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Maurepas - La résidence étudiante prend le nom de deux Justes

mardi 22 septembre 2015

Du 23/06/2015

 

 

 

 

 

La plaque commémorative a été inaugurée en présence de membres de la famille Lambert-Schuler et de membres du comité français de Yad Vashem.

A Maurepas, la résidence étudiante de 183 logements portera le nom d'Adèle et André Lambert, deux habitants ayant aidé une famille juive durant la Seconde guerre mondiale.

Jusque-là prénommée “Jan Palach”, la résidence étudiante de Maurepas s’appellera désormais “Adèle et André Lambert”, en hommage à deux Justes de la ville. Une plaque commémorative a été dévoilée jeudi en présence de leurs descendants. «Nous sommes très honorés d’avoir le nom de nos grands-parents sur une résidence étudiante», indiquent, émus, Agnès Lambert et Claude Schuler, leurs petits-enfants.

Ils ont sauvé une famille juive

Durant la Seconde Guerre mondiale, ce couple de Maurepasiens avait sauvé une famille juive, les Zimbler, en les hébergeant clandestinement. «Ils sont restés cachés dans une chambre pendant plus d’un an, raconte Claude, né en 1943 dans cette maison. Personne n’était au courant qu’ils étaient là. Ils y sont restés jusqu’à la Libération.» «A l’époque, ils étaient passibles de mort pour les avoir cachés», rappelle Jacques Barros, président de l’Association juive de Maurepas et environs (AJME).
Pour leur acte de courage, Adèle et André Lambert ont reçu le titre de “Justes parmi les nations” en 1996 de l’institut Yad Vashem de Jérusalem.
A l’origine de cette résidence étudiante de 183 appartements, l’ancien maire Georges Mougeot (DVG) regrette ce changement de nom. «Je trouve ça mesquin, déplore l’ancien élu. On remplace un nom mondialement connu pour son martyre pour la liberté (NDLR : Jan Palach s’était immolé en 1969 à Prague pour protester contre l’invasion de son pays) par deux personnes certes honorables mais moins exemplaires pour la jeunesse étudiante.»
«Le nom de Jan Palach n’avait pas été acté officiellement», rétorque le maire Grégory Garestier (LR) qui a voulu «valoriser l’histoire locale de Maurepas. C’est un symbole fort d’adosser leur nom à une résidence étudiante». 

 

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Hommage à Joseph Zauberman

samedi 19 septembre 2015

Joseph Zauberman Joseph Zauberman, un des fondateurs du Comité français pour Yad Vashem, nous a quittés le 21 juillet 2015, à l'âge de 99 ans; il repose au cimetière du Montparnasse, à Paris.

Joseph Zauberman et son épouse Marie sont arrivés en France tout de suite après la Shoah, quittant la Pologne où leur famille avait été anéantie par la catastrophe. Après un court séjour dans un camp pour personnes déplacés en Allemagne ils arrivent à Paris et doivent recommencer entièrement leur existence, dans un pays dont ils ignorent tout. Comme l'écrira, plus tard, leur fille Yolande : "ils auront toujours un accent…" Mais cela ne les empêchera pas, à force de travail, de fonder une famille et une entreprise qui leur permettra, au fil des années, de devenir un des piliers de la communauté juive de France. Joseph Zauberman fut, en effet, un militant dans de nombreuses associations, toujours prêt à aider et à soutenir ceux qui faisaient appel à lui.

C'est ainsi qu'en 1989, lorsque Charles Corrin fit appel à lui pour créer un Comité de soutien à Yad Vashem, avec d'autres rescapés de la Shoah, il accepta d'assurer le poste de trésorier. Samuel Pisar, qui nous a quittés une semaine après Joseph Zauberman en fut le premier président, Charles Corrin le vice-président et Sylvain Caen le secrétaire général. Paul Schaffer rejoignit également le premier Bureau de ce Comité et assura le domaine de l'éducation.

