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Lacapelle-Biron.« Juste une cachette »

jeudi 2 mai 2013

 

 

 

 

Le sort des enfants juifs mis en scène. (Photo DR) La commune de Lacapelle se prépare à commémorer le 69e anniversaire de la rafle du 21 mai 1944 au cours de laquelle 47 hommes de la commune ont été arrêtés puis déportés.

Les cérémonies officielles auront lieu les 21 et 26 mai et une conférence sera donnée par Gérard Boulanger, conseiller régional, militant des droits de l’homme et essayiste. Inscrit au barreau de Bordeaux, Gérard Boulanger fut l’avocat à l’initiative de la procédure judiciaire engagée contre Maurice Papon dans laquelle il défendit 27 des parties civiles, victimes des rafles contre les juifs.

L’association Mémoire vive, créée récemment pour perpétuer la mémoire de la déportation à Lacapelle par différentes actions, propose un spectacle de théâtre sur l’action des Justes parmi les nations, samedi à 20 h 30.

Les Capelains se rappellent qu’il y a deux ans, deux familles avaient été honorées de cette distinction pour le rôle qu’avaient joué leurs parents et grands-parents pour sauver des familles de confession israélite. « Juste une cachette », la pièce de Madeline Fouquet, se passe en 1942. Sur un quai de gare, une dame arrache l’étoile jaune d’un enfant et le cache. Cinq comédiens, dont deux enfants, campent une quinzaine de personnages. La pièce plonge le public dans l’urgence de la survie, du mensonge, dans les plaies vives des rafles et des séparations. 

source: http://www.sudouest.fr/2013/05/02/juste-une-cachette-1041045-3723.php du 02/05/2013

Juste une cachette
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La ville de Moissac veut être reconnue ville de Justes

lundi 29 avril 2013

 

PHOTO/. Photos "Association Moissac ville de Justes oubliée"

Cinq cents enfants juifs ont été sauvés de la barbarie nazie dans cette bourgade du Tarn-et-Garonne, avec la complicité des habitants. Un colloque le rappelle ce week-end.Qui le sait ? La paisible bourgade de Moissac a sauvé 500 enfants juifs de la barbarie nazie. Ils venaient de Pologne, d'Autriche, d'Allemagne et de France, leurs parents étaient déportés dans les camps de la mort ou cachés. Ils ont été recueillis dans la Maison des enfants, une grande bâtisse au bord du Tarn ouverte par le jeune couple d'éclaireurs juifs Bouli et Shatta Simon. Pas moins de 500 enfants sont passés au numéro 18 du quai du port avant de se réfugier en Angleterre, aux Etats-Unis ou ailleurs, de 1939 à 1943. Sur place, il y avait en permanence 150 à 200 enfants juifs qui jouaient, célébraient les fêtes religieuses, allaient à l'école communale quand ils connaissaient assez le français. Personne ne les a dénoncés. Mieux, le secrétaire de mairie a fait des fausses cartes d'alimentation et d'identité. Des habitants ont donné leur identité. "La population nous appelait la colonie", se souvient Jean-Claude Simon, fils des fondateurs de la Maison. "Le gouvernement de Vichy avait remplacé le maire par le docteur Molle, mais c'était un humaniste qui a contribué à la fabrication de faux papiers ! raconte le maire Jean-Paul Nunzi (PS). Je crois qu'il y avait aussi des collaborateurs dans la population mais personne n'est allé jusqu'à dénoncer des enfants." Mais après l'occupation de la zone sud, des juifs sont arrêtés à Moissac. Shatta Simon ferme la Maison en 1943 et organise la plan du 27/04/2013que des enfants sous de faux noms. Ils sont dispersés dans des familles dans la campagne, en Espagne et en Suisse, avec le soutien de la "sixième", l'organisation résistante des éclaireurs juifs. Gabriel Cohn-Bendit, frère aîné de Daniel, est caché chez un architecte. "Le couvent a sauvé une dizaine de filles juives", se souvient Jean-Claude Simon, lui-même caché chez un peintre en bâtiment. Tous les enfants furent sauvés et comme promis, tous se retrouvèrent à Moissac le premier shabbat après la Libération.

