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VILLES•SUR•AUZON - Andrea et René Bézer reconnus "Justes parmi les Nations"

mardi 15 décembre 2015

Du 06/11/2015

 

 

 

 

Hier à Villes sur Auzon, le Consul Général d'Israël, Anita Mazor et Serge Coen du Comité Yad Vashem ont remis à Renée Rivière, petite-nièce d'Andréa et René Bézer, le diplôme d'honneur et la médaille de "Juste parmi les Nations". !PHOTO v.w. Ce couple de Vauclusiens a été honoré, hier à titre posthume, par l'Etat d'Israël, pour avoir protégé une famille juive pendant la Seconde guerre mondiale

Mercredi, les Villois René et Andréa Bézer, aujourd'hui disparus, ont été reconnus, "Juste parmi les nations", la plus haute distinction honorifique délivrée à des civils par l'État d'Israël, pour avoir aidé une famille juive durant la Seconde  guerre mondiale.

Étaient notamment présents à cette cérémonie le Consul général d'Israël à Marseille, Anita Mazor, le sous-préfet de Carpentras, Jean-François Moniotte, les élus locaux, Serge Coen, délégué du Comité Yad Vashem mais aussi le curé de Mazan, le Lieutenant- colonel de Sercey, chef de corps du 2' Régiment de la Légion Etrangère de Saint-Christol et le major Arcamone de la brigade de Gendarmerie de Mormoiron.

Le fils de la famille marseillaise recueilli par le couple Bézef, Armand Seunaneche qui avait 13 ans à l'époque, avait fait le déplacement pour être aux côtés de Renée, l'arrière-petite nièce de René et Andrea Bézer, venue les représenter, entourée de son fils et de sa petite-fille.

Pour que chacun prenne conscience de l'importance de cette journée, le maire du village, Frédéric Rouet, a rappelé les événements qui débutent à Villes-sur-Auzon, en février 1943.

« Nous vivions sous la terreur nazie depuis l'occupation totale du territoire français en novembre 1942. Une famille venant de Marseille s'installe au village. Il y a Armand, petit garçon de 13 ans accompagné de sa sœur et de ses parents.

Pour tous les villageois la famille d'Armand fuit la cité phocéenne bombardée et vient se réfugier auprès d'amis à Villes-sur-Auzon. La réalité est cependant bien différente: la famille d'Armand, d'origine juive, fuit la traque nazie car depuis le mois de février 1943, les arrestations à Marseille se font de plus en plus nombreuses. L'oncle

d'Armand vient d'être arrêté et déporté ; il faut donc à tout prixfuir et se cacher" relate Frédéric Rouet. "Une connaissance marseillaise avait indiqué au père d'Armand comme endroit plus sûr les villages vauclusiens de

Flassan et Villes-sur-Auzon. Et c'est là que la route du père d'Armand, cherchant un abri pour sa famille, croise celle de personnes dévouées, généreuses et d'une grande humanité: René Bézer, boulanger à Flassan et son épouse Andréa Bézer née Brante qui habitent Villes-sur-Auzon. Attendri par le récit du père d'Armand, le couple accepte de les héberger quelques jours, le temps de trouver un logement.

Entre février 1943 et août 1944 la famille d'Armand est protégée et soutenue par René et Andréa Bézer au péril de leur vie car ils savent ce qu'ils encourent s'ils sont découverts ou dénoncés. Aussi il ne faut ni dévoiler leur présence, ni leur origine à quiconque car grand est le risque pour ceux qui accueillent ou hébergent des réfugiés

traqués par la Gestapo. Seuls les proches d'Andréa et de René savent qui est cette famille et tous se taisent. Une partie de la population villoise sait que des juifs sont cachés dans le village ou dans des fermes environnantes. Jamais rien ne filtrera, même lors d'extrêmes atrocités. /1 

Honorer ses "sauveurs"

Par ce récit émouvant, le maire a tenu à rendre hommage à tous les résistants de Villes- sur-Auzon et des alentours, tout comme Armand Seunaneche qui souhaitait que ses "sauveurs" soient reconnus et honorés. Pour ce faire, il explique à

l'assistance comme il a constitué et présenté un dossier d'identification de Justes auprès des autorités de l'État d'Israël et

du Comité Yad Vashem. En qualité de représentant de l'ensemble des Villois, le maire s'est dit touché et très fier de l'honneur fait à Andréa et René.

"Ces personnes courageuses et exemplaires qui ont lutté contre l'antisémitisme mais aussi contre l'intolérance et

la cruauté doivent rester à jamais dans nos mémoires comme un modèle pour nous et pour les générations futures".

