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jeudi 11 décembre 2014

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Crâne - Louis Marius et Lucie Maria Lermine promus Justes parmi les Nations

samedi 29 novembre 2014

Du 30/10/2014

 

 

Lundi 27 octobre, la commune de Grâne a vécu un beau moment d'émotion avec la remise de la médaille des Justes, à titre posthume, à Lucie et Louis Lermine (qui fut maire de 1941 à 1965.) On notait le présence du Consul d'Israël (à Marseille) Rahamin Yaacov, d'Arielle Krief et Pierre Osowiechi délégués de Yad Vashem, de nombreux élus, Hervé Marition député, Marie-Pierre Monier et Gilbert Bouchet sénateurs, des conseillers généraux Jean-Pierre Tabardel, Jean Serret et Pierre Pieniek, ce dernier étant également président de la LICRA26 (il était accompagné d'une délégation de militants de l'association), de Muriel Paret maire et ses collègues... 

Bien évidemment, les familles concernées étaient là, venues certains de loin (Londres) et très touchés par les vibrants hommages reçus ou rendus par eux-mêmes à leurs aïeux. Jean-Louis et Alain Mérandat cousins et ayants droit des Lermine, Claude et Nicole Mozis, et plusieurs générations de descendants, Yvette et Monique Bouvier amies d'enfance. Présence encore au milieu d'une nombreuse assistance, d'autres descendants de Justes.

En 1943, pourchassés (les parents de Marthe seront arrêtés et exterminés à Auschwitz) et munis de faux papiers délivrés par le préfet de l’Hérault, Silvio, Marthe Mozis, et les jeunes enfants Claude et Nicole trouvent refuge chez Lucie et Louis Lermine. Ce sera aussi le début d'une belle amitié. Leur périple personnel était passé par la Roumanie pour lui, l'Alsace pour elle, puis Paris (1928), Vichy (1939), Cannes (1941).

Au village, Louis maire n'a pas mentionné leur présence dans les registres, le même Louis (décoré de 14/18) résistant, confie des tâches à Silvio. Les Mozis, présentés comme des cousins, mènent un vie normale, les enfants vont à l'école, lui est médecin, tous deux soignent indifféremment les gens (y compris un allemand blessé) . Ils sympathisent également avec la Famille Bouvier et leur amitié, ainsi que celle d'emblée des Lermine et Mozis (qui rejoignent Paris en 1945), perdureront bien après la guerre. Louis est décédé en 1965, Silvio en 1974, Lucie en 1977 et Marthe en 1994.

Pour avoir hébergé, aidé et sauvé quatre juifs, Louis et Lucie Lermine, mettant leur vie en danger, d'une façon héroïque et pourtant vécu dans l'instant comme une évidence, celle « de donner la vie en aidant d'autres à survive », ont été promus Justes parmi les Nations, dont « le livre ne se refermera jamais, nombreux sont ceux qui resteront des héros anonymes considérant qu'ils n'ont fait que leur devoir d'Homme ».

 

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Le Havre - Au Havre, deux héros de la Seconde Guerre mondiale reconnus comme Justes

samedi 22 novembre 2014

Du 20/11/2014

 

 

 

 

 

Madeleine et Henri Bitard, avec leur fille Gisèle, tout juste âgée d'un an. (©D.R.). Le devoir de mémoire s'exerce au Havre. Jeudi 20 novembre 2014, deux héros de la Seconde Guerre mondiale recevront, à titre posthume, la médaille des Justes. Leur fille témoigne.

Le devoir de mémoire s’exerce, à nouveau, au Havre, jeudi 20 novembre 2014. À 16h, dans les salons de l’Hôtel de Ville, Henri et Madeleine Bitard recevront, à titre posthume, la médaille des Justes parmi les nations. Cette décoration sera remise à leur fille, Gisèle Fima-Bitard, Havraise depuis 1964. À quel titre cet hommage est-il rendu, aujourd’hui ? Le couple, alors installé à Avranches (Manche), a sauvé de la barbarie nazie, deux jeunes Juives, Anne-Marie et Rose-Marie Mainemer, qu’il a recueillies, pendant 40 jours, en 1943, avant de leur trouver un abri plus sûr.

