Actualités

Réveille-toi, Papa, c’est fini!

dimanche 18 mai 2014

De Jean-Raphaël HIRSCH -Préface de Boris Cyrulnik
En librairie le 17 avril 2014

LE LIVRE
Depuis les années noires de la clandestinité et de l’horreur d’Auschwitz, l’engagement passionné de deux hommes au parcours hors du commun. Ce récit relate les itinéraires entrecroisés d’un père et d’un fils résistants, tous deux médecins, animés par la défense de la même cause : celle du progrès humain et du triomphe de la vie.
Médecin radiologue, originaire de Roumanie, Sigismond Hirsch fut un grand résistant, particulièrement actif dans les réseaux des organisations juives du Sud-Ouest de la France au sein desquelles il a pu sauver 400 jeunes Juifs. Déporté à Auschwitz, il est contraint d’y travailler pour Mengele.
À son retour de déportation, il prend une part considérable dans l’instauration d’un système universel de santé et fonde le COSEM qui, grâce à des dispensaires et des centres de soins, offrit au plus grand nombre une médecine conventionnée de qualité.
Son fils, Jean-Raphaël, agent de liaison dès l’âge de neuf ans, a suivi les traces de son père en devenant chirurgien. Mêlant les souvenirs qu’il a conservés de sa mère, Berthe, résistante assassinée à Auschwitz, et le témoignage de son père, le récit de Jean-Raphaël Hirsch nous plonge dans une des pires périodes de notre histoire. Mais c’est aussi une leçon de vie etd’espoir qui nous est donnée à lire, et à méditer : survivre et construire après Auschwitz.


L’AUTEUR
Né en 1933, chirurgien, ancien Assistant des hôpitaux, Jean-Raphaël Hirsch, alias Jean-Paul Pelous, le plus jeune résistant de France, a eu un parcours exceptionnel, jalonné de rencontres humaines de premier ordre. Vice-Président des « Enfants cachés », Président de la commission « Solidarité » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Président de Yad Vashem France, il consacre aujourd’hui son énergie au service de la communauté juive.


Agnès Olivo 

source:http://www.albin-michel.fr/multimedia/Documents/espace_journalistes/communiques_de_presse/201404/HIRSCH.pdf

Lire la suite

Plaisance. Lucien Lirou, Juste parmi les Nations

mardi 13 mai 2014

Du 06/05/2014

 

 

 

 

Lucien Lirou : un grand résistant qui a caché des familles juives à Plaisance La médaille et le diplôme de «Juste parmi les nations» ont été décernés à titre posthume à Lucien Lirou, né à Plaisance le 18 août 1913. La médaille des Justes parmi les Nations est décernée par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l'Occupation, au péril de leur vie.

Une rencontre…

Berish et Déborah Goltzmann s'installent à Paris après la Première guerre. Quatre enfants naissent de cette union : Rosa, Simone, Esther et Maurice.

Maurice part en zone libre à Pau où ses deux sœurs Rosa et Simone et leurs conjoints ont trouvé refuge. Déborah et sa fille Esther restant seules à Paris. À Pau, la famille achète son pain chez le boulanger Lucien Lirou, qui fournit aussi le maquis, le camp de Gurs, et une relation d'amitié et de confiance s'établit alors entre les deux sœurs et lui.

La fuite…

Le danger augmentant, Lucien Lirou conduit les familles Kokh et Grimberg dans son village natal, Plaisance-du-Gers. Son ami, le Dr James, maire du village, met à disposition une maison. Lucien Lirou décide ensuite d'aller chercher leur mère et leur sœur restées à Paris. Son frère, Jean Lirou, qui travaille à l'office du blé, leur procure de faux papiers. Lucien Lirou, Debra et Esther prennent le train à la gare d'Austerlitz, à Paris, pour regagner Pau et descendent à Morcenx.

Lors d'une halte dans une auberge, des policiers français arrêtent Esther, mais Lucien parviendra à la faire libérer le lendemain et il la conduira en sécurité à Plaisance-du-Gers. Esther a 20 ans et est logée 50 rue de Castelnau chez Lucien Lirou, elle aide aux travaux de la boulangerie, et côtoie la mère et l'épouse de Lucien Lirou.

Le résistant...

De par son engagement dans la Résistance, Lucien Lirou qui connaissait Paris, a souvent été chargé d'aller y chercher des juifs en danger pour les conduire en zone libre. Il a ainsi aidé les familles Goltzmann, Kokh, Grimberg. Après son divorce en 1953, Lucien épousera Ester Goltzmann.

Fin mars, à Paris au mémorial de la Shoah, elle a reçu la médaille de Juste parmi les Nations décernée à son mari en présence de ses deux filles, Josiane et Véronique, et de sa famille.


