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Château-du-Loir - Louise et Édouard Cartier honorés

lundi 2 novembre 2015

Du 15/10/2015

 

 

 

 

Louise et Édouard Cartier, Justes parmi les Nations, ont été honorés.

Ce fut une touchante cérémonie qu’il fut donné d’assister, il y a quelques jours, dans le parc Henri Goude.

La municipalité a rendu un hommage vibrant aux victimes castéloriennes de la Shoah et aux époux Louise et Édouard Cartier.

Ce couple exemplaire a caché, rue Laurentine Proust, de 1942 à 1944, Irma et Moszek Price et leur fils Georges, Suzanne, Bernard et Sarah Bruger (trois adolescents) et Henri Joinovici, alors âgé de six ans et demi. À ce titre, ils furent nommés Justes parmi les Nations par l’État d’Israël, le 12 février 1990.

Quatorze défunts

Un des temps forts de cette cérémonie fut la lecture par les enfants de l’école du Point du Jour d’une poésie de Robert Desnos, mort en déportation le 8 juin 1945, d’un extrait du Journal d’Anne Franck, des paroles d’enfants déportés et d’une chanson.

Puis, en point d’orgue de cette cérémonie, sur les plaques commémoratives dévoilées à cette occasion, seize bougies furent déposées pour chaque nom des quatorze défunts et pour le couple Cartier.

Lors de la pose des bougies, Henri Joinovici a tenu à citer le nom de ces six enfants et huit adultes arrêtés à l’aube du 12 octobre 1942 à Château-du-Loir par les nazis, avec la complicité des autorités de Vichy. Ces personnes furent déportées au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et aucun n’a survécu.

Ces victimes du nazisme sont Ryfka Bryks, Brajna, Anna et Albert Joinovici, Moszek, Golda, Léon, Rachel, Roger et Chana Lipka, Régine, Sally et Frida Naterman et Jacques Schwars.

C.archambault

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Pierre et Marie Laboureur, Justes parmi les nations

lundi 2 novembre 2015

Du 14/10/2015

 

 

 

 

 

Encadré par les porte-drapeaux, Claude Bondy, un des rescapés, livre son témoignage. © Photo Michel Lionnet
Dimanche, une cérémonie très émouvante a réuni un grand nombre de personnalités politiques et associatives pour célébrer la reconnaissance de l'action exceptionnelle conduite par Marie et Pierre Laboureur, habitants de Saint-Raphaël pendant la Seconde Guerre mondiale, qui ont été reconnus Justes parmi les nations. Ils ont en effet recueilli trois frères et sœur en 1943 et les ont élevés comme si c'était leurs propres enfants. Raymond, Solange et Claude Bondy ont ainsi échappé au sort funeste de beaucoup de leurs coreligionnaires.

Beaucoup d'émotion

Après les diverses interventions des personnes présentes (1), Claude Bondy (qui avait 2 ans en 1943) a témoigné et fait passer son émotion : il a su par ses mots simples rappeler ce qu'était la vie chez les Laboureur en cette période troublée, l'amour que lui et ses frère et sœur ont reçu pendant ces longues années, les liens qu'ils ont conservés avec le couple Laboureur et la fierté qu'il éprouve de savoir que leur geste est enfin reconnu à sa juste valeur.

Pour clore la cérémonie, au cours de laquelle ont été interprétés « Le Chant des partisans » et « La Marseillaise », et lus des poèmes écrits par les collégiens d'Excideuil et Monique, une habitante de Saint-Raphaël, Claude Bondy a dévoilé une plaque posée sur la maison des Laboureur.

Michel Lionnet

(1) Le représentant de Yad Vashem, Jean-Claude Coustillas, maire de Saint-Raphaël, Annie Sedan, conseillère départementale, Colette Langlade, députée, et Jean-Marc Bassaget, secrétaire général de la préfecture.

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Remise de la médaille des Justes parmi les Nations

dimanche 1 novembre 2015

Du 08/10/2015

Remise de la médaille des Justes parmi les Nations

Jeudi 8 octobre 2015, dans la salle des fêtes, les drapeaux français et israéliens sont côte à côte à l’occasion de la remise de la médaille des « Justes parmi les Nations » aux descendants de Joséphine et Olivier BULTEZ, honorés à titre posthume
Joséphine et Olivier Bultez

L’histoire de Joséphine & Olivier Bultez

Après la révolution de 1917, Yanchel  Breitburd fuit la Bessarabie et s’installe en France où il travaille dans le milieu du cinéma. Il épouse Agnès Delespaul à Paris en juin 1938. Ils ont une amie Joséphine Bultez qui exploite un cinéma et un café à Hersin-Coupigny dans le Pas de Calais.

