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Hommage à l'abbé Singerlé

mardi 28 janvier 2014

Du 20/11/2011

 

 

 

 

 

 

Dimanche 27 novembre à 12h00 à l’église de Venelles sera inaugurée une plaque commémorative de son action héroïque lors de la deuxième guerre mondiale.

Il y a 60 ans disparaissait l’héroïque abbé Fernand SINGERLE, ancien curé de Venelles et Meyrargues

De 1941 à 1944, l’abbé Fernand Singerlé qui exerçait son ministère à Venelles et Meyrargues a marqué d’une empreinte indélébile ses paroissiens. C’était  un homme de grande culture, d’un dévouement sans borne et d’une bonté exceptionnelle envers tous.

Dans son ouvrage émouvant « Deux héros de l’ombre », l’auteur Francis Brun de Meyrargues évoque son action durant la période difficile de l’occupation et livre le récit de plusieurs témoins.

Ordonné prêtre le 23 décembre 1939 à Aix-en-Provence à l’âge de 26 ans, il assure son premier poste à Barbentane puis, peu de temps après, il est désigné curé de Venelles et Meyrargues. Lorrain d’origine, il parlait couramment l’allemand ce qui lui servira au moment de l’invasion de la zone libre en novembre 1942.

A Venelles, son lieu de résidence, l’abbé cachait dans la sacristie ou au presbytère des juifs ou résistants recherchés par la police de Vichy et la Gestapo me racontait Raymond Richaud dont le père Marius était receveur des postes ; « La plupart du temps, il était hébergé chez mes parents et partageait nos repas ; Fréquemment, il m’arrivait de déposer derrière l’autel, de la nourriture préparée par ma mère et destinée à ces pauvres gens ». C’est ainsi que le curé recueillit la famille Pfeiffer et leur fille Sophie, réfugiés juifs allemands évadés du camp des Milles en octobre et novembre 1942.

Claire Musso née Coste se souvient avec nostalgie de l’abbé qui projetait des films aux jeunes du village ou les faisait chanter, quant à Emile Fosse, lorsqu’il passa le brevet sportif scolaire avec huit de ses camarades, c’est encore l’abbé qui les conduisit avec sa moto à Aix.

A Meyrargues, il dissimulait des armes pour son réseau de résistance, sous l’autel de l’église ou dans les vestiges de l’aqueduc romain de Traconnade situé dans la colline St-Claude.

Le 27 novembre 1943, la gestapo arrête plusieurs meyrarguais et peyrollais en représailles d’une attaque d’un convoi allemand, la veille. Informé en urgence, le curé Singerlé se rendit aussitôt en moto à la prison des Baumettes à Marseille où les six otages meyrarguais alignés contre un mur étaient sur le point d’être fusillés.

Après avoir longuement parlementé avec l’officier allemand, ce dernier accepta de surseoir à l’exécution. Chaque jour, le curé Singerlé se rendit aux Baumettes pour plaider la cause des otages. Ils seront libérés quelques jours plus tard et c’est le curé Singerlé qui viendra les chercher avec une camionnette de Barbier-Dauphin.

Une plaque commémorative offerte par les familles des otages est scellée sur un pilier de l’église Saint-André de Meyrargues avec les noms des six otages. A Venelles-le-Haut, une rue du village porte son nom.

Le 9 août 1944, le Meyrarguais Noël Véran est abattu lâchement par la gestapo qui ne veut pas rendre le corps à la famille. C’est le curé Singerlé qui ramènera le cercueil à ses parents. Dix jours plus tard, le venellois Maurice Plantier est fusillé. Le jour des obsèques, le curé Singerlé prononcera une homélie d’un rare patriotisme (La Résistance en Mosaïque de J.C. Pouzet).

C’est avec tristesse que ses paroissiens apprirent son départ en septembre 1944 pour la commune de Saint-Andiol (B.-du-Rhône), lieu d’origine de Jean Moulin et où débute la route portant le nom de ce célèbre résistant.

Après la Libération de la Provence en août 1944, il s’engage dans la 2ème Division Blindée au 50ème Chasseur du général Leclerc de Hauteclocque et participe à la campagne d’Alsace. Le 8 décembre 1945, l’adjudant-chef et aumônier Fernand Singerlé se voit décerner la Croix de guerre et quelques mois plus tard, il reçoit la Médaille de la Résistance. La guerre terminée, il revient dans ses paroisses, curé de Saint-Andiol et Verquières. Il succombera le 25 janvier 1949 à Saint-Andiol, d’une longue et douloureuse maladie dont il souffrait depuis sa jeunesse. Il avait 36 ans ! La place de l’église de Saint-Andiol a pris depuis, le nom de : Place Abbé Fernand Singerlé.

