans l’humanité : je veux parler  du voyage que nous avons organisé avec  plus de vingt maires de France à Jérusalem il y a un an, et élections obligent que nous réorganiserons l’an prochain.

Quarante-sept villes déjà font aujourd’hui partie du réseau des Villes et Villages des Justes parmi les Nations que nous venons de créer.

Je souhaite les remercier, remercier ces villes et communes  de France qui ont décidé de rendre hommage  aux Justes parmi les Nations, par une rue, par une place,  une esplanade, sur lesquelles est apposée une plaque rappelant leur héroïsme.

Et nous verrons demain, à l’entrée de ces villes et villages, un panneau avec le logo de Yad Vashem et le texte « Réseau des Villes et Villages des Justes parmi les Nations » panneau qui honorera ces communes.

Je remercie par avance Monsieur le Maire de Tours qui a repris le projet que j’avais proposé à son prédécesseur qui consiste, à notre demande, à nommer l’esplanade située devant le Château de Tours, « l’Esplanade des Justes parmi les Nations », cérémonie qui devrait avoir lieu en présence de Monsieur Yossi Gal, Ambassadeur d’Israël en France, en novembre prochain.

Aussi j’invite les mille communes et villes de France qui ont, par le passé, honoré un ou plusieurs Justes :

- à rejoindre ce Réseau afin de rappeler à leurs concitoyens, et surtout aux jeunes générations, que l’histoire de la Shoah doit être dite et redite avec  ses pages d’ombre terrible, mais aussi ses pages de lumière,

- dire qu’ici et là, partout en France, mais pas uniquement en France, il y a eu des héros individuels  qui ont su agir au nom de leur conscience,

- rappeler  aussi qu’il n’y a pas eu que des héros, mais aussi des traitres, des complices, des lâches, des indifférents, racistes et des antisémites.

Cet enseignement citoyen  permettra de lutter constamment contre les idées de celles et ceux qui veulent entretenir le négationnisme et refusent les valeurs de la République française bafouées pendant cette période de 1930-1945.

Avec toutes ces villes et communes de France, nous espérons transmettre aux nouvelles générations, que certes, il y a eu les collaborateurs, nombreux, mais qu’il y a eu aussi des phares dans la nuit, « les Justes parmi les Nations »

Et parmi ces héros, il y eut M. et Mme Louault, nommés Justes parmi les Nations.  Je suis donc très heureux de passer la parole à leur  petite fille, Madame Émilie Louault.

Que les enfants et petits-enfants de ceux qui furent sauvés n’oublient  jamais ceux qui les sauvèrent, et qu’ils en parlent à leur descendance.

Que les enfants et petits-enfants des Justes parmi les Nations transmettent à leurs enfants et petits-enfants la merveilleuse histoire de leurs parents ou grands-parents, dont ils peuvent être fiers.

Cette transmission des valeurs, cela s’appelle la civilisation contre la barbarie : c’est la preuve que la morale a fini par gagner contre l’innommable, mais au prix de combien de vies innocentes massacrées : six millions dont un million et demi d’enfants.

En pensant très fort aux Justes parmi les Nations, je me pose la question, en juillet 2014, après les innommables tentatives antisémites à Paris d'il y a juste une semaine, à Bruxelles il y a quelques semaines, de savoir s'il ne faut pas s'adresser au peuple de France et d'Europe en leur demandant : où sont les Justes du 21ème siècle, car à nouveau les Juifs sont pourchassés pour la seule raison d'être nés juifs.

Monsieur le Préfet, Mesdames Messieurs, notre mission est permanente, elle ne doit jamais cesser, nous sommes et resterons là pour le rappeler.


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Lourdes - Hommage rendu aux Justes

vendredi 25 juillet 2014

Du 25/07/2014

 

 

 

 

Josette Bourdeu a déposé une gerbe./Photo DR. Ils ont aidé, au péril de leur vie, à protéger les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. On les appelle les «Justes parmi les nations». La cérémonie en hommage aux Justes de France et victime de crimes racistes et antisémites s'est déroulée au monument aux morts de Lourdes, en présence de Josette Bourdeu, maire de Lourdes, dimanche 20 juillet.

Cette dernière a lu le discours du secrétaire d'État aux Anciens Combattants, en l'absence du sous-préfet d'Argelès-Gazost retenu par l'Étape du Tour. Elle a déposé une gerbe au pied du monument aux morts, tout comme l'Association des déportés internes résistants patriotes. L'UML a ensuite joué «La Marseillaise», avant le lâcher de pigeon du Messager lourdais

 

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Toulouse - Kader Arif rend hommage aux Justes parmi les Nations

dimanche 20 juillet 2014

Du 20/07/2014

 

© France 3 Midi-Pyrénées Kader Arif

 

 

 

Kader Arif, secrétaire d'Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, préside dimanche matin à Toulouse une cérémonie à l’occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat Français et d’hommage aux « Justes » de France.

Le secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, Kader Arif, préside dimanche matin une cérémonie à l'occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat Français et d'hommage aux Justes de France. 
La cérémonie a lieu au Monument de la résistance et de la déportation, allées Frédéric-Mistral, à Toulouse. 
Au mois de juillet, deux Haut-Garonnais et un Tarnais ont reçu la médaille des Justes parmi les Nations par Yad Vashem. Midi-Pyrénées est l'une des régions françaises à compter le plus de Justes parmi les Nations, 364 au total pour les huit départements. 

