Actualités

Cintegabelle. Marie et Jean Bernard Bonnet: Justes parmi les Nations

mercredi 16 octobre 2013

Du 15/10/2013

 

 

 

 

Hommage aux Justes devant la Mairie. /DDM, RP. Dans la torpeur des années 40, Marie et Jean-Bernard Bonnet eurent le courage de sauver une jeune israélite, Arlette Bouadana

Dans une discrétion et une solidarité exemplaire,entourés par les horribles manœuvres nazies du Vernet d’Ariège, Noé ou le Récébédou, le couple va refuser l’élan de l’inacceptable barbarie. Ce jeudi 9 octobre, en présence de leurs trois filles Elise Dumas, Germaine Lourde et Madeleine Géraud, les natifs des Baccarets ont reçu la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations à titre posthume en présence de Barnéa Hassid, consul général d’Israêl, le docteur Albert Seifer, délégué régional de Yad Vashem et de nombreuses personnalités. Côté discours Jean-Louis Rémy a retracé en détail cette période noire de l’histoire et a relevé l’anecdote des oreillons! «Les allemands voulaient réquisitionner la maison mitoyenne des Bonnets. heureusement un des enfants avait les oreillons et les nazies ont eu peur de la contagion». Côté Etat, François Beyries, sous-préfet de Muret se dit «heureux qu’un gouvernement et des collectivités locales puissent participer à cet action de mémoire.Nous invitons les jeunes générations à ne plus accepter l’inacceptable afin que la bête immonde ne puisse ressusciter!». Quant à Christian Brunet, sensible à l’appartenance de ces justes aux Baccarets «Nous devons redoubler de vigilance.Être juste c’est la seule façon d’être juste avec la conscience». Ces préventions se retrouveront dans les écrits de Léa et Marylou, élèves à l’école des Baccarets dans la lecture à deux voix du poème «Les Justes»: «Sans vouloir triompher ils sont restés dans l’ombre. Mais n’ont pas accepté l’horreur des années sombres. Des faibles ou des robustes sont devenus des Justes» ou du «Badge» d’Albert Pesses «On m’a donné un badge quand j’étais enfant.On m’a donné un badge ce que j’étais content!...Je n’en porte jamais d’autre bien qu’on ne voit pas.Je n’en porte jamais d’autre c’est le seul qui me va. C’est dans cette intention qu’on me l’avait donné.C’est dans cette intention . Moi je l’ai gardé.»

Lire la suite

Hommage aux deux Justes dimanche après-midi

lundi 14 octobre 2013

Du 11/10/2013

 

 

 

Albert et Clémence Ducloux (deuxième et troisième en partant de la gauche) posent avec la petite Bernadette. La médaille des Justes sera remise à titre posthume à Albert et Clémence Ducloux, représentés par leur fille Bernadette, habitante de Subligny, dans le Sénonais.

Dimanche après-midi, Yaron Gamburg, porte-parole de l’ambassade d’Israël, remettra à titre posthume la médaille et le diplôme de Justes parmi les Nations à Albert et Clémence Ducloux, à Subligny (Sénonaise). Cette médaille est décernée par l’institut Yad Vashem aux personnes non juives, qui ont sauvé des juifs sous l’occupation, au péril de leur vie.

« C’est la plus haute décoration en Israël, souligne Bernadette Cinkus-Ducloux, la fille des récipiendaires aujourd’hui décédés. C’est un honneur. Pour mes parents, c’est une reconnaissance et pour moi, une fierté par rapport à ce qu’ils ont fait. J’ai tellement entendu ma mère me parler de cette histoire. »

Albert et Clémence Ducloux ont plus précisément « aidé, protégé et sauvé à leurs risques et périls Zysla Ber et ses trois filles Cécile, Micheline et Ginette de la barbarie nazie » présente l’invitation à la cérémonie. En janvier 1944, celles-ci échappent à une déportation certaine grâce à l’intervention d’Albert Ducloux, alors travailleur prisonnier sur la gare de Létanne. La mère et les trois fillettes s’enfuient dans les bois avec Albert Ducloux, puis se cachent dans le maquis, après que leur père et époux, Peretz Ber, a été arrêté.

« Une histoire d’amitié »

Les deux familles étaient voisines à Beaumont-en-Argonne, dans les Ardennes. Et amies. En particulier Bernadette, née en 1937 et Cécile, de six ans son aînée. Les deux femmes se sont retrouvées en 2006, après s’être longtemps recherchées. « On a gardé le contact depuis. On se téléphone très souvent avec Cécile », confie Bernadette Cinkus-Ducloux.

