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Toulouse - Remise de la médaille des Justes parmi les Nations à Marie-Angèle Thulau

lundi 7 juillet 2014

Mercredi 9 juillet à 15h, salle des Illustres au Capitole, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, accueillera la cérémonie de la remise de la médaille "Des Justes Parmi Les Nations" à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans, et à son mari à titre posthume. Ce couple, vivant à Caubiac, a caché et sauvé Nathan Bujor, son épouse Nina et leur fille Reine pendant la 2e Guerre Mondiale.

Aujourd'hui, à partir de 15 heures, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc remettra la médaille des «Justes parmi les nations» à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans. Avec ses trois filles et son mari, entré en résistance dans le maquis de Caubiac au nord-est de Toulouse en Haute-Garonne, elle a pris sous son aile la petite Reine Bujor, 8 ans sous l'occupation et décédée en 2010 à l'âge de 77 ans aux États-Unis où elle était partie vivre après la guerre et où elle s'est mariée pour devenir Reine Borg.
Son cousin, Marc Bujor, âgé de 71 ans et qui vit aujourd'hui à Paris, est à l'origine de la médiatisation de cette histoire simple et poignante. En souvenir de sa cousine Reine, mais aussi de son oncle Nathan et sa tante Nina, il a lui-même déposé un dossier de reconnaissance au titre de «Justes parmi les Nations» au Mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) pour Lucien Thulau, décédé en 2004, et son épouse Marie Angèle Thulau.
Il a également immortalisé le témoignage de Marie-Angèle, dans un court-métrage qui revisite les lieux emblématiques de Caubiac, là où Reine, devenue la «quatrième» fille des Thulau, a été sauvée de la barbarie nazie.

«Elle est votre sœur…»

«Le père de Reine était parti dans la résistance avec mon mari et puis sa femme, Nina, est venue me demander de cacher sa fille, se souvient Marie-Angèle Thulau qui habite à Toulouse. Je lui ai dit, moi j'ai mes trois filles – Monique, Yvonne et Lilianne –, nous sommes à la campagne, nous travaillons la terre. Trois semaines après, elle est revenue avec la petite. Elle est restée avec nous, je m'en suis occupée, mais j'ai dit à mes filles, Reine est comme votre sœur et on l'a inscrite au nom de Thulau à l'école. Et au catéchisme aussi où elle se rendait avec mes filles. Elle a d'ailleurs fait sa première communion comme mes filles. Il fallait bien le faire. On s'était arrangé avec le curé, qui nous a dit : ne vous en faites pas, elle fera sa première communion comme les autres. Sans dire à personne qu'elle était juive. Seuls le prêtre, l'instituteur et le maire du village de Caubiac étaient au courant».
Pour témoigner de la présence de Reine Bujor à Caubiac, il y a aussi le récit émouvant de Nicole Serniguet, copine de classe de Reine, dont le souvenir «est resté dans mon cœur, même longtemps après qu'elle soit allée vivre en Amérique». «Elle est arrivée à l'école, se remémore Nicole Serniguet, et, comme tous ces enfants de la campagne dans ces années lointaines où on était coupé du monde, nous l'avons d'abord regardé comme un être venu d'une autre planète. Et je crois pouvoir dire que j'ai eu un coup de cœur très intense pour elle, car je me suis attachée. Le souvenir de Reine est resté en moi malgré ensuite son absence».
 

Gérald Camier



 

 

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Douarnenez - Hommage de l’écrivain Jean-François Coatmeur à Alfred et Augustine Le Guellec, reconnus Justes parmi les Nations

samedi 5 juillet 2014

Le 7 juillet 2013 à Douarnenez, la médaille de Justes parmi les Nations était décernée à Alfred et Augustine Le Guellec.
Son neveu, l'écrivain Jean-François Coatmeur, prononce un émouvant discours-témoignage 



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9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah

mardi 1 juillet 2014

 

 

 

 

 

 

L’école internationale pour l’étude de la Shoah est heureuse de vous annoncer la tenue de la 9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah.

La conférence se tiendra du 7 au 10 juillet à l’institut de Yad Vashem à Jérusalem.

Cette conférence rassemblera des survivants de l’holocauste, des chercheurs, des enseignants et des artistes.

