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Chapelle des bois - Une stèle en l’honneur de 4 « Justes » érigée à la frontière franco-suisse

jeudi 28 août 2014

Les passeurs de mémoire Une stèle en hommage à quatre « Justes » et aux jeunes Juifs qu’ils avaient aidé à franchir la frontière franco-suisse pendant la Seconde Guerre mondiale a été inaugurée jeudi à Chapelle-des-Bois (est de la France), a-t-on appris auprès de l’association Alliance-Liberté.

Entre 1943 et 1944, deux sœurs françaises, Victoria et Madeleine Cordier, et deux ressortissants suisses, Anne-Marie Piguet et Fred Reymond, avaient aidé huit jeunes Juifs allemands et autrichiens à passer en Suisse par la forêt du Risoux.

Ces jeunes, âgés de 14 à 22 ans, avaient été recueillis au château de La Hille, en Ariège (sud-ouest de la France), avant de devoir fuir, a raconté à l’AFP Hélène Martin, présidente de l’association franco-suisse Alliance-Liberté.

« Cette stèle est érigée en l’honneur des adultes de la filière et de ces huit enfants, qui ont eu un courage et une force de vie qui amènent à beaucoup d’estime », a souligné Mme Martin, qui est également la fille de Victoria Cordier, agent de renseignement du réseau de résistance lyonnais Corvette.

Les quatre passeurs, tous décédés, avaient été décorés de la médaille des « Justes parmi les Nations », en 1991 pour les trois femmes et en 1997 pour M. Reymond.

Outre les enfants du château de La Hille, environ 80 passages en Suisse de Juifs, de résistants et d’agents de renseignement ont été effectués par la foret du Risoux, a précisé Mme Martin.

 

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Moissac - Le couple Ginisty entre, ce soir, au panthéon des «Justes»

mercredi 20 août 2014

Du 20/08/2014

 

 

 

 

En mai 2004 autour de la nouvelle génération de jeunes éclaireurs israélites, des anciens de la maison d'enfants de Moissac, Jean-Claude Simon se souvient de la solidarité des Moissagais durant la guerre./ Photo DDM, À Moissac, le 9 mai 2004, quai du Port sur le Tarn, Jean-Claude Simon irradie de bonheur : à soixante-six ans, le fils de Bouli et Shatta Simon, les responsables de la maison d'enfants des Éclaireurs israélites de France (EIF) qui ont sauvé de la cité uvale des centaines d'enfants juifs de la déportation, a du mal à dissimuler son émotion.

Entouré de sa famille et des survivants venus des quatre coins de la planète, «Castor» dévoile la plaque d'une nouvelle place moissagaise. Le nom de ses parents y est gravé. Sous leurs portraits, une courte épitaphe rappelle leur engagement : «Avec l'aide de la population de Moissac et en dépit du danger, ils ont pu sauver plusieurs centaines d'enfants juifs de la barbarie nazie.»

Les quatre «Justes de Moissac» comptent deux nouvelles étoiles

Ce soir esplanade des Justes, la nouvelle célébration impulsée par l'ancien cardiologue de 76 ans qui vit sur les hauteurs de Brassac, marquera une nouvelle étape dans la longue réhabilitation engagée pour la mémoire des Moissagais qui, durant le régime de Vichy et l'Occupation, ont caché et sauvé ses enfants juifs qui avaient trouvé refuge en Tarn-et-Garonne. Jusqu'ici au nombre de quatre (Manuel Darrac (le secrétaire de mairie), Henriette Ducom, Jean Gainard et Alice Pelous (la sous-secrétaire de mairie), les Moissagais fait «Justes parmi les Nations» comptent depuis, ce soir, deux nouvelles étoiles avec le couple Ernestine (née Desmazels) et Albini Ginisty. Ce modeste peintre en bâtiment moissagais et son épouse ne se poseront guère de question lorsqu'on leur proposa de prendre sous leur toit le petit Jean-Claude Simon alors tout juste âgé de six ans et sous la menace d'une rafle imminente. Ils le font passer pour l'enfant qu'ils ont adopté puisqu'ils n'ont pas d'enfant. Sous l'identité de Ginisty, Jean-Claude va ainsi en classe à l'école Chabrié. Il est choyé et mène une vie quasi normale.

«Je n'oublierai jamais que Jean et Ernestine Ginisty m'ont recueilli à l'âge de six ans et m'ont donné leur nom pour me sauver» nous témoignait dans un précédent entretien Jean-Claude Simon.