Pendant cette période, l’Institut Yad Vachem a fait une enquête. Très poussée. « Quand j’ai fait mes recherches, je ne pensais pas du tout à cette médaille. Je ne connaissais même pas son existence. Pour moi, cela s’arrêtait à une histoire d’amitié. »


Pascale De Souza


Lire la suite

Le dévouement de Jeanne et Gabrielle dans l'Histoire

samedi 12 octobre 2013

Du 11/10/2013

 

Ce sont le fils de Jeanne et les nièces de Gabrielle qui ont reçu la médaille des Justes et le diplôme./Photo Laurent Dard. Deux institutrices de Cazaux-Debat, Jeanne Monacelli et Gabrielle Fisse, ont reçu, à titre posthume, la médaille des Justes parmi les nations. Durant l’occupation, elles avaient protégé l’enfant juif Georg Hirsch, 8 ans, des nazis. «Leur courage immense a honoré l’histoire.»

Il y a des petites histoires, des gestes simples, qui résonnent davantage au révélateur de l’Histoire. Mardi après-midi, au musée de la Déportation et de la Résistance de Tarbes, deux destins extraordinaires sont passés à la postérité : ceux de Jeanne Monacelli et Gabrielle Fisse, institutrices de campagne à Cazaux-Debat et aujourd’hui disparues, qui ont reçu la médaille des Justes parmi les nations en présence de représentants du comité français pour Yad Vashem, du consul d’Israël, du préfet des Hautes-Pyrénées, du maire de Tarbes mais aussi de leurs descendants et de survivants des camps d’extermination.

Il y a soixante-dix ans, elles ont protégé le jeune Georg Hirsch, arrivé dans les Pyrénées avec un groupe d’Autrichiens, suite à la guerre d’Espagne, où ils travaillaient comme bûcherons. Nombre d’entre eux prirent part à la Résistance avec les réseaux des docteurs Marquié et Mounicq, en liaison avec les deux institutrices de Cazaux-Debat qui avaient recueilli le jeune Georg. «Il faut saluer le travail de Paul Bouygard, qui a retrouvé l’histoire de ces Autrichiens débarqués à Cazaux, un village d’une trentaine d’habitants, souligne Nicole Caminade. En 1943, l’enfant a été traqué. On a retrouvé des lettres insupportables de Français le dénonçant. Il a été caché par Jeanne et Gabrielle. Mais à partir d’une lettre qu’il a écrite à sa mère, détenue à Amiens, son adresse a pu être retrouvée et la Gestapo finira par l’arrêter à Amiens, chez la famille Sculhof qui l’avait recueilli.» à l’âge de 9 ans, l’enfant sera assassiné à Auschwitz, comme sa mère l’année précédente. «C’est la première fois que l’on accorde cette médaille à des personnes qui ont cherché à sauver un enfant finalement mort avec les autres dans les camps.» Une issue fatale qui hantera ses deux protectrices, rongées par le remords de n’avoir pu sauver l’enfant. «Gabrielle ne nous en parlait pas beaucoup, avouent ses nièces Françoise et Marie-Lise, qui ont reçu la médaille pour leur tante défunte. C’est à la fois une question de génération et aussi le signe d’une souffrance que l’enfant soit mort. Mais c’était dans son caractère. C’était une résistante et une institutrice qui aimait donc les enfants. On ne pensait pas que quelqu’un ferait cette démarche pour elle. Aujourd’hui, elles sont reconnues dans ce qu’elles ont fait. Le seul regret, c’est que ce ne soit pas de leur vivant…»

«Le plus beau visage de l'humanité»

Le consul d’Israël à Marseille, Barnéa Hassid, a également rendu hommage à ces deux femmes dévouées : «Leur courage immense a honoré l’Histoire. La révolte face à la barbarie n’était pas chose évidente. Dans cette période la plus sombre de l’humanité, beaucoup ne s’y sont pas opposés et ont abandonné la dignité humaine. Les Justes, eux, ont agi pour que survivent ces âmes innocentes, souvent seuls mais avec une conscience de fer. Les actes de Jeanne et de Gabrielle doivent rester des modèles d’éducation pour les générations à venir. C’est là le plus beau visage de l’humanité. Nous leur sommes à jamais reconnaissants».


18 Justes en Bigorre

Le comité Yad Vashem répertorie dix-huit Justes dans les Hautes-Pyrénées, ayant protégé, caché ou sauvé des Juifs de la barbarie nazie : Marcel Billières, Marie Cheminade, Marie et Pierre Desbiaux, Gabrielle Fisse, Anne-Marie Llobet, Jeanne-Eulalie et Joseph Marmouget, Charlotte et Eugène Sabathié, Charlotte et Charles Soubies, Marie Tarbes, Maurice Trélut, Georges et Jacques Vigoureux.

Andy Barréjot

Lire la suite

Deux "Pères tranquilles"

samedi 12 octobre 2013

Bulletin municipal

 

 

Dimanche 8 septembre, à la Mairie, émouvante cérémonie au cours de laquelle Madame Yona Hayer, Ministre déléguée aux Affaires Juridiques de l'ambassade d'Israël en France a remis à titre posthume, la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations à Julien David représenté par Mme Marie-Madeleine Renoux, sa nièce et à Louis-Joseph Bernard représenté par Mme Marie-Françoise Dacquet-Broussard, sa nièce.