Le 7 juillet 1942, Yanchel Breitburd est arrêté à son domicile situé Boulevard Exelmans à Paris. Il est déporté de Drancy dans l’île d’Aurigny le 11 octobre 1943. Le 7 mai 1944, les Juifs sont évacués. Lors de son transfert, Yanchel aidé par un cheminot, Pierre Leroy, s’évade à Etaples dans le Pas de Calais. Il s’enfuit à pied vers Hersin-Coupigny et parvient au café tenu par Joséphine et Olivier Bultez. Leur café est fréquenté par les Allemands, la Kommandantur étant proche.

Olivier et Joséphine Bultez cachent Yanchel Breitburd pendant deux mois dans leur grenier et prennent soin de lui. Quand dans le café, les Allemands parlent d’un Juif caché, Joséphine détourne la conversation en offrant une tournée générale. Des tracts contre le nazisme sont distribués dans la salle de cinéma gérée par les Bultez.

Olivier Bultez est arrêté, torturé, nie la présence d’un Juif chez lui. Il est relâché au bout de trois jours sans avoir dénoncé Yanchel, alias Jean Breitburd. La Libération du Nord-Pas de Calais se déroule début septembre 1944 et fin septembre Jean Breitburd rentre à Paris.


Yandel BREITBURD alias Jean BREITBURG

Les familles Breitburd et Bultez ont gardé des contacts amicaux pendant des années. Pascal, le fils de Jean Breitburd, né en 1946 passe souvent ses vacances chez le couple Bultez dans son adolescence.

Le 16 Juin 2014, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Monsieur Bultez Olivier et son épouse Joséphine.


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Hersin-Coupigny : Joséphine et Olivier Bultez reconnus Justes parmi les nations

dimanche 1 novembre 2015

Du 07/10/2015

 

 

 

 

Sous l’Occupation, Joséphine et Olivier Bultez ont caché un Juif dans le grenier de leur café-cinéma hersinois pendant deux mois. Israël les a reconnus comme Justes parmi les nations à titre posthume. Ce jeudi, leurs petits-enfants Nathalie et David recevront en leur nom leur médaille et leur diplôme d’honneur.

Nathalie Bultez recevra la médaille des Justes au nom de ses grands-parents, sur la photo avec leur fils Raymond.

1944. Dans la commune occupée par les Allemands, Olivier et Joséphine Bultez tiennent L’Union, un café-cinéma à une centaine de mètres de la Kommandantur. L’engagement politique, la Résistance ? « Ma grand-mère était une excellente commerçante », sourit leur petite-fille, Nathalie Bultez-Rudski.

Alors à L’Union, on trouve des clients de tous horizons, du résistant qui glisse des tracts dans la salle de cinéma à l’officier nazi qui écluse une chope en débriefant un interrogatoire. Quand la conversation du second roule trop sur les activités du premier, Joséphine dégaine son arme de distraction massive : « Tournée générale !»

Deux mois dans le grenier

Le 18 juin 1944, Joséphine et Olivier voient arriver au café Yanchel (dit Jean) Breitburd, l’époux d’Agnès Delespaul, une amie avec laquelle ils travaillaient avant guerre.

Arrêté et transféré à Drancy le 7 juillet 1942, il est déporté au camp de concentration d’Aurigny (Îles Anglo-Normandes) le 11 otobre 1943, sa qualité d’époux d’« Aryenne » lui épargnant l’extermination. À l’approche du Débarquement, les Allemands évacuent le camp d’Aurigny. Le 7 mai 1944, Yanchel est déporté vers le camp d’extermination de Neuengamme. Il profite d’un arrêt à Étaples pour s’évader, avec l’aide d’un cheminot, Pierre Leroy.

Parvenu à pied à Hersin-Coupigny, il trouve refuge au café des Bultez. « Ils l’ont caché dans le grenier pendant plus de deux mois, raconte Pascal Breitburd, le fils de Yanchel. Leur belle-fille Christiane lui apportait à manger.»

« C’était un très grand grenier avec des petits recoins sous les combles, précise Nathalie. On y accrochait encore le linge quand j’étais petite et mes parents me disaient : C’est là que tes grands-parents ont caché Jean.»