Et même s'il aura fallu attendre 70 ans pour que cette reconnaissance ait lieu en présence du président du comité français du Yad Vashem, Jean-Raphaël Hirsch, Albini et Ernestine, disparus depuis plus 25 ans, auraient très certainement été surpris de ces honneurs comme beaucoup de «Justes» qui n'ont pas eu le sentiment, à ce moment-là, de réaliser un acte exceptionnel.

 

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Caubiac - Marie Angèle est une Juste parmi les Nations

samedi 2 août 2014

Du 02/08/2014

 

 

 

 

Marie Angèle Thulau a été récemment honoré de titre de « Juste parmi les Nations ». Durant la guerre, elle avait aidé une jeune fille à se cacher dans le village de Caubiac. Un arbre de Judée a été planté sur la commune. Marie Angèle Thulau, est devenue «Juste parmi les Nations». Deux hommages lui ont été rendus récemment : à 15 heures à la mairie de Toulouse dans la salle des Illustres et à 19 heures à Caubiac.

À Toulouse, en présence de ses proches, elle a reçu la médaille des «Justes parmi les nations». Cette Haut-Garonnaise aujourd'hui âgée de 99 ans, a caché durant la guerre une fillette juive : Reine Bujor.

C'est la famille de celle-ci qui a déposé une demande de reconnaissance de «Juste».

À cette époque, la famille Thulau est agricultrice à Caubiac, elle a accepté sans hésiter d'accueillir la petite fille Reine alors âgée de 8 ans.

Marie Angèle se retrouve avec 4 petites filles, Reine et ses 3 filles Monique, Yvonne et Lilianne. Reine étant élevée comme les autres comme une sœur.

Elle prend le nom des Thulau, est inscrite à l'école et fait même sa première communion sans dire à personne qu'elle était juive. Le curé du village de Caubiac était au courant. L'instituteur et le maire étaient également dans la confidence, ils connaissaient la véritable identité de Reine.

Pour témoigner de la présence de Reine à Caubiac, il y a aussi le récit émouvant de Nicole Serniguet, sa copine de classe dont le souvenir «est resté dans mon cœur, même longtemps après qu'elle est allée vivre en Amérique».

À la fin de la guerre, Reine retrouve sa mère, elles émigrent toutes les deux aux Etats-Unis. Elle est retournée en France pour la première fois en 1979 pour revoir ceux qui l'ont sauvée enfant. Elle est décédée, il y a deux ans.

Un arbre en hommage

À Caubiac, un hommage organisé par la municipalité, a été rendu à Marie-Angèle Thulau et à son mari Lucien «Juste» à titre posthume.

Un arbre de Judée a été planté et une plaque commémorative a été posée près du monument aux morts, lieu de recueillement et de souvenir.

Les enfants de Reine sont venus spécialement des Etats-Unis pour assister à la cérémonie qui s'est tenue au Capitole à 15 heures.

Avec tous ceux et toutes celles qui ont combattu, les Justes de «l'armée des ombres» représentent un symbole essentiel, une lumière dans le cauchemar. Ils ont eux aussi sauvé l'honneur de la France.


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Poët-Laval - La médaille des justes et un ami pour la vie

dimanche 27 juillet 2014

Du 27/07/2014

 

© Voir média productions Sam et Jacky - aujourd'hui

 

 

 

 

Jacky Robin a reçu, ce dimanche 27 juillet, à titre posthume, au nom de ses parents Léa et René, la médaille des Justes parmi les nations. Un titre qui l'honore mais pourtant c'est bien son amitié pour Samuel Grynspan qui lui semble la plus précieuse....

Samuel Grynspan, c'est Sam, il a 6 ans lorsque sa mère est contrainte de se séparer de lui. Prisonnière du camp d'internement de Rivesaltes, administré par le régime de Vichy, elle ne voit pas d'autre solution pour qu'il ait la vie sauve. En pleine occupation allemande, le garçonnet juif sera placé dans une famille protestante du Poët-Laval, près de Dieulefit, dans la Drôme. Là, il partagera le quotidien du petit Jacky, fils de sa famille d'accueil et qui a le même âge que lui. De longues "vacances" qui se termineront à la libération, tandis qu'une histoire d'amitié se prolongera et dure encore aujourd'hui. 
Jacky et Samuel en 1944 C'est Sam qui a fait cette demande de médaille et Jacky l'affirme "Si Sam me l'avait demandé, avant de déposer la demande, j'aurai refusé. Nous avons fait ce que nous devions faire ! C'est tout"
Sam vit aujourd'hui dans la banlieue parisienne alors que Jacky est resté au Poët-Laval mais ils sont toujours liés "comme des frères" répète Sam.

