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SOISSONS - Le Soissonnais Jacques Bouldoire nommé Juste à titre posthume

dimanche 26 octobre 2014

Du 26/10/2014

 

 

 

 

 

La médaille et le diplôme ont été décernés à Christiane Letterier-Bouldoire et Claudine Bouldoire. Durant l’Occupation, Jacques Bouldoire a évité grâce à son courage la déportation de sa femme juive, ainsi que de ses beaux-frères et belles-sœurs. Il a été distingué par l’Etat d’Israël ce dimanche dans la cité du Vase.

Ce dimanche à l’hôtel-de-ville de Soissons, Christiane Leterrier-Bouldoire et Claudine Bouldoire ont reçu des mains du ministre conseiller auprès de l’ambassade d’Israël une haute distinction décernée à leur père à titre posthume. Après une instruction de près de deux ans, le comité français pour Yad Vashem a reconnu Jacques Bouldoire « Juste parmi les Nations ».

Cette médaille est décernée aux personnes non-juives qui ont sauvé des Juifs durant l’Occupation nazie. Il s’agit actuellement de la plus haute distinction honorifique délivrée par l’État d’Israël à des civils.

En 1942, Jacques Bouldoire a ainsi protégé au péril de sa vie sa femme juive, ainsi que les autres enfants de ses beaux-parents, des commerçants soissonnais. Il est malheureusement décédé peu de temps après la Libération, en 1952. Son courage permit la naissance de vingt-quatre enfants et petits-enfants.

Julien Assailly

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Saïx - Le ministre distingue le Juste Gérard Persillon

dimanche 26 octobre 2014

Du 25/10/2014

 

 

 

 

Gérard Persillon a reçu les insignes de chevalier de la Légion d'honneur des mains de Kader Arif./Photo DDM, S. F.

Point d'attente protocolaire. Impatient de présider une cérémonie officielle sur le territoire de son enfance, Kader Arif, secrétaire d'État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, est arrivé bien avant l'heure du rendez-vous, hier soir, à la mairie de Saïx. Il ne cachait pas son plaisir de remettre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à Gérard Persillon, 94 ans. En juillet dernier, ce Saïxol avait été honoré en tant que Juste parmi les nations, comme l'a rappelé Genevière Dura, maire de la commune en ouvrant cette cérémonie : «C'était il y a trois mois, ici même, monsieur Persillon, nous assistions à la remise de cette médaille reconnaissant le courage qui vous a permis de dépasser les risques encourus…» Son courage pour avoir permis à une jeune fille juive, Perla, pendant la Seconde Guerre mondiale, d'obtenir de faux papiers d'identité, d'être protégée par la directrice du collège de Limoux, lui évitant ainsi la déportation. À ces heures graves du conflit mondial, Gérard Persillon était commissaire de police dans l'Aude. Plus tard, il s'installa à Saïx avec sa famille. «Saïx, au cœur de l'Agout», où Kader Arif venait à pied, en vélo, retrouver des amis à la fête du village. Qui y revient en qualité de «ministre de la République pour rendre hommage à un héros comme Gérard Persillon, vous qui avez considéré que vous n'avez fait que votre devoir. Chaque ville a ses héros, Saïx a les siens, vous êtes de ceux-là, qui donnent leur vie pour préserver celle des autres. D'une autre, Perla, qui a fait le voyage jusqu'ici, depuis les Etats-Unis, en juillet, pour vous remercier… Votre acte est une preuve d'amour, une belle preuve d'amour adressée aussi à la France.» Appuyé sur sa canne, attentif au discours du secrétaire d'État, le vieux monsieur a vécu l'instant dignement avant de recevoir l'insigne honorable. Puis, d'un pas sûr, sortant un papier de la poche de son superbe costume gris, il s'est rapproché du micro pour adresser notamment au ministre : «Par ce geste, le gouvernement de la République reconnaît les efforts déployés par des populations… Où irait-on chercher les vertus nécessaires à l'accomplissement de missions sinon dans les rangs de la Légion d'honneur, vaillante cohorte où les noms de sacrifice et don de soi ne sont pas des lieux communs… Servir dans la Légion d'honneur entraîne surtout l'obligation morale d'être prêt à défendre ces vertus pour l'amélioration de l'humanité. En ce qui nous concerne, malgré l'âge et l'état de santé, nous sommes résolus à en être digne.» Gérard Persillon démontre ainsi, une fois encore, combien il était juste de le distinguer. Un homme «d'une simplicité formidable, d'une modestie et d'une humilité qui fait la fierté de notre commune», assure Genevière Dura.