A la demande de Monsieur André Fontaine, professeur et historien d’Aix-en-Provence, la fondation Yad Vashem à Jérusalem, lui décerne le 2 février 2000, à titre posthume, le titre de « Juste parmi les Nations », pour avoir aidé à ses risques et périls, des Juifs pourchassés pendant l’occupation. La médaille et le diplôme ont été remis à sa nièce Madame Francine Singerlé-Niderst, au cours d’une cérémonie présidée par Monsieur Pierre Messmer, Ancien Premier Ministre, le 15 novembre 2000 à Sarrebourg. Le titre de « Juste parmi les Nations » honore ceux qui ont sauvé des juifs, au péril de leur vie et exprime la gratitude de l’état d’Israël et du peuple juif tout entier. Il est la plus haute distinction décernée à titre civil par Israël.

Christian GRAMONDI

 

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Un Mur des Justes érigé sur la colline du Château à Nice

mardi 28 janvier 2014

Du 28/01/2014

 

L'inauguration, ce matin, du Mur des Justes parmi les Nations, sur la colline du Château, à Nice

 

 

 

Un Mur des Justes a été érigé ce lundi près du cimetière israélite.

Un instant solennel. Une cérémonie débordant d'émotion. L'inauguration, lundi matin, du Mur des Justes parmi les Nations, sur la colline du Château, à Nice, restera un moment inoubliable.

C'est la Ville de Nice et le comité Nice Côte d'Azur Yad Vashem qui ont permis l'édification, près du cimetière israélite, de cette pierre mêlant le béton, le marbre et le granit noir.

125 Justes honorés

Une pierre dans laquelle sont gravés 125 noms. Ceux de Niçois et d'Azuréens qui, durant la seconde guerre mondiale, ont sauvé des Juifs persécutés par la folie meurtrière nazie.

Des anonymes, qui désormais ne le sont plus et qui, en héros du territoire des Alpes-Maritimes, ont reçu l'hommage vibrant de très nombreuses personnalités, dont Christian Estrosi, député-maire de Nice, Eric Ciotti, député, président du conseil général, Barnéa Hassid, consul général d'Israël à Marseille, Daniel Wancier, président du comité Yad Vashem Nice Côte d'Azur.

Sans oublier la présence de l'écrivain Marek Halter et celle des représentants de tous les cultes.

Lecture des 125 patronymes, de textes, dépôts de gerbes, chants d'écoliers israélites, hymnes, allocutions se sont rejoints dans un même élan d'humanité.

Et de fraternité...


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Journée de la mémoire des génocides : Dieulefit, village des Justes

mardi 28 janvier 2014

Du 27/01/2014

 

 

 

 

 

 

Le 27 janvier est une journée consacrée à la mémoire des génocides. Vincent Peillon, le ministre de l'éducation, a choisi d'honorer en se rendant à Dieulefit, en Drôme provençale. Dans cette petite commune proche de Montélimar, des dizaines d'enfants juifs ont été cachés pendant l'occupation. 

© France 3 RA Dieulefit Ces hommes et ces femmes qui ont agi au péril de leur vie sont appelés "les Justes parmi les nations". La petite commune de Dieulefit en compte sept. Parmi eux : les fondatrices de l'école de Beauvallon. Catherine Krafft et Marguerite Soubeyran ont accueilli dès les années 30 des réfugiés politiques dans leur établissement. Durant la guerre, ce sont aussi des intellectuels et des familles qui ont trouvé refuge à Beauvallon. Les deux femmes ont caché des enfants juifs et organisé leur sauvetage, les sauvant d'une mort certaine.

 

 

Beauvallon, un asile pour des centaines de personnes durant la guerre 

 

Rencontre avec deux des descendantes de Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft, deux femmes surnommées par Aragon les "fées de Beauvallon"


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Deux Niçois reconnus Justes parmi les Nations

lundi 27 janvier 2014

Du 27/01/2014

De nombreux descendants de Marcelle et Philippe Durand, en majorité installés à Paris, ont fait le déplacement hier pour recevoir cette distinction des mains de Barnéa Hassid, consul général d’Israël à Marseille, et des élus.Jean-François Ottonello

 

 

 

Deux Niçois ont reçu, à titre posthume, ce dimanche 26 janvier, la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations.

Pour mémoire : Entre 1944 et 1945, les interventions de Marcelle et Philippe Durand ont permis de sauver la vie d’une sœur et d’un frère, Françoise et Michel Picard. Après avoir hébergé celui-ci tandis que Françoise était accueillie dans une autre famille, le couple Durand réunit les deux enfants pour les amener en zone plus sécurisée pour eux (les rafles s’intensifiaient à Nice). Philippe Durand les accompagna ainsi jusqu’en Isère chez des agriculteurs. Les enfants y restèrent jusqu’en septembre 1945 puis leurs grands-parents et tante purent les récupérer.