Anita Mazor a également pris la parole pour rendre hommage à "toutes ces personnes qui au péril de leur vie ont osé cacher des familles juives, au plus fort des persécutions antisémites, faisant fait preuve d'un héroïsme extraordinaire. Si les trois quarts de la population juive ont survécu c'est bien sûr grâce à ces personnes courageuses ainsi qu'à la Résistance."

 

D'anciens Villois, camarades de classe d'Armand Seunaneche et de sa soeur avec qui ils avaient tissé des liens d'amitié, tout au long de ces 18 mois passés au village, étaient à ses côtés mercredi, manifestement très émus de revoir Armand. après plus de 60 ans comme Juliette Jamaïque âgée aujourd'hui de plus de 90 ans.

Renée Rivière a ainsi reçu le diplôme d'honneur et la médaille de "Juste parmi les Nations" que l'Institut Yad Vashem de Jérusalem avait décerné, le 16 octobre 2013, à René et Andréa Bézer et dont les noms sont également gravés sur le mur d'honneur du Mont du Souvenir à Jérusalem et dans l'allée des Justes près du Mémorial de la Shoah à Paris.

v.w.

 

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Lazare Landau caché dans son bureau

mercredi 9 décembre 2015

Du 04/12/2015

 

L’historien Lazare Landau en 2007, à Strasbourg.Archives L’Alsace/

 

 

 

Sur le site du comité français de Yad Vashem sont résumés, en quelques lignes, les faits qui ont conduit cet institut et l’État d’Israël à décerner à Joseph Storck, à titre posthume, en 1998, la médaille des Justes parmi les nations.

En voici un extrait : « Joseph Storck avait dans son établissement une cinquantaine d’élèves juifs dont une vingtaine environ de nationalité française. Le proviseur prit l’initiative de munir les pensionnaires juifs étrangers de faux papiers d’identité et cartes d’alimentation […] Lorsque les Allemands occupèrent Limoges en novembre 1942, il convoqua dans son bureau Lazare Landau, un externe juif âgé de 14 ans. Il lui expliqua qu’en trahissant son appartenance juive par son aspect extérieur et son comportement, il s’exposait beaucoup plus au danger que si son apparence pouvait le faire passer pour “aryen”. Il lui proposa de le cacher chez lui. Les parents de Lazare, des Juifs ultra-orthodoxes de Strasbourg, qui n’avaient rien changé à leur mode de vie, rejetèrent l’offre par crainte de voir leur fils s’éloigner de la religion. En 1944, la milice fit irruption à l’école, à la recherche de juifs et de sympathisants de la Résistance. Joseph Storck prit le risque de cacher pendant toute l’opération Lazare dans un réduit attenant à son bureau. Ce n’est qu’après la Libération que Lazare découvrit qu’il n’avait pas été le seul élève juif du lycée de Limoges pendant l’Occupation. »

Lazare Landau (1928-2012) deviendra professeur d’histoire des religions à l’Université de Strasbourg, où Il s’illustrera comme spécialiste des relations judéo-chrétiennes.

 

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Un soldat américain reconnu comme Juste parmi les Nations

mercredi 9 décembre 2015

Du 02/12/2015

 

 

 

C’est le premier soldat américain de l’histoire à recevoir ce titre ; « Nous sommes tous Juifs, » avait-il déclaré à un commandant nazi.

Roddie Edmonds

Feu Sergent Roddie Edmonds, du 422e régiment d’infanterie de l’armée des Etats-Unis a été reconnu par Yad Vashem comme Juste parmi les Nations pour avoir sauver des militaires juifs dans le stalag allemand de Ziegenhain près de Cassel (ouest de l’Allemagne), où il était détenu.

Son fils, le pasteur Chris Edmonds, est en ce moment en Israël pour participer à un séminaire sponsorisé par l’Ecole Internationale des études sur l’Holocauste consacrée aux leaders chrétiens.

« Sergent Roddie Edmonds semblait être un soldat américain ordinaire, mais il avait un sens extraordinaire des responsabilités et de dévouement envers ses semblables, » a déclaré le président de Yad Vashem, Avner Shalev.

« Ce sont les attributs qui lient tous les membres de ce groupe sélectifs des Justes parmi les Nations. Les choix et les actions du Sergent en font un exemple pour ses concitoyens américains et soldats qui se sont élevés unis contre le fléau du régime nazi, » a-t-il ajouté.

