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Berjou - L’école de Berjou baptisée « Roland et Jeanne Ricordeau, Justes parmi les Nations »

samedi 21 juin 2014

Du 21/06/2014

 

Justes parmi les Nations, depuis 2010, Roland et Jeanne Ricordeau, anciens instituteurs à Berjou, resteront dans toutes les mémoires. Depuis samedi, l'école porte leur nom.

« Il nous a semblé normal de mettre ce couple à l’honneur à notre tour. C’est pourquoi, il a été décidé de donner leur nom à l’école. » Didier Vieceli, maire de Berjou, accueillait une importante délégation, samedi matin dans sa commune. Entourés de personnalités locales, d’habitants et d’élus, la famille et notamment les enfants de Roland et Jeanne Ricordeau étaient réunis pour rendre, une nouvelle fois, hommage à ce couple de résistants, sauveurs de nombreux enfants juifs de la Déportation. « Dorénavant, on ne parlera plus de l’école de Berjou, mais de l’école Roland et Jeanne Ricordeau, Justes parmi les Nations », a déclaré Didier Vieceli lors de la cérémonie d’inauguration de la plaque apposée sur la façade de l’école. « Un chêne sera également planté en leur honneur par les enfants et l’association 50 000 chênes, représentée par Didier Ouvry. » Sans doute au moment des vacances de la Toussaint. L’emplacement a été choisi : dans le jardin potager de l’école maternelle. Pierre Osowiechi, représentant du comité français de Yad Vashem, rappelle que pas moins de 3760 Français ont été reconnus par l’Etat d’Israël comme des « Justes parmi les Nations ». « Au moment où se déroulait la Shoah, quand la majorité des pays gardait le silence sans intervenir, des personnes non-juives choisirent de sauver des Juifs en danger, au péril de leur vie. L’Etat d’Israël, créé par les Nations Unies en 1948 et le Mémorial Yad Vashem à Jérusalem, décidèrent, en 1963, de leur rendre hommage et de leur attribuer ce titre, la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël. » Distinction qui salue les « Non Juifs vertueux œuvrant avec compassion et justice ». A Paris, une allée des Justes, près du Mémorial de la Shoah, recense la liste des noms des 3760 Français, parmi lesquels, Roland et Jeanne Ricordeau. Accompagnée de ses frères Jean-Louis, 77 ans et Michel, 74 ans, Annette Ricordeau-Hervieux, 78 ans, est la fille aînée de Roland et Jeanne. Dans son discours, elle a souhaité rendre hommage à la population de Berjou : « Papa et maman occupaient dans le village des postes d’enseignant et pour notre père, de secrétaire de mairie. Ils connaissaient toutes les familles de Berjou et environs. Ils fabriquaient de faux papiers. Avez-vous réalisé qu’ils n’auraient rien pu faire sans la complicité des habitants ? La discrétion et le silence des habitants de Berjou méritent le respect. Ils ont évité le pire à nos parents alors que le pasteur Buscarlet, à Condé-sur-Noireau, organisateur de leur réseau, a été déporté à Buchenwald et n’est pas revenu…  » Annette Ricordeau-Hervieux a annoncé qu’elle ferait le déplacement depuis son domicile, près de Besançon, à l’automne prochain, pour la plantation du chêne en souvenir de ses parents.


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Brûlon - Hortense, Léon et Simone Coudreuse, déclarés "Justes parmi les Nations"

dimanche 15 juin 2014

Du 15/06/2014

 

 

 


 

Monique Poillot-Rubinsztein au centre. "Il fallait sauver ces deux fillettes juives". Pour Léon et Hortense Coudreuse, qui habitaient alors l'ancien hôtel du 18 boulevard de la Gare, à Brûlon, c'était une évidence. Plus de 70 ans après cet acte de courage, Léon et Hortense Coudreuse et leur fille Simone, ont été déclarés "Justes parmi les Nations" à titre posthume. C'est l'aboutissement de longues démarches entreprises par Monique Poillot-Rubinsztein, l'une des deux fillettes qui fut cachée, protégée et chérie par cette famille. "Ils ont risqué leur vie pour sauver deux fillettes, ils ont fait preuve d'une grande noblesse d'âme". Ce dimanche, un vibrant hommage a été rendu à ces trois héros de l'ombre et du silence au cours d'une cérémonie marquée par la remise d'une médaille et d'un diplôme de l'Institut Yad Vashem de Jérusalem à la petite-fille de Léon et Hortense Coudreuse.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence de Monique Poillot-Rubinsztein, qui a fait le récit de son histoire devant un public très ému, au premier rang duquel se trouvait son ancienne institutrice à Brûlon.

Aposée à la grille de la maison qui abrita Monique et sa soeur, une plaque a été dévoilée en hommage à la famille Coudreuse. En conclusion, il est écrit :  "quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier".

