Actualités

NUIT ET BROUILLARD

dimanche 27 octobre 2013

 

 

 

Remise de la médaille des Justes parmi les Nations à titre posthume à Marie-Louise Forget le 20 octobre 2013 en la mairie de Villedieu en Indre, pour le sauvetage de Charlotte et Roger Borensztejn.

J’ai seulement 4 ans

Je te dis adieu…

Adieu ma maman.

Est-ce que, après,

Je serai encore malheureux ?

J’ai 4 ans…

Jamais je n’aurai 5 ans.

Mes yeux ont cependant mille ans…

Car ils en ont tant vu…

Pour un enfant.

Ca y est, tout est terminé.

Ma vie vient de s’envoler.

Dans le brouillard et la fumée…

Dans l’horreur et l’atrocité.

A la lecture de ce poème « j’ai 4 ans » (1), Charlotte Borensztejn essuie discrètement quelques chaudes larmes ! Elle-même, en effet aurait pu écrire ces quelques lignes, oui elle-même aurait pu être condamnée à partir en fumée dans le brouillard, dans l’horreur et l’atrocité. Elle qui n’était pourtant qu’une petite fille de 2 ans au moment de la deuxième Guerre mondiale. Mais les nazis et leurs comparses ne faisaient pas dans le détail – pour eux, être né juif était un crime passible de mort, sans distinction d’âge. Oui, Charlotte est là, dans le monde des vivants. Elle a pu échapper à la déportation, aux rafles, aux camps de concentration, à une mort certaine. Et cela elle le doit à Marie-Louise Forget, cette femme admirable à laquelle elle fut confiée une chaude journée d’août 1942, par sa maman traquée par la Gestapo, recherchant désespérément un abri pour sa petite fille fragile et chétive, et de bonnes âmes pour prendre soin d’elle. Marie-Louise Forget fut cette bonne âme et n’écoutant que son cœur, prit immédiatement dans ses bras la petite Charlotte, la recueillit, l’entourant de toute son affection et de son amour.

Débordante de générosité, Marie-Louise sut aussi ouvrir son cœur et ses bras à Roger, le petit frère de Charlotte en avril 1944, alors qu’il n’était âgé que de 10 mois. Elle les cacha, au péril de sa vie et de celle de sa famille, jusqu’à la fin de la guerre, en 1945, année au cours de laquelle leur maman vint les reprendre.

Mais tous les enfants de France n’ont pas eu la chance d’ avoir rencontré une Marie- Louise Forget sur leur chemin ; n’oublions pas que près de 11. 400 enfants ont été arrachés de force à leurs parents, arrêtés et déportés dans les camps de la mort, dont 2000 petits enfants âgés de moins de six ans. Aucun d’entre eux n’est revenu de cet enfer.

Le 20 octobre 2013, Charlotte et Roger Borensztejn assistaient donc à la cérémonie de remise de médailles de Justes parmi les Nations, décernée à titre posthume à leur bienfaitrice Marie-Louise Forget. La cérémonie se tenait en la mairie de Villedieu (dans département de l’Indre), région riche en sauvetages de juifs, puisque 219 Justes y ont été répertoriés, dont 66 pour le seul département de l’Indre et 4 pour la seule mairie de Villedieu. Notons que sous l’impulsion de feu Jean Paul Thibault, maire de Villedieu, et de son successeur le maire actuel Bernard Gonthier, a été érigé un monument dédié à la mémoire des Justes, œuvre du sculpteur Yglix Rigutto, trônant fièrement dans la cour prieurale de Villedieu nommée « Place des Justes parmi les Nations ».

Pour en revenir à la cérémonie, y assistaient de nombreuses personnalités, dont Régis Blanchet, conseiller général, Jérôme Gutton Préfet du département, le maire de Villedieu Bernard Gonthier, le président adjoint de Yad Vashem France, François Guguenheim et le ministre auprès de l’ambassade d’Israël en France,(chargé des affaires administratives), Michel Harel.

Emotion et larmes étaient au rendez-vous ! Les discours ont succédé aux chansons, mais de tout cela je ne retiendrai qu’une petite phrase extraite de la magnifique chanson de Jean Ferrat « Nuit et Brouillard » :

« On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare.

Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez … »

Twistons, slamons, rappons, rockons les mots de l’histoire de la shoah, mais surtout n’oublions jamais cette période noire de l’histoire, car pour reprendre la phrase allégorique de Bertolt Brecht « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ».

(1) – « J’ai 4 ans » – Extrait du poème écrit par Florence une lycéenne de 13 ans, du collège Les Vallergues de Cannes, après une visite scolaire dans les camps de la mort Auschwitz et Birkenau en Pologne

 

Betty Harel



Lire la suite

Marie-Louise Forget Juste parmi les Nations

mercredi 23 octobre 2013

Du 22/10/2013

 

 

 

 

 

 

Une quatrième famille de Villedieu a reçu la médaille des Justes parmi les Nations.

Une météo capricieuse a contraint la municipalité de Villedieu, dimanche, à déplacer la cérémonie de la remise de médaille des Justes parmi les Nations à la salle des fêtes Jean-Moulin, et non sur la place des Justes. Une longue cérémonie, chargée d'émotion au moment de la lecture d'un poème d'une collégienne lors d'un voyage à Auschwitch, lu par la jeune Charlotte. Les discours des officiels s'enchaînaient pour rendre hommage, à titre posthume, à Marie-Louise Forget, et remettre à ses ayants droit – sa fille, Suzanne Ferré, et son mari, Maurice – la médaille des Justes parmi les Nations décernée par le comité Yad Vashem, pour avoir recueilli et protégé, en 1942 et 1944, Charlotte et Roger Borensztejn, présents lors de la cérémonie. Le maire, Bernard Gontier, disait notamment : « Par l'aide et l'amour apportés à Charlotte et Roger, perdus au milieu de la folie des hommes, Marie-Louise Forget, disparue en mars 1966, a représenté l'un de ces maillons de fraternité qui ont fait avancer l'histoire et l'Humanité ».

Régis Blanchet, conseiller général, était lui aussi ému dans son discours. Le vice-président du comité Yad Vaschem rappelait l'historique du comité avant de laisser la parole à la petite fille de Marie-Louise, Joëlle, qui est à l'origine de l'obtention de cette médaille.
Une médaille et un diplôme remis par le ministre aux Affaires administratives auprès de l'ambassade d'Israël, Michel Lugassy Harie, à Suzanne Ferré, devant une nombreuse assistance. Un vœu a été émis par le représentant de Yad Vaschem, à l'intention du maire de Villedieu : « Après la place des Justes, mon vœu serait de voir votre commune adhérer au réseau villes et villages des Justes de France ».

Thierry Maquin

Lire la suite

Juliette Boudou, "juste parmi les nations" pour avoir aidé Lota pendant la deuxième guerre mondiale

mercredi 23 octobre 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les enfants de Lota ont demandé la médaille, décoration israélienne, pour "Lili".

Juliette Boudou a reçu la médaille des Justes parmi les nations dans sa maison de retraite de Saint-Saturnin-lès-Avignon. "Lili", 97 ans, a ainsi obtenu la plus haute décoration civile d'Israël, distinction pour ceux qui ont aidé les Juifs au péril de leur vie pendant la guerre de 39-45. Et pendant la guerre, Lili a accueilli Lota, une jeune femme juive.

Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse

 

Reportage à St-Saturnin-lès-Avignon d'Anne Pinczon du sel

Juliette_Boudou_1__France_Bleu.mp3 (1,1 MB)

Reportage à St-Saturnin-lès-Avignon d'Anne Pinczon du sel

Juliette_Boudou_2_France_Bleu2.mp3 (632,3 KB)

Ce sont les enfants de Lota qui ont demandé la médaille, après avoir découvert l'histoire.

Lire la suite

Mon père, ce héros. Un Juste parmi les nations raconté par ses enfants

samedi 19 octobre 2013

Du 26/08/2013

 

 

 

 

 

France 3 Démobilisé après la débâcle de l'armée française, Pierre Pinson fonde son propre groupe de résistance dans la région de Bergerac. Une cérémonie a rendu hommage à Prigonrieux en Dordogne à Pierre Pinson, près de 70 ans après sa mort. Ce Juste parmi les nations a sauvé des familles juives au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Ses enfants racontent le destin héroïque de leur père.