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L’ACCUEIL A MEZENS PENDANT LA GUERRE

dimanche 26 octobre 2014

 

 

 

 

 

 

Mezens Le jeudi 31 octobre 1995 au château de Mézens, Mr. Arye Gabay, ambassadeur d’Israël auprès du Conseil de l’Europe et consul à Marseille, remettait à titre posthume à mes parents, le comte et la comtesse Maurice de Solages, l’attestation et la médaille de « Justes parmi les Nations ». Étant à ce moment déjà disparus, cette marque de reconnaissance au nom de l’État d’Israël et du peuple juif a été remis à mon frère aîné, l’abbé Hugues de Solages.

Mes parents ont en effet accueilli du 6 septembre 1942 au 18 octobre 1944 un jeune juif, Sacha Jacoby, dont la famille avait été dispersée pendant cette période difficile dans des couvents ou institutions de la région. Le jeune Sacha avait été amené à Mézens à bicyclette par mon oncle, l’abbé François de Solages, qui était alors curé de Saint Jean de Gaillac. Il devait ensuite trouver refuge à l’Abbaye Sainte Marie du Désert en Haute-Garonne. De graves incidents étant survenus sur place avec les Allemands, il n’était plus possible d’accueillir Sacha dans ce couvent. Mes parents ont donc décidé de le garder ici et son séjour a duré deux ans. Il faut savoir qu’à deux reprises et pendant plusieurs mois, les Allemands, dont les S.S. de la division « Das Reich », ont occupé le par cet que les sentinelles faisaient nuit et jour le tour du château. Sacha Jacoby était devenu un enfant de la famille, mais il vivait continuellement caché dans sa chambre sauf le soir où il pouvait sortir à l’intérieur de la maison et échanger un peu avec les plus grands. Parmi les activités que nécessitait une nombreuse maisonnée, il avait tenu à prendre le service de réparation des chaussures, car les souliers étaient devenus denrée rare qu’il fallait faire durer par des ressemelages successifs.

L’accueil de ce jeune juif représentait certainement pour mes parents un grave danger que l’ambassadeur d’Israël n’a pas manqué de souligner… « Ils ont sauvé la vie de Sacha en l’accueillant dans le château, non par une action immédiate et fugitive, non dans l’inspiration du moment, mais en toute conscience, d’une manière continue et répétée… Ils ont risqué non seulement leur vie mais encore celle de leur sept enfants »… Je crois utile d’ajouter que cet accueil des autres a pris pendant la guerre une ampleur exemplaire. En effet, outre la famille nombreuse venue de Paris, d’Anjou ou de la région lyonnaise, mes parents ont reçu pendant plusieurs années une communauté religieuse. Les Franciscaines Missionnaires de Marie ne pouvaient retourner dans certains pays d’Europe centrale en guerre. Nous avions à ce moment-là à Rome une tante religieuse de cet ordre qui était assistante de la Mère générale [2]. Elle a donc demandé à mes parents de recevoir les sœurs et ils ont accepté. Nous avons eu ainsi une centaine de sœurs qui ont séjourné ici entre 1939 et 1946 avec un nombre maximum de 35, ce qui a fait pendant un moment 65 personnes à loger. Mes parents ont encore accueilli de nombreuse personnes à titre individuel, fuyant les Allemands, en route pour l’Espagne ou pour ailleurs. Ils ont donné à leurs enfants l’exemple de l’accueil que l’on voit si difficile à mettre en pratique aujourd’hui pour d’autres raisons. Et pour souligner cette attention si intense que l’on doit avoir pour la personne humaine, on peut citer la phrase que rappelait l’ambassadeur Gabay car elle est gravée sur la médaille des « Justes parmi les Nations ». 

« Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier. »  

 

Aymon de Solages.

 



 

[2] Il s’agit de Mère Anne-Marie de Montravel, en religion Mère Marie de Sainte-Agnès, devenu elle-même en 1960 Supérieure Générale.

 

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Jura : deux médailles de Juste remises à titre posthume

lundi 20 octobre 2014

Du 19/10/2014

 


 

 

Les époux Fourtier, de Courbouzon, recevront à titre posthume, la médaille des Justes. La cérémonie se déroule ce dimanche 19 octobre, à 15h. Une autre médaille sera remise, également à titre posthume, ce matin à Saint-Claude, à 11h à la famille Schiari.

