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Il y a 70 ans, le ghetto de Varsovie se soulevait : catholiques et Juifs de Lens main dans la main

samedi 27 avril 2013

Une lugubre sirène hurle dans Varsovie. Puis, ce sont toutes les églises de la capitale polonaise qui font sonnerles cloches. Une ambiance étrange, prenante et poignante, enveloppe le monument des héros juifs de Varsovie qui, le 19 avril 1943, ont osé défier l'armée allemande les armesà la main. Un combatdu désespoir qui s'est soldé par la liquidation totale du ghetto, mais qui a été le premier signal de la révolte. L'exemple.

Soixante-dix ans plus tard, jour pour jour, les plus hautes autorités de l'État polonais saluent, remercient et honorent les Juifs polonais en présence de Kazik Ratajzer-Rotem, l'un des trois derniers combattants en vie.

Il parle en polonais devant une assistance émue et respectueuse. Dos au monument où Willy Brandt s'est agenouillé le 7 décembre 1970, il fait face au futur grand musée de l'Histoire juive en Pologne où dix siècles cette coexistence particulière seront présentés dès le mois de mai 2014. Kazik conclut son discours avec cette phrase qui déclenche les applaudissements : « Hitler a tué six millions de Juifs, mais il a perdu car je suis en vie, j'ai une épouse, des enfants et des petits-enfants... » Au premier rang des personnalités officielles, une délégation française composée de membres de l'association catholique polonaise de Lens, Millenium 2000, et de la communauté juive de Lens. Ensemble, ils travaillent au rapprochement, au dialogue et au partage de cette histoire commune.

L'émotion les étreint. Alain Tajchner, président de la communauté juive de Lens, pense à son père, né en Pologne, déporté à Auschwitz et survivant décharné ne pesant plus que 28 kilos. Sylvain Kleczewski pense à son père, né en Pologne, combattant volontaire dans l'armée française puis président de la communauté juive de Lens. Yvon Kordas, vice-président de Millenium 2000, pense à son père, né en Pologne et combattant volontaire dans l'armée Anders contre l'Allemagne.

Ils sont juifs et catholiques, ils ont des racines communes en Pologne et à Lens et les voilà de retour sur cette terre de douleur, au coeur même du ghetto.

Ils ont fait ensemble le déplacement pour être au premier rang des officiels, une étoile jaune sur la poitrine, une jonquille à la main. Leur histoire est désormais mieux connue. Le 11 septembre 2012, ils avaient organisé quatre jours de colloques, à Lens, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la rafle de Lens. Ils vont signer une convention de collaboration avec le musée de l'Histoire juive afin d'y déposer tous les éléments en leur possession, de l'arrivée des Polonais dans le Nord-Pas-de-Calais à la terrible rafle de Lens qui a fait 528 victimes.

Dimanche, Norbert et Myriam Cymbalista, qui avaient deux et sept ans le jour de la rafle, seront à Loos-en-Gohelle. Leurs parents ont été déportés et gazés. Ils ont eu la vie sauve car cachés pendant deux ans par une famille catholique polonaise, les Tysiak. Les Tysiak ont leur nom inscrit à Yad Vashem, le monument des Justes parmi les nations, à Jérusalem.

HENRI DUDZINSKI

source: http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/il-y-a-70-ans-le-ghetto-de-varsovie-se-soulevait-ia0b0n1196920 du 23/04/2013

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Un hommage Juste

samedi 27 avril 2013

 

A titre posthume, les époux Darricau décorés de la médaille des Justes. 

 

 

 

De 1942 à la Libération, Evelyne André a vécu chez les époux Darricau. (photo luke laissac)

Le préfet n’avait encore jamais poussé la porte de la mairie de Lasclaveries. Ce n’est plus le cas depuis hier. Il y avait en effet du beau monde, en ce dimanche matin, dans la petite commune du canton de Thèze. Sur ses terres, Georges Labazée, le président du Conseil général, lui aussi, n’aurait pas voulu manquer l’hommage rendu à Ida et Pierre Darricau, deux agriculteurs du pays dont la boussole des valeurs n’a jamais perdu le nord.

À titre posthume, ils ont été décorés de la médaille des Justes parmi les nations. La plus haute récompense que peut attribuer l’État d’Israël.

En 1942, les Darricau avaient réussi à cacher, jusqu’à la Libération, une jeune ado de Saint-Mandé, Évelyne André. Aujourd’hui âgée de 85 ans, celle-ci témoignait, hier, d’une émotion toujours vive devant les officiels et les nombreux invités.