Lire la suite

Une nouvelle bande dessinée pour découvrir l’histoire dès l’âge de 10 ans n

lundi 12 mai 2014

LE COMBAT DES JUSTES SIX RECITS DE RESISTANCE En librairie le 7  mai, l’histoire de ceux qui ont sauvés des enfants juifs

Les récits authentiques et touchants d’hommes et de femmes qui ont eu le courage de désobéir et qui témoignent de l’humanité qui subsiste dans les événements les plus tragiques.

Plusieurs des personnages dont les actes héroïques sont racontés dans cet album ont été reconnus Justes parmi les Nations. 

Un livre publié par les éditions Delcourt en partenariat avec Yad Layeled France. 14,95 €

Accompagné d’un dossier historique illustré de photographies.

Scénario : Philippe Thirault

Dessin  :  Alberto Pagliaro, Thierry Chavant, Hervé Duphot, Chloé Cruchaudet, Aude Soleilhac et Lionel Marty.

 

Et toujours disponible : Les enfants sauvés, 8 récits de survie pendant la Shoah. Editions Delcourt, en partenariat avec Yad Layeled France.   

 

En savoir plus

Lire la suite

Fourques dans le Gard a inauguré son "mur des Justes"

jeudi 8 mai 2014

Du 08/05/2014

 

© F3 LR Fourques (Gard) - inauguration du mur des Justes pour la famille Baud - 8 mai 2014.

 

 

Un "mur des Justes" a été dévoilé ce 8 mai 2014 à Fourques dans le Gard. Y figurent les noms de 3 résistants d'une même famille, les Baud. Joséphine, Charles et Gaston ont sauvé 2 enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Comment Albert Feldman et Henri Galler, pourraient-ils oublier la maison gardoise de Fourques, celle des Baud, devenue leur refuge sous l'occupation allemande entre 1942 et 1945.
Ces 2 enfants juifs y ont été hébergés par une famille de résistants.

En 1942, Albert Feldmann se souvient avoir traversé le Rhône pour fuir Marseille où les rafles avaient commencé.
Le garçon de 6 ans croyait partir en colonie de vacances. Il a vécu 4 ans dans cette famille gardoise juste à côté des soldats allemands.

Avant Albert Feldman, Henri Galler fuyant le Luxembourg en 1940, avait trouvé refuge dans la même famille Baud, pendant 6 mois. Il lui a rendu hommage aujourd'hui en inaugurant, à Fourques, un mur des Justes.

Pour Albert Feldman, le chant des partisans à une résonnance profonde.
La liberté et la fraternité ont un nom, des visages, incarnés ce 8 mai 2014 par les descendants des Justes qui l'ont sauvé de la déportation.

Joséphine, Charles et Gaston Baud ont reçu le titre de "Justes" en 1978 à Jérusalem. Ils symbolisent l'esprit de résistance et le courage, pour des générations.    

Fabrice Dubault

 

Fourques (30) : la famille Baud honoré avec l'inauguration du mur des Justes

 

Reportage F3 LR /S.Navas et N.Mutel 

 

 


Plugin flash manquant. Veuillez télécharger le dernier lecteur Adobe Flash:
Obtenez Adobe Flash Player

Lire la suite

Gard : Fourques rend hommage à une famille de Justes

jeudi 8 mai 2014

Du 08/05/2014

 

 

Henri et Albert devant Alain, Simone et Ève Baud. Et Gil, le fils d’Albert. NASSIRA BELMEKKI

La commune de Fourques (Gard) a rendu hommage à la famille Baud qui a caché pendant la guerre Albert et Henri, deux enfants juifs. 

 "Ce n'est pas normal de voir son nom écrit sur le marbre et d'être encore vivant", souligne avec humour Henri Galler, qui vit aux Etats-Unis depuis 1941. Il avait 6 ans quand le Luxembourg, où résidait sa famille, juive, a été envahi par les Allemands. Le père demande à Charles et Joséphine Baud, paysans catholiques à Fourques, d'accueillir le petit Henri jusqu'à l'obtention des autorisations d'émigrer.


