Actualités

Journée de la mémoire des génocides : Dieulefit, village des Justes

mardi 28 janvier 2014

Du 27/01/2014

 

 

 

 

 

 

Le 27 janvier est une journée consacrée à la mémoire des génocides. Vincent Peillon, le ministre de l'éducation, a choisi d'honorer en se rendant à Dieulefit, en Drôme provençale. Dans cette petite commune proche de Montélimar, des dizaines d'enfants juifs ont été cachés pendant l'occupation. 

© France 3 RA Dieulefit Ces hommes et ces femmes qui ont agi au péril de leur vie sont appelés "les Justes parmi les nations". La petite commune de Dieulefit en compte sept. Parmi eux : les fondatrices de l'école de Beauvallon. Catherine Krafft et Marguerite Soubeyran ont accueilli dès les années 30 des réfugiés politiques dans leur établissement. Durant la guerre, ce sont aussi des intellectuels et des familles qui ont trouvé refuge à Beauvallon. Les deux femmes ont caché des enfants juifs et organisé leur sauvetage, les sauvant d'une mort certaine.

 

 

Beauvallon, un asile pour des centaines de personnes durant la guerre 

 

Rencontre avec deux des descendantes de Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft, deux femmes surnommées par Aragon les "fées de Beauvallon"


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Deux Niçois reconnus Justes parmi les Nations

lundi 27 janvier 2014

Du 27/01/2014

De nombreux descendants de Marcelle et Philippe Durand, en majorité installés à Paris, ont fait le déplacement hier pour recevoir cette distinction des mains de Barnéa Hassid, consul général d’Israël à Marseille, et des élus.Jean-François Ottonello

 

 

 

Deux Niçois ont reçu, à titre posthume, ce dimanche 26 janvier, la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations.

Pour mémoire : Entre 1944 et 1945, les interventions de Marcelle et Philippe Durand ont permis de sauver la vie d’une sœur et d’un frère, Françoise et Michel Picard. Après avoir hébergé celui-ci tandis que Françoise était accueillie dans une autre famille, le couple Durand réunit les deux enfants pour les amener en zone plus sécurisée pour eux (les rafles s’intensifiaient à Nice). Philippe Durand les accompagna ainsi jusqu’en Isère chez des agriculteurs. Les enfants y restèrent jusqu’en septembre 1945 puis leurs grands-parents et tante purent les récupérer.

Marcelle et Philippe Durand avaient, en 1944, sauvé deux enfants juifs de la barbarie nazie.

La récompense a été remise à leurs petits-enfants et descendants ce dimanche, à la Villa Masséna.

 

 



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Veigy : Thérèse Neury, Juste de France, est décédée

mardi 21 janvier 2014

Du 20/01/2014

Thérèse Neury est décédée samedi 18 janvier. Originaire de Veigy-Foncenex, elle avait reçu le titre de Juste de France en mai 1989, pour son action en faveur des enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

Thérèse Neury

Cette nomination, elle l'avait reçue avec son père, Joseph Lançon, un père de trois enfants, veuf et résistant qui appartenait à la "filière de Douvaine".

Des franchissements de la frontière ont été organisés clandestinement pour les enfants Juifs, comme dans la région de Douvaine, afin de les mettre à l'abri en Suisse.

Avec son père, Thérèse Neury a aidé "des centaines de réfugiés à franchir la frontière", rapporte le Comité français pour Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Dans cette mission confiée par le curé de la paroisse, Joseph Lançon avait été aidé par sa fille aînée, Thérèse.

Celle-ci avait été arrêtée par les Allemands en octobre 1943 puis relâchée miraculeusement quelques jours plus tard. Son père n'eut pas la même chance. Arrêté quelques mois plus tard avec des compagnons, il fut déporté et ne revint jamais dans le Chablais.

En juillet 2011, Thérèse Neury a été nommée chevalier de la Légion d'honneur.

Mme Neury était également la mère de l'actuel maire et conseiller général de Veigy, Jean Neury.

