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Sérignan : remise à titre posthume de "La Médaille des Justes parmi les Nations" à Marcel et Léa Hiquet

mercredi 18 décembre 2013

Du 16/12/2013

 

 

 

Miriam Marie-Claire Rakowski et Jean Hiquet (Picasa)

Léa et Marcel Hiquet ont reçu à titre posthume la médaille des Justes parmi les nations.

Jeudi dernier à la mairie, s'est déroulée une émouvante cérémonie en présence de Frédéric Lacas le maire et d'élus locaux, départementaux et régionaux, Barnéa Hassid consul général d'Israël, Edith Moskovic et Michaël Iancu délégués du comité français pour Yad Vashem.

Léa et Marcel Hiquet, un couple de pharmaciens bruxellois, représentés par Jean Hiquet et Danièle Gorissen-Hiquet domiciliés à Sérignan, ont reçu à titre posthume la médaille des Justes parmi les Nations pour avoir sauvé Marie-Claire Rakowski de la déportation en 1944, et pour l’avoir élevée pendant 4 années à Bruxelles.

Apprenant son existence, elle est venue en personne mi-novembre, pour le rencontrer et échanger avec lui, quelques souvenirs chargés d’émotion. Un film relatant cette rencontre a été présenté au public. La médaille des Justes est décernée par l'institut Yad Vashem de Jérusalem en Israël, aux personnes non-juives qui ont sauvé des Juifs sous l'occupation nazie (1940-1945) au péril de leur vie. Un vin d'honneur a été servi à l'issue de cette réception.

 

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L'hommage d'Eydoche à ses Justes

mardi 17 décembre 2013

Du 02/12/2013

 

 

 

 

 

La commune a honoré la mémoire de six des siens, hommes et femmes ordinaires, pour leur acte extraordinaire au plus fort de l’occupation, recueillir des enfants juifs et les soustraire à la barbarie nazie.

 

Joséphine et Napoléon Bouvier, Germaine et Louis Laurencin et Louise et Gabriel Ferrand reçoivent, à titre posthume, la médaille des Justes parmi les Nations, décernée par l’institut israélien Yad Vashem qui perpétue la mémoire de la Shoah et de ses sauveteurs. Françoise et Michel Picard fuient Nice quand leurs parents sont arrêtés et déportés. Quelqu’un sait qu’ils trouveront leur salut à Eydoche. Françoise vivra chez les Bouvier et Michel chez les Laurencin. Léna et Osias Reinherc et leur fille Monique, trouvent là aussi refuge, venant de Paris, naturalisés français. Lui rejoint le front, elles fuient vers Lyon. L’enfant sera accueillie par les Ferrand. Ses parents la rejoindront ensuite. Tous sortiront de l’étau à la fin de la guerre. En 1942, l’Allemagne nazie met en œuvre l’extermination de la population juive, avec la complicité de Vichy qui a des crimes à son actif, dès 1940 (exclusion de la société, rafle du Vel d’Hiv’…). Jusqu’en 1944, 76 000 personnes (11 000 enfants), françaises ou étrangères,  sont déportés. Seuls 2 500 reviendront. « Si les trois-quarts de la population juive d’avant-guerre ont pu échapper à la déportation, c’est grâce à la solidarité de valeureux qui, dans l’anonymat des profondeurs du pays, ouvrirent les yeux, n’écoutèrent que leur conscience et trouvèrent le courage de faire des gestes qui relevaient, pour eux, de l’évidence », a rappelé Thierry Démaret, sous-préfet. La plaque inaugurée invite les passants à se recueillir et à se souvenir des atrocités et des actes de bravoure de la période d’occupation. Elle est un message pour l’avenir. « Je forme le vœu que leur mémoire demeure pour nous, à jamais, un exemple vivant », a-t-il conclu. Grâce à ces trois couples honorés, le petit village isérois inscrit son nom à côté des valeurs de tolérance et d’humanité.

 

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Lézat-sur-Lèze. Trois Justes enfin dans la lumière

mercredi 11 décembre 2013

Du 19/11/2013

 

 

 

 

Les trois filles du couple Bonnet./Photo DDM.

La jeune génération ne doit jamais oublier les heures sombres que la France a vécues et au milieu des commémorations à date fixe, le devoir de mémoire se décline aussi à travers certains actes comme ceux attribués aux Justes.