Cette conférence s’adresse aux trois générations, juifs et non juifs qui sont engagés dans l’éducation et la transmission de la shoah afin de faire face aux défis de demain dans un dialogue multiculturel.

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9° conférence sur la transmission de la shoah
9° conférence sur la transmission de la shoah
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Saint Fons :Jean-Louis et Emile-François Fanton sont « Justes parmi les Nations »

lundi 30 juin 2014

Du 30/06/2014

 

 

Jean-Louis et Emile-Francois Fanton

 

Émouvantes retrouvailles ce dimanche entre les descendants des frères Fanton et ceux qu’ils ont sauvé de la barbarie nazie.

Jean-Louis et Emile François Fanton avaient caché Jacob et sa sœur Simy Médina pendant la guerre, dans l’entreprise familiale. Représentés par leurs  Jacob et sa sœur Simy Medina descendants et alliés, les deux hommes seront déclarés aujourd’hui « Justes parmi les Nations » par le Comité Français pour Yad Vashem, en présence des deux rescapés.

Sophie Majou

 

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Canet - Elle avait sauvé des enfants juifs pendant la guerre : hommage rendu à Canet

vendredi 27 juin 2014

Du 27/06/2014

 

 

 

 

 

 

 

Patrick Danjou fils de Mary Elmes

Une Irlandaise avait réussi à extraire des enfants juifs du camp de Rivesaltes pendant la seconde guerre mondiale. Deux enfants sauvés ont demandé pour elle la médaille des Justes parmi les nations. Elle est remise ce vendredi à titre posthume.

 

On les appelle les Justes parmi les nations. Ces femmes, ces hommes, qui ont sauvé des Juifs, souvent en les cachant, pendant la seconde guerre mondiale. A Canet-en-Roussillon, la mémoire de Mary Elmes est honorée ce vendredi. Cette Irlandaise recevra une médaille à titre posthume. Pendant le conflit, elle avait réussi à extraire des enfants juifs du camp de Rivesaltes.

En fait, l'engagement de Mary Elmes a commencé très tôt, dès 1937, en pleine guerre d'Espagne. Cette Irlandaise rejoint le sud du pays pour apporter une aide humanitaire. Elle va travailler dans des hôpitaux pour enfants à Almeria et Alicante. Mais en 1939, elle doit fuir vers le nord, et elle arrive en France avec les milliers d'Espagnols de la Retirada. Avec les travailleurs sociaux qui la suivent, elle découvre alors les camps du Roussillon, et surtout leurs conditions de vie, ou plutôt de survie.

En juin 1940, c'est la défaite de la France face à l'Allemagne. Un nouveau camp ouvre à Rivesaltes, où l'on entasse les Espagnols et les Juifs. Si Mary Elmes parvient à rester dans le camp pour apporter de l'aide humanitaire, c'est parce qu'elle est Irlandaise, et que l'Irlande est un pays neutre dans le conflit mondial.

Puis les Allemands commencent à déporter des Juifs... Mary Elmes arrive à mettre certains enfants juifs à l'abri dans des "colonies", notamment à la Villa Saint-Christophe, à Canet-en-Roussillon. Mais très vite, ça ne suffit plus... L'Irlandaise, avec son réseau, parvient à éloigner encore plus les enfants, jusqu'à en faire passer certains aux Etats-Unis. Mais elle est dénoncée et passe six mois en prison à Toulouse et Fresnes.

Mary Elmes, dans sa jeunesse © Mathieu Ferri / Radio France

Une reconnaissance tardive pour Mary Elmes

L'Irlandaise n'a jamais voulu tirer aucune gloire de son action à l'époque, même si elle en parlait à sa famille et aux gens qui la connaissaient. Elle a d'ailleurs refusé la Légion d'honneur qu'on voulait lui donner après la guerre. C'est seulement parce que deux enfants juifs sauvés, Ronald et Michael Friend, ont fouillé dans leur propre histoire que l'action de Mary Elmes a ressurgi.  