L'hommage aux époux Fourtier, on la doit à Léonce, enfant juif dont la famille a été protégée et cachée durant la deuxième guerre mondiale.
Interviews de :

  • Léonce Gintburger-Karcher
  • Denis Dorand, petit-fils de Thérèse et Paul Fourtier

Reportage de Michel Buzon et Fabienne Le Moing.

 



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Marthe et Lucien Viot reconnus Justes parmi les Nations

lundi 20 octobre 2014

Du 19/10/2014  

 


 

 

Ils avaient sauvé une enfant juive durant la Seconde Guerre mondiale. Marthe et Lucien Viot ont reçu, à titre posthume, la médaille des Justes parmi les Nations.

70 ans après la fin de la guerre, le couple d'Ouilly-le-Tesson a été reconnu, ce dimanche 19 octobre 2014 à Falaise, Justes parmi les Nations...

 Marthe et Lucien Viot avaient sauvé une enfant juive durant la Seconde Guerre mondiale. | D.R.

... pour avoir "sauvé Anne Héloin, une enfant juive, de la barbarie nazie".

Le diplôme et la médaille des Justes parmi les Nations sont décernés par l'Institut Yad-Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l'Occupation, au péril de leur vie.

Renaud TOUSSAINT



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Spécial oeuvre de Marielle Justes parmi les Nations

lundi 20 octobre 2014

Aujourd'hui,  j'ai envie de partager avec vous, une belle histoire,  l'histoire toute particulière de l'un de mes ouvrages. Pour cela , il faut remonter  presque deux ans en arrière. Alors que nous faisions une petite visite avec mon mari à ma petite belle maman,  celle ci nous apprend , que le Maire d'une petite commune voisine de notre ville, recherche leur famille car il aurait reçu une lettre provenant d'une personne résidant en Israël et cette personne cherche à prendre contact avec leur famille. Très surpris, ne sachant vraiment pas de quoi il pouvait s'agir mon petit mari  prend immédiatement contact avec Monsieur le  Maire. Celui ci lui annonce que Mireille, agée aujourd'hui de 80 ans,  qui réside  à Jérusalem, a bien connu ses arrières grands parents et qu'elle cherche à retrouver leur descendance et qu'ils pensent ne pas se tromper que le nom qu'elle lui a donné dans la lettre est bien celui des arrières grands parents de mon petit mari, l'un des derniers descendants de ceux ci.

En effet, le nom cité est bien celui de ses arrières grands parents mais la question reste posée  pour quelle raison nous recherche t'elle ? ... Eh  bien elle a entamé une démarche pour nommer vos arrières grands parents " Justes Parmi les Nations " , et rajoute vos arrières grands parents l'auraient caché  elle et son petit frère durant la seconde guerre mondiale .

Nous restons stupéfaits, surpris, personne dans la famille de mon mari n'était au courant de cette histoire...

Là, va alors commencer des mois et des mois de recherches et de relation entre la famille de Jérusalem et nous. Nous prenons donc contact avec Mireille , qui est extrêmement touchée de parler à mon mari, tellement touchée de l'avoir trouvé et elle nous explique , nous confirme qu'elle a bien entamé des démarches auprès du Comité Yad Vashem pour faire nommer Justes Parmi les Nations ses arrières grands parents. Elle nous explique qu'elle ne peut pas nous raconter toute l'histoire, qu'il va falloir attendre car , dans ces cas là, le Comité ouvre une enquête mais elle nous demande si nous pouvons retrouver des photos, des renseignements auprès des gens de la petite commune, tous les souvenirs seront bien venus en temps et en heure ...

Et cela dure pendant plusieurs mois, nous sommes en contact régulier avec Mireille , elle appelle de Jérusalem, nous nous écrivons en mail . La maman de mon mari, retrouve au fond du grenier de grands cartons remplis de photos. Elle nous informe qu'elle connait ses photos que par le passé elle les a souvent regardé à l'époque où son mari était encore vivant. Le papa de mon petit mari est décédé jeune et était fils unique, donc mon petit mari n'a pas beaucoup de références par rapport à sa famille paternel, pas de tata ou tonton qui aurait pu nous renseigner sur ses aieuls . Alors, on cherche, on parle avec les gens et certains se souviennent, même si malheureusement très peu de gens de cette époque sont encore vivants mais nous avons des renseignements . L'arrière grand mère de mon mari était nourrice et il s'avère qu'elle a élevé environ une cinquantaine d'enfants dans sa vie . Dans cette petite maison de village, sans eau , ni électricité mais avec beaucoup de soin et d'amour, beaucoup de petits parisiens qui à l'époque étaient soit orphelin ou malade et avait besoin de prendre l'air à la campagne, ou des parents trop occupés pour les élever , c'était ainsi .