 

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Leurs actes à jamais reconnus

mardi 21 janvier 2014

Du 20/01/2014

 

 

 

Yvette Menestrier, 96 ans, la fille d'Ernestine, entourée des trois enfants cachés par sa mère durant la Seconde Guerre mondiale. La médaille de « Justes parmi les Nations » a été remise hier, dimanche 19 janvier, aux ayants droit de deux anciennes habitantes de Villers-Saint-Sépulcre (Oise).

Il ne suffit pas de dire « Plus jamais ». Ce qu'il faut, c'est ne pas l'oublier. » rappelle Pierre Osowiechi, vice-président du comité français pour Yad Vashem. Et ce, même s'il s'agit d'une douloureuse époque. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ernestine Desplanque et sa mère, Amélie Mergoux, ont caché trois enfants juifs. C'était il y a un peu plus de 70 ans. Ce dimanche, la médaille et le diplôme de « Justes parmi les Nations » leur ont été décernés.

Pour Michel Lugassy-Harel, ministre aux Affaires administratives auprès de l'ambassade d'Israël, il s'agit là de reconnaître des « héros ordinaires ». « Elles n'ont pas sauvé que des vies humaines mais aussi l'honneur de la France. Le peuple juif n'oublie pas. Les Justes rappellent que le courage est aussi chez des hommes ordinaires, qui ont fait des actes extraordinaires » poursuivra-t-il lors de son allocution.

Les discours s'enchaînent. Toutes les autorités présentes lors de cette cérémonie pleine d'émotion ne manqueront pas de rappeler ce courage, celui de sauver des gens au péril de leur vie. Mais pas que. Les deux femmes ont également offert de la tendresse ainsi qu'un foyer. La médaille de « Justes parmi les Nations » n'est pas une distinction. Elle se veut être un témoignage de reconnaissance éternelle. Et, au-delà des deux personnes, ce fut aussi un hommage à tout un village.


Des liens forgés à jamais

Après la guerre, les enfants cachés, Danielle Sebban-Zeldine ainsi que Jean et Michel Pleskoff, ont toujours maintenu des relations affectueuses avec Ernestine Desplanque et Amélie Mergoux. Ces relations se poursuivent encore aujourd'hui avec leurs descendants. Cette grande famille était d'ailleurs au complet ce dimanche. Tous étaient extrêmement fiers de cette bravoure reconnue. « C'est très glorifiant » souligne ainsi Sylvie Menestrier, la petite-fille d'Ernestine. « Tout ça, ça me rappelle des moments que j'ai passés dans la maison quand j'étais jeune » poursuit-elle. Pour Marie-Louise Autun, 80 ans, c'était un moment « formidable et très émouvant ». À l'époque, sa belle-mère ravitaillait le foyer où les enfants étaient cachés. « Il fallait que cette cérémonie se fasse » raconte Jeanine Becquart, une enfant placée chez Ernestine dans un tout autre contexte. La médaille et le diplôme ont été remis aux ayants droit. Le courage d'Ernestine et de sa mère Amélie sera désormais connu de tous.

AURÉLIEN TOURNIER


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Marie-Louise et Félix, les Justes de Plan-d'Aups distingués

samedi 18 janvier 2014

Du 15/01/2014

Sous l’occupation, le couple Redortier a caché des juifs dans son hôtel de La Grotte. Hier, soixante-dix ans après, sa mémoire a été honorée par une médaille, plus haute distinction civile de l’État d’Israël.

Marie Louise et Félix Redortier

Sur le mur des Justes de France il y a près de quatre mille noms. Parmi eux, ceux de Marie-Louise et Félix Redortier. Hier à Plan-d'Aups, leurs enfants Léopold et Simone ont reçu pour eux, à titre posthume, la médaille de Justes parmi les Nations décernée par l'institut Yad Vashem de Jérusalem.

«La plus haute distinction civile de l'état d'Israël », ainsi que l'a rappelé Barnea Hassid, le consul général d'Israël à Marseille lors de cette cérémonie sobre, solennelle. Et toute en émotion : les convives avaient en effet pris place dans la grande salle de La Pastorale, aujourd'hui centre de vacances pour enfant, mais qui, pendant la Seconde Guerre mondiale était connue comme l'hôtel de La Grotte. C'est là que les Redortier, ces hôteliers venus de Marseille, cachèrent successivement les époux Pewzner et leurs deux garçons, Alain et Roger, puis, en 1943, après que son époux Albert a été déporté, Bella Hanen et son fils Jacques. Au péril de leurs vies, ils vinrent aussi en aide à des réfractaires du Service du travail obligatoire ou encore à des réfugiés politiques espagnols.