Jusqu’à la Libération

« Cette famille, c’était du miel. Je ne les oublierai jamais. Il fallait que je me déplace pour les remercier. Je ne suis jamais revenue ici. Ils étaient très gentils. Je les aidais. J’étais bien chez eux. Il ne fallait pas que je quitte la ferme. Je ne pouvais pas dire que j’étais une petite juive. Quand je suis rentrée à Paris, je ne savais plus qui j’étais. Cela m’a perturbée jusqu’à l’âge de 40 ans », dit-elle.

« Je ne me rappelle plus du faux nom que j’avais à l’époque. Mais pour en parler à mes propres enfants, j’ai attendu qu’ils étudient la Shoah à l’école. C’était dur. J’entends encore le bruit des Allemands qui ont arrêté mon père pour l’envoyer en déportation. Je ne l’ai plus jamais revu. Pourquoi ? »

Évelyne André se souvient d’avoir fêté la Libération dans le village, sur une moissonneuse-batteuse où flottait un drapeau français. Peu après, sa mère venait la chercher. Elle vit encore aujourd’hui à Saint-Mandé en Île-de-France.

La sixième médaille

Hier, le maire de Lasclaveries, André Grille, a souligné le « grand courage et l’humanité » des Darricau qui « connaissaient le risque » qu’ils encouraient. En présentant la médaille aux frères Darricau, le délégué de l’association Yad-Vashem, Michel Alitenssi, a rappelé qu’il procédait au même geste pour la sixième fois dans la région.

Quant au président du Conseil général, il compte ouvrir une ligne budgétaire pour « aider les associations qui accompagnent le devoir de mémoire. »

Patrice Sanchez 

source; http://www.sudouest.fr/2013/04/22/un-hommage-juste-1031910-4225.php du 22/04/2013

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Inauguration de « l’Esplanade des Justes parmi les Nations »

samedi 27 avril 2013

Compte tenu que Chamalières compte trois « Justes parmi les Nations » reconnu par le Comité français Yad Vashem - Paul HERITIER, Jean et Marie CREON, parents de Christiane CREON, Conseillère Municipale, - le Maire a naturellement participé le 12 septembre dernier à l’Hôtel de Ville de Paris au lancement du réseau « Villes et Villages des Justes de France » organisé par le comité français pour Yad Vashem.

Afin de concrétiser cette adhésion à ce réseau, l’esplanade située entre le Centre Courty et l’entrée du Musée de la Résistance, de l’Internement et de la Déportation, va être nommée « Esplanade des Justes parmi les Nations », le samedi 27 avril à 18h30, lors de la veillée de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, juste avant le rassemblement traditionnel au Carrefour des Martyrs à 20h00. A cette occasion, une plaque avec un texte choisi de Simone Veil sera dévoilée avec les représentants de Yad Vashem.

Cette Esplanade, inaugurée par Louis GISCARD d’ESTAING, Maire, en présence de nombreux Elus, et de Pierre OSOWIECHI, Représentant Vice Président du Comité Français Yad Vashem, rend hommage à trois Chamaliérois reconnus « Justes parmi les Nations » : Paul HERITIER, Jean et Marie CREON, parents de Christiane CREON, Conseillère Municipale.

 

source: http://www.ville-chamalieres.fr/Inauguration-de-l-Esplanade-des.html du 20/03/2013

source:http://www.ville-chamalieres.fr/Inauguration-de-l-Esplanade-des,1138.html du 30/04/2013

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Annemasse honore ses "Justes parmi les Nations" le 28 avril

vendredi 26 avril 2013

Jean Deffaugt était le maire d'Annemasse pendant la deuxième guerre mondiale et a été honoré comme Juste parmi les Nations par l'Institut Yad Vashem pour avoir sauvé la vie de 42 enfants emprisonnés par la Gestapo avec leur monitrice Marianne Cohn à la prison de la Gestapo dans l'hôtel du Pax. Malheureusement Marianne Cohn a été assassinée par les Allemands. Une école d'Annemasse porte son nom.

Dimanche 28 avril 2013 Annemasse honore les Justes parmi les Nations à l'occasion du 68 ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d'extermination nazis et de la journée nationale de la déportation en inaugurant une stèle à leur hommage

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Moissac renoue avec son passé en honorant ses "Justes"

vendredi 26 avril 2013

 

 

 

© CDJC (Centre de documentation juive contemporaine), Mémorial de la Shoah Les enfants devant la maison de Moissac Les 27 et 28 avril prochain, la ville de Moissac va mettre à l'honneur ses "Justes parmi les Nations" qui ont sauvé des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale. Un passé méconnu que la ville veut révéler au plus grand nombre.