Isabelle Gonzalez

 

 

 

 

 


Médaille des juste pour jacky par France Télévisions

Emotion de deux hommes devenus frères, en temps de guerre, au Poët Laval, dans la Drôme. Samuel a été caché dans la famille de Jacky, ce 27 juillet, Jacky recevait la médaille des Justes parmi les Nations, au nom de ses parents. Un moment fort qui a fait ressurgir les souvenirs. Reportage Emilie Rosso et Claire Chery Pellat. 


 

 


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Tours - L’hommage aux Justes rendu à Tours

vendredi 25 juillet 2014

Du 25/07/2014

 

 

 

 

 

Discours de François Guguenheim, vice Président du Comité Français pour Yad Vashem, cérémonie à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France, dimanche 20 juillet 2014 à Tours.

La cérémonie d’aujourd’hui commémore les innombrables rafles qui ont eu lieu en France, sous la responsabilité de l’État français les 16 et 17 juillet 1942, et particulièrement ici même à Tours où plus de 200 personnes ont été arrêtées et transférées à l’ancienne école normale de jeunes filles de Tours Nord pour la seule faute impardonnable de leur vie : être nés de religion juive.

Nous le savons, la France a sa part de responsabilité dans ces arrestations qui ont abouti à la déportation innommable d’innocentes victimes.

Plus de 70 ans plus tard, l’antisémitisme existe toujours dans notre pays, et plus grave encore, certains aujourd’hui n’hésitent pas, malgré nos lois, à tenir des propos racistes et antisémites ; France, tu es en réel danger et nous craignons que tu n’en sois consciente que trop tardivement. Ce ne sera pas faute de t’avoir prévenue, aie le courage d’analyser pourquoi cet antisémitisme ressort malgré les leçons de l’histoire.

Si nous rappelons la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français, nous sommes ici aussi pour honorer la mémoire des « Justes » de France, « ceux qui ont  été des lumières dans la nuit de la Shoah, comme il est écrit au Panthéon, ces « Justes parmi les Nations » selon la dénomination officielle de l’État d’Israël.

Aussi je souhaite au nom du Comité français pour Yad Vashem, rappeler combien ce travail de  reconnaissance envers les Justes  est au cœur de notre mission,

Comme il est au cœur de la mission  de l’Institut Yad Vashem à Jérusalem,

Comme il est au cœur de celles et ceux qui leur doivent la vie,

Comme enfin il doit être au cœur de tous ceux qui, hier comme aujourd’hui, admirent leur courage et leur générosité  quand la barbarie était monnaie courante.

Qui étaient-ils ? Paysans, instituteurs, religieux, ouvriers, grands bourgeois, petits fonctionnaires, gendarmes, cheminots… Tous ont pris l’immense risque de n’écouter que leur conscience, au péril de leur propre vie, pour protéger, cacher, nourrir, loger et sauver ces êtres, ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants traqués,  pourchassés par les nazis et le gouvernement de Vichy,  pour la seule raison d’être nés de religion juive.

Chaque année, ce sont de nouvelles histoires extraordinaires que nous découvrons.

Ce sont des  enfants ou des petits enfants Juifs qui en  France, en Israël, au  Canada, en Australie, découvrent les enfants et petits-enfants des Français  qui sauvèrent leurs parents et  grands-parents.

Et tout à l’heure, l’une d’entre elles, Émilie Louault, petite fille de Mme Jeanne Louault et de son époux Bernard, prendra la parole, elle qui fera partie je l’espère,  du voyage 2015  des descendants des Justes de France en Israël,  un voyage que nous organisons ensemble avec la Fondation France-Israël.

Mais cette année, c’est une autre histoire dont je veux dire quelques mots, car elle nous redonne espoir et foi dans les valeurs de la République, dans l’humanité : je veux parler  du voyage que nous avons organisé avec  plus de vingt maires de France à Jérusalem il y a un an, et élections obligent que nous réorganiserons l’an prochain.