Ces deux enfants, âgés de plus de 70 ans aujourd'hui, ont donc contacté la mairie de Canet, qui a retrouvé la famille de Mary Elmes. Ces deux enfants sauvés, qui vivent à New-York aujourd'hui, ont réclamé la médaille de Juste parmi les nations pour celle qui les a sauvés. Mais l'Irlandaise est décédée en 2002, c'est donc à titre posthume qu'elle reçoit cette distinction ce vendredi. C'est d'ailleurs la seule irlandaise à recevoir le titre de Juste parmi les nations.

"Je suis fier pour ce qu'elle a accompli". Patrick Danjou, le fils de Mary Elmes

Un des enfants juifs sauvé sera présent ce vendredi à Canet-en-Roussillon pour la cérémonie. L'hommage débute à 14h à l'emplacement de la Villa Saint-Christophe, à l'angle de la Promenade de la Côte Vermeille et de la rue de Cerdagne. La médaille sera ensuite remise aux enfants de Mary Elmes, Caroline et Patrick Danjou.

Mathieu Ferri, France Bleu Roussillon

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Berjou - L’école de Berjou baptisée « Roland et Jeanne Ricordeau, Justes parmi les Nations »

samedi 21 juin 2014

Du 21/06/2014

 

Justes parmi les Nations, depuis 2010, Roland et Jeanne Ricordeau, anciens instituteurs à Berjou, resteront dans toutes les mémoires. Depuis samedi, l'école porte leur nom.

« Il nous a semblé normal de mettre ce couple à l’honneur à notre tour. C’est pourquoi, il a été décidé de donner leur nom à l’école. » Didier Vieceli, maire de Berjou, accueillait une importante délégation, samedi matin dans sa commune. Entourés de personnalités locales, d’habitants et d’élus, la famille et notamment les enfants de Roland et Jeanne Ricordeau étaient réunis pour rendre, une nouvelle fois, hommage à ce couple de résistants, sauveurs de nombreux enfants juifs de la Déportation. « Dorénavant, on ne parlera plus de l’école de Berjou, mais de l’école Roland et Jeanne Ricordeau, Justes parmi les Nations », a déclaré Didier Vieceli lors de la cérémonie d’inauguration de la plaque apposée sur la façade de l’école. « Un chêne sera également planté en leur honneur par les enfants et l’association 50 000 chênes, représentée par Didier Ouvry. » Sans doute au moment des vacances de la Toussaint. L’emplacement a été choisi : dans le jardin potager de l’école maternelle. Pierre Osowiechi, représentant du comité français de Yad Vashem, rappelle que pas moins de 3760 Français ont été reconnus par l’Etat d’Israël comme des « Justes parmi les Nations ». « Au moment où se déroulait la Shoah, quand la majorité des pays gardait le silence sans intervenir, des personnes non-juives choisirent de sauver des Juifs en danger, au péril de leur vie. L’Etat d’Israël, créé par les Nations Unies en 1948 et le Mémorial Yad Vashem à Jérusalem, décidèrent, en 1963, de leur rendre hommage et de leur attribuer ce titre, la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël. » Distinction qui salue les « Non Juifs vertueux œuvrant avec compassion et justice ». A Paris, une allée des Justes, près du Mémorial de la Shoah, recense la liste des noms des 3760 Français, parmi lesquels, Roland et Jeanne Ricordeau. Accompagnée de ses frères Jean-Louis, 77 ans et Michel, 74 ans, Annette Ricordeau-Hervieux, 78 ans, est la fille aînée de Roland et Jeanne. Dans son discours, elle a souhaité rendre hommage à la population de Berjou : « Papa et maman occupaient dans le village des postes d’enseignant et pour notre père, de secrétaire de mairie. Ils connaissaient toutes les familles de Berjou et environs. Ils fabriquaient de faux papiers. Avez-vous réalisé qu’ils n’auraient rien pu faire sans la complicité des habitants ? La discrétion et le silence des habitants de Berjou méritent le respect. Ils ont évité le pire à nos parents alors que le pasteur Buscarlet, à Condé-sur-Noireau, organisateur de leur réseau, a été déporté à Buchenwald et n’est pas revenu…  » Annette Ricordeau-Hervieux a annoncé qu’elle ferait le déplacement depuis son domicile, près de Besançon, à l’automne prochain, pour la plantation du chêne en souvenir de ses parents.


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