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NÎMES-Le nîmois Henri Malécot reçoit la médaille des “Justes parmi les nations”

dimanche 14 septembre 2014

Du 12/09/2014

 

 

 

 

Remise de la médaille des “Juste parmi les nations” à Jacqueline Malécot, pour l’oeuvre de son époux Henri Malécot. (photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard) Cet après midi, la salle municipale de la mairie de Nîmes accueillait une cérémonie des plus émouvantes en l’honneur d’Henri Malécot, résistant lors de la seconde guerre mondiale, et sauveur de la famille Uziel. 

En présence des élus nîmois et du Consul Général d’Israël Barnea Hassid, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a remis la médaille des “Justes parmi les nations” à Henri Malécot à titre posthume. Décédé le 9 avril 1963, M. Malécot avait recueilli certains membres de la famille Uziel ainsi que leurs affaires personnelles et leur avait permis d’éviter la rafle du 26 aout 1942. “Le souvenir de sa noblesse ultime doit figurer au Panthéon de l’humanité. Je tiens à témoigner toute notre gratitude, au nom du peuple d’Israël” a déclamé Barnea Hassid. C’est Jacqueline Malécot, épouse d’Henri, qui a reçu la médaille, accompagnée de sa fille. Une cérémonie qui a ému une grande partie du public venu en masse pour assister à l’événement.

Baptiste Manzinali


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Varsovie - Concours pour honorer des Polonais ayant sauvé des Juifs pendant la Shoah

mardi 9 septembre 2014

Du 09/09/2014

 

 

 

Liquidation du ghetto de Varsovie par les nazis. (Crédit : autorisation USHMM) Le projet gagnant du mémorial « Aux sauveurs, les sauvés » sera choisi en avril 2015 et il devra être réalisé à l’automne

Un concours international d’architecture, pour la création d’un site ou monument, a été lancé lundi à Varsovie pour rendre hommage aux Polonais qui pendant l’occupation allemande sauvaient des Juifs, a annoncé la fondation Mémoire et Avenir, à l’origine du projet « Aux sauveurs, les sauvés ».

« Ce monument sera un geste de remerciement, non pas d’un gouvernement, d’une municipalité, mais de la diaspora juive, de ces Juifs qui ont été sauvés et dont les descendants veulent maintenant exprimer leur reconnaissance », a indiqué le fondateur de Mémoire et Avenir Zbigniew Rolat, au cours d’une conférence de presse au siège du Musée de l’Histoire des Juifs de Pologne que va jouxter ce mémorial.

Les organisateurs souhaitent que les projets proposés dépassent le cadre d’un monument figuratif classique et s’inscrivent dans l’espace public autour du musée et du monument tout proche aux héros du Ghetto de Varsovie.

Il doit s’insérer également dans la vie du quartier qui l’entoure, ancien quartier juif de la capitale polonaise, transformé en ghetto par les nazis allemands et entièrement rasé après sa liquidation en 1943.

Le grand musée d’Histoire des Juifs de Pologne ouvrira officiellement ses portes le 28 octobre, pour témoigner d’une coexistence millénaire complexe entre Juifs et Polonais.

Le musée est appelé à devenir un grand centre d’animation culturelle, dotée d’un riche programme de rencontres théâtrales, cinématographiques, musicales et scientifiques, avec débats et ateliers.

Le projet gagnant du mémorial « Aux sauveurs, les sauvés » sera choisi en avril 2015 et il devra être réalisé à l’automne.

Un deuxième monument dédié aux « Justes parmi les Nations », financé, lui, par la mairie de Varsovie, doit être inauguré également l’an prochain dans le centre de la capitale polonaise. Des milliers de noms de Polonais doivent y figurer.

Plus de 6 000 Polonais ont été jusqu’à présent honorés avec la médaille de Juste parmi les Nations par le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem où sont plantés des arbres en leur mémoire.

Près de six millions de Polonais, dont environ trois millions de Juifs, ont trouvé la mort pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

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Saint-Amand-Montrond - La troisième édition qui a eu lieu hier à la Cité de l’or a attiré les mélomanes

lundi 8 septembre 2014

Du 08/09/2014
       
       
    
   
   
 
Le chœur juif de France, dirigé par Hector Sabo a donné hier après-midi un concert splendide de chants liturgiques des Juifs ashkénazes devant une salle presque pleine. Pour sa troisième édition, Vox Aurea Via Sacra avait choisi de mettre à l’honneur la musique sacrée juive. Un tel colloque n’avait peu été organisé, en France, depuis 1965. Celui d’hier devrait faire date.