Et aussi ces deux petits juifs, qu'ils ont donc cachés et protégés durant deux ans , en pleine guerre mondiale, dans un village à seulement 10 kms de la Poche de Falaise, bataille ultime après le débarquement. Un village occupé par les Allemands . Ils ont donc pris des risques énormes et c'est pour cela que Mireille et son frère sont si reconnaissants mais aussi parce qu'elle,  agée à l'époque de 8 ans quand elle est arrivée et son petit frère d'un an , se souviennent de leur Maman et Papa d'adoption, qu'ils ont été aimés comme s'ils faisaient partie de la famille.

Après quelques mois, le Comité Yad Vashem a nommé Justes parmi les Nations les aieuls de mon petit mari et nous ont donc appris qu'une Cérémonie allait avoir lieu en leur honneur . Que leurs descendants devaient recevoir un Diplome et Une médaille . Il faut savoir que pour le peuple Israëlien le Titre de Justes Parmi les Nations est la plus haute distinction civiele décernée par l'Etat hébreu, à des personnes non juives qui, au péril de leur vie, ont aidé des Juifs persécutés par l'occupant nazi. 

La date de l'évènement nous a ensuite été communiquée . C'est alors que je me suis mise en tête de broder un ouvrage pour cette occasion, un ouvrage qui serait la mémoire de cet évènement exceptionnel , je n'avais qu'un mois et demi pour me retourner, cela m'est  apparu insurmontable au début . Je ne savais pas trop comment m'y prendre . J'ai commencé à faire des recherches, à me documenter mais surtout j'ai la grande chance d'avoir pour amie, une petite dame de plus de 75 ans qui est brodeuse, passionnée et qui a une mémoire phénomènale . Lorsque je lui ai parlé de mon projet, une petite lumière s'est éclairée dans ses yeux, elle me dit qu'elle se souvenait avoir vu un ouvrage réalisée par une famille juive en Alsace , c'était un modèle ancien, reproduction d'un marquoir du Musée de Bouxwiller  . Elle a recherché dans ses archives et à retrouver la photo de cet ouvrage. Nous avons essayé de retrouver le modèle auprès de plusieurs boutiques mais c'était trop ancien, impossible de mettre la main dessus . Ma petite dame Gérard  m'a donc aidé à trouver des modèles en nous inspirant de la photo de cet ouvrage, elle qui a temps de livres de broderie et nous avons fini par nous décider et je me suis lancée . 

Biensur j'aurai certainement pu faire encore mieux mais mon temps était limité . Une autre difficulté est aussi apparue, indépendante de notre volonté , mon encadreur avait des soucis familiaux et son magasin était fermé . Il m'a encore là fallu l'aide précieuse de ma petite Dame Gérard , qui connaissait une commerçante voisine du magasin de l'encadreur qui était chargée de récupérer son courrier. Je suis donc passée la voir pour lui demander si elle pouvait plaider ma cause auprès de l'encadreur pour mon ouvrage. Par chance, elle a pu le contacter et il a bien voulu faire le travail pour moi, il a accepté même avec plaisir en me disant pour une telle cause, pour un tel ouvrage , je ne peux que m'exécuter malgré tous les soucis qu'il rencontre actuellement , un grand grand merci à lui !!

Mon ouvrage fut terminé et encadré le vendredi précédent le dimanche de la Cérémonie !! ce fut très juste ... mais j'y suis arrivée. Cet ouvrage est donc né, grâce à l'aide de ma petite dame Gérard, et de l'inspiration d'un bel ouvrage intitulé le Misrach de 1868  . Nous avons décidé de choisir des motifs tous symboliques , mon idée était d'en faire un ouvrage souvenir, mémoire de cet évènement  pour nos deux familles . Quelques choses qui pourra se transmettre de générations en générations pour ne pas oublier ...