Ainsi une cérémonie en l’honneur d’une famille de Justes revêtait, des dizaines d’années après, une émotion bien palpable. Et c’est parce que Madeleine Géraud est Lézatoise depuis plus de cinquante ans que Jean-Claude Courneil, maire de la commune, avec son conseil municipal, a décidé cette célébration. Avec ses deux sœurs, Elise Dumas et Germaine Lourde, Madeleine Géraud recevait en présence des élus, des proches et de la famille la médaille de la ville. Mais c’est le 9 octobre, à Cintegabelle, qu’officiellement les trois sœurs recevaient des mains de Barnéa Hassid, consul général d’Israël, la médaille et le diplôme des Justes parmi les nations à titre posthume pour leurs parents, Marie et Jean-Bernard Bonnet.

A Toulouse, en 1942, pendant l’Occupation, Salomon Bouadana et Hélène, son épouse, décident de protéger leurs enfants en les cachant séparément. Ils font la connaissance du couple Bonnet, agriculteur à Cintegabelle, qui accepte de prendre leur fille Arlette dans le foyer. Pendant trois ans, jusqu’en mars 1945, la jeune fille sera intégrée comme le quatrième enfant, étant officiellement une petite cousine. Scolarisée à l’école des Baccarets, elle mènera une existence normale bien que la menace d’être découvert ou dénoncé pèse sur le couple Bonnet. «Il nous a paru évident de mettre en lumière ces actes de courage et d’humanité dont ont fait preuve les membres de la famille de Madeleine, Elise et Germaine à l’égard d’Arlette Bouadana, souligne Jean-Claude Courneil. Dans cette période trouble, où la délation était de mise, la discrétion de tout l’entourage, y compris des voisins, a rendu possible cette célébration.»

Malheureusement, un peu souffrante, Arlette, aujourd’hui âgée de 76 ans et vivant à Toulouse, n’a pu assister à la cérémonie.

Les noms de Marie et Jean-Bernard Bonnet seront inscrits sur le mur d’honneur du jardin des Justes parmi les nations de Yad Vashem, à Jérusalem, mais aussi à Paris, dans l’allée des Justes, près du mémorial de la Shoah.

 

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Un Juste titre

mercredi 11 décembre 2013

Du 15/11/2013

 

 

 

 

 

Michel Alitenssi remet la médaille des Justes à Roger Cenou. (Photo C. M. )

Fernand et Aurélie Cenou étaient Boétiens durant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, la famille Lévy, pourchassée par l’antisémitisme, quitte la France occupée pour se réfugier en Agenais, alors en zone libre.

De cette date à la fin de la guerre, trois années durant, ils ont été hébergés et sauvés par la famille Cénou. Ce couple de Boétiens vient de recevoir le titre de Juste parmi les Nations à titre posthume lors d’une cérémonie organisée à la mairie de Boé.

24 800 autres Justes

Leur nom sera à jamais gravé sur le mur d’honneur dans le jardin des Justes de Yad Vashem à Jérusalem avec les 24 800 autres Justes dont 3 500 Français. C’est leur petit-fils, Roger Cenou, qui a reçu le diplôme et la médaille dans son étui en bois d’olivier. Myriam 94 ans, dernière survivante de la fratrie de six enfants sauvés par les époux Cenou, et les descendants de la famille Lévy accompagnaient Roger Cenou. C’est une émotion permanente qui a entouré la salle du Conseil municipal dès le discours de Christian Dézalos, maire et conseiller général.

Entouré de Lucette Lousteau, députée ; Didier Conus, préfet ; Zvi Tal, ministre plénipotentiaire auprès de l’ambassade d’Israël et Michel Alitenssi, délégué du Comité français de Yad Vashem, le premier magistrat boétien témoignait de la force du geste accompli.

« Au cœur de l’obscurité, ils ont été une lumière brillante. Cette cérémonie est un hommage mais elle doit aussi être celle de la mémoire, du questionnement et de la conscience. » Zvi Tal insistait sur « la sauvegarde de l’honneur et de la dignité humaine. C’est une histoire qui doit être racontée car elle permet de croire en l’humanité dans ses pires moments. Jamais nous ne pourrons oublier la barbarie, jamais nous n’oublierons les Justes car, je cite le “Talmud” : Qui sauve une vie, sauve l’humanité tout entière ».

L’émotion de la cérémonie a atteint son apogée lorsque Roger Cénou a pris la parole pour évoquer ses grands-parents, étreint par les sanglots : « Honneur à toi Fernand ! Ils étaient des parias et vous étiez des hors-la-loi. Merci d’avoir accompli cela. »

Didier Conus n’avait pas prévu de prononcer de discours lors de cette cérémonie, mais l’instant l’y a conduit : « C’est une leçon de vie et d’humanité que nous vivons là. Risquer sa vie pour d’autres, c’est ce qu’il y a de plus haut. »

Zvi Tal et Michel Alitenssi ont alors remis le diplôme et la médaille des Justes parmi les Nations à Roger Cenou avant que ne retentissent les hymnes israélien et français. 