La musique sacrée juive plébiscitée

«Le colloque ne portait pas sur un sujet drôle. Il fallait oser. Mais les intervenants étaient d'une telle qualité et nous avons eu la chance d'accueillir le rabbin Marc-Alain Ouaknin. Voir une centaine de personnes assister aux différentes interventions me ravit. » Hier, juste avant le début des concerts qui ont clos la troisième édition de Vox Aurea Via Sacra consacrée cette année à la musique sacrée juive, l'organisatrice Marie-Reine Renon partageait sa satisfaction.

Le souvenir des Justes

Car le colloque saint-amandois devrait faire date car la dernière rencontre portant, en France, sur ce sujet remonte à… 1965. C'est Hervé Roten, le directeur de l'Institut européen des musiques juives, partenaire de l'événement, qui l'a rappelé au début de son propos : « Voilà cinquante ans que nous n'avons pas vécu un tel moment, a-t-il affirmé. À ce rythme, la prochaine fois, ce seront nos enfants qui en profiteront ».

Pour Thierry Vinçon qui, en introduction a égrené le nom des trente-six Juifs assassinés, l'été 1944, dans les puits de Guerry, le colloque est la suite logique d'un travail de mémoire et de compréhension de l'histoire : « Nous sommes dans l'anniversaire des soixante-dix ans de la libération de la France. En 2010, nous avons inauguré une stèle en l'honneur des Justes ; cette année, l'ambassadeur d'Israël Yossi Gal est venu et nous avons médaillé Marcelle Lainé pour ses parents Edmond et Germaine Bauger. Il était indispensable de réunir tous ces éléments tragiques et de créer un colloque plein d'espoir… »

Toute la journée, des professeurs, musicologues, le rabbin Marc-Alain Ouaknin, le chantre Jacques Arnold ont expliqué devant une centaine de personnes, l'omniprésence de la musique dans la vie quotidienne juive. Hervé Roten a ainsi notamment indiqué que la musique jalonnait toute la vie, que les enfants apprenaient l'alphabet en chantant, que la communauté juive possède un corpus important de chants, les airs s'étant multipliés au fil de la diaspora et adoptant des accents locaux. Illustrant son intervention de morceaux sonores ou de vidéo, il a ainsi assuré que « le chant sacré fait le lien entre le ciel et la terre. »

Deux splendides concerts

Outre les interventions, les organisateurs avaient choisi de ponctuer cette journée par deux concerts. « Après tout ce qui a été dit, les spectateurs sont préparés et instruits pour mieux profiter des deux concerts », a assuré Marie-Reine Renon. Le premier, celui du Ch'ur juif de France, qui a été diffusé en direct sur RCF, était splendide et émouvant. Sur scène, les trente choristes du ch'ur fondé en 2006 ont entonné des chants liturgiques des Juifs ashkénazes enchaînant des chants qui accompagnent le Sabbat, le nouvel an… Puis ce sont Philippe Darmon et son fils Mikaël qui ont clos la soirée en interprétant des chants séfarades classiques liés aux fêtes juives.

Déjà l'édition 2015 de Vox Aurea Via Sacra est sur les rails : « Nous avons eu aujourd'hui (hier, NDLR) des échanges extraordinaires sur les différents mondes juifs et on a vu la frontière tenue qui existe entre le sacré et le profane, le religieux et l'agnostique, assure Thierry Vinçon. Toute journée, le lien a été fait avec les Justes et nous devrait nous amener, en 2015, à un colloque avec Yad Vasheim sur les Justes parmi les Nations. Quand à Vox Aurea, ce rendez-vous a déjà une vraie identité. Les actes du colloque sont une mine pour les universitaires. »

Estelle Bardelot

 

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Châteauneuf-la-Forêt - Louis et Germaine, deux Justes posthumes

samedi 6 septembre 2014

Du 03/09/2014

 

 

 

Ce titre de Justes a été décerné par Yad Yashem à Renée Brondeau, fille des récipiendaires. C'est une cérémonie très solennelle, empreinte de dignité et de respect, baignée d'une grande émotion qui s'est déroulée fin août dans la salle Bartholdi de Châteauneuf-la-Forêt. Elle suivait un dépôt de gerbe à la stèle mémorial du sculpteur Marc Petit, en hommage et pour faire mémoire aux déportés juifs ou résistants durant la Seconde Guerre Mondiale.

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Chapelle des bois - Une stèle en l’honneur de 4 « Justes » érigée à la frontière franco-suisse

jeudi 28 août 2014

Les passeurs de mémoire Une stèle en hommage à quatre « Justes » et aux jeunes Juifs qu’ils avaient aidé à franchir la frontière franco-suisse pendant la Seconde Guerre mondiale a été inaugurée jeudi à Chapelle-des-Bois (est de la France), a-t-on appris auprès de l’association Alliance-Liberté.

