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Saïx - Gérard Persillon, un Juste parmi les nations

jeudi 10 juillet 2014

Du 10/07/2014

 

 

 

 

 

Le consul général d'Israël remet à Gérard Persillon la médaille de Juste parmi les nations./Photo Océane Oulés. Vive émotion hier matin, dans la petite mairie de Saïx. Gérard Persillon, habitant de la commune, a été décoré de la médaille de «Juste parmi les nations» pour son courage et sa générosité durant la Seconde Guerre mondiale. Commissaire de police à Limoux en 1942, il a permis à de nombreux juifs d'obtenir de faux papiers d'identité. L'une d'entre elles, Perla Hauszwalb, a fait le déplacement avec sa famille depuis les États-Unis pour remercier celui qui, il y a soixante-dix, lui a sauvé la vie.

Leurs destins se sont croisés à la suite de la rafle du Vél'd'Hiv, en juillet 1942 : sa mère lui ayant donné rendez-vous devant le métro de l'hôtel de ville, Perla, à peine âgée de 14 ans, n'est pas présente lors de la rafle. Inquiète, elle retourne chez elle et constate que la maison est vide et sous scellées. L'adolescente échappe ainsi, de justesse, à l'enlèvement qui a coûté la vie à sa mère et ses sœurs. Ce jour-là, elle décide donc de se réfugier chez sa tante pour ensuite fuir vers Espéraza, près de Carcassonne, en zone libre.

Dès lors, avec l'aide de son oncle, elle parvient à intégrer une école de jeunes filles à Limoux. Germaine Rousset, directrice de l'établissement, protégera la jeune fille jusqu'à la Libération. Mais Perla n'aurait pu survivre sans l'intervention de Gérard Persillon, commissaire de police à l'époque, qui lui a fourni une nouvelle identité, malgré les risques que cela représentait au regard de sa fonction. Grâce à son courage, Perla a pu finir sa scolarité en France et même devenir surveillante au pair.

Aujourd'hui, Perla est mère de quatre enfants et grand-mère de cinq petits-enfants. Et c'est avec une partie de sa famille qu'elle est venue remercier et honorer celui à qui elle doit la vie.

 

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Toulouse - Remise de la médaille des Justes parmi les Nations à Marie-Angèle Thulau

lundi 7 juillet 2014

Mercredi 9 juillet à 15h, salle des Illustres au Capitole, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, accueillera la cérémonie de la remise de la médaille "Des Justes Parmi Les Nations" à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans, et à son mari à titre posthume. Ce couple, vivant à Caubiac, a caché et sauvé Nathan Bujor, son épouse Nina et leur fille Reine pendant la 2e Guerre Mondiale.

Aujourd'hui, à partir de 15 heures, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc remettra la médaille des «Justes parmi les nations» à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans. Avec ses trois filles et son mari, entré en résistance dans le maquis de Caubiac au nord-est de Toulouse en Haute-Garonne, elle a pris sous son aile la petite Reine Bujor, 8 ans sous l'occupation et décédée en 2010 à l'âge de 77 ans aux États-Unis où elle était partie vivre après la guerre et où elle s'est mariée pour devenir Reine Borg.
Son cousin, Marc Bujor, âgé de 71 ans et qui vit aujourd'hui à Paris, est à l'origine de la médiatisation de cette histoire simple et poignante. En souvenir de sa cousine Reine, mais aussi de son oncle Nathan et sa tante Nina, il a lui-même déposé un dossier de reconnaissance au titre de «Justes parmi les Nations» au Mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) pour Lucien Thulau, décédé en 2004, et son épouse Marie Angèle Thulau.
Il a également immortalisé le témoignage de Marie-Angèle, dans un court-métrage qui revisite les lieux emblématiques de Caubiac, là où Reine, devenue la «quatrième» fille des Thulau, a été sauvée de la barbarie nazie.

«Elle est votre sœur…»

«Le père de Reine était parti dans la résistance avec mon mari et puis sa femme, Nina, est venue me demander de cacher sa fille, se souvient Marie-Angèle Thulau qui habite à Toulouse. Je lui ai dit, moi j'ai mes trois filles – Monique, Yvonne et Lilianne –, nous sommes à la campagne, nous travaillons la terre. Trois semaines après, elle est revenue avec la petite. Elle est restée avec nous, je m'en suis occupée, mais j'ai dit à mes filles, Reine est comme votre sœur et on l'a inscrite au nom de Thulau à l'école. Et au catéchisme aussi où elle se rendait avec mes filles. Elle a d'ailleurs fait sa première communion comme mes filles. Il fallait bien le faire. On s'était arrangé avec le curé, qui nous a dit : ne vous en faites pas, elle fera sa première communion comme les autres. Sans dire à personne qu'elle était juive. Seuls le prêtre, l'instituteur et le maire du village de Caubiac étaient au courant».
Pour témoigner de la présence de Reine Bujor à Caubiac, il y a aussi le récit émouvant de Nicole Serniguet, copine de classe de Reine, dont le souvenir «est resté dans mon cœur, même longtemps après qu'elle soit allée vivre en Amérique». «Elle est arrivée à l'école, se remémore Nicole Serniguet, et, comme tous ces enfants de la campagne dans ces années lointaines où on était coupé du monde, nous l'avons d'abord regardé comme un être venu d'une autre planète. Et je crois pouvoir dire que j'ai eu un coup de cœur très intense pour elle, car je me suis attachée. Le souvenir de Reine est resté en moi malgré ensuite son absence».
 

