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Cérémonie Peteuil

mercredi 2 avril 2014

Compte rendu de la cérémonie Peteuil

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Le Curé Fernand SINGERLE « Un Juste parmi les Nations »

lundi 20 janvier 2014

Il est né le 6 avril 1913 à Sarrebourg (Moselle) au sein d’une famille Lorraine installée dans la cité depuis fort longtemps. Ils sont sept enfants : 6 garçons et une fille. Fernand SINGERLE, dès l’adolescence a choisi son destin, il sera prêtre.

De santé fragile (rhumatismes articulaires et pulmonaires), c’est sous le climat du midi qu’il entame le long chemin vers la prêtrise.
Il sera ordonné le 23 décembre 1939, à Aix-en-Provence, à l’âge de 26 ans et fera sa première messe le lendemain 24, à Sarrebourg. Son premier poste est celui de vicaire à Barbentane. Quelques mois plus tard, il est désigné curé de Venelles et Meyrargues où il est devenu une figure incontournable de ces deux communes. 
L’invasion allemande le jette dans la résistance. Nul ne peut soupçonner, à ce moment là, qu’il cache des armes pour son réseau de résistance, sous l’autel de l’église de Meyrargues, ainsi que dans les restes d’un souterrain romain, à l’entrée sud du village. Le 26 novembre 1943, une attaque menée par les maquisards contre un convoi allemand, sur la route nationale entre Meyrargues et Peyrolles, fait deux morts du côté allemand.
Le lendemain, en représailles, six meyrarguais sont arrêtés et transférés à la prison des Baumettes à Marseille pour y être fusillés. Prévenu d’urgence, le curé SINGERLE enfourche sa moto et se rend à la prison où il demande à voir le commandant allemand. Après de longues palabres, l’officier accepte de surseoir à l’exécution. La libération des otages meyrarguais fut effective huit jours plus tard.

Pour marquer cet évènement mémorable, une plaque en marbre offerte par les otages et leurs familles est scellée sur un des piliers de l’église.

A la suite de l’investissement de Marseille par les Allemands le 22 janvier 1942, la destruction des vieux quartiers est programmée. Sur l’injonction du curé SINGERLE, une trentaine de juifs fut soustraite aux autorités allemandes et dirigée sur la colonie de vacances de la ville de Marseille à Meyrargues. Après être restés quelque temps à Meyrargues, ils furent pris en charge par d’autres réseaux et purent ainsi se sauver.

En septembre 1944, le curé est muté à la paroisse de Saint Andiol et Verquières (Bouches-du-Rhône). A la libération de la Provence, il s’engage dans la 2ème D.B. du général LECLERC dont il deviendra l’aumonier. La guerre finie, il revient dans ses paroisses. Le 8 décembre 1945, l’adjudant chef et aumonier de la 2ème D.B. se voit décerner la croix de guerre et quelques mois plus tard, il reçoit la médaille de la résistance.

Il décèdera à Saint Andiol le 25 janvier 1949, à l’âge de 36 ans, d’une longue et douloureuse maladie.

C’est le 2 février 1999 que fut décerné, à titre posthume, par la fondation YAD VASHEM de Jérusalem, le titre de « Juste parmi les Nations » à l’abbé Fernand SINGERLE, pour avoir aidé et sauvé des Juifs à ses risques et périls.

A cette occasion, le diplôme et la médaille des justes furent remis au doyen de la famille SINGERLE le 15 novembre 2000, à la mairie de Sarrebourg. La mairie de Meyrargues était représentée par M. Francis BRUN, conseiller municipal.

Francis BRUN     

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Médaille des Justes d’Armand et Célestine VERGNES le dimanche 20 juin 2010 à 11h30 à N.D de Massip ( Capdenac-Gare ) 12700

lundi 20 janvier 2014

La famille de Jacques et Sabine GERBER est originaire de Galicie ( sud-est de la Pologne ) et arrive en France en 1932. La famille se compose alors de 2 filles : Dora 18 ans et Sarah15 ans, et d’un garçon Oscar 9 ans. Après un bref séjour à Metz, la famille arrive à Capdenac ( Aveyron ) où Mr Gerber fait les marchés et ses deux filles travaillent à la boyauderie de Mr Armand VERGNES. La famille va vivre ensuite à Toulouse où Maurice naît le 3-8-1934.

En 1941 son frère est placé en Suisse ; ses 2 sœurs, mariées , ont pu se cacher dans la région toulousaine. Son père passe la guerre caché dans une salle de bain à Toulouse. Maurice est placé chez Armand et Célestine Vergnes chez lesquels il sera caché de 1941 à 1944, vivant avec leurs enfants Pierre et Ginette, et un autre enfant d’origine polonaise qu’ils avaient recueilli.

Maurice est considéré comme un enfant de la famille et va, entre  l’âge de 7 à 10 ans à l’école voisine. Un jour, une compagnie de soldats allemands fait un exercice dans le village et Maurice doit se cacher sous un lit tout l’ après-midi.

A la libération, le père de Maurice vient le chercher et il retrouve sa famille à Toulouse . Son père décède en 1951.

 

 

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