L’histoire des sœurs Mainemer

Henri et Madeleine Bitard, ce sont finalement des gens comme les autres. Monsieur est directeur d’une usine à gaz à Avranches, Madame élève ses enfants. Mais un jour, « sans en avoir conscience », ils agissent en héros.
Leur fille, Gisèle Fima-Bitard, n’a pas de souvenirs de la présence des sœurs Mainemer, auprès des siens. Au moment des faits, elle n’était âgée que de trois ans. « Mais, évidemment, mes parents m’ont beaucoup parlé de cette histoire, par la suite ». L’histoire ? Elle est la suivante. Originaires de Pologne, le couple Mainemer et leurs deux filles, Anne-Marie et Rose-Marie, s’étaient installés à Avranches où ils étaient commerçants et parfaitement intégrés à la cité. Dès 1941, l’application des lois raciales du régime de Vichy et le statut des Juifs imposent des restrictions à leur vie quotidienne, et, notamment, entravent leur liberté de commercer et les forcent au port de « l’étoile jaune ». Refusant cette humiliation, tout comme son père, Anne-Marie passe quand même avec succès son bac, le 26 juin 1942. C’est en revenant de cet examen que père et fille seront reconnus et dénoncés à la Feldgendarmerie.
Le couple Mainemer sera déporté à Auschwitz. Leurs deux filles subsistent, seules, pendant un an, avec l’aide de voisins compatissants. Mais une nouvelle rafle s’annonce.

Elles avaient anticipé le scénario. Depuis l’arrestation de leurs parents, elles avaient imaginé un plan de sauvetage en cas de la venue des Allemands à leur domicile », raconte Gisèle Firma-Bitard.

Pas d’héroïsme, mais un geste normal

Les sœurs arrivent à prendre la fuite et trouvent refuge chez un ami, M. Morel, un salarié d’Henri Bitard. Sans solution pour abriter les deux jeunes juives, l’ouvrier s’en remet à son directeur. Henri et Madeleine Bitard prennent la décision qui semble la plus logique à leurs yeux : ce sont eux qui cacheront les filles Mainemer.

Elles resteront 40 jours à la maison avant que mon père ne leur trouve un refuge plus sécurisé, en l’occurrence le couvent des Petites sœurs de la Charité, à Caen (Calvados). »

D’autres péripéties attendront, par la suite, les deux sœurs, mais elles réussiront à survivre à la barbarie nazie. À la fin de la guerre, après un bref retour à Avranches, où elles viendront à la rencontre de leurs sauveurs, elles s’exileront aux États-Unis.

Bien plus tard, je leur ai adressé une lettre. L’une des deux sœurs qui enseignait le français aux États-Unis, m’a répondu par un texte empreint d’émotions. C’était en 1989. Mais rattrapées par nos vies respectives, nous nous sommes finalement perdues de vue », raconte l’enseignante du Havre, aujourd’hui retraitée.

Jeudi 20 novembre 2014, plusieurs membres de sa famille assisteront à la remise de la médaille des Justes au Havre.

Certains n’ont appris l’histoire de mes parents qu’une fois l’invitation en mains. Ils en étaient fort surpris. » Madeleine et Henri Bitard n’ont jamais fait cas, en effet, de leur acte de bravoure. « Si ma mère était encore de ce monde, elle aurait été très gênée de recevoir cette décoration », confirme sa fille.

Cérémonie à l’Hôtel-de-Ville

Mais le comité français pour Yad Vashem a fait en sorte que cette histoire ne tombe pas dans l’oubli et il décernera, au Havre, la médaille des Justes parmi les Nations, à Madeleine et Henri Bitard. Cette médaille est décernée par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l’Occupation, au péril de leur vie.

Malgré plusieurs tentatives du Comité français pour Yad Vashem, il aura fallu attendre de nombreuses années avant que Gisèle Fima-Bitard accepte cette reconnaissance de Justes parmi les Nations », indique la Ville.

Gisèle Fima-Bitard a reçu une médaille et un diplôme honorant ses parents, Henri et Madeleine Bitard. La cérémonie présidée par le maire, Édouard Philippe, accueille deux représentants du Comité français pour Yad Vashem, Zvi Tal, le ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Israël en France, et le maire d’Avranches, David Nicolas. « J’espère que je ne vais pas être submergée par les émotions », craint, à quelques heures de cet événement, Gisèle Fima-Bitard.


Karine Lebrun 

 



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L’hommage à ses aïeuls

mardi 18 novembre 2014

Du 17/11/2014

 

 

 

 

Jules Annet et Achille Lemaitre Jeudi prochain, Max Lemaitre rendra un hommage à ses deux grands-pères, tous deux blessés pendant la Première Guerre mondiale, ayant eu la chance d’être secourus rapidement et transportés dans un hôpital loin du front.

Deux destins

Achille Lemaitre était un soldat de 2e classe du 110e régiment d’infanterie basé à Dunkerque. Pendant cette période noire de 1915 à 1917, il a accompli un périple de 10 000 km à travers la campagne française : des champs de bataille des Éparges, de Verdun, de la Somme à ceux du Tardenois et du Chemin des Dames. Témoin direct de son époque, gravement blessé au combat, il a consigné ses impressions et ses minutieuses observations d’une France meurtrie mais vivante, sur deux petits carnets, retrouvés seulement quelques années après sa mort.