Le souvenir de Pierre Pinson, tué par une patrouille allemande le 09 juillet 1944, ne s'éteindra pas, près de 70 ans plus tard, avec cette distinction. Le Juste parmi les nations, Pierre Pinson, est reconnu pour ses actes de résistance au cours desquels il a sauvé des familles juives en leur fournissant des faux-papiers.

Démobilisé suite à la déroute de l'armée française, Pierre Pinson rentre en résistance immédiatement en fondant le groupe Loiseau. Avec ses hommes, le périgourdin participe aux combats contre les divisions allemandes, fait sauter des trains ou encore réceptionne des armes.

Typographe de métier, Pierre Pinson, aidé de sa femme, réalise également de faux-papiers d'identité.

Claude Pinson et Yolande Zaratin-Pinson racontent, photos en main, quel homme juste a été leur père.

Bruno Ardouin et Clotilde Hazard.  

 

Cérémonie en hommage à Pierre Pinson


Plugin flash manquant. Veuillez télécharger le dernier lecteur Adobe Flash:
Obtenez Adobe Flash Player

Pierre Pinson, un juste parmi les nations


Plugin flash manquant. Veuillez télécharger le dernier lecteur Adobe Flash:
Obtenez Adobe Flash Player

Lire la suite

Juste parmi les Nations, Angéline Thibaudeau nous a quittés

samedi 19 octobre 2013

Du 16/10/2013

 

 

 

 

Angéline Thibaudeau a eu 100 ans en 2011. Angéline Thibaudeau, Juste parmi les Nations, Chevalière de la légion d’Honneur, nous a quittés. Le maire de Benet et son conseil municipal ont salué le « courage ordinaire » d’Angéline Thibaudeau, la fille de Gustave Benoit, le contrôleur laitier, la petite fille d’Etienne Benoit le garde champêtre de Nieul-sur-l’Autise qui ont sauvé des enfants de la déportation et de l’extermination, avec son époux Eugène. Ces enfants de la région parisienne étaient en vacances à Nieul-sur-l’Autise lorsque l’Etat français a promulgué les lois antijuives. Le contrôleur laitier et le garde champêtre ont vite compris le danger qui menaçait ces enfants et ont agi. Ils les ont placés où ils ont pu, notamment chez leur fille Angéline, installée à Aziré avec son époux Eugène. Angéline Thibaudeau a été reconnue Juste parmi les Nations.

Lire la suite

Lois Gunden élevée au rang de "Juste"

mercredi 16 octobre 2013

Du 03/05/2013

 

 

 

Lois gunden en juin 1942 Une distinction des plus importantes vient d'être décernée à titre posthume à Lois Gunden, cette courageuse Américaine qui fut directrice de la maison de convalescence pour les enfants des camps d'internements, située sur le front de mer de Canet-en-Roussillon .

Au péril de sa vie

Grâce aux recherches des auteurs du livre "La Villa Saint-Christophe", le titre de "Juste parmi les Nations", distinction la plus haute décernée par l'état d'Israël à titre civil aux non-juifs honore et salue l'engagement exceptionnel de cette femme. Au péril de sa vie, elle a aidé, pendant la Seconde Guerre mondiale, des petits juifs à un moment où ils en avaient le plus besoin. L'hommage rendu aux "Justes parmi les Nations" revêt une importance toute particulière. D'une part, les Justes prouvent que, même dans les situations d'intense pression physique et psychologique, la Résistance à l'oppression nazie a été possible et que l'on peut s'opposer au mal dans un cadre collectif ou à titre individuel. Et d'autre part, la reconnaissance envers ceux dont la conduite a été exemplaire, est un devoir. L'ouvrage "La Villa Saint-Christophe, maison de convalescence pour les enfants des camps d'internement à Canet-Plage" est en vente en librairie. 

 

Lire la suite