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Quatre "justes" auvergnats honorés ce week-end

lundi 4 mars 2013

Ils ont cachés des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale. Quatre Puydômois ont été faits, à titre posthume, "Justes parmi les nations".

Des héros de la seconde guerre mondiale ont été honorés hier. De ceux qu'on appelle les "Justes". Des citoyens a priori comme les autres mais qui n'ont pas hésité à risquer leur vie pour protéger des enfants juifs.

Hier, quatre Auvergnats ont été faits, à titre posthume, "Justes parmi les Nations", la plus haute distinction de l'Etat d'Isrël. Marceline et Marc Chassaing qui ont accueilli une jeune enfant juive à Estandeuil et à Saint Julien de Coppel, toujours dans le Puy de Dôme, Isabelle et Anne-Marie Gory, surnomées Marraine et Manette, qui ont caché plusieurs enfants juifs à la Tourelle, la maison d'enfants du village.

Jaqueline, Nadia, Jacques ou Sima : ils n'avaient pas plus de 12 ans à l'époque et hier ils étaient de retour dans ce village où ils ont grandi sous la protection des deux femmes. Forcément beaucoup de souvenir sont remontés à la surface.

Les enfants juifs cachés chez des Puydômois pendant la guerre rendent hommage aux "justes" qui les ont protégés.  

source: http://www.francebleu.fr/societe/histoire/quatre-justes-auvergnats-honores-ce-week-end-374687 du 04/03/2013

Quatre Puydômois faits "Justes parmi les nations" à titre posthume

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Les enfants juifs cachés chez des Puydômois pendant la guerre rendent hommage aux "justes" qui les ont protégés.

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Elle recueille une fillette juive en 1942 dans le Puy-de-Dôme, la famille Chassaing est reconnue "Justes parmi les Nations"

dimanche 3 mars 2013

© Sébastien Kerroux Henri et Fernande Chassaing, descendants de Marc et Marceline Chassaing, recevant le diplôme des justes parmi les nations des mains d'Elad Ratson, représentant de l'Etat d'Israël, à Clermont-Ferrand, le 3 mars 2013. La famille Chassaing, d'Estandeuil dans le Puy-de-Dôme est devenue "Justes parmi les Nations". Durant la seconde guerre mondiale, Marc et Marceline, aujourd'hui décédés, avaient caché et protégé Renée Beddouk, un fillette juive, du régime Nazi.

Renée Beddouk l'a reconnu elle-même dans un courrier qu'elle a écrit en mai 2011: "malgré la reconnaissance que je leur devais, je n'ai fait aucun effort pour les retrouver avant maintenant". Elle a tardé mais elle n'a pas oublié. Soixante et onze ans après avoir recueillie la petite fille alors âgée de 8 ans, les époux Chassaing, Marc et Marceline, ont été reconnus comme "Justes parmi les Nations". Une reconnaissance qui arrive à titre posthume pour les deux auvergnats qui avaient accueilli, en 1942, dans leur ferme d'Estandeuil (Puy-de-Dôme), la petite Renée. Quelques mois plus tôt, elle avait quitté Paris avec ses parents pour venir se mettre à l'abri à Clermont-Ferrand. Mais à l'époque, l'orage gronde pour les juifs, même en zone libre. La décision est donc prise de cacher la fillette à la campagne.

Dans sa lettre, Renée dit n'avoir revu ses parents que deux ou trois fois avant que Bernard et Guelia Krasnobroda soient arrêtés, envoyés à Drancy puis à Auschwitz le 7 octobre 1943. Ils y mourront cinq jours plus tard, le 12 octobre. Renée, elle, est toujours en vie, "je suis sûre que si je n'avais pas été à la ferme Chassaing, écrit-elle, je ne serais pas ici aujourd'hui. Marc et Marceline Chassaing se sont occupés de moi comme si j'étais leur enfant".

La guerre terminée, Renée Krasnobroda part aux Etats-Unis avec son oncle et sa tante, en 1946. Elle deviendra Renée Beddouk, mais n'oublie pas qu'elle a été une enfant à part entière de la famille Chassaing. Une famille honorée, dimanche à Saint-Julien-de-Coppel (63), pour son courage, mais Marc et Marceline ne sont plus là. C'est donc à Fernande et Henri, leurs enfants, que l'Etat d'Israël a remis la précieuse distinction. 