Peu de traces de cette histoire

La guerre finie, beaucoup d'enfants juifs étaient orphelins. Le couple Simon utilisa cette fois le grand moulin de Moissac comme centre d'apprentissage jusqu'en 1953. Aujourd'hui, la Maison appartient à un particulier et il reste peu de traces de cette histoire dans la ville de briques roses si ce n'est la plaque Shatta et Bouli Simon qui nomme la place devant la Maison. Mais, demain, l'esplanade du Moulin sera rebaptisée "Esplanade des Justes parmi les nations". Pour faire reconnaître le rôle de la ville dans l'Histoire, l'association "Moissac ville de Justes oubliée" organise ce week-end un colloque avec des historiens, Serge Klarsfeld et Jean-Raphaël Hirsch, président du comité français de Yad Vashem, le mémorial israélien qui sélectionne les "Justes parmi les nations". A Moissac, seules quatre personnes sont reconnues Justes : le secrétaire de mairie Manuel Darrac qui a établi les fausses cartes pour les enfants, son assistante Alice Pelous, le charbonnier Jean Gainard qui a caché et donné son identité à des enfants, Henriette Ducom qui a laissé son identité à Elisabeth Hirsch, la sœur de Shatta, pour qu'elle fasse sortir des enfants des camps de Gurs et de Rivesaltes. Jean-Claude Simon aimerait que davantage d'anonymes et même toute la ville soient nommés Justes, à l'image de la région du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) entièrement reconnue en 1990 pour avoir sauvé 5 000 juifs. Car, dit-il, "il n'y a pas beaucoup d'exemple de complicité de sauvetage de maison d'enfants juifs... ». 75 000 Juifs ont été déportés de France dont 11 400 enfants. Pas moins de 500 enfants sont passés au numéro 18 du quai du port

Laurent Marcaillou

source:http://www.lindependant.fr/2013/04/27/la-ville-de-moissac-veut-etre-reconnue-ville-de-justes,1749471.php du 27/04/2013

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Salles-d'Angles : les Stacke reconnus Justes

lundi 29 avril 2013

 

 

 

 

Joseph et Aneska Stacke Le 9 mai, près de Cognac, Aneska et Joseph Stacke seront honorés à titre posthume et faits Justes parmi les nations

Pendant la guerre, Aneska et Joseph Stacke étaient mal vus. À Salles-d’Angles, près de Cognac, on les traitait parfois de « sales boches ». Ce couple d’émigrés tchécoslovaques cachait pourtant des juifs, dans sa maison aux volets bleus, au 9, rue Mortemer. De juillet 1942 à août 1945, ils ont sauvé Héda et Kurt Fischl et leurs deux enfants, Alex et Otto…

Il y a un an, l’institut Yad Vashem (le mémorial de la Shoah à Jérusalem) reconnaissait à titre posthume la qualité de Justes parmi les nations à Aneska et à Joseph. Voici la distinction suprême accordée par l’État d’Israël à des non-juifs. Jeudi 9 mai, à 11 h 30, à la salle polyvalente de Salles-d’Angles, la médaille des Justes sera remise aux enfants du couple Stacke. Sur cette médaille figure une devise extraite du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier. »

Souvenir des années noires

La cérémonie se déroulera en présence des enfants du couple Stacke, de Barnea Hassid, consul d’Israël à Marseille, de Natan Holchaker, délégué régional du comité français Yad Vashem, et de nombreux invités, dont Otto Fischl.

Otto n’était qu’un enfant lors de ces années noires ; un enfant caché, un enfant sauvé. Aujourd’hui âgé de 84 ans, il est aujourd’hui grand-père et vit en Australie. Sa présence à Salles-d’Angles, le 9 mai, où il sera accompagné de son neveu Daniel, sera à ce titre exceptionnelle.

Otto et son frère Alex étaient arrivés à Salles-d’Angles le 14 juillet 1942, un peu avant leurs parents. Pour tromper l’ennui et l’angoisse d’être dénoncé, Otto a rédigé un journal. Il y confiait ses pensées, des anecdotes sur la vie tumultueuse de la maisonnée et des nouvelles de la guerre. Ce journal, longtemps resté intime et secret, ne fut publié qu’en 2009, sur l’insistance d’Agnès Stacke, l’un des huit enfants d’Aneska et Joseph.

