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Châteauneuf-la-Forêt - Louis et Germaine, deux Justes posthumes

samedi 6 septembre 2014

Du 03/09/2014

 

 

 

Ce titre de Justes a été décerné par Yad Yashem à Renée Brondeau, fille des récipiendaires. C'est une cérémonie très solennelle, empreinte de dignité et de respect, baignée d'une grande émotion qui s'est déroulée fin août dans la salle Bartholdi de Châteauneuf-la-Forêt. Elle suivait un dépôt de gerbe à la stèle mémorial du sculpteur Marc Petit, en hommage et pour faire mémoire aux déportés juifs ou résistants durant la Seconde Guerre Mondiale.

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Chapelle des bois - Une stèle en l’honneur de 4 « Justes » érigée à la frontière franco-suisse

jeudi 28 août 2014

Les passeurs de mémoire Une stèle en hommage à quatre « Justes » et aux jeunes Juifs qu’ils avaient aidé à franchir la frontière franco-suisse pendant la Seconde Guerre mondiale a été inaugurée jeudi à Chapelle-des-Bois (est de la France), a-t-on appris auprès de l’association Alliance-Liberté.

Entre 1943 et 1944, deux sœurs françaises, Victoria et Madeleine Cordier, et deux ressortissants suisses, Anne-Marie Piguet et Fred Reymond, avaient aidé huit jeunes Juifs allemands et autrichiens à passer en Suisse par la forêt du Risoux.

Ces jeunes, âgés de 14 à 22 ans, avaient été recueillis au château de La Hille, en Ariège (sud-ouest de la France), avant de devoir fuir, a raconté à l’AFP Hélène Martin, présidente de l’association franco-suisse Alliance-Liberté.

« Cette stèle est érigée en l’honneur des adultes de la filière et de ces huit enfants, qui ont eu un courage et une force de vie qui amènent à beaucoup d’estime », a souligné Mme Martin, qui est également la fille de Victoria Cordier, agent de renseignement du réseau de résistance lyonnais Corvette.

Les quatre passeurs, tous décédés, avaient été décorés de la médaille des « Justes parmi les Nations », en 1991 pour les trois femmes et en 1997 pour M. Reymond.

Outre les enfants du château de La Hille, environ 80 passages en Suisse de Juifs, de résistants et d’agents de renseignement ont été effectués par la foret du Risoux, a précisé Mme Martin.

 

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Moissac - Le couple Ginisty entre, ce soir, au panthéon des «Justes»

mercredi 20 août 2014

Du 20/08/2014

 

 

 

 

En mai 2004 autour de la nouvelle génération de jeunes éclaireurs israélites, des anciens de la maison d'enfants de Moissac, Jean-Claude Simon se souvient de la solidarité des Moissagais durant la guerre./ Photo DDM, À Moissac, le 9 mai 2004, quai du Port sur le Tarn, Jean-Claude Simon irradie de bonheur : à soixante-six ans, le fils de Bouli et Shatta Simon, les responsables de la maison d'enfants des Éclaireurs israélites de France (EIF) qui ont sauvé de la cité uvale des centaines d'enfants juifs de la déportation, a du mal à dissimuler son émotion.

Entouré de sa famille et des survivants venus des quatre coins de la planète, «Castor» dévoile la plaque d'une nouvelle place moissagaise. Le nom de ses parents y est gravé. Sous leurs portraits, une courte épitaphe rappelle leur engagement : «Avec l'aide de la population de Moissac et en dépit du danger, ils ont pu sauver plusieurs centaines d'enfants juifs de la barbarie nazie.»

Les quatre «Justes de Moissac» comptent deux nouvelles étoiles

Ce soir esplanade des Justes, la nouvelle célébration impulsée par l'ancien cardiologue de 76 ans qui vit sur les hauteurs de Brassac, marquera une nouvelle étape dans la longue réhabilitation engagée pour la mémoire des Moissagais qui, durant le régime de Vichy et l'Occupation, ont caché et sauvé ses enfants juifs qui avaient trouvé refuge en Tarn-et-Garonne. Jusqu'ici au nombre de quatre (Manuel Darrac (le secrétaire de mairie), Henriette Ducom, Jean Gainard et Alice Pelous (la sous-secrétaire de mairie), les Moissagais fait «Justes parmi les Nations» comptent depuis, ce soir, deux nouvelles étoiles avec le couple Ernestine (née Desmazels) et Albini Ginisty. Ce modeste peintre en bâtiment moissagais et son épouse ne se poseront guère de question lorsqu'on leur proposa de prendre sous leur toit le petit Jean-Claude Simon alors tout juste âgé de six ans et sous la menace d'une rafle imminente. Ils le font passer pour l'enfant qu'ils ont adopté puisqu'ils n'ont pas d'enfant. Sous l'identité de Ginisty, Jean-Claude va ainsi en classe à l'école Chabrié. Il est choyé et mène une vie quasi normale.

«Je n'oublierai jamais que Jean et Ernestine Ginisty m'ont recueilli à l'âge de six ans et m'ont donné leur nom pour me sauver» nous témoignait dans un précédent entretien Jean-Claude Simon.