En juin 2011, la petite fille juive et la famille auvergnate s'étaient retrouvé et Renée Beddouk avait alors promis de tout faire pour que les Chassaing soient reconnu comme "Justes".

source: http://auvergne.france3.fr/2013/03/03/marc-et-marceline-chassaing-deviennent-justes-parmi-les-nations-209719.html du 03/03/2013

Remise de la médaille

Reportage de Sébastien Kerroux et Olivier Martinet. Intervenante: Renée Beddouk (juive réfugiée à Estandeuil de 1942 à 1945)


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Beddouk- Chassaing 'les retrouvailles en 2011

Reportage de Fabien Gandilhon et Alfonso Martinez. Intervenants: Renée Beddouk, Claude Maurice (Pilote de montgolfière), Jean Laroche (Ancien postier), Fernande Reynard (Fille de Marc et Marcelle Chassaing)


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Les Minimes. «Des Juifs et des Justes», la passion d'un instituteur

vendredi 22 février 2013

 

Ce vendredi 23 février à 15 heures à la Casa d'Espagne, André Arnal présentera ses recherches et son travail de longue haleine.

André Arnal tient l'histoire de sa famille dans ses mains./Photo DDM

André Arnal, à 62 ans, est un jeune directeur retraité. C'est à l'école Buffon qu'il a mis un point final à sa carrière d'instituteur. André est un vrai passionné. Lors d'une cérémonie, le 7 avril 2008 à la mairie de Sainte Afrique, ses ancêtres Marie-Louise et Emmanuel Arnal sont honorés comme «Justes parmi les Nations» pour avoir caché dans le petit village de Fayet, des juifs fuyant le nazisme. Il n'en fallait pas moins au directeur retraité pour se lancer dans quatre années de passionnantes recherches. Le livre, «Des Juifs et des Justes», est né de ce travail. «Mon ouvrage est, précise l'auteur, un hommage rendu à mes parents, mes grands parents, mes tantes, car, en vérité je n'étais pas au courant de tous les événements que j'allais découvrir dans cette quête. La cérémonie d'avril 2008 a été un véritable déclic. Outre les membres de ma famille, se trouvait également la famille de Fritz Blum, venue d'Israël, des USA, d'Angleterre, du Canada.»

André Arnal, d'origine aveyronnaise, découvre des lettres adressées à son père Pierre Arnal. Il entreprend de pousser plus loin ses investigations, archives départementales, archives militaires de Vincennes, Centre National de documentation juive, mémoire des personnes, rien n'est laissé au hasard.

Th. Gausserand

Des Juifs et des Justes », publié aux éditions Empreinte, disponible à la Maison de la Presse à Carmaux (19,50€).

source:http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/22/1567147-toulouse-des-juifs-et-des-justes-la-passion-d-un-instituteur.html du 22/02/2013


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Prague : le secret de la vieille boîte en carton de l’ambassade d’Israël.

jeudi 21 février 2013

Shahar Shelef, l’ambassadeur adjoint d’Israël en République tchèque, a reçu un appel téléphonique d’un diplomate au service de l’ambassade de Suède à Prague il y a plusieurs semaines.

« Vous n’allez pas le croire », lui a dit le diplomate suédois. « Nous réaménageons l’ambassade et nous avons décidé de nettoyer les caves. Nous avons trouvé une vieille boîte en carton avec des papiers de l’ambassade israélienne de 1967. Vous pouvez venir les récupérer ».

Une enquête a révélé qu’en 1967, après que la Tchécoslovaquie ait rompu ses relations diplomatiques avec Israël, le personnel de l’ambassade israélienne qui devait quitter les lieux rapidement, avait placé certains documents diplomatiques à l’intérieur d’une boîte en carton qu’ils avaient remise à l’ambassade de Suède. La boîte placée dans le sous-sol, a été découverte, par hasard, 46 ans plus tard.

Son contenu d’une valeur inestimable va maintenant permettre à l’Etat d’Israël de rendre hommage et d’honorer trois citoyens tchèques qui ont sauvé des Juifs pendant l’Holocauste En effet, parmi les nombreux documents administratifs qui ont été retrouvés, trois certificats ainsi que des médailles de « Justes parmi les Nations » délivrés par le Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, qui devaient être remis lors d’une cérémonie officielle à trois citoyens tchèques qui ont sauvé des Juifs pendant la Shoah.

Dès réception de la boîte contenant les documents, l’ambassade d’Israël a contacté Yad Vashem pour s’assurer que ces trois ressortissants tchèques avaient en effet été reconnus comme « Justes parmi les nations ».

Le fils de l’un des trois Tchèques qui vit au Canada, avait reçu une copie de la médaille du consulat israélien à Montréal il y a de nombreuses années. Les deux autres doivent encore être contactés.