En voici quelques extraits : « Quand je regarde en arrière, ce que cet homme a fait pour nous est indescriptible, un acte d’un courage incroyable, d’une Deux filles du couple reconnu par l’institut Yad Vashem, Annie et Agnès Stacke, devant la maison aux volets bleus de la rue Mortemer de Salles-d’Angles. immense bonté et une action d’un humanisme hors du commun. Il risquait non seulement sa propre vie, mais aussi celle de sa famille […]. Aujourd’hui, quand je regarde mes petits-enfants et que je les vois rire et jouer, je vois toujours en face de moi M. et Mme Stacke et la pensée ne me quitte jamais que, sans eux, tout cela ne serait jamais arrivé. » Dans son ouvrage, Otto évoque aussi d’autres figures locales : « Le curé du village, l’abbé Lévêque, qui connaissait notre présence dans la maison, les sœurs de l’ordre Sainte-Thérèse, qui non seulement savaient mais venaient régulièrement nous donner des leçons, et le maire, qui était également au courant. »

Jeudi 9 mai, à 10 h 30, un peu avant la cérémonie à la salle polyvalent, une messe à leur mémoire sera d’ailleurs donnée à Salles-d’Angles. Dans l’après-midi, de 15 à 17 heures, les enfants Stacke ouvriront les portes de la maison familiale aux invités et au public. Enfin, une gerbe devrait être déposée au cimetière, où reposent désormais les deux Justes.

Colette Guné

 source: http://www.sudouest.fr/2013/04/26/reconnus-justes-1036238-813.php du26/04/2013

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Couternon. Jeanne Gueroult a tenu à saluer le courage de ses “sauveurs”.

lundi 29 avril 2013

 

Les petits-enfants de Georges et Jeanne Mignotet ont reçu la médaille et le titre de Juste parmi les nations en leur nom. Photo Corinne Royer

Jeanne Gueroult, enfant juive sauvée par Georges et Jeanne Mignotet, a effectué les démarches pour que le titre de Juste parmi les nations soit remis aux petits- enfants du couple.

C’est une histoire comme il en a existé quelques-unes durant la Seconde Guerre mondiale, qui a propulsé Patrick Bomboy, habitant de Couternon, sur le devant de la scène. En effet, il est le petit-fils de Georges et Jeanne Mignotet, qui ont reçu, à titre posthume, le titre de Juste parmi les ­nations.

Au risque de leur vie

C’est dans le hameau Le Prelot, dans la commune de Champlitte, en Haute-Saône, que Jeanne Gueroult, enfant juive de santé précaire, est accueillie dans le préventarium pour enfants, tenu par Georges et Jeanne Mignotet, juste avant la déclaration de guerre, en juin 1939.

Par des stratagèmes et à leurs risques et périls, le couple a sauvé Jeanne et d’autres enfants juifs des rafles organisées pendant l’occupation. À la fin du conflit, ses parents ayant disparu, elle s’est retrouvée seule avec sa sœur. La générosité et l’engagement de Georges et Jeanne Mignotet ont fait qu’ils lui ont ouvert leur maison et l’ont accueillie comme leur propre enfant. Georges est d’ailleurs devenu son tuteur.

Pour remercier ceux qui l’ont abritée, sauvée puis élevée, Jeanne Gueroult a effectué, plus de cinquante ans après les faits, les démarches pour faire reconnaître ses bienfaiteurs Juste parmi les nations.

La médaille a été remise aux trois petits-enfants de Georges et Jeanne Mignotet, à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse), où vit Christine Serra- ­Bomboy (sœur de Patrick) par ­Robert Mizrahi, président du Comité français pour Yad Vashem.

Pour Patrick Bomboy, c’est une grande fierté de voir le courage et l’abnégation de ses grands-parents reconnus : « Comme beaucoup d’anonymes, mes grands-parents ont agi selon ce que leur a dicté leur cœur. Pour eux, je suis sûr qu’il ne s’agissait que d’actions simples, presque banales ».