 

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Mende - Sœur Marie-Rose, Juste parmi les nations

vendredi 13 juin 2014

Du 13/06/2014

 

 

 

 

 

C'est une cérémonie exceptionnelle et très émouvante qui s'est déroulée jeudi matin à la mairie de Mende. Dans une salle des mariages pleine à craquer, Augustine Brugeron, sœur Marie-Rose en religion, mère supérieure de la Providence de Mende a obtenu à titre posthume la médaille et le diplôme des Justes parmi les nations.

Un courage d'exception
Une distinction « qui honore le dévouement et le courage exceptionnel de celles et ceux qui ont bravé l'appareil de l'Etat au péril de leur vie en offrant un refuge au peuple juif », a souligné Barnéa Hassid, le consul général d'Israël à Marseille. En présence d'Alain Bertrand, sénateur-maire de Mende, de Simon Massbaum, délégué du comité français Yad Vashem qui attribue ce titre, du préfet Guillaume Lambert, des membres de la famille et d'élus, a été retracé le parcours de Marie-Rose.

Deux fillettes cachées
Issue d'une famille de 13 enfants, elle devient religieuse à 21 ans et reste durant vingt ans mère supérieure de la congrégation de la Providence à Mende. En pleine Seconde Guerre mondiale, aux côtés de sœur Marie-Emilienne et du père Joseph Caupert (distingués par le titre des Justes en 2012), elle va cacher Gaby et Annie Hochman, deux petites filles juives. Elles resteront dans le plus grand secret à l'institution pendant près de deux ans.

« Quinze dans la famille à lui devoir la vie »
Gaby Hocham était présente à la cérémonie jeudi et a fait part de son émotion d'honorer celle qui a contribué à lui sauver la vie : « J'ai été cachée à l'âge de 2 ans et demi avec ma sœur de 13 ans aujourd'hui disparue. Je n'ai pas eu la chance de revoir Marie-Rose. Nous sommes déjà quinze dans la famille à lui devoir la vie et ce chiffre va aller en augmentant de façon exponentielle », a-t-elle précisé.

De l'émotion
Au cours de la cérémonie, de jeunes élèves mendois ont lu des poèmes ou entonné Le Chant des partisans, de quoi renforcer un peu plus la portée symbolique du moment et l'émotion de tous les participants. Enfin, les hymnes nationaux, La Marseillaise et Hatikvah ont été repris en chœur par l'assistance.

Une distinction confiée à la Providence
C'est Jean-Marie Brugeron, le petit neveu de Marie-Rose, qui a reçu la médaille au nom de son aïeule. Ce dernier a proposé que cette distinction soient confiée à « la communauté de la Providence afin qu'elle soit exposée et que les membres de cette communauté et leurs visiteurs se souviennent du geste de leur ancienne supérieure ».


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Une montagne des Justes dans le Jura

mercredi 11 juin 2014

Du 11/06/2014

 

Chapelle des Bois, un petit village des montagnes jurassiennes (alt. 1100m) peut s'enorgueillir d'avoir compté dans sa population deux Justes parmi les nations: les soeurs Cordier. Elles ont fait passer en Suisse, par de difficiles chemins escarpés, fortement enneigés l'hiver, une soixantaine de personnes en onze expéditions.

 

Pendant que les deux soeurs guidaient leurs protégés le long de leur épuisant trajet nocturne, une troisième soeur équipée de skis dessinait des traces destinées à égarer des poursuivants éventuels. Hélène Martin, la fille de Victoria Cordier, a entrepris d'élever une stèle mémorielle au point de passage clandestin de la frontière suisse. Elle a organisé le 8 juin, le long de l'itinéraire des fugitifs, une "Marche des Justes" à laquelle j'ai eu le plaisir de représenter le CRIF, d'abord au cours d'une petite cérémonie, puis le long d'une partie du chemin. Karl Nussbaum, le fils du premier juif sauvé par les Justes de Chapelle, était venu exprès de New York pour participer à l'événement.

Pr Francis Weill

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Brûlon : 70 ans après, Léon et Hortense Coudreuse reconnus “Justes de la Nation”

mercredi 11 juin 2014

Du 11/06/2014

 

 

 

 

Une cérémonie officielle, en présence de nombreuses personnalités, s’est déroulée hier dimanche, au 18 BD de la Gare, devant la maison qui a accueilli et sauvé pendant la guerre deux petites filles juives.

En présence des délégués du comité français pour Yad Vashem, du ministre aux Affaires administratives de l’Ambassade d’Israël en France, de Stéphane Le Foll, ministre, Marie-Elisabeth Lemaitre a reçu, à titre posthume, au nom de ses grands-parents, Hortense et Léon Coudreuse, et de leur fille Simone, la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations.