Malgré toutes les précautions prises par les Bultez, « dans les petits villages, il y a toujours des oreilles qui traînent ». Un tract dénonçant « un Juif caché » circule dans le cinéma.

Torturé pendant trois jours

Quand les Allemands viennent enquêter au café, la tournée générale ne suffit pas. « Ils ont arrêté Olivier, ils l’ont torturé pendant trois jours mais il n’a jamais parlé. Sans cet acte de bravoure, il n’y aurait plus de Bultez ni de Breitburd. »

Les deux familles sont restées très liées après la guerre : « Francelyne, la fille de Jean, est ma marraine, explique Nathalie. Tous ses enfants venaient en vacances à Hersin. On n’est pas cousins, on est encore plus.»

Cérémonie ce jeudi à 11 h à la salle des fêtes d’Hersin-Coupigny, derrière la mairie.

Nathalie Bultez: «Je suis très fière»

Pascal Breitburd, le fils de Yanchel, chargé de mission à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), est à l’origine de la reconnaissance de Joséphine et Olivier Bultez comme Juste parmi les nations. « Ma mère a été reconnue Juste en 2011 et je me suis dit : Pourquoi pas eux, qui ont sauvé mon père ? » Le dossier comprend les témoignages de Christiane, la fille de Joséphine et Olivier, et d’Hélène Bochet, une de leurs amies, bouchère dans la même rue. Et celui, indirect, de Pascal Breitburd : « Mon père m’en parlait beaucoup. J’étais son dernier enfant, le seul né après la guerre. Et je me suis passionné pour cette époque, j’ai fait beaucoup de recherches. J’ai essayé de retrouver la fille de Pierre Leroy, le cheminot qui l’a aidé à s’évader, mort en 2002 à Pont-de-Briques, près d’Outreau. Je sais qu’elle a vécu à Dieppe dans les années 1990 mais j’ai perdu sa trace ensuite. » « On se souviendra toujours d’eux » Joséphine et Olivier Bultez ont été reconnus Justes parmi les nations à titre posthume en juin 2014, six mois après le décès de leur fille Christiane. Aujourd’hui, leurs petits-enfants Nathalie et David recevront la médaille et le diplôme d’honneur en leur nom. « Mon grand-père était un homme effacé, il restait discret sur cette époque, raconte Nathalie. Je ne sais pas s’il aurait accepté cet hommage. Mais moi j’en suis très fière : grâce à ce titre, on se souviendra toujours de mes grands-parents et de leur courage.»

La plus haute distinction civile d’Israël

Le titre de Juste parmi les nations est la plus haute distinction civile d’Israël. L’État hébreu la décerne à des personnes non juives qui ont aidé des Juifs persécutés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Les personnes distinguées doivent avoir procuré, au risque conscient de leur vie, sans demande ni contrepartie, une aide véritable à une ou plusieurs personnes juives en danger. Le titre est attribué par l’institut commémoratif des martyrs et héros de la Shoah Yad Vashem. Les noms sont en général proposés par les personnes sauvées ou par un proche. « Il faut au moins deux témoignages relativement directs », précise Didier Cerf, délégué régional du comité français pour Yad Vashem. Les dossiers sont préinstruits à Paris puis examinés à Jérusalem par une commission présidée par un juge de la Cour suprême de l’État d’Israël. « Qui sauve une vie… » Les personnes reconnues sont honorées au cours d’une cérémonie officielle. Un représentant de l’ambassade d’Israël remet au Juste ou à ses ayants droit un diplôme d’honneur et une médaille gravée à son nom portant une phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier ». Leurs noms sont inscrits sur le mur d’honneur du Jardin des Justes du mémorial Yad Vashem à Jérusalem. Depuis 1963, plus de 25 000 personnes dans le monde ont été distinguées, dont 3 897 en France et 91 dont le Nord - Pas-de-Calais. « Comme les témoins directs sont de plus en plus rares, dans trois ou quatre ans, il n’y aura plus de cérémonies comme celle d’aujourd’hui », prédit Didier Cerf.
RUBEN MULLER

 

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La rue Marie-Louise DUMAS, Juste parmi les Nations a été inaugurée

lundi 28 septembre 2015

Du 27/09/2015

 

 

 

 

 

Le 27 septembre, avec beaucoup d’émotion, la rue Marie-Louise Dumas, Juste parmi les Nations, a été inaugurée.