Joseph Zauberman n'a jamais voulu témoigner des terribles épreuves de la guerre mais il a toujours œuvré pour que la mémoire de la Shoah soit transmise aux jeunes générations. Son message a été entendu puisque son fils, Léo et ses filles, Judith, Margueritte et Yolande, chacun dans leur domaine, sont également impliqués dans la transmission de la mémoire de la Shoah et la solidarité envers le peuple d'Israël. Au nom de toute la "famille" Yad Vashem, Avner Shalev, Président de Yad Vashem Jérusalem et Pierre-François Veil, Président du Comité Français, présentent toutes leurs condoléances à Marie Zauberman et ses enfants. 

 

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Hommage à Samuel Pisar

samedi 19 septembre 2015

Décès de Samuel Pisar

Samuel Pisar au diner de gala CFYV 2012 "Ainsi, Ô grand Dieu d'Abraham, c'est avec respect pour les croyances de tous, et sans malice aucune, que je me prosterne vers Jérusalem l'éternelle, ses synagogues, ses églises, ses mosquées, son mur des lamentations et son mémorial de Yad Vashem – le mémorial sacré des martyrs et des héros de la Shoah – pour te chanter ma fervente prière d'espoir puisée dans des torrents de sang. Renouvelle tes liens avec nous, Seigneur, guide-nous sur le chemin de la réconciliation, de la tolérance et de la paix, sur cette petite planète, fragile et divisée, notre maison à tous. Amen ! Amen ! Amen!" Texte de Samuel Pisar sur la symphonie Nº3 Kaddish de Léonard Bernstein.

Samuel Pisar, un des plus jeunes rescapés de la Shoah, déporté à l'âge de 13 ans à Maïdanek, Auschwitz et Dachau, est né en 1929 à Bialystok en Pologne. Sa mère Helen, son père David et sa petite sœur Frieda ont été assassinés par les nazis. Après la guerre, il est devenu un des principaux conseillers de plusieurs  dirigeants du gouvernement américain, y compris le président John Fitzgerald Kennedy. Né dans une famille aisée et cultivée de Bialystok, où l'on parlait, en plus du polonais et du Yiddish, l'anglais, le russe et le français, il vécut une enfance heureuse  au sein d'une importante communauté juive de 80.000 personnes.

La guerre surprend le jeune Samuel qui se retrouve soudain  confronté à l'horreur des camps et devra son existence à une capacité d'adaptation exceptionnelle ainsi qu'il la décrit lui-même : "ma colonne vertébrale intellectuelle et physique était si souple qu'elle ne s'est pas brisée".

Recueilli après la guerre par des membres de sa famille en France et en Australie, il fera de brillantes études de droits à l'Université de Melbourne en Australie, la Sorbonne à Paris et Harvard aux Etats-Unis. A partir de 1955 Samuel Pisar entame une carrière d'avocat international et de conseiller auprès de prestigieuses institutions. Il est, tour à tour, attaché à l'Organisation des Nations Unies, conseiller juridique  à l'UNESCO, conseiller auprès du Président Kennedy, du département d'Etat et auprès de plusieurs Commissions du Sénat.    

Avec sa première épouse, Norma, il aura deux filles, Alexandra Pisar-Pinto et Helaina Pisar-McKibbin, et avec sa seconde épouse, Judith, Léah Pisar-Haas. Il élève également le fils de Judith, Antony Blinken. Léah et Antony suivront d'ailleurs la voie de leur père et seront également conseillers auprès de plusieurs gouvernements américains. C'est notamment Antony qui écrivit le fameux discours du Président Bill Clinton lors de l'enterrement de Itzhak Rabin qui se conclut par "Shalom 'Haver"

Pendant toute sa carrière juridique et diplomatique, Samuel Pisar n'a cessé de prôner un monde de paix et d'œuvrer pour la compréhension mutuelle et la liberté. C'est lui qui fut le premier artisan pour que s'établissent des relations entre l'Est et l'Ouest, lorsque le monde était encore plongé dans la guerre froide et que le rideau de fer partageait l'Europe. Il réussit à obtenir la libération de plusieurs Refuznik ainsi que de plusieurs intellectuels aux prises avec des régimes totalitaires, en URSS ou ailleurs. Il fut également l'un des premiers à établir des liens entre la Chine, les Etats-Unis et l'Europe.