Un couple ordinaire

Un couple d'hôteliers ordinaires, en somme, mais qui lorsque les circonstances se firent exceptionnelles, devinrent à leur tour extraordinaires. C'est ainsi que Jacques Hanen se souvient de ses sauveurs. Il avait alors 7 ans. Soixante-dix ans plus tard, l'émotion de retrouver cet endroit à l'époque dénué de tout confort est immense. La gorge serrée, il raconte : « Nous manquions de tout, mais je n'en avais pas l'impression : j'ai eu une enfance heureuse ! Nous allions dans les crêtes de la Sainte-Baume, poser des pièges pour attraper du gibier, allions à la cueillette des champignons…» Mais l'horreur n'est pas loin et Jacques sait bien que « ce couple[leur] a évité[à lui et à sa mère] d'aller grossir la montagne de sang des fours crématoires.» Marie-Louise Redortier a même été jusqu'à le faire baptiser, faisant de son fils, Léopold, alors âgé de 13 ans, son parrain. Pour ce dernier, tout comme pour sa sœur Simone, la médaille de Juste est une grande fierté.

« Chaîne humaine de la mémoire »

Il confie pourtant que « [ses]parents n'auraient sûrement pas compris cette distinction» : « Pour eux, il s'agissait simplement de leur devoir. Nous-mêmes n'étions pas vraiment au courant de ce qu'il se passait : nous savions qu'ils n'étaient pas dans la légalité, mais c'est tout.»

C'est finalement Sylvie Hanen, la fille de Jacques, qui a permis de raviver la mémoire et le courage des époux Redortier. « Au départ, c'est mon cheminement personnel dans mes recherches sur l'histoire de ma famille, marquée par le traumatisme de la Shoah, et dont mon père n'a jamais pu me parler,explique-t-elle. Une démarche pour me sentir reliée à mon grand-père, déporté avec 993 autres personnes dans le convoi 52 de Drancy vers le camp de Sobibór. »

Une démarche qui, en plus de permettre au petit Jacques de retrouver son parrain Léopold, vient consolider «la chaîne humaine de la mémoire » qu'affectionne tant Sylvie. Et qui à l'heure où le racisme, l'antisémitisme et la peur de l'autre semblent s'exprimer sans ambages rappelle que le visage de l'humanité est bien plus beau que la haine qui vient parfois déformer ses traits.


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Le diner de gala du 25 novembre 2013

mardi 7 janvier 2014

Intervention du président Jean Raphaël Hirsch Dîner de Gala annuel du Comité Français pour Yad Vashem Le 25 novembre 2013 en faveur de la collecte des noms sous le haut Patronage de

Madame Simone Veil Présidente d’Honneur, en présence de  Son Excellence Monsieur Yossi Gal  Ambassadeur d’Israël en France et avec Alexandre Adler et son analyse sur la situation au Moyen orient.

Six millions de Juifs ont été assassinés pendant la Shoah, sans sépulture. Quatre millions de noms ont déjà été identifiés : ils sont inscrits à jamais dans la « Salle des Noms » Près de 2 millions de noms restent encore inconnu, Yad Vashem poursuit son travail de recherche des noms manquants pour leur redonner une identité et un visage, afin de perpétuer leur souvenir. La vraie mort c’est l’oubli ! 

« Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom… » De gauche à droite – Paul Schaffer, Shaya Ben Yehouda, Maxi Librati, Judith Pisar, Miry Gross, Avner Shalev, Jean-Rapahaël Hirsch, Jacky Schaffer, Jean-Pierre Levy, Samuel Pisar, Alexandre Adler.

"Ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures, et même nos cheveux ; si nous parlons, ils ne nous écouteront pas, et même s'ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom : et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsiste…"

Primo Levi, Si c’est un homme

 



Information juive de décembre 2013

Information_juive_decembre_2013.pdf (133,9 KB)

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