 

Décorée "Juste parmi les Nations" par Yad Vashem en 1997, Marie-Louise Dumas rejoint les quelques 3 300 Justes reconnus pour avoir sauvé des juifs au péril de leur vie. Pour la municipalité, il était nécessaire d’honorer la mémoire de cette courageuse riorgeoise qui a offert hospitalité et sécurité à la famille Moses pendant la 2nde guerre mondiale.

La cérémonie d'inauguration de cette rue, riche en émotion, a rassemblé les élus de la Ville de Riorges, le sous-préfet, les descendants de Marie-Louise Dumas mais aussi ceux de la famille Moses. Le comité français Yad Vashem était représenté par Arielle Krief, déléguée régionale et l’association cultuelle israëlite de Roanne, par Norbert Levinger. 

 

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Le Square des Justes inauguré à Brive

samedi 26 septembre 2015

Hier, en fin de matinée, était inauguré le Square des Justes parmi les Nations. Brive compte 18 Justes, dont les noms figurent sur une stèle dévoilée à l’occasion de cette inauguration.

Hier matin, à l’angle du boulevard Marbeau, de la rue Dumyrat et de la rue Sœur Sophie Maillard, a été inauguré le Square des Justes parmi les Nations.

Le titre de Juste parmi les Nations est décerné par l’institut Yad Vashem de Jerusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs au péril de leur vie pendant la Seconde guerre mondiale.

Accueillies par le violoniste briviste Lauris Vignal sur la musique de la liste de Schindler, les autorités ont dévoilé la plaque du Square des Justes et la stèle en mémoire des 18 Justes de Brive : Augustin Arth, Marie-Louise Bleyzat, Germaine Bocquet, Jean-Baptiste Bonetbeltz, Léon Bronchard, Marie-Antoinette Cipan, Paul Cipan, Françoise Dauliat, Germain Dauliat, Maria Fromentin, René Fromentin, Aimée Guedin, Marius Guedin, Jules Lafue, Edmond Michelet, Madeleine Pournin, Hélène Saran et Madeleine Veron.

Des dépôts de gerbe, par le sous-préfet de Brive Jean-Paul Vicat, Ido Bromberg, directeur des relations publiques de l’ambassade d’Israël en France et Frédéric Soulier, maire de Brive, ont suivi la lecture de textes par des élèves des établissements scolaires de la ville.

Les invités et les autorités ont, en effet, pu écouter, avec une émotion palpable, le poème Les Justes de Paul Rozenberg par Alexandre Pluta du lycée d’Arsonval, le poème Le Badge d’Albert Pesses par Gauthier Guthmann-Dalmey de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet, et des extraits du discours de Simone Veil prononcé lors de la cérémonie des Justes au Panthéon le 18 janvier 2007, par Jeanne Chevalier de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet.

Des discours ont suivi, dans la cour du musée Michelet. Frédéric Soulier a rendu hommage aux actes de courage des 18 Justes de Brive et a indiqué vouloir « intégrer un passage au Square des Justes parmi les Nations aux cérémonies de libération de Brive qui se déroulent tous les ans le 15 août ». Le maire de Brive a également appelé à « opposer les armes de l’esprit, ce legs des Justes, à la violence ».

Les premiers mots de Charley Daïan, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, auront été pour les jeunes : « Vous êtes notre avenir, et cette cérémonie vous est dédiée. On vous confie la mission de transmettre et de perpétuer la mémoire des Justes ».

Charley Daïan aura également « une pensée pour nos frères chrétiens d’Orient qui sont massacrés, torturés, et dont les lieux de culte sont détruits dans l’indifférence générale. Je ne propose pas pour eux une minute de silence, car l’heure n’est plus au silence mais à l’action », a-t-il conclu.

Ido Bromberg a souligné le courage des Justes parmi les Nations « qui ont bravé l’autorité au péril de leur vie. Ils n’ont pas sauvé que des Juifs, ils ont également sauvé la dignité et l’honneur de la France ». Le représentant de l’ambassade d’Israël en France appellera également « à la vigilance face à l’augmentation des actes antisémites qui montre qu’il ne faut jamais baisser la garde ».

Tandis que le député Philippe Nauche se félicitait de cet hommage aux Justes de Brive, évoquant « la portée universelle de l’inauguration de ce square », le sous-préfet Jean-Paul Vicat concluait la ronde des discours, assurant, à propos des Justes, que « notre respect et notre reconnaissance leur sont acquises à tout jamais ».

Olivier SOULIÉ

Photos : Sylvain MARCHOU

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