En 1979, poussé par son épouse Judith, dans un contexte où les négationnistes commençaient à se faire entendre dans le discours public, il décide enfin de rédiger son témoignage sur sa terrible expérience  pendant la Shoah. Lui qui voulait sans cesse aller de l'avant et mettre en sourdine le passé, le voilà contraint de revenir sur  cette obscure période de l'histoire. Cela donnera naissance à son ouvrage fondamental : "Le sang de l'espoir" en 1979, suivi de "La ressource humaine" en 1983 et "Le chantier de l'avenir" en 1989. Installé à Paris tout en continuant son activité d'avocat international, il décide également de fonder avec d'autres survivants de la Shoah - Sylvain Caen, Charles Corrin, Joseph Zauberman, Paul Schaffer – le Comité français pour Yad Vashem dont la première mission est de mobiliser des soutiens financiers qui permettront de participer à la construction de la Vallée des communautés de Yad Vashem. Situé sur le site de Yad Vashem à Jérusalem, ce monumental mémorial creusé dans le Mont du Souvenir, est un hommage aux milliers de communautés juives qui furent totalement ou partiellement anéanties pendant la Shoah.

Désormais, Samuel Pisar deviendra un des grands témoins de ce siècle pour la transmission de la mémoire de la Shoah, aussi bien auprès des grands de ce monde qu'auprès des jeunes générations. Comme l'a dit Avner Shalev, Président de Yad Vashem en apprenant son décès : "De nombreux rescapés de la Shoah ont, à un moment ou à un autre de leur vie, réussi à extérioriser leur terrible expérience. Très peu d'entre eux cependant sont ce que l'on appelle des "grands témoins". C'est ce statut exceptionnel qu'a atteint Samuel Pisar par sa stature internationale et universelle qui lui a permis, par-delà les barrières des langues et des mentalités, de transmettre son message à toutes les générations". Et de fait, ce n'est pas par hasard si, en 2012,  l'UNESCO a nommé Samuel Pisar Ambassadeur Honoraire pour l'enseignement de la Shoah dans le monde. Il est en outre Officier à l'Ordre des Arts et des Lettres, Grand Officier de la Légion d'Honneur, Officier à l'Ordre du Mérite d'Australie et Commandeur à l'Ordre du Mérite Polonais.

En tant que Président d'Honneur du Comité français pour Yad Vashem, Samuel Pisar n'a cessé de promouvoir l'enseignement de la mémoire de la Shoah  comme ultime rempart face à un monde toujours enclin à retomber dans ses anciens démons. Lors d'un récent diner de gala à Paris il déclarait : "Personne ne peut avoir vécu ce que nous avons vécu sans ressentir le besoin d'alerter nos enfants face aux dangers qui peuvent détruire leur univers  comme ils ont, jadis, détruit le nôtre. (…) C'est pourquoi il est nécessaire, voire impératif, que nous soutenions et garantissions la pérennité de l'Ecole Internationale pour l'Enseignement de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem".

