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Villars (24) : deux Justes médaillés à titre posthume

mercredi 4 juin 2014

Du 02/06/2014

 

 

 

 

 

 

Paulette, Bernard et Lucienne Kryger entourent Renée Puybonnieux (assise), la fille des époux Boussarie, aujourd’hui âgée de 94 ans © Photo arnaud loth

André et Élise Boussarie ont été honorés, dimanche 

"Grâce à vous, j'ai vécu une enfance protégée, heureuse et insouciante. Alors que des milliers d'enfants étaient déportés, moi je n'avais pas conscience du danger." Bernard Kryger n'a passé que trois ans à Villars (24, carte en fin d'article) , entre 1942 et 1945, chez André et Élise Boussarie , mais il ne les a pas oubliés. Comme sa mère, Rejna, et ses s?urs, Lucienne et Paulette, c'est à ce couple de fermiers qu'il doit sa "survie". Dimanche, Bernard, Paulette et Lucienne Kryger, accompagnés de leurs enfants et de leurs petits-enfants, sont venus saluer la mémoire de ce couple, aujourd'hui décédé, qui les avait "cachés et réconfortés" pendant ces trois années. 


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Villeneuve-sur-Lot. Marie et Bertrand Fabre, Justes parmi les Nations : «tout simplement des êtres généreux»

lundi 2 juin 2014

Du 27/05/2014

 

 

 

 

La plus haute distinction de l'État d'Israël a été remise à «Nanou», la fille de Marie et Bertrand./Photo DDM, F.P. La plus haute distinction de l'État d'Israël a été remise à «Nanou», la fille de Marie et Bertrand./Photo DDM, F.P.

Bertrand et Marie Fabre viennent de recevoir à titre posthume le titre de «Justes parmi les Nations» des mains du consul d'Israël, Barnéa Hassid. Une cérémonie d'autant plus émouvante que l'actualité récente semblait rattraper l'histoire.

La salle des mariages de la mairie était presque trop petite pour accueillir la cérémonie en l'honneur de Bertrand et Marie Fabre (voir notre édition du 14 décembre 2013). Mais avant les discours et la remise de la médaille, les événements de ce week-end en Belgique ont tout d'abord retenu l'attention. Une minute de silence a été observée en l'honneur des victimes «d'un acte de terrorisme ignoble» comme l'a dit Michel Alitensi, délégué du comité français pour Yad Vashem. C'est Patrick Cassany qui s'est chargé de présenter Bertrand et Marie Fabre, «qui donnent tout leur sens aux mots honneur et humilité. L'honneur d'avoir dit non et de sauver des vies. Ils sont de ceux qui placent la vie humaine au-dessus de tout». Le consul général d'Israël Barnéa Hassid, tout comme Michel Alitensi, délégué du comité français pour Yad Vashem, ont ensuite tenu les mêmes discours et hommages appuyés à ce couple de «héros anonymes qui ont fait le choix de la solidarité et qui ont pu, au péril de leurs vies, sauver de la destruction la famille Bachmann. Car en sauvant cette famille, c'est aussi la mémoire de l'humanité qui est sauvée. Il faut qu'il y ait maintenant une mobilisation générale pour combattre la haine». Ce titre est la plus haute distinction honorifique délivrée par l'État d'Israël à des civils, «et le couple est entré à jamais dans l'histoire de l'humanité. Ils en montrent le plus beau visage». La cérémonie de remise de la médaille et du diplôme à Jeanne dite «Nanou», la fille de Marie et Bertrand, en compagnie de Jacques Bachmann qui est l'origine du dépôt du dossier fut empreinte d'une palpable émotion et du poids de l'histoire. Ce que ne manqua pas de souligner Denis Conus, préfet du département, pour qui «ces 2 Justes ont sauvé l'âme française».

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Réveille-toi, Papa, c’est fini!

dimanche 18 mai 2014

De Jean-Raphaël HIRSCH -Préface de Boris Cyrulnik
En librairie le 17 avril 2014

LE LIVRE
Depuis les années noires de la clandestinité et de l’horreur d’Auschwitz, l’engagement passionné de deux hommes au parcours hors du commun. Ce récit relate les itinéraires entrecroisés d’un père et d’un fils résistants, tous deux médecins, animés par la défense de la même cause : celle du progrès humain et du triomphe de la vie.
Médecin radiologue, originaire de Roumanie, Sigismond Hirsch fut un grand résistant, particulièrement actif dans les réseaux des organisations juives du Sud-Ouest de la France au sein desquelles il a pu sauver 400 jeunes Juifs. Déporté à Auschwitz, il est contraint d’y travailler pour Mengele.
À son retour de déportation, il prend une part considérable dans l’instauration d’un système universel de santé et fonde le COSEM qui, grâce à des dispensaires et des centres de soins, offrit au plus grand nombre une médecine conventionnée de qualité.
Son fils, Jean-Raphaël, agent de liaison dès l’âge de neuf ans, a suivi les traces de son père en devenant chirurgien. Mêlant les souvenirs qu’il a conservés de sa mère, Berthe, résistante assassinée à Auschwitz, et le témoignage de son père, le récit de Jean-Raphaël Hirsch nous plonge dans une des pires périodes de notre histoire. Mais c’est aussi une leçon de vie etd’espoir qui nous est donnée à lire, et à méditer : survivre et construire après Auschwitz.


L’AUTEUR
Né en 1933, chirurgien, ancien Assistant des hôpitaux, Jean-Raphaël Hirsch, alias Jean-Paul Pelous, le plus jeune résistant de France, a eu un parcours exceptionnel, jalonné de rencontres humaines de premier ordre. Vice-Président des « Enfants cachés », Président de la commission « Solidarité » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Président de Yad Vashem France, il consacre aujourd’hui son énergie au service de la communauté juive.