Jeanne Gueroult a toujours gardé des contacts avec sa famille d’adoption et elle est très heureuse que ses démarches, débutées il y a cinq ans, « aient enfin abouti et contribuent à perpétuer le devoir de mémoire et de reconnaissance à tous ceux qui le méritent ».

source:http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2013/04/23/une-belle-action-reconnue du 23/04/2013

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Une Appaméenne Juste parmi les justes

lundi 29 avril 2013

 

 

 

 

Lors de la cérémonie à l'hôtel de ville /Photo DDM, X.O. Cérémonie très émouvante dernièrement en la mairie de Pamiers, présidée par le maire André Trigano, Israela Peri Probstein, consul d'Israël à Marseille, et le docteur Albert Seifer, délégué régional du comité français pour Yad Vashem. Une manifestation peu commune puisqu'il s'agissait d'honorer la mémoire de Conception Faya Blasquez, Appaméenne d'origine espagnole, qui durant la Seconde Guerre mondiale accueillit en mai 1943, dans l'anonymat de son modeste appartement au 27, rue de la Sous-préfecture, deux enfants juifs, Jacques et Gisèle, et leur maman, Mme Moreno, épouse Mizrahi. à ce titre, sa fille Angèle Debeaune-Faya a reçu la médaille et le diplôme de Juste, témoignage de gratitude et de reconnaissance de l'Etat d'Israël et du peuple juif.

André Trigano, non sans gravité mais avec beaucoup de pudeur, n'a pas abordé son parcours personnel et celui de sa famille durant cette période. Un maire émouvant qui sut trouver les mots justes pour rappeler le rôle de Mgr Sallèges : «Il a été d'un courage extraordinaire, au péril de sa vie. Il a pris la parole dans les moments difficiles.» Et ce dernier de s'adresser cette fois à Angèle Debeaune-Faya, fille de Conception Faya-Blasquez, dans un hommage appuyé : «Votre mère est un exemple, c'était naturel ce que votre maman a fait, elle l'a fait avec son son cœur.» De son côté, le docteur Albert Seifer, le délégué régional du comité français pour Yad Vashem, a rappelé que 3 758 Justes parmi les nations de France sont reconnus à ce jour.

Transmettre le souvenir

Désormais, le nom de Conception Faya-Blasquez est gravé sur le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem.

Sur la médaille remise à Angèle Debeaune-Faya honorant la mémoire et le grand courage de sa mère Conception, une phrase extraite du Talmud : «Quiconque sauve une vie, sauve l'univers tout entier». Le docteur Seifer a indiqué qu'au cours de la Seconde Guerre mondiale, six millions de juifs de 21 pays d'Europe sous domination nazie furent exterminés. En France, 76 000 juifs, dont 11 000 enfants, furent déportés. Seuls 2 550 revinrent. Aucun enfant ne se trouvait parmi eux. Toutefois, les trois quarts des juifs, en France, ont eu la vie sauve.

«Ceux qui ont survécu le doivent souvent à des hommes et des femmes non juifs qui, n'écoutant que leur conscience, les cachèrent, les protégèrent, les sauvèrent de la mort. Célèbres ou anonymes, de tous âges et de toutes origines, de toutes appartenances religieuses et politiques et de tous milieux sociaux, ces hommes et ces femmes d'honneur avaient pour dénominateur commun le respect des valeurs morales, le rejet du fascisme et le courage d'agir malgré les risques encourus.

En leur décernant le titre de Justes parmi les nations, la plus haute distinction civile, l'Etat d'Israël leur rend hommage. Avec humilité, Angèle conclut, entourée des siens et de Maurice Moreno, l'un des deux enfants juifs protégés par sa mère : «Ma mère était courageuse, elle a fait son devoir, nous sommes là aujourd'hui pour elle et cette reconnaissance nous va droit au cœur. Je tiens à remercier Maurice Moreno d'avoir instruit le dossier qui honore aujourd'hui notre mère. Cet instant présent a valeur éducative et morale.»

Il n'y a qu'un seul Dieu !

