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"Le réseau Marcel, un message d'espérance"

samedi 4 avril 2015

Du 26/03/2015

 

 

 

Fred Coleman, auteur du livre "Le réseau Marcel". JPGuilloteau/L'Express

Comment est né ce livre?

Quand j'étais correspondant à Moscou pour Newsweek, entre 1976 et 1979, j'étais très proche du dissident Andreï Sakharov. J'ai toujours été fasciné par le destin de ces hommes qui se dressent contre les régimes totalitaires. Aussi, lorsque j'ai rencontré Julien Engel, un ancien enfant caché, et qu'il m'a raconté l'histoire, totalement méconnue, du couple Abadi, je m'y suis tout de suite intéressé. Comment deux êtres sans argent, sans réseau ni influence, ont pu, seuls, s'élever ainsi contre la barbarie dépasse l'entendement. Odette et Moussa étaient malheureusement déjà morts, mais j'ai retrouvé de nombreux témoins de l'époque. 

Ce récit, dites-vous, brise plusieurs mythes.

Il est faux, comme on l'entend souvent dire, que l'Eglise de France n'a rien fait pour aider les juifs. L'engagement de l'évêque de Nice, Mgr Rémond, de ces soeurs et de ces prêtres, montre le contraire. 

Le deuxième mythe prétend que les juifs français n'auraient rien fait pour se sauver eux-mêmes. Or l'exemple du réseau Marcel rappelle qu'une résistance juive a existé, et qu'elle a permis de sauver des milliers de personnes. 

Enfin, c'est un mensonge d'affirmer que les Français, forts d'une longue tradition d'antisémitisme, ont collaboré en bloc avec les Allemands pour persécuter les juifs. Certes, 73 000 d'entre eux furent tués au cours de la Shoah, mais les trois quarts ont survécu car des chrétiens leur sont venus en aide. Dans les autres pays d'Europe, les nazis ont exterminé les deux tiers des juifs. 

Ce réseau clandestin est un bel exemple d'oecuménisme...

14 Français, qui y ont joué un rôle héroïque, ont été nommés "Justes parmi les nations" par la commission Yad Vashem, en Israël. Parmi eux, des catholiques et des protestants, mais aussi des familles anonymes, qui, dans le sud de la France, ont risqué leur vie. Un beau message d'espérance. 


Charles Haquet

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Paul Schaffer raconte Auschwitz

vendredi 27 mars 2015

Paul Schaffer

Paul Schaffer, 90 ans, évadé d'Auschwitz il y a 70 ans.

"On ne m'a pas libéré du camp d'Auschwitz, je m'en suis évadé lors la Marche de la mort"

Paul Schaffer raconte Auschwitz

"Ce récit est le témoignage de ma vie et plus particulièrement de ma déportation.
Durant de nombreuses années, j’ai raconté dans des écoles et des lycées l’essentiel de mon vécu. L’intérêt que ces jeunes ont manifesté et l’attention soutenue avec laquelle ils m'ont écouté, ainsi que les lettres et dessins reçus par la suite, m’ont incité à tenter l’aventure de l’écriture.
Mon souhait, téméraire peut-être, serait que mon récit soit joint au livre d’histoire scolaire, afin de compléter les connaissances des élèves et perpétuer la mémoire de cette triste période."

Paul Schaffer

Soleil voilé

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Les médecins « Justes parmi les nations »

mardi 24 mars 2015

de 2004

Adélaïde Hautval.

 

 

 

 

 

 

Si, sous l’Occupation, la majorité des médecins français furent indifférents au sort des Juifs, tandis qu’une minorité participa activement à les exclure de la pratique médicale,
31 médecins et étudiants en médecine (et probablement d’autres restés anonymes) sauvèrent l’honneur de la profession.

 

Les médecins «Justes parmi les nations»

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Hommage aux infirmières françaises Justes des nations

mardi 24 mars 2015

D'octobre 2014

 

 

Survivante de l’Holocauste se recueillant au Mémorial Yad Vashem de Jérusalem, en 2014.

