Actualités

Orléans - Hommage aux « Justes »d’Audeville

vendredi 11 juillet 2014

Du 11/07/2014

 

 

 

 

 

Dimanche dernier s’est déroulé un émouvant hommage rendu à Rodolphe et Marie-Madeleine Ménigault pour avoir protégé et sauvé de la barbarie nazie une mère et sa fille d’origine juive Du beau monde s’était déplacé dimanche dernier, à Orléans, pour un hommage légitime à Rodolphe et Marie-Madeleine Ménigault. Sous la houlette de sa présidente, Hélène MouchardZay, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vél d’Hiv d’Orléans recevait pour l’occasion Rachel Feinmesser, ministre conseiller de l’ambassade d’Israël en France et Pierre Osowiechi, vice-président du Comité français pour Yad Vashem (voir encadré).

De nombreux élus étaient également présents afin de remettre à titre posthume la médaille et le diplôme de « Justes parmi les Nations » – la plus haute distinction civile de l’État d’Israël – délivrée à Rémy Ménigault, le fils de Rodolphe et de Marie-Madeleine Ménigault. Mais l’une des personnes les plus émues par cette cérémonie était sans doute Micheline LaserouxBouchentouf : durant l’Occupation, elle et sa mère, Sonia Lajzerowicz, avaient en effet été sauvées de la mort par les Ménigault.

En échange…
Remontons au début des années 1940. La petite gare d’Audeville, dans le Loiret, située entre Pithiviers et Étampes, est alors une halte privilégiée des Parisiens rationnés, qui viennent s’y ravitailler. La famille Ménigault, en provenance du nord de la France, décide de s’y installer pour la saison des betteraves. Rodolphe est sous-chef d’équipe d’entretien des voies ferrées, alors que Marie-Madeleine délivre les billets et enregistre les colis.En 1941, Marie-Madeleine Ménigault se voit confier par Sonia Lajzerowicz sa petite fille, Micheline, pour passer les vacances d’été. L’année suivante, en 1942, cette dernière revient dans le Loiret pendant que Jeannine, la fille de Rodolphe et Marie-Madeleine Ménigault, est accueillie à son tour chez Sonia Lajzerowicz, à Paris, afin de passer l’oral du brevet.

Faux-semblants
En ce milieu d’été 1942, la pression s’accroît autour des Juifs. Au petit matin du 17 juillet 1942, la police menace : la rafle du Vél d’Hiv’ a commencé. Seule solution pour Sonia Lajzerowicz : fuir en catastrophe à Audeville, où se trouve sa fille. Pendant un an, elle restera sans en bouger au premier étage de la maison familiale des Ménigault. Par la suite, ces derniers feront passer Sonia pour la « belle-sœur » de Marie-Madeleine Ménigault, tandis que Micheline sera, elle, présentée à l’école d’Intville-la-Guétard comme Micheline Martin, la « cousine » de Rémy, leur fils, venue suivre les cours avec lui. Ce stratagème n’empêchera pas la rumeur de se propager. 

En 1943, pour tromper la vigilance des Allemands, les deux réfugiées seront confiées à la grand-mère de l’employé qui remplaçait Marie-Madeleine Ménigault durant ses jours de congés. Micheline et sa mère ne furent, dès lors, plus ennuyées jusqu’à la Libération. Plusieurs années après les faits, en 2010, Micheline Laseroux-Bouchentouf a contacté le maire d’Intvillela-Guétard afin qu’il puisse l’aider à 
retrouver Rémy Ménigault qui, lui, avait quitté la commune. « C’est avec une grande émotion que nous nous sommes revus et que nous avons pu faire connaissance avec nos familles respectives », a précisé Micheline Laseroux-Bouchentouf dimanche dernier. Des moments d’émotion qui étaient encore palpables durant cette cérémonie, où les yeux brillaient de larmes de reconnaissance. 