Entre 1943 et 1944, deux sœurs françaises, Victoria et Madeleine Cordier, et deux ressortissants suisses, Anne-Marie Piguet et Fred Reymond, avaient aidé huit jeunes Juifs allemands et autrichiens à passer en Suisse par la forêt du Risoux.

Ces jeunes, âgés de 14 à 22 ans, avaient été recueillis au château de La Hille, en Ariège (sud-ouest de la France), avant de devoir fuir, a raconté à l’AFP Hélène Martin, présidente de l’association franco-suisse Alliance-Liberté.

« Cette stèle est érigée en l’honneur des adultes de la filière et de ces huit enfants, qui ont eu un courage et une force de vie qui amènent à beaucoup d’estime », a souligné Mme Martin, qui est également la fille de Victoria Cordier, agent de renseignement du réseau de résistance lyonnais Corvette.

Les quatre passeurs, tous décédés, avaient été décorés de la médaille des « Justes parmi les Nations », en 1991 pour les trois femmes et en 1997 pour M. Reymond.

Outre les enfants du château de La Hille, environ 80 passages en Suisse de Juifs, de résistants et d’agents de renseignement ont été effectués par la foret du Risoux, a précisé Mme Martin.

 

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Moissac - Le couple Ginisty entre, ce soir, au panthéon des «Justes»

mercredi 20 août 2014

Du 20/08/2014

 

 

 

 

En mai 2004 autour de la nouvelle génération de jeunes éclaireurs israélites, des anciens de la maison d'enfants de Moissac, Jean-Claude Simon se souvient de la solidarité des Moissagais durant la guerre./ Photo DDM, À Moissac, le 9 mai 2004, quai du Port sur le Tarn, Jean-Claude Simon irradie de bonheur : à soixante-six ans, le fils de Bouli et Shatta Simon, les responsables de la maison d'enfants des Éclaireurs israélites de France (EIF) qui ont sauvé de la cité uvale des centaines d'enfants juifs de la déportation, a du mal à dissimuler son émotion.

Entouré de sa famille et des survivants venus des quatre coins de la planète, «Castor» dévoile la plaque d'une nouvelle place moissagaise. Le nom de ses parents y est gravé. Sous leurs portraits, une courte épitaphe rappelle leur engagement : «Avec l'aide de la population de Moissac et en dépit du danger, ils ont pu sauver plusieurs centaines d'enfants juifs de la barbarie nazie.»

Les quatre «Justes de Moissac» comptent deux nouvelles étoiles

Ce soir esplanade des Justes, la nouvelle célébration impulsée par l'ancien cardiologue de 76 ans qui vit sur les hauteurs de Brassac, marquera une nouvelle étape dans la longue réhabilitation engagée pour la mémoire des Moissagais qui, durant le régime de Vichy et l'Occupation, ont caché et sauvé ses enfants juifs qui avaient trouvé refuge en Tarn-et-Garonne. Jusqu'ici au nombre de quatre (Manuel Darrac (le secrétaire de mairie), Henriette Ducom, Jean Gainard et Alice Pelous (la sous-secrétaire de mairie), les Moissagais fait «Justes parmi les Nations» comptent depuis, ce soir, deux nouvelles étoiles avec le couple Ernestine (née Desmazels) et Albini Ginisty. Ce modeste peintre en bâtiment moissagais et son épouse ne se poseront guère de question lorsqu'on leur proposa de prendre sous leur toit le petit Jean-Claude Simon alors tout juste âgé de six ans et sous la menace d'une rafle imminente. Ils le font passer pour l'enfant qu'ils ont adopté puisqu'ils n'ont pas d'enfant. Sous l'identité de Ginisty, Jean-Claude va ainsi en classe à l'école Chabrié. Il est choyé et mène une vie quasi normale.

«Je n'oublierai jamais que Jean et Ernestine Ginisty m'ont recueilli à l'âge de six ans et m'ont donné leur nom pour me sauver» nous témoignait dans un précédent entretien Jean-Claude Simon.

Et même s'il aura fallu attendre 70 ans pour que cette reconnaissance ait lieu en présence du président du comité français du Yad Vashem, Jean-Raphaël Hirsch, Albini et Ernestine, disparus depuis plus 25 ans, auraient très certainement été surpris de ces honneurs comme beaucoup de «Justes» qui n'ont pas eu le sentiment, à ce moment-là, de réaliser un acte exceptionnel.

 

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