Un jour de janvier 1945, le commandant du camp a ordonné à ceux des prisonniers qui étaient juifs de s’identifier comme tels d’ici au lendemain matin, apparemment en vue de les envoyer en camp d’extermination ou de les faire assassiner. Le sergent-chef Edmonds, le plus haut gradé dans la section américaine du camp, a ordonné à tous ses hommes de se présenter, juifs ou non.

Quand le major commandant le camp a vu tous les soldats devant leurs baraquements, il s’est exclamé: « C’est impossible qu’ils soient tous juifs ! ». « Nous sommes tous juifs », lui a répliqué le sergent-chef Edmonds.

Le commandant a sorti son pistolet et le soldat américain lui a fait front en invoquant la convention de Genève sur les prisonniers de guerre.

« Si vous me tuez, vous devez nous tuer tous, et après la guerre vous serez jugé pour crimes de guerre », a-t-il ajouté. Le commandant a tourné les talons, a rapporté Yad Vashem, s’appuyant sur différents témoignages, dont celui de Paul Stern, l’un des prisonniers juifs sauvés ce jour-là.

“Soixante-dix ans ont passé, mais j’entends encore ses mots au commandant du camp », a dit Paul Stern cité par Yad Vashem dans un communiqué.

Le sergent-chef Edmonds, originaire de Knoxville, Tennessee, est décédé en 1985. Il est le premier soldat américain et seulement le cinquième Américain reconnu comme « Juste parmi les Nations » par Yad Vashem, dédié à la mémoire de l’Holocauste.

A ce jour, plus de 26.000 personnes ont reçu ce titre honorifique décerné à ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des juifs pendant la Shoah.


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Fougerolles-du-Plessis - Deux Justes parmi les nations reconnus

mercredi 9 décembre 2015

Du 26/11/2015

 

 

 

 

A La Dorée, de nombreuses personnalités étaient présentes.

Le 22 novembre à La Dorée, les municipalités de La Dorée et Fougerolles-du-Plessis ont convié le public pour une cérémonie de remise de médailles des « justes parmi les nations » à titre posthume. Ces médailles ont été remises à Gisèle Legodais, Martine Durand et Gilbert Paillard, les petits-enfants de Valentine et Eugène Paillard qui ont recueilli le jeune Sylvain Algazi (Bonomo) pour le sauver de la barbarie nazie.

De nombreux discours

Après une minute de silence observée pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, le public a écouté avec attention une succession de discours. Premièrement, il y a eu le témoignage d’Alexandre Hadjès (l’un des rescapés), puis les allocutions de différents élus, Patrick Lemaître, maire de La Dorée, Stéphane Sicot, maire de Fougerolles-du-Plessis et Yannick Favennec, député de la Mayenne. Laetitia Cesari-Giordani, sous-préfète de Laval, puis Norbert Bensaadon délégué régional du comité français pour Yad Vashem et Ido Bromberg directeur des relations publiques à l’ambassade d’Israël ont terminé cette partie.

Jeanne Guillaume

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Deux familles mayennaises ont reçu la médaille des Justes

mercredi 9 décembre 2015

Du 22/11/2015

 

 

 

 

À La Dorée, Norbert Bensaadon, du comité Français Yad Vashem, Ido Bromberg, représentant l’ambassade d’Israël, les petits-enfants des époux Paillard, et Alexandre Hardès, cousin de Sylvain Algazi. | Ouest-France

Les époux Boulanger et Paillard ont reçu la médaille des Justes à titre posthume, dimanche. Pendant la guerre 39-45, ils ont sauvé des enfants juifs en les cachant chez eux.

Landivy

En août 1942, deux frères, Michel et Claude Schach, arrivent en car à Landivy. Les enfants de 9 et 4 ans, cherchent un refuge. Clémentine Boulanger et son mari Joseph acceptent immédiatement de les recueillir.

Ce dimanche 22 novembre, Claude et Michel étaient présents à la mairie de Landivy pour la remise de la médaille des Justes parmi les Nations, à ce couple représenté par son fils, Edmond.

La Dorée

Quelques heures plus tôt, une autre cérémonie a eu lieu à la salle communale de La Dorée, où la médaille des Justes parmi les Nations a été remise à titre posthume également, à Eugène et Valentine Paillard. Les époux ont sauvé Sylvain Algazi. Les petits-enfants d’Eugène et Valentine Paillard, Gisèle Legodais, Martine Durand et Gilbert Paillard étaient présents pour recevoir la distinction.

Minute de silence

La cérémonie a commencé par une minute de silence pour les attentats de Paris. Ido Bromberg, représentant l'ambassadeur israélien en France, a adressé ses condoléances aux familles des victimes et a souhaité "un bon rétablissement" aux blessés.

Audrey Vairé

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