Durant la cérémonie, le maire de Pamiers André Trigano a ouvert une parenthèse historique: «1946, l'autonomie d'Israël, la liberté, les juifs ont un pays dans lequel ils vivent. Je crois à la cohabitation intelligente entre Juifs et Palestiniens. En 1963-64 , mon père a tout fait pour le rapprochement de ces deux peuples. Au moment de la guerre des Six Jours, il a créé un village de vacances à Hyères où il a accueilli 100 enfants, 50 orphelins juifs et 50 orphelins musulmans. Il leur a dit vous êtes cousins, ne l'oubliez jamais. Il n'y a qu'un Dieu, c'est celui de la bonté et de la miséricorde.»

source: http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/20/1610510-une-appameenne-juste-parmi-les-justes.html du 20/04/2013


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Voyage des petits-enfants de Justes parmi les Nations en Israël

lundi 29 avril 2013

Du 7 au 10 avril 2013, à l’occasion des cérémonies de commémoration de la Shoah, la Fondation France Israël, présidée par l’ancien ministre Nicole Guedj, conduira en partenariat avec le Comité français pour Yad Vashem, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et la SNCF, une délégation de petits-enfants de Justes parmi les Nations français en Israël.

Pour la quatrième année consécutive, la Fondation France Israël permettra à des descendants de Justes parmi les Nations, âgés de 18 à 30 ans, de rendre hommage à la mémoire de leurs grands-parents qui, au péril de leur vie, ont sauvé celles de Juifs en danger.

Selon Nicole GUEDJ : « L’histoire des Justes parmi les Nations, ces hommes et ces femmes d’exception qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, est emprunte de courage, de dévouement et d’humilité. Aujourd’hui, nous voulons célébrer l’histoire de cette France qui s’est élevée contre la barbarie nazie et la transmettre en exemple aux nouvelles générations françaises et israéliennes. »

Durant quatre jours, ces héritiers d’une histoire « à part », en passe de devenir des « Ambassadeurs de la Mémoire » se rendront à Yad Vashem, découvriront le nom de leurs grands-parents sur le Mur des Justes parmi les Nations, rencontreront des rescapés de la Shoah dont certains protégés par les familles des membres de la délégation de la Fondation France Israël. Plusieurs rencontres avec des Israéliens (kibboutznikim, soldats de Tsahal, entrepreneurs…) seront également initiées pour pérenniser les liens indéfectibles qui unissent l’histoire des Justes parmi les Nations à celle de l’Etat d’Israël.

Anaïs Pauchard, arrière-arrière-petite-fille de Pierrette Pauchard, Juste parmi les Nations, explique pourquoi elle a accepté de prendre part au voyage de la Fondation France Israël :

« Je souhaitais que les gens se souviennent que la France n'a pas seulement été pendant la Seconde guerre mondiale l'auxiliaire de la dictature nazie, mais qu'il y a eu des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour sauver celle des autres.

On ne peut pas changer le passé, mais on peut lui donner un sens et c'est dans ce but que j'ai accepté ce voyage. L'épisode de la Shoah est évidemment un événement tragique et c'est à nous qu'il revient d'entretenir la mémoire de cette époque afin d'éviter un éternel recommencement de l'histoire. Ce devoir de mémoire, en tant que descendante de Juste, j'y suis profondément attachée, à la fois par conviction personnelle et pour honorer les actes de mes ancêtres

Après avoir été parrainé par Jean-Pierre Foucault, dont le père fut nommé Juste parmi les Nations, puis par le professeur René Frydman, dont la famille fut cachée pendant la guerre, cette année, le parrain du voyage est l’artiste franco-israélien,Shelomo SELINGER.

Ancien déporté, il sculpta de nombreuses œuvres consacrées à la Shoah et à la Résistance.

Parmi les plus célèbres, on compte Le Mémorial national des Déportés de France, à Drancy et le Monument aux Justes parmi les Nations, aux portes de Yad Vashem à Jérusalem.

Aux mêmes dates, le Comité Français pour Yad Vashem organise un voyage à Jérusalem d’une vingtaine de maires et élus français faisant partie du Réseau « Villes et Villages des Justes » ou ayant créé un lieu de mémoire en hommage aux Justes de France.

Les deux délégations se rencontreront lors d’une cérémonie commune à Yad Vashem Jérusalem, le jour des commémorations officielles de la Shoah.

source: http://www.fondationfranceisrael.org/actualites/news-fondation/item/396-voyage-des-petits-enfants-de-justes-parmi-les-nations-en-isra%C3%ABl du 07/04/2013

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