Gérald Camier



 

 

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Douarnenez - Hommage de l’écrivain Jean-François Coatmeur à Alfred et Augustine Le Guellec, reconnus Justes parmi les Nations

samedi 5 juillet 2014

Augustine et Alfred Le Guellec Le 7 juillet 2013 à Douarnenez, la médaille de Justes parmi les Nations était décernée à Alfred et Augustine Le Guellec.
Son neveu, l'écrivain Jean-François Coatmeur, prononce un émouvant discours-témoignage 



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9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah

mardi 1 juillet 2014

 

 

 

 

 

 

L’école internationale pour l’étude de la Shoah est heureuse de vous annoncer la tenue de la 9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah.

La conférence se tiendra du 7 au 10 juillet à l’institut de Yad Vashem à Jérusalem.

Cette conférence rassemblera des survivants de l’holocauste, des chercheurs, des enseignants et des artistes.

Cette conférence s’adresse aux trois générations, juifs et non juifs qui sont engagés dans l’éducation et la transmission de la shoah afin de faire face aux défis de demain dans un dialogue multiculturel.

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9° conférence sur la transmission de la shoah
9° conférence sur la transmission de la shoah
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Saint Fons :Jean-Louis et Emile-François Fanton sont « Justes parmi les Nations »

lundi 30 juin 2014

Du 30/06/2014

 

 

Jean-Louis et Emile-Francois Fanton

 

Émouvantes retrouvailles ce dimanche entre les descendants des frères Fanton et ceux qu’ils ont sauvé de la barbarie nazie.

Jean-Louis et Emile François Fanton avaient caché Jacob et sa sœur Simy Médina pendant la guerre, dans l’entreprise familiale. Représentés par leurs  Jacob et sa sœur Simy Medina descendants et alliés, les deux hommes seront déclarés aujourd’hui « Justes parmi les Nations » par le Comité Français pour Yad Vashem, en présence des deux rescapés.

Sophie Majou

 

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Canet - Elle avait sauvé des enfants juifs pendant la guerre : hommage rendu à Canet

vendredi 27 juin 2014

Du 27/06/2014

 

 

 

 

 

 

 

Patrick Danjou fils de Mary Elmes

Une Irlandaise avait réussi à extraire des enfants juifs du camp de Rivesaltes pendant la seconde guerre mondiale. Deux enfants sauvés ont demandé pour elle la médaille des Justes parmi les nations. Elle est remise ce vendredi à titre posthume.

 

On les appelle les Justes parmi les nations. Ces femmes, ces hommes, qui ont sauvé des Juifs, souvent en les cachant, pendant la seconde guerre mondiale. A Canet-en-Roussillon, la mémoire de Mary Elmes est honorée ce vendredi. Cette Irlandaise recevra une médaille à titre posthume. Pendant le conflit, elle avait réussi à extraire des enfants juifs du camp de Rivesaltes.

En fait, l'engagement de Mary Elmes a commencé très tôt, dès 1937, en pleine guerre d'Espagne. Cette Irlandaise rejoint le sud du pays pour apporter une aide humanitaire. Elle va travailler dans des hôpitaux pour enfants à Almeria et Alicante. Mais en 1939, elle doit fuir vers le nord, et elle arrive en France avec les milliers d'Espagnols de la Retirada. Avec les travailleurs sociaux qui la suivent, elle découvre alors les camps du Roussillon, et surtout leurs conditions de vie, ou plutôt de survie.

En juin 1940, c'est la défaite de la France face à l'Allemagne. Un nouveau camp ouvre à Rivesaltes, où l'on entasse les Espagnols et les Juifs. Si Mary Elmes parvient à rester dans le camp pour apporter de l'aide humanitaire, c'est parce qu'elle est Irlandaise, et que l'Irlande est un pays neutre dans le conflit mondial.

Puis les Allemands commencent à déporter des Juifs... Mary Elmes arrive à mettre certains enfants juifs à l'abri dans des "colonies", notamment à la Villa Saint-Christophe, à Canet-en-Roussillon. Mais très vite, ça ne suffit plus... L'Irlandaise, avec son réseau, parvient à éloigner encore plus les enfants, jusqu'à en faire passer certains aux Etats-Unis. Mais elle est dénoncée et passe six mois en prison à Toulouse et Fresnes.

Mary Elmes, dans sa jeunesse © Mathieu Ferri / Radio France

Une reconnaissance tardive pour Mary Elmes

L'Irlandaise n'a jamais voulu tirer aucune gloire de son action à l'époque, même si elle en parlait à sa famille et aux gens qui la connaissaient. Elle a d'ailleurs refusé la Légion d'honneur qu'on voulait lui donner après la guerre. C'est seulement parce que deux enfants juifs sauvés, Ronald et Michael Friend, ont fouillé dans leur propre histoire que l'action de Mary Elmes a ressurgi.  

Ces deux enfants, âgés de plus de 70 ans aujourd'hui, ont donc contacté la mairie de Canet, qui a retrouvé la famille de Mary Elmes. Ces deux enfants sauvés, qui vivent à New-York aujourd'hui, ont réclamé la médaille de Juste parmi les nations pour celle qui les a sauvés. Mais l'Irlandaise est décédée en 2002, c'est donc à titre posthume qu'elle reçoit cette distinction ce vendredi. C'est d'ailleurs la seule irlandaise à recevoir le titre de Juste parmi les nations.

"Je suis fier pour ce qu'elle a accompli". Patrick Danjou, le fils de Mary Elmes

Un des enfants juifs sauvé sera présent ce vendredi à Canet-en-Roussillon pour la cérémonie. L'hommage débute à 14h à l'emplacement de la Villa Saint-Christophe, à l'angle de la Promenade de la Côte Vermeille et de la rue de Cerdagne. La médaille sera ensuite remise aux enfants de Mary Elmes, Caroline et Patrick Danjou.

Mathieu Ferri, France Bleu Roussillon

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