Corine Malet 

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Saint-Gérand-le-Puy a sa place des "Justes parmi les Nations"

mercredi 13 novembre 2013

Du 11/11/2013

 

 

 

Christian Darneuville La plaque a été dévoilée lors des cérémonies du 11 novembre. Elle consacre la place du village de Saint-Gérand-le-Puy, dans l'Allier, comme place des "Justes parmi les Nations".

 

A Saint-Gérand-le-Puy, dans l'Allier, les cérémonies du 11 novembre ont été l'occasion de rendre hommage à un couple du village pour son action exemplaire durant la seconde guerre mondiale. L'occasion également de consacrer officiellement la place du village.

Il était une fois, durant la deuxième guerre mondiale, Marie-Louise et Philibert Tuloup. Un couple exemplaire de Saint-Gérand-le-Puy qui avait recueilli deux petites filles juives et les avait sauvées d'une mort certaine.

Il y a deux ans, les époux Tuloup ont été reconnus "Justes parmi les Nations" par l'Etat d'Israël. Pour avoir recueilli, donc, Josette et sa soeur Michèle, originaires d'Alsace. C'était en 1943.

70 ans plus tard, le 11 novembre, Josette est revenue à Saint-Gérand-le-Puy où elle a participé à un émouvant hommage rendu à ses sauveurs. En leur honneur, la place de ce petit village de l'Allier a été consacrée place des "Justes parmi les Nations". En présence également d'Arie Avidor, ministre des affaires économiques et scientifiques d'Israël qui a dévoilé la plaque officielle.

Evelyne Rimbert



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Foulayronnes (47) : à la mémoire de Justes

mercredi 13 novembre 2013

Du 08/11/2013

 

 

 

 

 

Roger Cenou et son épouse Nicole, chez eux, à Foulayronnes. (Jean-Louis Borderie) Roger Cenou, 78 ans, représente aujourd’hui son grand-père et l’épouse de ce dernier, dans une histoire familiale dont il ignorait tout il y a une dizaine d’années.

C’était il y a une dizaine d’années. Roger Cenou se souvient « être tombé des nues ». En même temps qu’il écoutait Caroline Daigueperse raconter l’histoire de sa mère à elle, lui-même découvrait tout un pan de son histoire familiale.

Il découvrait que son grand-père paternel Fernand Cenou et l’épouse de ce dernier, Aurélie, avaient hébergé durant une partie de la Seconde Guerre mondiale la famille Daigueperse d’alors, une mère et ses six enfants de confession juive, chez eux, à Boé.

 

Aujourd’hui, à 78 ans, Roger Cenou représente ce couple, reconnu « Justes parmi les nations » à titre posthume, lors de la cérémonie officielle, à Boé.

« Avec fierté », les yeux humides et quelques trémolos d’émotion dans la voix. De son grand-père, Roger Cenou n’a retrouvé que de rares photos et des souvenirs « qui se résument à très peu de chose ». « C’était un personnage. Un bonhomme de son époque, pas très câlin. Il gardait une certaine distance. Mon père le vouvoyait. »

Roger Cenou a alors 7 ans et habite avec ses parents, à Agen.

Il ne voit son grand-père, charron, qu’à l’occasion des fêtes et ne sait alors rien de la famille qu’héberge le couple. « Je savais que mon père participait à un certain nombre de choses », se remémore Roger Cenou.

« Je voyais des armes en sous-sol, j’entendais les recommandations de ma mère quand mon père partait. Mais pour mon grand-père, je ne savais rien. Le seul qui était au courant de cette histoire-là, c’était mon père. »

Mais lui non plus n’a rien transmis à son fils, aucun écrit, aucun récit. « Je n’ai rien, aucun document de mon grand-père, indique le septuagénaire. Les gens avaient une certaine méfiance, même après la guerre. Et puis dans ces générations, on ne parlait pas beaucoup. »

Les recherches de Caroline Daigueperse, le témoignage de sa mère Myriam, aujourd’hui âgée de 94 ans, ont abouti, suite à une enquête de l’association Yad Vashem, à l’attribution du titre de « Justes parmi les nations » au couple de Fernand et Aurélie Cenou. En tant que plus direct des descendants encore en vie, Roger Cenou les représente lors de la cérémonie officielle, à laquelle d’ailleurs Myriam Daigueperse devrait se rendre.

Sur la tombe de son grand-père, Roger Cenou a fait ajouter une plaque portant la mention de cette reconnaissance.

La sépulture de son épouse, Aurélie, « je ne sais pas où elle est », confie-t-il embêté.

Mariane Riboulet

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