Marie-Sophie Gessat

 

Lire la suite

Saïx - Gérard Persillon, un Juste parmi les nations

jeudi 10 juillet 2014

Du 10/07/2014

 

 

 

 

 

Le consul général d'Israël remet à Gérard Persillon la médaille de Juste parmi les nations./Photo Océane Oulés. Vive émotion hier matin, dans la petite mairie de Saïx. Gérard Persillon, habitant de la commune, a été décoré de la médaille de «Juste parmi les nations» pour son courage et sa générosité durant la Seconde Guerre mondiale. Commissaire de police à Limoux en 1942, il a permis à de nombreux juifs d'obtenir de faux papiers d'identité. L'une d'entre elles, Perla Hauszwalb, a fait le déplacement avec sa famille depuis les États-Unis pour remercier celui qui, il y a soixante-dix, lui a sauvé la vie.

Leurs destins se sont croisés à la suite de la rafle du Vél'd'Hiv, en juillet 1942 : sa mère lui ayant donné rendez-vous devant le métro de l'hôtel de ville, Perla, à peine âgée de 14 ans, n'est pas présente lors de la rafle. Inquiète, elle retourne chez elle et constate que la maison est vide et sous scellées. L'adolescente échappe ainsi, de justesse, à l'enlèvement qui a coûté la vie à sa mère et ses sœurs. Ce jour-là, elle décide donc de se réfugier chez sa tante pour ensuite fuir vers Espéraza, près de Carcassonne, en zone libre.

Dès lors, avec l'aide de son oncle, elle parvient à intégrer une école de jeunes filles à Limoux. Germaine Rousset, directrice de l'établissement, protégera la jeune fille jusqu'à la Libération. Mais Perla n'aurait pu survivre sans l'intervention de Gérard Persillon, commissaire de police à l'époque, qui lui a fourni une nouvelle identité, malgré les risques que cela représentait au regard de sa fonction. Grâce à son courage, Perla a pu finir sa scolarité en France et même devenir surveillante au pair.

Aujourd'hui, Perla est mère de quatre enfants et grand-mère de cinq petits-enfants. Et c'est avec une partie de sa famille qu'elle est venue remercier et honorer celui à qui elle doit la vie.

 

Lire la suite

Toulouse - Remise de la médaille des Justes parmi les Nations à Marie-Angèle Thulau

lundi 7 juillet 2014

Mercredi 9 juillet à 15h, salle des Illustres au Capitole, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, accueillera la cérémonie de la remise de la médaille "Des Justes Parmi Les Nations" à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans, et à son mari à titre posthume. Ce couple, vivant à Caubiac, a caché et sauvé Nathan Bujor, son épouse Nina et leur fille Reine pendant la 2e Guerre Mondiale.

Aujourd'hui, à partir de 15 heures, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc remettra la médaille des «Justes parmi les nations» à Marie-Angèle Thulau, âgée de 99 ans. Avec ses trois filles et son mari, entré en résistance dans le maquis de Caubiac au nord-est de Toulouse en Haute-Garonne, elle a pris sous son aile la petite Reine Bujor, 8 ans sous l'occupation et décédée en 2010 à l'âge de 77 ans aux États-Unis où elle était partie vivre après la guerre et où elle s'est mariée pour devenir Reine Borg.
Son cousin, Marc Bujor, âgé de 71 ans et qui vit aujourd'hui à Paris, est à l'origine de la médiatisation de cette histoire simple et poignante. En souvenir de sa cousine Reine, mais aussi de son oncle Nathan et sa tante Nina, il a lui-même déposé un dossier de reconnaissance au titre de «Justes parmi les Nations» au Mémorial de la Shoah à Jérusalem (Yad Vashem) pour Lucien Thulau, décédé en 2004, et son épouse Marie Angèle Thulau.
Il a également immortalisé le témoignage de Marie-Angèle, dans un court-métrage qui revisite les lieux emblématiques de Caubiac, là où Reine, devenue la «quatrième» fille des Thulau, a été sauvée de la barbarie nazie.