Jules Annet a été mobilisé le 2 août 1914. Il appartenait au 74e régiment d’infanterie, basé à la caserne Pélissier à Rouen. Le 29 août 1914, il est grièvement blessé près de Guise (Aisne). Il a alors la chance d’être transporté dans une voiture de la Croix-Rouge. Il fut transporté à l’hôpital de Lorient. Sa blessure lui occasionna un raccourcissement de sept centimètres de la jambe droite. En 1943, entrepositaire à Cany-Barville, il prit soin, avec sa femme et sa fille cadette, d’une enfant juive de trois ans dont la mère était décédée et le père interné à Auschwitz.

En 2012, à la mairie de Cany-Barville, eut lieu une cérémonie empreinte d’une grande émotion au cours de laquelle Jules, Marie-Léontine et Marie-Thérèse Annet ont été nommés, à titre posthume, Justes parmi les Nations. Leurs noms ont été gravés sur le mur d’honneur des Justes de Yad Vashem à Jérusalem.


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La prière du Pape à Yad Vashem : « jamais plus Seigneur, jamais plus ! »

samedi 15 novembre 2014

Du 15/11/2014

 

 

 

Après la visite au Mur Occidental ce lundi matin, c’est la visite du Pape François au Mémorial de l’Holocauste, qui a retenu l’attention. Un moment particulier, intense, dans ce lieu de la mémoire du génocide de six millions de Juifs. Une cérémonie ponctuée de gestes lents, de paroles prononcées avec lenteur, de chants de souffrance.

Le Pape, entouré du président Peres et du Premier ministre Netanyahou, a d’abord écouté très recueilli un chœur de jeunes filles pour un chant d’une tristesse inouïe. Il a ensuite allumé la flamme du souvenir, puis a écouté une responsable du Mémorial lui rappeler l’horreur du génocide, mais aussi l’espoir que l’on doit mettre dans l’avenir. De jeunes catholiques hébréophones ont alors déposé une couronne de fleurs jaunes et blanches avec le Pape qui s’est recueilli en prière.

Une lettre, d’une roumaine de 22 ans morte dans les camps, a ensuite été lue. Une lettre qui exprime toute la terreur de savoir que la mort est proche, le retour désormais impossible.

D’autres chants, comme autant de pleurs et de lamentations, ont été entonnés. Au Pape ont été présentés six survivants des camps. Quatre hommes et deux femmes. Le Pape leur a embrassé les mains et les a écoutés un par un.

Il a ensuite pris la parole, très ému, pour un discours très beau sous forme de prière. Un texte rempli d’interrogations face la « tragédie incommensurable de l’Holocauste », dont voici le texte intégral :

« Adam, où es-tu ? » (cf. Gn 3, 9)

Où es-tu, homme ? Où es-tu passé ?

En ce lieu, mémorial de la Shoah, nous entendons résonner cette question de Dieu : « Adam, où es-tu ? ».

En cette question il y a toute la douleur du Père qui a perdu son fils.

Le Père connaissait le risque de la liberté ; il savait que le fils aurait pu se perdre. Mais peut-être, pas même le Père ne pouvait imaginer une telle chute, un tel abîme !
Ce cri : « Où te trouves-tu ? », ici, en face de la tragédie incommensurable de l’Holocauste, résonne comme une voix qui se perd dans un abîme sans fond.
Homme, qui es-tu ? Je ne te reconnais plus.

Qui es-tu, homme ? Qu’est-ce que tu es devenu ?

De quelle horreur as-tu été capable ?

Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ?

Ce n’est pas la poussière du sol, dont tu es issu. La poussière du sol est une chose bonne, œuvre de mes mains.

Ce n’est pas l’haleine de vie que j’ai insufflée dans tes narines. Ce souffle vient de moi, c’est une chose très bonne (cf. Gn 2, 7).

Non, cet abîme ne peut pas être seulement ton œuvre, l’œuvre de tes mains, de ton cœur… Qui t’a corrompu ? Qui t’a défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal ?
Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Non seulement tu as torturé et tué tes frères, mais encore tu les as offerts en sacrifice à toi-même, parce que tu t’es érigé en dieu.
Aujourd’hui, nous revenons écouter ici la voix de Dieu : « Adam, où es-tu ? ».

Du sol s’élève un gémissement étouffé : Prends pitié de nous, Seigneur !
A toi, Seigneur notre Dieu, la justice, à nous le déshonneur au visage, la honte (cf. Ba 1, 15).

Un mal jamais survenu auparavant sous le ciel s’est abattu sur nous (cf. Ba 2, 2). Maintenant, Seigneur, écoute notre prière, écoute notre supplication, sauve-nous par ta miséricorde. Sauve-nous de cette monstruosité.