Et même s'il aura fallu attendre 70 ans pour que cette reconnaissance ait lieu en présence du président du comité français du Yad Vashem, Jean-Raphaël Hirsch, Albini et Ernestine, disparus depuis plus 25 ans, auraient très certainement été surpris de ces honneurs comme beaucoup de «Justes» qui n'ont pas eu le sentiment, à ce moment-là, de réaliser un acte exceptionnel.

 

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Caubiac - Marie Angèle est une Juste parmi les Nations

samedi 2 août 2014

Du 02/08/2014

 

 

 

 

Marie Angèle Thulau a été récemment honoré de titre de « Juste parmi les Nations ». Durant la guerre, elle avait aidé une jeune fille à se cacher dans le village de Caubiac. Un arbre de Judée a été planté sur la commune. Marie Angèle Thulau, est devenue «Juste parmi les Nations». Deux hommages lui ont été rendus récemment : à 15 heures à la mairie de Toulouse dans la salle des Illustres et à 19 heures à Caubiac.

À Toulouse, en présence de ses proches, elle a reçu la médaille des «Justes parmi les nations». Cette Haut-Garonnaise aujourd'hui âgée de 99 ans, a caché durant la guerre une fillette juive : Reine Bujor.

C'est la famille de celle-ci qui a déposé une demande de reconnaissance de «Juste».

À cette époque, la famille Thulau est agricultrice à Caubiac, elle a accepté sans hésiter d'accueillir la petite fille Reine alors âgée de 8 ans.

Marie Angèle se retrouve avec 4 petites filles, Reine et ses 3 filles Monique, Yvonne et Lilianne. Reine étant élevée comme les autres comme une sœur.

Elle prend le nom des Thulau, est inscrite à l'école et fait même sa première communion sans dire à personne qu'elle était juive. Le curé du village de Caubiac était au courant. L'instituteur et le maire étaient également dans la confidence, ils connaissaient la véritable identité de Reine.

Pour témoigner de la présence de Reine à Caubiac, il y a aussi le récit émouvant de Nicole Serniguet, sa copine de classe dont le souvenir «est resté dans mon cœur, même longtemps après qu'elle est allée vivre en Amérique».

À la fin de la guerre, Reine retrouve sa mère, elles émigrent toutes les deux aux Etats-Unis. Elle est retournée en France pour la première fois en 1979 pour revoir ceux qui l'ont sauvée enfant. Elle est décédée, il y a deux ans.

Un arbre en hommage

À Caubiac, un hommage organisé par la municipalité, a été rendu à Marie-Angèle Thulau et à son mari Lucien «Juste» à titre posthume.

Un arbre de Judée a été planté et une plaque commémorative a été posée près du monument aux morts, lieu de recueillement et de souvenir.

Les enfants de Reine sont venus spécialement des Etats-Unis pour assister à la cérémonie qui s'est tenue au Capitole à 15 heures.

Avec tous ceux et toutes celles qui ont combattu, les Justes de «l'armée des ombres» représentent un symbole essentiel, une lumière dans le cauchemar. Ils ont eux aussi sauvé l'honneur de la France.




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Poët-Laval - La médaille des justes et un ami pour la vie

dimanche 27 juillet 2014

Du 27/07/2014

 

© Voir média productions Sam et Jacky - aujourd'hui

 

 

 

 

Jacky Robin a reçu, ce dimanche 27 juillet, à titre posthume, au nom de ses parents Léa et René, la médaille des Justes parmi les nations. Un titre qui l'honore mais pourtant c'est bien son amitié pour Samuel Grynspan qui lui semble la plus précieuse....

Samuel Grynspan, c'est Sam, il a 6 ans lorsque sa mère est contrainte de se séparer de lui. Prisonnière du camp d'internement de Rivesaltes, administré par le régime de Vichy, elle ne voit pas d'autre solution pour qu'il ait la vie sauve. En pleine occupation allemande, le garçonnet juif sera placé dans une famille protestante du Poët-Laval, près de Dieulefit, dans la Drôme. Là, il partagera le quotidien du petit Jacky, fils de sa famille d'accueil et qui a le même âge que lui. De longues "vacances" qui se termineront à la libération, tandis qu'une histoire d'amitié se prolongera et dure encore aujourd'hui. 
Jacky et Samuel en 1944 C'est Sam qui a fait cette demande de médaille et Jacky l'affirme "Si Sam me l'avait demandé, avant de déposer la demande, j'aurai refusé. Nous avons fait ce que nous devions faire ! C'est tout"
Sam vit aujourd'hui dans la banlieue parisienne alors que Jacky est resté au Poët-Laval mais ils sont toujours liés "comme des frères" répète Sam.

Isabelle Gonzalez

 

 

 

 

 


Médaille des juste pour jacky par France Télévisions

Emotion de deux hommes devenus frères, en temps de guerre, au Poët Laval, dans la Drôme. Samuel a été caché dans la famille de Jacky, ce 27 juillet, Jacky recevait la médaille des Justes parmi les Nations, au nom de ses parents. Un moment fort qui a fait ressurgir les souvenirs. Reportage Emilie Rosso et Claire Chery Pellat. 


 

 


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