Samuel Pisar fut et demeurera pendant longtemps une des grandes autorités morales incontestables de notre temps. Comme l'a exprimé Miry Gross, Directrice des Relations avec les pays francophones pour Yad Vashem, très émue à l'annonce de sa disparition : "Il restera à jamais dans le cœur de ceux qui ont eu l'honneur de le côtoyer, ainsi que dans celui des nombreux lecteurs qui continueront à tirer des forces à la lecture de ses ouvrages". Et elle poursuit : "Malgré ses nombreuses responsabilités au plus haut niveau, il a toujours su garder un abord si humain et si amical". C'est cette humilité qui caractérise les êtres d'exceptions. "Il y a en moi un enfant sauvage qui se moque des beaux costumes, de la renommée et des mondanités, disait-il, une sorte de conscience". Ainsi, après avoir fait entendre sa voix dans toutes les capitales du monde, c'est à Yad Vashem, en 2009, qu'il fut le plus ému en interprétant son "Kaddish" sur la Symphonie de Léonard Bernstein : "Ici, je sens que c'est pour ma grand-mère, pour ma famille et pour mon peuple que je dis le Kaddish".

 



Intervention de Samuel Pisar au dîner de Gala du Comité Français pour Yad Vashem en 2012

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Une Juste parmi les Nations honorée à Louhans–Chateaurenaud

vendredi 18 septembre 2015

Du 07/09/2015

 

 

 

 

Hier, dimanche 6 septembre la place Sœur Madeleine Cordier a été inaugurée en Bourgogne dans la cité médiévale de Louhans-Chateaurenaud. Un hommage rendu possible grâce au Comité français pour Yad Vashem, représenté par M. Ralph Memran, délégué régional.

Pour avoir recueilli et aidé Edith Goldapper ainsi que beaucoup d’autres réfugiés juifs, le 16 juillet 1990, Yad Vashem a décerné aux sœurs Victoire et Madeleine Cordier le titre de Juste parmi les Nations.
“Victoire et Madeleine Cordier vivaient dans un petit village dans les monts du Jura. Leur mère habitait la Chapelle des Bois, une maison isolée dans les montagnes. Madeleine prit le voile et devint religieuse au couvent des sœurs hospitalières de Beaune. Poussées par leur profonde foi chrétienne, Madeleine et Victoire consacrèrent leurs efforts à aider des personnes fuyant les Allemands ou le régime de Vichy, à passer la frontière suisse. Utilisant la maison de leur mère comme relais, elles escortaient les fugitifs par de difficiles sentiers de montagne, jusqu’en Suisse. C’était extrêmement dangereux car les gendarmes patrouillaient dans toute la région et se montraient impitoyables vis-à-vis de tous ceux qui cherchaient à fuir la France occupée, comme de ceux qui les aidaient.”

A l’occasion de l’inauguration de la Place Madeleine Cordier et des 71 ans de la Libération de la Ville de Louhans, deux émouvantes commémorations ont eu lieu. En présence des autorités locales et notamment du Maire Frédéric Bouchet, du sous-Préfet Georges Bos et du Sénateur de Saône et Loire Jérôme Durain, Ido Bromberg, Directeur des relations publiques près l’Ambassade d’Israël a rappelé ” C’est grâce à l’inauguration de la place Sœur Madeleine Cordier que “plus jamais” cela n’arrivera. Cet acte républicain, éducatif assure la transmission de la mémoire aux jeunes générations.”

Georges Bos, sous-préfet de Saône et Loire, a rappelé les valeurs républicaines de la France dans un discours très énergique. Il a aussi cité la phrase du Talmud “qui sauve une vie, sauve l’univers tout entier”.

Mme Martin, fille et nièce de de Victoire Madeleine Cordier, était très émue devant un public nombreux où toutes les générations étaient représentées.