Marcelle et Philippe Durand avaient, en 1944, sauvé deux enfants juifs de la barbarie nazie.

La récompense a été remise à leurs petits-enfants et descendants ce dimanche, à la Villa Masséna.

 

 



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Veigy : Thérèse Neury, Juste de France, est décédée

mardi 21 janvier 2014

Du 20/01/2014

Thérèse Neury est décédée samedi 18 janvier. Originaire de Veigy-Foncenex, elle avait reçu le titre de Juste de France en mai 1989, pour son action en faveur des enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

Thérèse Neury

Cette nomination, elle l'avait reçue avec son père, Joseph Lançon, un père de trois enfants, veuf et résistant qui appartenait à la "filière de Douvaine".

Des franchissements de la frontière ont été organisés clandestinement pour les enfants Juifs, comme dans la région de Douvaine, afin de les mettre à l'abri en Suisse.

Avec son père, Thérèse Neury a aidé "des centaines de réfugiés à franchir la frontière", rapporte le Comité français pour Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Dans cette mission confiée par le curé de la paroisse, Joseph Lançon avait été aidé par sa fille aînée, Thérèse.

Celle-ci avait été arrêtée par les Allemands en octobre 1943 puis relâchée miraculeusement quelques jours plus tard. Son père n'eut pas la même chance. Arrêté quelques mois plus tard avec des compagnons, il fut déporté et ne revint jamais dans le Chablais.

En juillet 2011, Thérèse Neury a été nommée chevalier de la Légion d'honneur.

Mme Neury était également la mère de l'actuel maire et conseiller général de Veigy, Jean Neury.

 

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Leurs actes à jamais reconnus

mardi 21 janvier 2014

Du 20/01/2014

 

 

 

Yvette Menestrier, 96 ans, la fille d'Ernestine, entourée des trois enfants cachés par sa mère durant la Seconde Guerre mondiale. La médaille de « Justes parmi les Nations » a été remise hier, dimanche 19 janvier, aux ayants droit de deux anciennes habitantes de Villers-Saint-Sépulcre (Oise).

Il ne suffit pas de dire « Plus jamais ». Ce qu'il faut, c'est ne pas l'oublier. » rappelle Pierre Osowiechi, vice-président du comité français pour Yad Vashem. Et ce, même s'il s'agit d'une douloureuse époque. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ernestine Desplanque et sa mère, Amélie Mergoux, ont caché trois enfants juifs. C'était il y a un peu plus de 70 ans. Ce dimanche, la médaille et le diplôme de « Justes parmi les Nations » leur ont été décernés.

Pour Michel Lugassy-Harel, ministre aux Affaires administratives auprès de l'ambassade d'Israël, il s'agit là de reconnaître des « héros ordinaires ». « Elles n'ont pas sauvé que des vies humaines mais aussi l'honneur de la France. Le peuple juif n'oublie pas. Les Justes rappellent que le courage est aussi chez des hommes ordinaires, qui ont fait des actes extraordinaires » poursuivra-t-il lors de son allocution.

Les discours s'enchaînent. Toutes les autorités présentes lors de cette cérémonie pleine d'émotion ne manqueront pas de rappeler ce courage, celui de sauver des gens au péril de leur vie. Mais pas que. Les deux femmes ont également offert de la tendresse ainsi qu'un foyer. La médaille de « Justes parmi les Nations » n'est pas une distinction. Elle se veut être un témoignage de reconnaissance éternelle. Et, au-delà des deux personnes, ce fut aussi un hommage à tout un village.


Des liens forgés à jamais

Après la guerre, les enfants cachés, Danielle Sebban-Zeldine ainsi que Jean et Michel Pleskoff, ont toujours maintenu des relations affectueuses avec Ernestine Desplanque et Amélie Mergoux. Ces relations se poursuivent encore aujourd'hui avec leurs descendants. Cette grande famille était d'ailleurs au complet ce dimanche. Tous étaient extrêmement fiers de cette bravoure reconnue. « C'est très glorifiant » souligne ainsi Sylvie Menestrier, la petite-fille d'Ernestine. « Tout ça, ça me rappelle des moments que j'ai passés dans la maison quand j'étais jeune » poursuit-elle. Pour Marie-Louise Autun, 80 ans, c'était un moment « formidable et très émouvant ». À l'époque, sa belle-mère ravitaillait le foyer où les enfants étaient cachés. « Il fallait que cette cérémonie se fasse » raconte Jeanine Becquart, une enfant placée chez Ernestine dans un tout autre contexte. La médaille et le diplôme ont été remis aux ayants droit. Le courage d'Ernestine et de sa mère Amélie sera désormais connu de tous.

AURÉLIEN TOURNIER


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