« Nous savons que les trois « Justes » ne sont plus en vie » indique l’ambassadeur adjoint d’Israël. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que leurs descendants reçoivent la reconnaissance officielle de l’Etat d’Israël, même si c’est 46 ans plus tard ».

Samuel Guedj

source: http://www.lemondejuif.info/prague-le-secret-de-la-vieille-boite-en-carton-de-lambassade/ du 14/02/2013

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Nous sommes fiers de lui et de ses choix

vendredi 1 février 2013

Le lundi 15 octobre 2012, dans l’Auditorium du  Mémorial de la Shoah de Paris, s’est déroulée, sur fond d’histoire de la Libération de Romans-sur-Isère ,  une émouvante cérémonie au cours de laquelle a été remise à titre posthume, aux ayants-droits de Monsieur Pierre Descours, Directeur de l’Hôpital de la ville pendant l’occupation,  la Médaille des Justes parmi les Nations, pour avoir aidé la famille Kahn  à échapper à la déportation.

Monsieur Jacques Fredj, Directeur du Mémorial,  a accueilli un public recueilli et attentif, tandis que Monsieur Elad Ratson, Directeur des relations publiques de l’Ambassade d‘Israël en France remettait la marque de reconnaissance de l’Etat d’Israël aux enfants du Médaillé. Le Comité Français pour Yad Vashem était représenté  par Madame Viviane Saül et par Monsieur Alain Habif.

Bertrand Kahn,  avait 10 ans au début de l’année 1944. Après de nombreuses tribulations, d’étape en étape, il venait d’arriver à Romans-sur-Isère avec sa famille, originaire d’Alsace et de Lorraine, qui avait quitté Paris dès la déclaration de guerre. Soixante ans plus tard il  a fait revivre ses souvenirs en recherchant le Directeur d’Hôpital de Romans qui fit opérer  clandestinement sa mère d’un cancer du sein, sans l’inscrire sur le registre des entrées et  en l’installant, pour parer à toute éventualité,  dans une chambre proche d’une sortie directe vers l’extérieur. Admirablement soignée par une équipe dévouée, composée de religieuses et de laïques qui  avaient compris qu’il fallait se taire,  la patiente se remit  de son opération. Pendant son séjour, son mari et son plus jeune fils, logeaient dans sa chambre, tandis que son fils  aîné dormait dans une salle désaffectée.

«  Nous étions toujours à l’hôpital, a raconté Bertrand Kahn, quand Romans fut libéré une première fois par les FFI. Mais quelques jours plus tard, les allemands firent un retour inattendu, sous les bombardements d’aviation et d’artillerie des alliés.

Pierre Descours prit alors la décision de transférer le personnel de l’établissement et les malades dans les caves de l’hôpital où des maquisards blessés étaient déjà soignés et cachés derrière des fagots de bois. Tous passèrent là presqu’une semaine,  avec les réserves de pâtes et l’eau d’un puits pour  toute subsistance, jusqu’à l’arrivée de l’armée américaine. »

Romans était enfin libéré et les Kahn étaient sains et saufs, grâce au courage d’un homme qui avait une haute idée de sa déontologie et qui connaissait les risques qu’il encourait. 

Pour retrouver les traces de cet homme de devoir, Bertrand Kahn a entamé une enquête qui l’a conduit à l’auteur d’une vaste généalogie familiale permettant d’identifier les descendants de la branche ardéchoise des Descours. Il ne restait plus qu’à se mettre en relation avec les enfants du sauveur qui apprirent avec fierté, la courageuse  conduite de leur père dont, comme  la plupart des Justes, celui-ci n’avait jamais parlé, considérant qu’il n’avait fait que son devoir.

A la cérémonie posthume de remise de sa Médaille, plus de cinquante descendants directs de Pierre Descours  étaient venus de tous les coins de France pour honorer  la mémoire du  père, du grand-père et de l’arrière-grand père qui leur a légué ce grand exemple.

 

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Inauguration du rond point des "Justes parmi les Nations" à Béziers

jeudi 31 janvier 2013

Elie Aboud Elie Aboud a participé à l'inauguration du rond point des "Justes parmi les Nations" en présence de représentants de la communauté juive, de descendants des Justes biterrois, de Raymond Couderc et Jean-Michel Du Plaa, dimanche 27 janvier 2013.

Le député a salué la mémoire de ces compatriotes qui n'ont pas voulu accepter l'inacceptable. Il a pris un engagement pour financer au sein de ce rond point, une œuvre témoignant de la main tendue et de la défense d'une cause juste contre la barbarie et la haine.

L'ouvrage est situé route de Pézenas. En France plus de 2700 personnes ont reçu le titre honorifique de "Juste parmi les Nations".

 

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