 

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Hommage aux Vabrais ayant caché des juifs

vendredi 18 septembre 2015

Du 04/09/2015

 

 

 

 

C'est sans difficultés, compte tenu de son comportement exemplaire pendant la guerre de 1939-1945 que Vabre est entré dans le récent Réseau des villes et villages des Justes parmi les nations de France. Afin de donner corps à cette distinction qui honore des Vabrais la plupart anonymes, aujourd'hui disparus, et ayant protégé en les hébergeant, des civils juifs, une cérémonie aura lieu à Vabre dans la cour de la gendarmerie le vendredi 30 octobre, en fin d'après-midi, lors de laquelle on saluera la mémoire de ces hommes et de ces femmes de la région vabraise qui ont sauvé des juifs avec courage et au péril de leur vie. Toutes les familles, les proches de ceux-ci ont leur place au sein de cette cérémonie. C'est pourquoi il est demandé à la population de la montagne de Vabre concernée par cet héritage moral et dont les parents, grands-parents, oncles ou tantes ou amis proches, ainsi que toute personne ayant connaissance d'une famille ayant cachée des juifs, de se faire connaître auprès de Guy Cals, historien et mémoire du village, au 05 63 50 40 24 (rue Vieille, 81330 Vabre) qui leur exposera l'intérêt de cette recherche et de leur présence ce jour-là.

 

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Jeanne Rogalle, Juste parmi les Nations, s'est éteinte

vendredi 18 septembre 2015

Du 01/09/2015

 

 

 

 

Carnet noir

Elle marchait tranquillement vers ses 94 ans, le regard toujours malicieux et l'esprit clair. Elle s'est éteinte paisiblement, entourée par ses proches, au cours de la nuit de dimanche à lundi. Les obsèques de Jeanne Rogalle ont lieu ce matin à Aulus-les-Bains. Sur le parvis, un hommage officiel lui sera rendu, avant que la famille et les amis de la disparue ne se réunissent dans l'édifice religieux. Et il devrait y avoir du monde, ce matin, pour saluer la mémoire de cette «Juste parmi les Nations», chevalier de la Légion d'Honneur, fille de paysan devenue symbole de la résistance et de la solidarité.

Il faut faire un bond dans le passé, revenir à l'année 1942. Des familles juives étaient alors assignées à résidence à Aulus-les-Bains. L'occupant estimait alors que la barrière nature des Pyrénées formerait la plus efficace des prisons. Mais les Justes en avaient décidé autrement. Jeanne, âgée de 20 ans, décide d'accompagner son père, Jean-Pierre Acgouau qui organise le passage d'une famille de neuf personnes vers l'Espagne. Le groupe part, dans la nuit et le froid, vers la frontière. Sur la route, le hasard fait que Jeanne croisera celui qui allait devenir son mari, Baptiste Rogalle, passeur lui aussi. Il accompagnait une autre famille de quatre personnes, dont un nourrisson.

L'histoire est restée enfouie 50 ans

Puis, pendant cinquante ans, l'histoire est restée enfouie dans sa mémoire. Mais, un jour, Jeanne Rogalle s'en est souvenue pour le bulletin municipal. C'était il y a vingt ans. Et tout est allé très vite. Jeanne Rogalle, ainsi que son père Jean-Pierre et son mari Baptiste, à titre posthume, ont été faits Justes parmi les Nations par la fondation Yad Vashem. Jeanne Rogalle a été décorée de l'ordre de chevalier de la Légion d'honneur. Elle a retrouvé ce nourrisson qu'elle avait conduit vers la liberté en ce mois de décembre 1942 : Claude Henle, père et grand-père, dont les parents avaient réussi à émigrer au Canada. Elle n'a pas ménagé son temps, durant beaucoup d'années, pour prendre part au devoir de mémoire, multipliant les échanges et les contacts. Mère de cinq enfants, Jeanne Rogalle avait eu l'immense douleur de perdre l'un de ses fils, Jean-Pierre, âgé de 16 ans. Elle était plusieurs fois grand-mère, et arrière-grand-mère.

Fatiguée lors de ces dernières semaines, elle avait dû annuler en dernière minute une rencontre avec une résistante toulousaine de la première heure, dans le cadre du salon du livre d'Aulus, fin juillet.

Dans cette pénible circonstance, « La Dépêche » adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Jeanne Rogalle.

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