Voici donc l'explication de la symbolique . Tout d'abord avec l'élément central  un arbre de vie , celui ci d'autant plus symbolique qu'il comporte beaucoup d'oiseaux, j'ai choisi les couleurs bleu, rouge et blanc qui rappelle les couleurs de nos deux drapeaux France et Israël  .

Les Initiales sont celles de Mireille et son frère en Haut et en Bas celles des arrières grands parents de mon mari. Les dates : 1943 pour l'arrivée de Mireille et son frère et 2014 pour la Célébration .

L'inscription brodée en langue hébraïque - soit Misrach - signifie  l' Est ( la direction de Jérusalem ).

L'étoile bleue Israël.

Les saules pleureurs pour la douleur et le chagrin, en référence ici aux sentiments que Mireille et son frère ont éprouvé par l'éloignement, la séparation  de leurs parents . Le bleuet représente la France, la Rose pour l'amour, que la maman et papa d'adoption leur ont donné dans cette période difficile .

Les paons pour l'immortalité , en référence, au fait que nos Justes sont décédés depuis longtemps mais qu'aujourd'hui nous pensons toujours à eux !

Les cerfs , en référence ici à la puissance, celle du coeur qui  a réussi à combattre et à être plus fort que l'occupant, que la barbarie !

La Colombe pour la liberté

Le Coq symbole de vigilance et triomphe sur l'esprit du mal .

La Guirlande fleurie , pour la symbolique de la victoire celles de roses étant le plus haut mérite, en référence à la plus haute distinction d'Israël, la nomination de Justes Parmi les Nations.

Les Anges biensur pour la symbolique de Gardien Protecteur !! nos Justes

La petite maison qui représente le lieu de sauvetage

Les clés qui représentent l'hospitalité, l'accueil de nos Justes à leurs petits protégés

Le texte brodé est extrait de  la chanson des Justes du Grand Chanteur et Poète Yves Duteil " celui qui sauve une étoile éclaire l'univers tout entier, des lumières que les justes ont allumées "  Magnifique !  Un grand Merci à lui mais aussi  à Patricia et Gérard pour m'y avoir fait penser !

J'ai brodé cet ouvrage sur un lin écru 16 fils, en 1/2 et 1/1 avec les fils de Nina Cigar, Ginger, Caramel, Artichoke, Hunter, Dark Chocolate , Steel, Snowdrop,Pearl, Onyx et DMC 816, 304.

Le temps de la Cérémonie est arrivée, le 22  juin dernier . Des moments inoubliables, à  jamais gravés dans notre mémoire. Ce dimanche matin, sous un soleil magnifique, nous sommes arrivés dans la petite commune, à la Mairie où nous attendait Mr le Maire, son adjoint et des bénévoles mais aussi un service d'Ordre assez important . 

En effet étaient aussi conviés Mr le Directeur Général adjoint de la Mission Européenne du Ministère de la Défense d'Israël, représentant de l'Ambassade d'Israël  et biensur Mireille, son mari, son frère, ses enfants et petits enfants ,  nous nous voyons pour la première fois , après tous ces mois d'échanges par téléphone, par mail, quelle émotion !! nous sommes tout tremblants mais très vite Mireille nous met à l'aise, elle a une vitalité incroyable, elle parle parfaitement le français ( elle était Professeur de Lettres à l'Université de Jérusalem  ) son mari aussi ( Historien et Professeur à l'Université de Jérusalem ) Nous faisons connaissance, des amis, des habitants de la commune,des Portes Drapeaux , du public , des parents avec enfants  ( Merci Isa et Daniel  ) mais aussi des anciens compagnons d'écoles de Mireille  commencent à arriver. Là aussi ma petite Dame Gérard a oeuvré car elle connaissait très bien l'Institutrice de l'époque de la petite école de ce petit village et elle a pu contacter ses deux fils, qui ont connu Mireille à l'époque et qui nous ont fait l'extrême honneur et joie d'être là !!  Quelle émotion de les voir tomber dans les bras l'un de l'autre et commencer à se souvenir des moments passés ensemble .

