Articles et documents

Remise de la médaille du Juste parmi les Nations

samedi 24 mars 2012

Le 31 mai 2011, les enfants et ayants droits de deux anciens Eclaireurs de France ont reçu pour leurs aïeuls la médaille des Justes parmi les Nations ainsi qu’un diplôme d’honneur de la main même de son Excellence Yossi GAL, Ambassadeur d’Israël en France.



Lire la suite

Cérémonie de remise de la médaille des Justes parmi les Nations

vendredi 23 mars 2012

Mardi 7 février, dans la salle des fêtes de la Mairie de Neuilly sur Seine se tenait la cérémonie de remise de la Médaille et du Diplôme décernés aux Justes parmi les Nations, à titre posthume, à Charles-Julien de Lespinasse et son épouse Berthe née Ferrieu pour avoir sauvé M. et Mme Garih ainsi que leurs enfants Claude et Sylvie épouse Hirsch.


Ces distinctions ont été remises par Monsieur Elad Ratson, directeur des relations publiques de l’Ambassade d’Israël à Mme Claudine Bembaron arrière petit fille du couple Lespinasse .
le Comité Français pour Yad Vashem était représenté par les délégués Viviane Saül et Alain Habif.


Cette belle cérémonie, très émouvante s’est déroulée dans une salle comble en présence de M. Jean Christophe Fromantin, Maire et Conseiller Général des Hauts de Seine, Mme Joëlle Cecaldi-Renault, Député-Maire, M. Richard Prasquier et M. Paul Schaffer, Anciens Présidents du Comité Français pour Yad Vashem, M. Alberto Gabai, Vice-Président du Consistoire de Paris, représentant M. Joël Mergui ainsi que de nombreux adjoints au Maire, MM. Marilyn Sfedj, Michel Legmann et Philippe Karsenti.

source: http://www.consistoire.org/communiques/74.ceremonie-de-remise-de-la-medaille-et-diplome-des-justes-parmi-les-nations du 07/02/2012

Lire la suite

Sr Marie-Emilienne reconnue « Juste parmi les Nations »

jeudi 22 mars 2012

Une belle histoire

Sr Marie-Emilienne , Soeur de Jeanne Delanoue, de la Communauté de la Providence de Mende (Lozère) était à Jérusalem le 28 février 2012 pour recevoir, au mémorial de Yad Vashem, le titre de « Juste parmi les Nations ». Voici un extrait du journal Zenit, de Rome :

« Avec les années qui nous séparent de la Seconde Guerre Mondiale, il est de plus en plus rare de voir réunies durant cette émouvante cérémonie, la personne sauvée et la personne qui a permis le sauvetage. Ce fut pourtant le cas ce mardi à Yad Vashem. Sr Emilienne est arrivée au bras de Gaby ! Elles sont restées côte à côte durant la célébration dans la pénombre de la Chambre de la mémoire où Sr Marie-Emilienne a ravivé la flamme du souvenir.
Gaby avait deux ans et demi, Sr M.Emilienne 21 quand leurs destins se sont croisés. Les parents de Gaby, David et Héla-Zissa Hochman, émigrés de Pologne en France en 1923, fuyaient l’avancée allemande. En septembre 1943, ils confièrent leurs deux filles à une association juive d’entraide qui les cacha dans ce couvent servant aussi de refuge à la Résistance. Hélas, la maman fut arrêtée par la gestapo et et déportée à Auschwitz où elle mourut le 2.11.1943
En décembre 1944, David récupéra ses filles, mais ne leur parla jamais des année de guerre.
En 1944, Gabrielle voulut savoir et entreprit des recherches. Elle découvrit avoir été accueille dans le couvent des Soeurs de la Providence de Mende en Lozère. Ses recherches lui firent identifier le Père Caupert, aumônier, et la Supérieure, Marie-Rose Brugeron, pour ses sauveurs ; l’un et l’autre ont d’ailleurs été reconnus »Justes parmi les Nations" ce même jour, à titre posthume.
Sr Marie-Emilienne a toujours gardé le secret. C’est en 1997 que Gaby a organisé la pose d’une plaque commémorative sur le mur dela communauté à Mende... Gaby lui fit briser le silence. Sr M.Emilienne - contrairement aux autres soeurs - savait l’origine juive des enfants et devait les cacher en cas de danger.