Agnès Olivo 

source:http://www.albin-michel.fr/multimedia/Documents/espace_journalistes/communiques_de_presse/201404/HIRSCH.pdf

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Plaisance. Lucien Lirou, Juste parmi les Nations

mardi 13 mai 2014

Du 06/05/2014

 

 

 

 

Lucien Lirou : un grand résistant qui a caché des familles juives à Plaisance La médaille et le diplôme de «Juste parmi les nations» ont été décernés à titre posthume à Lucien Lirou, né à Plaisance le 18 août 1913. La médaille des Justes parmi les Nations est décernée par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l'Occupation, au péril de leur vie.

Une rencontre…

Berish et Déborah Goltzmann s'installent à Paris après la Première guerre. Quatre enfants naissent de cette union : Rosa, Simone, Esther et Maurice.

Maurice part en zone libre à Pau où ses deux sœurs Rosa et Simone et leurs conjoints ont trouvé refuge. Déborah et sa fille Esther restant seules à Paris. À Pau, la famille achète son pain chez le boulanger Lucien Lirou, qui fournit aussi le maquis, le camp de Gurs, et une relation d'amitié et de confiance s'établit alors entre les deux sœurs et lui.

La fuite…

Le danger augmentant, Lucien Lirou conduit les familles Kokh et Grimberg dans son village natal, Plaisance-du-Gers. Son ami, le Dr James, maire du village, met à disposition une maison. Lucien Lirou décide ensuite d'aller chercher leur mère et leur sœur restées à Paris. Son frère, Jean Lirou, qui travaille à l'office du blé, leur procure de faux papiers. Lucien Lirou, Debra et Esther prennent le train à la gare d'Austerlitz, à Paris, pour regagner Pau et descendent à Morcenx.

Lors d'une halte dans une auberge, des policiers français arrêtent Esther, mais Lucien parviendra à la faire libérer le lendemain et il la conduira en sécurité à Plaisance-du-Gers. Esther a 20 ans et est logée 50 rue de Castelnau chez Lucien Lirou, elle aide aux travaux de la boulangerie, et côtoie la mère et l'épouse de Lucien Lirou.

Le résistant...

De par son engagement dans la Résistance, Lucien Lirou qui connaissait Paris, a souvent été chargé d'aller y chercher des juifs en danger pour les conduire en zone libre. Il a ainsi aidé les familles Goltzmann, Kokh, Grimberg. Après son divorce en 1953, Lucien épousera Ester Goltzmann.

Fin mars, à Paris au mémorial de la Shoah, elle a reçu la médaille de Juste parmi les Nations décernée à son mari en présence de ses deux filles, Josiane et Véronique, et de sa famille.


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Une nouvelle bande dessinée pour découvrir l’histoire dès l’âge de 10 ans n

lundi 12 mai 2014

LE COMBAT DES JUSTES SIX RECITS DE RESISTANCE En librairie le 7  mai, l’histoire de ceux qui ont sauvés des enfants juifs

Les récits authentiques et touchants d’hommes et de femmes qui ont eu le courage de désobéir et qui témoignent de l’humanité qui subsiste dans les événements les plus tragiques.

Plusieurs des personnages dont les actes héroïques sont racontés dans cet album ont été reconnus Justes parmi les Nations. 

Un livre publié par les éditions Delcourt en partenariat avec Yad Layeled France. 14,95 €

Accompagné d’un dossier historique illustré de photographies.

Scénario : Philippe Thirault

Dessin  :  Alberto Pagliaro, Thierry Chavant, Hervé Duphot, Chloé Cruchaudet, Aude Soleilhac et Lionel Marty.

 

Et toujours disponible : Les enfants sauvés, 8 récits de survie pendant la Shoah. Editions Delcourt, en partenariat avec Yad Layeled France.   

 

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Fourques dans le Gard a inauguré son "mur des Justes"

jeudi 8 mai 2014

Du 08/05/2014

 

© F3 LR Fourques (Gard) - inauguration du mur des Justes pour la famille Baud - 8 mai 2014.

 

 

Un "mur des Justes" a été dévoilé ce 8 mai 2014 à Fourques dans le Gard. Y figurent les noms de 3 résistants d'une même famille, les Baud. Joséphine, Charles et Gaston ont sauvé 2 enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Comment Albert Feldman et Henri Galler, pourraient-ils oublier la maison gardoise de Fourques, celle des Baud, devenue leur refuge sous l'occupation allemande entre 1942 et 1945.
Ces 2 enfants juifs y ont été hébergés par une famille de résistants.

En 1942, Albert Feldmann se souvient avoir traversé le Rhône pour fuir Marseille où les rafles avaient commencé.
Le garçon de 6 ans croyait partir en colonie de vacances. Il a vécu 4 ans dans cette famille gardoise juste à côté des soldats allemands.

Avant Albert Feldman, Henri Galler fuyant le Luxembourg en 1940, avait trouvé refuge dans la même famille Baud, pendant 6 mois. Il lui a rendu hommage aujourd'hui en inaugurant, à Fourques, un mur des Justes.

Pour Albert Feldman, le chant des partisans à une résonnance profonde.
La liberté et la fraternité ont un nom, des visages, incarnés ce 8 mai 2014 par les descendants des Justes qui l'ont sauvé de la déportation.

Joséphine, Charles et Gaston Baud ont reçu le titre de "Justes" en 1978 à Jérusalem. Ils symbolisent l'esprit de résistance et le courage, pour des générations.    

Fabrice Dubault

 

Fourques (30) : la famille Baud honoré avec l'inauguration du mur des Justes

 

Reportage F3 LR /S.Navas et N.Mutel 

 

 


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