Seigneur tout-puissant, une âme dans l’angoisse crie vers toi. Écoute, Seigneur, prends pitié.

Nous avons péché contre toi. Tu règnes pour toujours (cf. Ba 3, 1-2).
Souviens-toi de nous dans ta miséricorde. Donne-nous la grâce d’avoir honte de ce que, comme hommes, nous avons été capables de faire, d’avoir honte de cette idolâtrie extrême, d’avoir déprécié et détruit notre chair, celle que tu as modelée à partir de la boue, celle que tu as vivifiée par ton haleine de vie.

Jamais plus, Seigneur, jamais plus !

« Adam, où es-tu ? ».

Nous voici, Seigneur, avec la honte de ce que l’homme, créé à ton image et à ta ressemblance, a été capable de faire.

Souviens-toi de nous dans ta miséricorde.

Le Pape a ensuite signé le Livre d’or et a reçu la reproduction d’une peinture « Prayer » d’un garçon de 14 ans du ghetto de Lodz en Pologne qui est mort à Auschwitz, et qui avait dessiné son rêve, celui de s’envoler de cet enfer. Un ultime chant a été entonné, « Mi Ha ‘Ish » pour un dernier moment de grande émotion.

François a ensuite signé le Livre d’Or du mémorial, écrivant : « avec la honte de ce que l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, a été capable de faire ; avec la honte de l’homme qui s’est fait maître du mal ; avec la honte de l’homme, se croyant Dieu, qui a sacrifié à lui-ême ses propres frères. Plus jamais, plus jamais ! »

Et avant cette visite au Yad Vashem, le Pape s’est rendu au Mont Herzl, là où se trouve le cimetière national d’Israël, où il a déposé une couronne de fleurs sur la tombe de Théodore Herzl, le fondateur du sionisme. Une étape protocolaire là encore ajoutée assez récemment dans les visites de chefs d’Etat, et qui n’était pas au programme des visites de Jean-Paul II et Benoît XVI. A la demande du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le Pape a également rendu hommage aux victimes israéliennes du terrorisme, en faisant une halte devant le monument qui leur est consacré.

Bernard Decottignies

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Des milliers de places vides d’Alain Wagneur

vendredi 14 novembre 2014

auteur : Alain Wagneur
édition : Actes Sud
date de sortie : octobre 2014
genre : Historique, guerre, enquête

A Paris, le vendredi 2 octobre 1942, a eu lieu la rentrée des classes. A l’école élémentaire des Hospitalières-Saint-Gervais  (4e arrondissement), le directeur de l’école, Joseph Migneret, accueillit 4 élèves. Les 165 autres enfants qu’accueillait l’école ont été déportés à Auschwitz avec leurs parents durant cet été 1942.

Nombreux ont été les écoliers et les professeurs touchés par l’opération « Vent printanier » ; une rafle à grande échelle organisée par le régime nazi dans plusieurs pays européens. A Paris, on nommera Rafle du Vel d’Hiv l’arrestation de 13 152 Juifs dont 4 115 enfants le 16 juillet 1942.

Dans son livre, Des milliers de places vides, Alain Wagneur narre son enquête sur les comptes rendus des conseils des maîtres, les registres d’inscriptions et les circulaires administratives de l’époque, comment ses collègues avaient réagi face aux lois antijuives et à l’arrestation de leurs élèves.

 « Modeste directeur d’école élémentaire et auteur de romans policiers », comme il se plait à le dire, il a fait de nombreuses recherches dans les archives nationales et retrace, grâce à celles-ci, toutes les mesures antisémites mises en place dans les écoles par le régime nazi dans cette France occupée.

« En juin 1942, des élèves vinrent pour la première fois à l’école avec, sur la poitrine, à la droite du cœur, une étoile jaune cousue et marquée  JUIF ».

Son livre est également marqué par des rencontres comme celle de Frida Wattenberg qui dirigeait un patronage de l’OSE (Organisation de secours aux enfants) et qui emmenait les enfants jouer dans une gravière parce que tout leur était interdit, les parcs, les squares (interdits aux chiens et aux Juifs), les bois de Vincennes et de Boulogne.

Des milliers de places vides est donc un ouvrage qui rassemble un grand nombres de documents sur l’école, les instituteurs, les élèves, les mesures prises de 1940 à 1944, la résistance, les actes de bravoure et de compassion de personnes reconnues aujourd’hui Justes parmi les Nations. A tort classé dans la catégorie « roman », ce livre ne retrace pas l’histoire  fictive d’un ou plusieurs personnages principaux mais plutôt des faits, aussi inhumains que charitables, qu’à connu durant le Seconde Guerre mondiale cette merveilleuse institution qu’est l’école.

 

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