  Le Vice Président du Comité Yad Vashem nous invite à entrer dans la salle pour commencer la Cérémonie, une musique retentit c'est Nuit et Brouillard de Jean Ferrat  ( j'en ai la chair de poule ) . Le Vice Président commence son discours où il nous informe sur l'activité du Comité Yad Vashem et évoque  une partie de l'histoire de Mireille. Le Maire de la commune a pris ensuite la parole pour remercier toute l'assistance et dire à quel point il avait été touché et honoré par cette histoire  . Ensuite ce fut la  lecture d'un poème "le Badge " d' Albert Pesses  effectuée par notre plus jeune nièce Estelle, qui était très émue...

L'Ambassadeur a ensuite pris la parole et a  appellé mon petit mari et son frère pour leur décerner  le Diplôme et la Médaille des Justes remis à titre posthume à leurs arrières grands parents . L'émotion dans la salle était de plus en plus palpable . Ce fut le tour de mon petit mari de faire un discours qu'il avait écrit lui même, on ressentait sa vive émotion et ces mots si touchants , les mots venus du coeur . Mireille a ensuite pris la parole et nous a raconté plusieurs petites anecdoctes qui nous ont fait sourire . Ce fut ensuite le tour du Préfet qui lui aussi nous a confié être sous le coup de l'émotion et le charme de notre Mireille si pleine de vie et de reconnaissance .

 Au cours de la cérémonie, de  jeunes élèves du village  ont lu un poème   , nous avons aussi entonné le Chant des partisans, de quoi renforcer un peu plus la portée symbolique du moment et l'émotion de tous les participants. Enfin, les hymnes nationaux, La Marseillaise et Hatikvah ont été repris en chœur par l'assistance.

Un vin d'honneur, organisé par la Mairie de la petite commune, j'en remercie d'ailleurs Mr le Maire , ses adjoints et tous les bénévoles qui ont participé ,  fut ensuite servi à toutes les personnes présentes. Nous avons aussi pu entrer dans la petite école où Mireille a étudié pendant ses deux années, la Mairie est situé juste à coté de cette école , quelle émotion de la voir dans l'école, là aussi elle se souvient ...Nous avons déjeuné aussi tous ensemble, ce fut l'occasion de faire encore plus connaissance et de découvrir l'histoire de Mireille , toutes les anecdoctes de cette période qui sont  à jamais  gravées dans sa mémoire . Elle nous en a parlé comme si c'était hier .  C'est aussi à ce moment que j'ai décidé d'offrir mon ouvrage à Mireille et sa famille, il était exposé dans la salle avec les photos de nos Justes et Mireille a été extrêmement émue lorsque je lui ai dit que j'avais brodé cet ouvrage pour eux, elle n'en revenait pas, toute la famille fut émue et ils se sont demandés de suite où ils exposeraient ma broderie et les enfants de rajouter qu'ils se le transmettrons au fil du temps .

Nous sommes ensuite allés nous recueillir sur la tombe des arrières grands parents de mon mari pour y déposer une plaque  " Justes Parmi les Nations " et nous sommes allés ensuite visiter  la petite maison où Mireille et son frère ont été cachés par nos aieuls. La maison n'appartient plus à notre famille mais le nouveau propriétaire très touché par l'histoire , nous a accueilli avec beaucoup de gentillesse et Mireille a reconnu les lieux malgré les travaux de restauration effectués .

Le lendemain nous avons été leur faire découvrir la région et les plages du débarquement.

Voilà des moments inoubliables tellement riches en émotion . Et nous pensons d'autant plus à eux actuellement au regard des évènements dans leur pays ... Au delà des religions, des opinions, nos aieuls ont sauvé deux enfants et même plus car ces deux enfants ont maintenant des enfants et petits enfants une belle famille , un beau cadeau pour nos Justes !!!

De nouvelles amitiés , des souvenirs plein la tête, l'impression d'avoir vécu des moments exceptionnels .

Aussi maintenant, leurs noms seront inscrits sur le mur d'Honneur du Jardin des Justes parmi les Nations de Yad Vashem à Jérusalem.

Le noms des Justes parmi les Nations de France seront également inscrits à Paris dans l'Allée des Justes, près du Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy l'Asnier.

L'hommage rendus aux Justes parmi les Nations revêt une signification éducative et morale : éducative car les Justes prouvent que même dans des situations d'intense pression physique et psychologique , la Résistance est possible et l'on peut s'opposer au mal dans un cadre collectif ou à titre individuel, moral, car la reconnaissance envers ceux dont la conduite est exemplaire, est un devoir .

" Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier "

Je vous laisse maintenant découvrir mon ouvrage en images .

 

 

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