"Le mot merci est trop petit mais je n'en ai pas d'autres"
Henri Galler
Les familles s'étaient connues en 1930 lors de vacances des Galler. Malgré les risques, énormes, les Baud acceptent. "Ils m'ont sauvé la vie comme ils ont sauvé celle de plusieurs personnes (résistants, aviateurs anglais...). Le mot merci est trop petit mais je n'en ai pas d'autres. Joséphine était comme ma mère. Merci à Fourques qui m'a protégé en gardant le secret ! Merci pour votre humanité..." Plus de 70 ans après, l'émotion étreint tous les participants lors de ce moment exceptionnel. Après la commémoration du 8 Mai 1945, le Mur des Justes, dédié au couple Baud et leur fils Gaston, a été inauguré jeudi, en présence de Simone et Alain, petits-enfants de Joséphine et Charles, enfants de Gaston.
Dans une maison à côté de la... Kommandatur ! L'autre petit garçon était Albert Feldman. "Lors des rafles de Marseille, mon oncle a été déporté. Il a voulu s'échapper en sautant du train et a été abattu. Mes parents ont pris la décision de sauver la famille en nous dispersant." En 1942, l'organisation clandestine URJE (Union des juifs pour la résistance et l'entraide) organise le départ d'Albert, 6 ans, qui ne réalise pas ce qui se passe. "Je me suis demandé longtemps pourquoi je n'avais pas eu peur de quitter ma famille. Je pense que c'est grâce à ma mère qui m'a dit que je partais en colonie de vacances..." Une “infirmière” l'amène de Marseille à Arles puis un homme en triporteur le laisse à Fourques, dans une maison à côté de la... Kommandatur ! "Ils ont eu le courage de me garder à côté des Allemands. Tout le village savait aussi et n'a rien dit. Vous avez toute ma reconnaissance...", s'émeut Albert.
Des liens très profonds Il ne retrouvera ses parents que plusieurs mois après la guerre. Presque par hasard. "C'est un Camarguais qui connaissait mon histoire qui a retrouvé mes parents, cachés eux aussi dans une famille à Marseille et qui ne savaient pas où j'étais." Des liens profonds se sont tissés avec les Baud chez qui il est revenu pour les vacances pendant plusieurs années, avant que sa famille ne s'installe en Israël en 1951. "J'aimais les Baud aussi forts qu'on peut aimer quelqu'un. Et je reviens toujours ici au moins une fois par an..."
Le titre de Justes décerné en 1978 De la profondeur de la nuit, il y a eu ces milliers de lumières, ont rappelé le préfet et la députée Françoise Dumas. La famille Baud fut une de ces lumières. L'Institut Yad Vashem leur a décerné en 1978 le titre de Justes. Comme l'a rappelé Michaël Iancu, délégué Yad Vashem, 76 000 juifs en France, dont 11 000 enfants, ont été déportés. Seuls 2 550 sont revenus. Mais aucun enfant.
Catherine Mille
Lire la suite

Louise et Pierre Magendie salués

vendredi 2 mai 2014

Du 02/05/2014

 

 

 

 

 

Le maire, Yves Salanave-Péhé, André et Rosette Magendie, avec les représentants de la communauté juive. L'histoire de Louise et Pierre Magendie s'est confondue à un moment de leur vie. Par leur action durant la Seconde Guerre mondiale, ils ne pensaient pas que soixante-dix ans plus tard, ils seraient honorés et élevés au rang des Justes parmi les Nations.

C'est à quelques pas du parvis de la mairie, inauguré dimanche en leur honneur, qu'ils ont sauvé des griffes de l'occupant nazi, un jeune enfant juif, Francis Landauer, cinq ans en 1944, voué aux camps de concentration. « Dans les abîmes de la noirceur, chaque Juste reste une lumière », a martelé Yves Salanave-Péhé, le maire, ajoutant que la plaque qui allait être dévoilée quelques instants plus tard était « petite par la taille mais grande par son sens et sa signification ».

Gérard Benguigui, délégué régional du Comité français pour Yad Vashem, dont il rappela les missions telles que perpétuer la mémoire de la Shoah, ou encore « honorer les actes d'héroïsme de tous ces non-juifs, anonymes, qui ont dit non à la barbarie, aux lois d'exceptions, à l'arbitraire ». Rahamim Yaacov, consul d'Israël à Marseille, insista à son tour pour « ne pas oublier ces héros dont il faudra être à jamais reconnaissant ».

Les jeunes liés à la mémoire

Des collégiens, symboles de cette mémoire qui doit se perpétuer au fil des générations, se sont succédé pour lire un poème de Roger Lapassade, qui n'est pas un « étranger » à Monein. D'autres collégiens, ont interprété le « Chant des partisans » suivi de « Nuit et brouillard ».

En présence des enfants de Louise et Pierre Magendie, André et Rosette, du président de la Communauté israélite de Pau, Gérard Khelifa, la plaque a ensuite été dévoilée laissant apparaître l'inscription : « Parvis des Justes parmi les Nations ». Pour que le parcours de Louise et Pierre reste à jamais gravée dans l'Histoire.

Hervé Pouyau

 

Lire la suite