« Nous les avons protégées mais aussi, nous les avons aimées » a-t-elle déclarée dans son discours de remerciement à la Synagogue de Yad Vashem.

source: http://catholique-angers.cef.fr/Sr-Marie-Emilienne-reconnue-Juste du 22/03/2012



Lire la suite

Mélanie Duprat : "Juste parmi les Nations"

jeudi 22 mars 2012

hommage

Michel Lugassy-Harel a remis la médaille à Jean-Paul Duprat aux côtés des descendantes Frajtlowicz./Photo DDM, Ysabel.
A la mairie de Lectoure, une cérémonie afin de reconnaître à titre posthume, « Juste parmi les Nations », Mélanie Duprat, s'est déroulée le 15 mars. Le 16 décembre 2010, c'est l'archiprêtre Arthur Sentex qui recevait cette même distinction, à titre posthume également. Ces commémorations adviennent suite aux actes du colloque « Familles juives dans le Gers » organisé par la Société archéologique en 2008 à Auch et grâce à la ténacité des recherches entreprises par Geneviève Courtès qui publia un ouvrage, « Enfants juifs à Lectoure, 1939-1945 ».

Deux salles de l'hôtel de ville étaient pleines avec des membres des familles des sauveurs et des sauvés, les classes de 3e des deux collèges et de nombreux invités.

Le maire Gérard Duclos présidait la cérémonie, particulièrement ému : il a été le médecin de Mélanie Duprat et ne connaissait pas son histoire. Il a rendu hommage à « ces gens ordinaires qui ont fait des choses extraordinaires ».

Le docteur Albert Seifer, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, expliqua les activités de quelques personnages qui ont aidé les Juifs dans le Sud-Ouest. Il apporta une parenthèse sur sa propre famille dont le père fut déporté puis revenu. Enfin Michel Lugassy-Harel, ministre des Affaires administratives de l'Ambassade d'Israël, remit la médaille en témoignage de gratitude et de reconnaissance à Jean-Paul Duprat, petit-fils de Mélanie. Indiquant que ces actes de bravoure sauvent la dignité humaine et la fierté de la France.

Le sous-préfet de Condom, Dominique Gilles, a célébré le courage et la volonté de certains à s'opposer à la résurgence de la haine.

Tous ont remercié le conseiller général Georges Courtès et son épouse. Jean-Paul Duprat a raconté l'histoire de sa grand-mère qui hébergeait et employait Henri et Denise Frajtlowicz. S'étant liée d'amitié avec cette dernière, elle lui a fait fabriquer une vraie fausse carte d'identité à son propre nom mais avec la photo de Denise Frajtlowicz afin que celle-ci puisse circuler à sa convenance. Parfaitement consciente des enjeux qu'elle encourait, elle est enfin reconnue aujourd'hui.

source: http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/21/1310849-lectoure-melanie-duprat-juste-parmi-les-nations.html du 22/03/2012

Lire la suite

Qui a sauvé Henri Szermanski

mercredi 21 mars 2012

Henri Szermanski est un patient devenu au fil des ans un ami. Derrière sa fine moustache rappelant qu'il vient d'un siècle où Errol Flynn et Clark Gable enflammèrent plus de passions que George Clooney et Brad Pitt, Henri avait l'habitude de lancer, avec malice et une infinie gentillesse malgré tout, des phrases gâchettes, piquantes de vérité; ainsi cet électricien venu me secourir lors d'un repas où l'ensemble des lignes que j'avais installées avaient sauté, déclara devant mes invités: "Vous faites de l'électricité comme je ferais de la médecine!".