Brûlon s’apprête à accueillir une cérémonie que peu de communes ont l’honneur d’accueillir : une cérémonie officielle de reconnaissance de Justes de la nation. Deux petites filles juives  ont été cachées durant la guerre par une famille de Brûlonnais, Léon et Hortense Coudreuse. 70 ans plus tard, l’une des deux fillettes, Monique Rubinsztein désormais Monique Poillot et âgée de bientôt 80 ans, est parvenue à obtenir pour eux le titre de Juste de la nation, après plusieurs années de démarches (lire ci dessous).

Son père déporté

1942 :  la situation des Juifs n’est plus tenable à Paris. Monique Rubinsztein qui « avant guerre vivait confortablement » voit son cocon éclater. Son père a été déporté en 1941. Elle vit encore avec sa mère et sa soeur, Eliane, mais la chasse aux Juifs s’amplifie dans la France de l’occupation. « Ma soeur, malade, a été envoyée à Brûlon chez une amie de ma tante ». A Paris, Monique « porte l’étoile jaune  et se fait insulter par ses camarades ». Les Nazis s’en prennent désormais aux femmes et aux enfants.

Cachées à Brûlon

Sa mère décide de cacher sa deuxième fille et supplie la famille Coudreuse de Brûlon, qui accueillait déjà sa première fille, Eliane, d’accueillir également Monique. Le couple accepte. Ses deux filles cachées, Mme Rubinsztein, va se cacher à Paris. Monique découvre alors la vie brûlonnaise. « Nous étions appelées les petites Coudreuse et nous allions à l’école libre ». Seules les enseignantes connaissaient l’identité des deux fillettes.
La guerre s’achève, la soeur de Monique rentre vivre avec sa mère à Paris. Monique de son côté ne veut pas quitter les Coudreuse. « Je ne voulais pas faire de la peine à Mme Coudreuse en partant »
La fillette rentre finalement à Paris en 1947. Mais elle n’a jamais oublié Brûlon et la famille qui l’a accueillie et lui a sauvé la vie.  Elle va dimanche, à titre posthume malheureusement, leur rendre hommage en ayant obtenu pour eux la reconnaissance de Justes de la Nation.


Monique Rubinsztein est au centre de la photo, assise sur les genoux de Madame Coudreuse. Au 1er rang assis : Melle Serru, directrice de l’école, Mme Roy puis sa sœur, Mme Mauboussin, Monique Rubinsztein sur les genoux de Mme Coudreuse, M. le Curé Lacombe et M. Coudreuse. Sont debouts : Melle Louise maîtresse d’école, Simone Coudreuse, Melle Léturmy institutrice, Eliane, la sœur de Monique, puis Germaine la fille de M. et Mme Roy, puis M. Roy.

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Monbahus (47) : une Juste parmi les Nations honorée

mardi 10 juin 2014

Du 10/06/2014

 

La médaille et le diplôme de Juste parmi les Nations ont été remis, à titre posthume, à Lucienne Deguilhem qui, pendant la Seconde Guerre mondiale a sauvé des hommes, des femmes et des enfants de la barbarie nazie 

 

 

Aujourd’hui adultes, certains des enfants sauvés par Lucienne Deguilhem pendant la Seconde Guerre mondiale, étaient présents à la cérémonie. © Photo Photo M. D. "Elle a, au péril de sa vie, caché et protégé de nombreux juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Son nom sera inscrit à jamais dans l'Allée des Justes de France au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem." Ces quelques mots, prononcés par le délégué du comité français pour Yad Vashem, Gérard Benguigui, en l'honneur de Lucienne Deguilhem, résume à eux seuls le sens de la cérémonie qui s'est récemment déroulée sur la commune en présence, notamment, du consul général d'Israël, Barnea Hassid.

Une cérémonie au cours de laquelle cette habitante de Monbahus, aujourd'hui décédée, s'est vue remettre, à titre posthume, la médaille et le diplôme de Juste parmi les Nations pour avoir aidé, protégé et sauvé des hommes, des femmes et des enfants de la barbarie nazie.

"Cela nous replonge dans notre passé et fait découvrir à tous les jeunes ici présents ces terribles années de guerre où des millions d'hommes et de femmes ont été arrêtés, déportés parce qu'ils étaient juifs, soulignait le maire, Jean-Marie Gary. Mais elle nous rappelle aussi le souvenir de tous ceux et celles qui, comme Lucienne Deguilhem, ont agi et donné un sens aux mots liberté, fraternité, solidarité, courage."

Après avoir insisté sur l'importance du devoir de mémoire et sur la compassion humaine, les personnalités présentes ont écouté avec attention les mots du poème de Paul Eluard, "La Liberté", récité par les élèves des écoles et le texte "Les Justes" lu pas les collégiens qui ont ensuite entonné "Le Chant des Partisans" avant de jouer l'hymne israëlien et "La Marseillaise".

Une attention qui a touché plusieurs enfants juifs sauvés par Lucienne Deguilhem qui, désormais adultes, avaient fait le déplacement depuis les quatre coins de la France, mais aussi d'Israël, de Belgique et d'Angleterre.

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