«Elle est votre sœur…»

«Le père de Reine était parti dans la résistance avec mon mari et puis sa femme, Nina, est venue me demander de cacher sa fille, se souvient Marie-Angèle Thulau qui habite à Toulouse. Je lui ai dit, moi j'ai mes trois filles – Monique, Yvonne et Lilianne –, nous sommes à la campagne, nous travaillons la terre. Trois semaines après, elle est revenue avec la petite. Elle est restée avec nous, je m'en suis occupée, mais j'ai dit à mes filles, Reine est comme votre sœur et on l'a inscrite au nom de Thulau à l'école. Et au catéchisme aussi où elle se rendait avec mes filles. Elle a d'ailleurs fait sa première communion comme mes filles. Il fallait bien le faire. On s'était arrangé avec le curé, qui nous a dit : ne vous en faites pas, elle fera sa première communion comme les autres. Sans dire à personne qu'elle était juive. Seuls le prêtre, l'instituteur et le maire du village de Caubiac étaient au courant».
Pour témoigner de la présence de Reine Bujor à Caubiac, il y a aussi le récit émouvant de Nicole Serniguet, copine de classe de Reine, dont le souvenir «est resté dans mon cœur, même longtemps après qu'elle soit allée vivre en Amérique». «Elle est arrivée à l'école, se remémore Nicole Serniguet, et, comme tous ces enfants de la campagne dans ces années lointaines où on était coupé du monde, nous l'avons d'abord regardé comme un être venu d'une autre planète. Et je crois pouvoir dire que j'ai eu un coup de cœur très intense pour elle, car je me suis attachée. Le souvenir de Reine est resté en moi malgré ensuite son absence».
 

Gérald Camier



 

 

Lire la suite

Douarnenez - Hommage de l’écrivain Jean-François Coatmeur à Alfred et Augustine Le Guellec, reconnus Justes parmi les Nations

samedi 5 juillet 2014

Augustine et Alfred Le Guellec Le 7 juillet 2013 à Douarnenez, la médaille de Justes parmi les Nations était décernée à Alfred et Augustine Le Guellec.
Son neveu, l'écrivain Jean-François Coatmeur, prononce un émouvant discours-témoignage 



Lire la suite

9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah

mardi 1 juillet 2014

 

 

 

 

 

 

L’école internationale pour l’étude de la Shoah est heureuse de vous annoncer la tenue de la 9ème conférence sur l'enseignement de la Shoah.

La conférence se tiendra du 7 au 10 juillet à l’institut de Yad Vashem à Jérusalem.

Cette conférence rassemblera des survivants de l’holocauste, des chercheurs, des enseignants et des artistes.

Cette conférence s’adresse aux trois générations, juifs et non juifs qui sont engagés dans l’éducation et la transmission de la shoah afin de faire face aux défis de demain dans un dialogue multiculturel.

en savoir plus

 

 

9° conférence sur la transmission de la shoah
9° conférence sur la transmission de la shoah
Our_Own_Lens.pdf (699,7 KB)

Lire la suite

Saint Fons :Jean-Louis et Emile-François Fanton sont « Justes parmi les Nations »

lundi 30 juin 2014

Du 30/06/2014

 

 

Jean-Louis et Emile-Francois Fanton

 

Émouvantes retrouvailles ce dimanche entre les descendants des frères Fanton et ceux qu’ils ont sauvé de la barbarie nazie.

Jean-Louis et Emile François Fanton avaient caché Jacob et sa sœur Simy Médina pendant la guerre, dans l’entreprise familiale. Représentés par leurs  Jacob et sa sœur Simy Medina descendants et alliés, les deux hommes seront déclarés aujourd’hui « Justes parmi les Nations » par le Comité Français pour Yad Vashem, en présence des deux rescapés.

Sophie Majou

 

Lire la suite