Autour d'Annie Lagrange Maire de Lussac qui avait présidé une premère cérémonie au cimetière au cours de laquelle une plaque commémorative avait été déposée sur la tombe de Julien David, étaient présents M. le Sous-Préfet, M. Charley DAIAN, délégué du Comité Français de Yad Vashem, le délégué de l'association France-Israël, M. Thierry Mesmin conseiller général, M. Le Maire de St Julien-l'Ars, les élus de Lussac ainsi que des maires du canton, les associations d'Anciens Combattants avec leurs porte-drapeaux respectifs et bien sûr les "enfants" Guez, leurs enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants. Félix, l'aîné qui n'avait pu se déplacer en raison de problèmes de santé était malgré tout présent grâce à une liaison en visioconférence qui lui a permis de saluer l'assistance et tout particulièrement ses anciens amis lussacois puis de suivre le déroulement de la cérémonie depuis sa résidence proche de la frontière Suisse.

 


Lire la suite

Angèle Arbez a reçu la Médaille des Justes parmi les Nations pour son mari Max

dimanche 6 octobre 2013

Du 06/10/2013

 

 

 

 

 

 La cérémonie a eu lieu en présence de personnalités et d'Alexandre Lande, dont la famille a franchi la ligne de démarcation grâce à M. Arbez.

Ce dimanche 6 octobre à la salle de l’Omnibus aux Rousses, l’ambiance était tout particulièrement solennelle, émouvante et emprise de respect. Ce jour, en effet, entourée de toute sa famille, Angèle Arbez (103 ans) a reçu des mains de Rachel Feinmesser, Ministre aux Affaires Politiques à l’Ambassade d’Israël à Paris, la médaille des Justes parmi les Nations, décernée à titre posthume à son mari Max. Rappelons que la médaille des Justes est décernée par l’institut Yad Vashem de Jérusalem, aux personnes non juives, qui ont sauvé des juifs sous l’Occupation, au péril de leur vie.
Or, ce père de famille, restaurateur-hôtelier à la frontière franco-suisse, a, pendant la deuxième guerre mondiale, permis le passage de centaines de personnes dont de nombreux juifs, vers la Suisse ou de l’autre côté de la ligne de démarcation.

Monique Henriet





Lire la suite

Des Justes foyens

vendredi 4 octobre 2013

Du 04/10/2013

 

 

 

 

 

Anita Guilhem, a reçu au Mémorial de la Shoah, le diplôme et la médaille qui ont été décernés à sa mère. (Photo Olivier Pigeaud) Sainte-Foy-la-Grande compte depuis lundi trois Justes parmi les Nations. Ils ont reçus diplômes et médailles à l’auditorium du Mémorial de la Shoah à Paris. En août 1944, Assunta Guilhem, Pierre Jay et son épouse, née Jacqueline Trocmé, ont protégé et accueilli les quatre membres de la famille Bloch, Alsaciens de confession juive réfugiés à Sainte-Foy. Assunta Guilhem, voisine des Bloch, les a sauvés lors d’une rafle et Pierre Jay et son épouse les ont accueillis jusqu’à la libération de Sainte-Foy dans leur propriété de Rabouchet, sur les hauteurs de Pineuilh. C’est la fille d’Assunta Guilhem, Anita Guilhem, Foyenne, qui a reçu au nom de sa mère la médaille et le diplôme et Alice Gastambide Jay, de Paris, ceux de ses parents.

Venus d’Israël

La cérémonie reconnaissait aussi comme Justes Marc Montuset, qui avait auparavant aidé la famille Bloch, et Émile et Jeanne Pasquette, qui avaient accueilli pendant toute la guerre quatre enfants juifs à Cosne-sur-Loire. Le directeur du Mémorial de la Shoah, Jacques Fredj, Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris, Viviane Saül et Pierre Osowiechi, du Comité français de Yad Vashem, et Yron Gamburg, représentant l’ambassadeur d’Israël en France, sont revenus sur le sens et l’importance de cette reconnaissance à la fois pour le présent et pour l’avenir.

Le moment le plus émouvant fut la prise de parole d’une partie des personnes alors sauvées ou de leurs descendants. Six descendants de M. et Mme Bloch étaient venus spécialement de Jérusalem et Londres, représentant leur mère et grand-mère, Nelly Lysek, née Bloch, qui n’avait pu venir de Suisse pour raison de santé.

C’est le cahier 96-97 des Amis de Sainte-Foy, consacré aux juifs à Sainte-Foy de 1939 à 1945 qui a permis à Mme Lysek de renouer avec les Foyens qui, en 1944, l’avaient protégée et accueillie, ainsi que sa sœur et ses parents. 

Jean-Claude Faure

Lire la suite