 

 

 

Trente-cinq infirmières ont reçu le titre de Juste des nations décerné par le mémorial Yad Vashem de Jérusalem pour avoir sauvé des Juifs durant la Shoah ou apporté leur aide. Elles ont pris ce risque parce qu’elles avaient conscience du caractère ignoble, inique, arbitraire et injuste des persécutions dont ils étaient victimes. 

Revue de l'infirmière

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Commémoration de la libération du camp d’Auschwitz

mardi 24 mars 2015

Du 27/01/2015

 

 

 

 

Pour commémorer le 70e anniversaire de la libération des camps d'Auschwitz, une programmation spéciale le 27 janvier 2015, dédiée à la mémoire de l'Holocauste, s’est décliné sur toutes les antennes de France Télévisions. En compagnie de ses invités, Marie Drucker est revenue d'abord sur cet événement majeur, des circonstances dans lesquelles s'est déroulée l'évacuation du camp à la découverte de l'univers concentrationnaire. Lors de cette émission spéciale de France 2 / CAPA, plus de 20 minutes ont été consacrés aux "Justes parmi les Nations" de France. Sur le plateau, Anne Beaumanoir nommée en 1996, et l'historien Fabrice D'Almeida. Le reportage, inclut une interview de Pierre-François Veil Président du Comité Français pour Yad Vashem.

 



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Samatan (32) - Les rendez-vous de l'histoire : «Désobéir pour sauver»

vendredi 13 mars 2015

Du 13/03/2015

 

 

«Désobéir pour sauver», c'est le titre de l'exposition proposée à la médiathèque de Samatan et dont le vernissage s'est tenu samedi 7 mars, en présence du maire, du président du Souvenir français (L'Isle-Jourdain-Lombez-Samatan), du président du comité de la Fnaca, de la directrice de la médiathèque, de la présidente du tourisme de Lombez et de nombreux anciens combattants. L'exposition est à l'initiative du Souvenir français, en partenariat avec l'ONAC, et la collaboration de la directrice et personnel de la médiathèque pour la mise en scène de ce magnifique outil pédagogique (ces derniers furent chaleureusement remerciés).

Le président de la Fnaca, Norbert Falzon, a rappelé le contenu de l'exposition : pour avoir sauvé des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, dans la France occupée par l'Allemagne nazie, des hommes et des femmes ont renoncé à l'obéissance que leur imposait leur fonction, se refusant de «livrer des Juifs à la déportation».

Le président du Souvenir français, le colonel (ER) Gérard Dufréchou, a profité de ce rassemblement pour rappeler le rôle très important de l'association qui a pour vocation de maintenir la mémoire de tous ceux qui, combattants de la liberté et du droit, sont morts pour la France ou l'ont bien servie, qu'ils soient Français ou étrangers. Sa mission : entretenir les sépultures et les monuments commémoratifs, organiser des actions de mémoire pour rendre hommage au courage et à la fidélité de tous ces hommes et ces femmes morts aux champs d'honneur.

Le maire Hervé Lefebvre, un passionné d'Histoire, a pris un réel plaisir à retracer l'historique de «Désobéir pour sauver», des gendarmes, des policiers français, «Juste pour les Nations». Un titre de Juste pour avoir osé désobéir au péril de leur vie afin de sauver des personnes juives livrées à la déportation, contrant les ordres donnés par le régime du législateur du régime de Pétain qui a su copier les lois et ordonnances nazies antijuives.

«Je profiterai de l'opportunité pour citer Marius et Marguerite Bouchard, de Lombez, qui ont reçu le titre de «Juste» pour avoir accueilli une famille de juifs Polonais».


«Juste parmi les nations»

«Au cours d'une cérémonie officielle, l'ambassadeur d'Israël remet aux «Justes parmi les Nations» ou à leurs ayants droit une médaille gravée à leur nom et un diplôme d'honneur, médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : «Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier», plus haute distinction civile de l'Etat d'Israël. Leurs noms sont inscrits sur le mur d'honneur du Jardin des «Justes parmi les Nations» de Yad Vashem, à Jérusalem. Les noms des Justes parmi les Nations de France sont également inscrits à Paris, dans l'Allée des Justes, près du Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-L'Asnier».

 

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