Mais derrière son esprit caustique une question fondamentale était apparu taraudant le cerveau du vieil homme, occultant toute autre pensée: il avait réussi sa vie affective, familiale, professionnelle, mais était-il heureux?

Une vieille cicatrice se réveilla, plus douloureuse qu'il ne le pensait et qui concernait son être entier: son enfance. Il l'avait éliminé pour ne pas souffrir, maintenant il se la rappelait. Elle ne le lâcha plus.

Pendant des années son père blessé de guerre fut hospitalisé, c'est à sa mère qu'avait échu le rôle de prévenir ses enfants que vivre représentait un risque. Elle avait appris à Henri qu'il était né coupable aux yeux des autres, de ceux qui définissaient le Droit à l'époque. Pour échapper à la sanction, il devait ne pas être remarquable, se rendre invisible... s'il voulait survivre. On l'avait initié à devenir un "non homme" selon la formule de Finkielkraut pour échapper à la culpabilité de ne pas être comme les autres, non pas qu'il lui ait manqué un membre ou qu'il en possédât un de trop, non sa difformité était sa religion, une religion qu'il ne pratiquait même pas mais que respectèrent des membres de sa famille. Jour après jour pendant des mois, des années, il vécut sans exister.

La peur avait culminé avec la rafle, pas "la Grande" du 16 juillet 1942 où 13.500 hommes femmes enfants vieillards furent entassés au Vel d'hiv grâce à 9000 policiers et gendarmes français, mais l'autre la première le 15 mai 1940 lorsque 5.000 prisonnières, des femmes juives ou opposantes qui avaient échappé aux allemands et avaient rejoint la "France terre d'asile" allaient être rendues à leur bourreaux, enfin pour celles qui ne moururent pas dès le premier hiver, en attente dans le camps de Gurs. Certes cet épisode avait été comme oublié, pire, effacé en l'an 2000, on aurait fini par le contester comme le reste si Hannah Arendt n'avait pas été déportée à ce moment là et si elle n'avait pas témoigné.

Tout à coup lui l'électricien qui apportait la lumière peut-être pour conjurer cette nuit qu'on lui avait fait supporter pendant des années, comprit qu'il devait éclairer cette ombre de sa vie, parce qu'à coté des délateurs des humiliateurs des rançonneurs, certains étaient restés des hommes, les valeurs ancestrales humanistes qu'on leur avait enseignées étaient gravées dans leur esprit comme des priorités ne supportant aucun compromis même s'ils se trouvaient en infraction avec les textes votés par les forces au pouvoir.

En ayant le courage de revenir sur ce passé Henri Szermanski allait permettre d'honorer Gisèle et Robert Ripé qui bravèrent l'Ordre pétainiste près de Vendôme en accueillant trois enfants juifs, puisqu'après deux arrestations pour fait d'être juive leur mère avait compris qu'elle devait protéger ses enfants en les éloignant. De la troisième arrestation elle ne revint pas.

Après de longues et complexes recherches Henri découvrit les enfants de ceux qui leur évitèrent le même sort et aujourd'hui en les faisant reconnaitre comme "Justes parmi les nations", en ajoutant leurs noms à la liste des 23.800 personnes déjà inscrites il rappelait que l'Ordre pétainiste avait été bravé au péril de leur vie par ces deux simples bonnetiers, il rappelait que l'humanisme de certains dépassait la Loi qui définissait comme crime l'appartenance à une autre religion.

Sur la médaille remise à la fille de ces héros est inscrite une phrase du Talmud: "Quiconque sauve une âme sauve l'univers tout entier". En pensant à Henri qui va enfin pouvoir reprendre sa vie "d'avant", on pourrait ajouter: "Quiconque sauve un Juste de l'oubli sauve l'univers tout entier"

Par Jean EROUKHMANOFF

source: http://jean-eroukhmanoff.over-blog.com/article-qui-a-sauve-henri-szermanski-100952656.html du 6/03/2012

Lire la suite