Quarante-sept villes déjà font aujourd’hui partie du réseau des Villes et Villages des Justes parmi les Nations que nous venons de créer.

Je souhaite les remercier, remercier ces villes et communes  de France qui ont décidé de rendre hommage  aux Justes parmi les Nations, par une rue, par une place,  une esplanade, sur lesquelles est apposée une plaque rappelant leur héroïsme.

Et nous verrons demain, à l’entrée de ces villes et villages, un panneau avec le logo de Yad Vashem et le texte « Réseau des Villes et Villages des Justes parmi les Nations » panneau qui honorera ces communes.

Je remercie par avance Monsieur le Maire de Tours qui a repris le projet que j’avais proposé à son prédécesseur qui consiste, à notre demande, à nommer l’esplanade située devant le Château de Tours, « l’Esplanade des Justes parmi les Nations », cérémonie qui devrait avoir lieu en présence de Monsieur Yossi Gal, Ambassadeur d’Israël en France, en novembre prochain.

Aussi j’invite les mille communes et villes de France qui ont, par le passé, honoré un ou plusieurs Justes :

- à rejoindre ce Réseau afin de rappeler à leurs concitoyens, et surtout aux jeunes générations, que l’histoire de la Shoah doit être dite et redite avec  ses pages d’ombre terrible, mais aussi ses pages de lumière,

- dire qu’ici et là, partout en France, mais pas uniquement en France, il y a eu des héros individuels  qui ont su agir au nom de leur conscience,

- rappeler  aussi qu’il n’y a pas eu que des héros, mais aussi des traitres, des complices, des lâches, des indifférents, racistes et des antisémites.

Cet enseignement citoyen  permettra de lutter constamment contre les idées de celles et ceux qui veulent entretenir le négationnisme et refusent les valeurs de la République française bafouées pendant cette période de 1930-1945.

Avec toutes ces villes et communes de France, nous espérons transmettre aux nouvelles générations, que certes, il y a eu les collaborateurs, nombreux, mais qu’il y a eu aussi des phares dans la nuit, « les Justes parmi les Nations »

Et parmi ces héros, il y eut M. et Mme Louault, nommés Justes parmi les Nations.  Je suis donc très heureux de passer la parole à leur  petite fille, Madame Émilie Louault.

Que les enfants et petits-enfants de ceux qui furent sauvés n’oublient  jamais ceux qui les sauvèrent, et qu’ils en parlent à leur descendance.

Que les enfants et petits-enfants des Justes parmi les Nations transmettent à leurs enfants et petits-enfants la merveilleuse histoire de leurs parents ou grands-parents, dont ils peuvent être fiers.

Cette transmission des valeurs, cela s’appelle la civilisation contre la barbarie : c’est la preuve que la morale a fini par gagner contre l’innommable, mais au prix de combien de vies innocentes massacrées : six millions dont un million et demi d’enfants.

En pensant très fort aux Justes parmi les Nations, je me pose la question, en juillet 2014, après les innommables tentatives antisémites à Paris d'il y a juste une semaine, à Bruxelles il y a quelques semaines, de savoir s'il ne faut pas s'adresser au peuple de France et d'Europe en leur demandant : où sont les Justes du 21ème siècle, car à nouveau les Juifs sont pourchassés pour la seule raison d'être nés juifs.

Monsieur le Préfet, Mesdames Messieurs, notre mission est permanente, elle ne doit jamais cesser, nous sommes et resterons là pour le rappeler.


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Lourdes - Hommage rendu aux Justes

vendredi 25 juillet 2014

Du 25/07/2014

 

 

 

 

Josette Bourdeu a déposé une gerbe./Photo DR. Ils ont aidé, au péril de leur vie, à protéger les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. On les appelle les «Justes parmi les nations». La cérémonie en hommage aux Justes de France et victime de crimes racistes et antisémites s'est déroulée au monument aux morts de Lourdes, en présence de Josette Bourdeu, maire de Lourdes, dimanche 20 juillet.

Cette dernière a lu le discours du secrétaire d'État aux Anciens Combattants, en l'absence du sous-préfet d'Argelès-Gazost retenu par l'Étape du Tour. Elle a déposé une gerbe au pied du monument aux morts, tout comme l'Association des déportés internes résistants patriotes. L'UML a ensuite joué «La Marseillaise», avant le lâcher de pigeon du Messager lourdais

 

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