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Excideuil - La commune rejoint le réseau Villes et villages des Justes

vendredi 18 juillet 2014

Du 18/07/2014  

 

 

 

 

Trois Excideuillais ont été reconnus Justes parmi les Nations, dont Albert Faurel. © Photo Photo DR Excideuil s'honore d'avoir eu trois Justes parmi les Nations : Jane et Gaston de Créty, qui avaient un château à Anlhiac, reconnus en tant que tel en décembre 1991, et Albert Faurel, le directeur de l'école de garçons puis du collège pendant la dernière guerre.

Ce dernier avait été distingué le 26 octobre 2008 grâce à l'action soutenue de l'association des anciens élèves de l'établissement, présidée par Madeleine Dubut qui avait elle-même été l'élève d'Albert Faurel.

Un an plus tard, la municipalité décidait d'honorer à son tour la mémoire de cet homme, donnant son nom au square proche de la mairie, tandis que la direction de la cité scolaire baptisait son auditorium du nom d'Albert Faurel.

Dans le même sens, il a été décidé, lors du dernier Conseil municipal, qu'Excideuil rejoindrait prochainement le réseau Villes et villages des Justes qui regroupe 139 communes. Toutes ont créé un lieu de mémoire afin de maintenir présent le souvenir de ces personnes qui ont risqué leur vie pour en sauver d'autres.

Ayant découvert que des communes voisines, Clermont-d'Excideuil, Saint-Raphaël et Coulaures avaient elles aussi honoré l'action courageuse de certains de leurs habitants, il est même envisagé de créer un mini-réseau en Périgord vert au sein du réseau national.

Michel Lionnet

 

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Toulouse - Remise de la médaille des Justes parmi les Nations à Marie-Angèle Thulau

lundi 7 juillet 2014

Mercredi 9 juillet à 15h, salle des Illustres au Capitole, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, accueillera la cérémonie de la remise de la médaille "Des Justes Parmi Les Nations" à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans, et à son mari à titre posthume. Ce couple, vivant à Caubiac, a caché et sauvé Nathan Bujor, son épouse Nina et leur fille Reine pendant la 2e Guerre Mondiale.

Aujourd'hui, à partir de 15 heures, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc remettra la médaille des «Justes parmi les nations» à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans. Avec ses trois filles et son mari, entré en résistance dans le maquis de Caubiac au nord-est de Toulouse en Haute-Garonne, elle a pris sous son aile la petite Reine Bujor, 8 ans sous l'occupation et décédée en 2010 à l'âge de 77 ans aux États-Unis où elle était partie vivre après la guerre et où elle s'est mariée pour devenir Reine Borg.
Son cousin, Marc Bujor, âgé de 71 ans et qui vit aujourd'hui à Paris, est à l'origine de la médiatisation de cette histoire simple et poignante. En souvenir de sa cousine Reine, mais aussi de son oncle Nathan et sa tante Nina, il a lui-même déposé un dossier de reconnaissance au titre de «Justes parmi les Nations» au Mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) pour Lucien Thulau, décédé en 2004, et son épouse Marie Angèle Thulau.
Il a également immortalisé le témoignage de Marie-Angèle, dans un court-métrage qui revisite les lieux emblématiques de Caubiac, là où Reine, devenue la «quatrième» fille des Thulau, a été sauvée de la barbarie nazie.

«Elle est votre sœur…»

«Le père de Reine était parti dans la résistance avec mon mari et puis sa femme, Nina, est venue me demander de cacher sa fille, se souvient Marie-Angèle Thulau qui habite à Toulouse. Je lui ai dit, moi j'ai mes trois filles – Monique, Yvonne et Lilianne –, nous sommes à la campagne, nous travaillons la terre. Trois semaines après, elle est revenue avec la petite. Elle est restée avec nous, je m'en suis occupée, mais j'ai dit à mes filles, Reine est comme votre sœur et on l'a inscrite au nom de Thulau à l'école. Et au catéchisme aussi où elle se rendait avec mes filles. Elle a d'ailleurs fait sa première communion comme mes filles. Il fallait bien le faire. On s'était arrangé avec le curé, qui nous a dit : ne vous en faites pas, elle fera sa première communion comme les autres. Sans dire à personne qu'elle était juive. Seuls le prêtre, l'instituteur et le maire du village de Caubiac étaient au courant».
Pour témoigner de la présence de Reine Bujor à Caubiac, il y a aussi le récit émouvant de Nicole Serniguet, copine de classe de Reine, dont le souvenir «est resté dans mon cœur, même longtemps après qu'elle soit allée vivre en Amérique». «Elle est arrivée à l'école, se remémore Nicole Serniguet, et, comme tous ces enfants de la campagne dans ces années lointaines où on était coupé du monde, nous l'avons d'abord regardé comme un être venu d'une autre planète. Et je crois pouvoir dire que j'ai eu un coup de cœur très intense pour elle, car je me suis attachée. Le souvenir de Reine est resté en moi malgré ensuite son absence».
 

Gérald Camier



 

 

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