Pendant la guerre, Moissac (Tarn-et-Garonne) a été le théâtre d’une véritable opération de sauvetage d’enfants juifs. De 1939 à 1943, la maison des enfants de Moissac, située au 18 quai du port, au bord du Tarn, a abrité de nombreux enfants juifs français et étrangers, fuyant les persécutions nazies. La maison fut ouverte en décembre 1939 par les éclaireurs israélites de France.

Dans la ville, tous les habitants se souviennent de ce qu’ils appelaient eux «la colonie». De ces enfants, chantant, jouant dans les rues, sur les berges. A Moissac, tout le monde savait qui ils étaient, et personne n’a parlé. A l’époque tout le monde connait aussi les responsables de la maison : Bouli et Shatta Simon.
Grâce à leur courage et leur force de caractère, ils ont réussi à protéger les enfants de l’atrocité. Tout en gardant, à l’intérieur, un climat protecteur et familial, pour ces enfants, devenus presque tous orphelins après la guerre.
L’action de Shatta et Bouli Simon n’aurait été efficace sans la complicité de nombreux moissagais, qui non seulement ont gardé le silence, et qui ont pour certains été jusqu’à prêté leurs identités pour permettre de faire de faux-papiers aux juifs réfugiés.

En 1943, sentant le danger venir, Shatta Simon décide d’évacuer la maison et d’organiser le «planquing» des enfants. Ils sont dispersés dans la campagne française, chacun de leur côté, avec de faux-papiers, où ils resteront cachés jusqu’à la fin de la guerre. Ce planquing se fait avec la complicité de la «sixième», organisme résistant, créé par les éclaireurs juifs français. Le premier vendredi après la libération, ils se retrouveront à Moissac, comme ils se l’étaient promis. Sur les 500 enfants passés dans la maison, tous ont survécu à la guerre.

En 2003, la place devant la maison des enfants est inaugurée : elle porte le nom de Shatta et Bouli Simon.

Delphine Gérard avec Fabrice Valéry

source: http://midi-pyrenees.france3.fr/2013/04/19/moissac-renoue-avec-son-passe-en-honorant-ses-justes-237377.html du 19/04/2013

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Verneuil : deux Nivernais reconnus "Justes" à titre posthume

vendredi 26 avril 2013

 

Jean-Marie Bompis et sa fille Francine vont recevoir ce dimanche la médaille et le diplôme de "Justes parmi les nations" pour avoir hébergé deux enfants juifs pendant la 2nde guerre mondiale

La cérémonie aura lieu à 11h dimanche à la salle des fêtes de Verneuil dans la Nièvre. C'est le ministre plénipotentiaire de l'ambassade d'Israël Zvi Tal qui remettra à Jean-Marie Bompis et à Francine, sa fille, le titre et le diplôme de "Justes pour les nations" à titre posthume.
Les deux nivernais reçoivent cette distinction pour s'être occupés de 1942 à 1945 de deux enfants, Jacques et Renée Wisniewski, dont le père avait été déporté à Auschwitz. Jean-Marie Bompis est décédé en 1944 à 89 ans, sa fille Francine en 1984 à 86 ans, mais les deux enfants rescapés se souviennent bien d'eux et e gardent un souvenir émus et gais.
Ce sont Denis Breuillé et son père André, habitant à Verneuil, qui représenteront les deux "Justes" lors de la cérémonie. Un moment qui sera émouvant pour eux également, car André Breuillé a été élevé par la famille Bompis, notamment Francine qui, dit-il, "toute sa vie (…) n'a pensé qu'aux autres". Il est aujourd'hui "très fier et très heureux" que ce titre soit remis à Jean-Marie et Francine Bompis.

Muriel Bessard

source: http://bourgogne.france3.fr/2013/04/20/verneuil-deux-nivernais-reconnus-justes-titre-posthume-238387.html du 21/04/2013

Reportage de M. Rousselin, J-F Guilmard et C. Zappala
Avec : - Jacques Wisniewski, sauvé de la déportation
- Denis Breuillé, descendant des Bompi- Justes parmi les Nations

Hommage et devoir de mémoire en ce dimanche pour la petite commune de Verneuil dans la Nièvre.La Médaille et le Diplôme des justes ont été remis à titre posthume à Jean-Marie et Francine Bompis. En 1943, ils ont risqué leur vie en accueillant chez eux deux enfants.


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