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Louis Forestier, Juste parmi les Nations

mercredi 21 mars 2012

Alain Forestier, papier en main. Derrière lui, la famille de Louis et Charlotte Berger et Alice Radzyner, sauvées par Louis Forestier (en médaillon). Et les représentants de Yad Vashem et d'Israël Instituteur républicain, trésorier de la FOL, Louis Forestier, a sauvé deux enfants juives, pendant l'Occupation. Hier, il a reçu à titre posthume la médaille de Juste parmi les Nations.

Alice avait 5 ans. L'âge de l'insouciance pour cette enfant juive. Hier, à l'hôtel de ville, Alice Radzyner, est revenue en arrière. Le château de Lavercantière, le tas de fumier et la planque organisée, pendant deux ans, par l'instituteur républicain, Louis Forestier. Charlotte Berger et Alice Radzyner ont été cachées, pendant la guerre, à Lavercantière. Sorties des griffes nazies par Louis Forestier, honoré hier de la Médaille des Justes (lire encadré). Le souvenir de ce grand homme, travailleur, intègre, maillon solide de la fédération des Œuvres laïques (FOl) un brin bourru mais tellement respecté hante encore les tours de Lavercantière et d'ailleurs. Décédé à 67 ans, Louis Forestier fait partie du patrimoine républicain local. Hier, son fils Alain, entouré par toute sa famille, a rappelé son souvenir. Comme beaucoup de « vrais » résistants, Louis Forestier était un homme de peu de mots : « Il ne parlait pas du passé. On n'avait droit qu'à quelques anecdotes », se souvient son fils, Alain, très ému. Alice : « J'avais l'impression que j'avais été puni par mes parents en venant là, disait hier la rescapée. Je ne me souviens pas de grand-chose, juste que M. Forestier venait me parler de mes parents. J'étais avec un petit garçon ». Loin du tumulte des atrocités commises dans les camps de la mort, Lavercantière reste le symbole de l'humanité. Hier, à l'hôtel de ville, Jean-Marc Vayssouze, le maire de Cahors, ville où vécut Louis Forestier, a salué « l'homme simple, modeste, qui a très vite choisi son camp : celui de l'homme et de l'humanité ». Geneviève Lagarde, sa première adjointe, a évoqué « le courage qu'il fallait pour braver la France majoritairement vichyste, celle de la collaboration, de la lâcheté collective et de la dénonciation ». Pour l'élue, « Louis Forestier était un homme, courageux et ordinaire. À Cahors, on le respectait ». Et si Charlotte Berger, l'autre petite fille sauvée par Louis Forestier, souhaite que ce passé serve « pour être vigilant pour l'avenir », la phrase qui résonne, même aux républicains, est celle du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'Univers tout entier ».

source: http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307771-cahors-louis-forestier-juste-parmi-les-nations.html du 21/03/2012

 

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Un ancien commissaire de police de Marseille reconnu Juste parmi les nations

mercredi 21 mars 2012

NANCY (AFP-EJP)---Un ancien commissaire de police de Marseille et Aurillac, Henri Weisbecker, a reçu à titre posthume vendredi à Nancy le titre de "Juste parmi les nations", la plus haute distinction décernée par Israël à ceux qui ont sauvé des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

La médaille a été remise à sa belle-fille, Yvette Weisbecker, 94 ans, "seule survivante" de sa génération de la famille Weisbecker.

Henri Weisbecker, "un policier hors du commun" selon sa belle-fille, était recherché dès 1939 par la Gestapo, alors qu'il était en poste à Freyming (Moselle).

Passé en zone libre, il était devenu commissaire de police à Marseille d'octobre 1941 à avril 1943, puis à Aurillac jusqu'à la fin de l'année 1944.

"Combien d'enquêtes ne furent jamais résolues, notamment d'assassinats de miliciens, combien de sabotages ne connurent jamais de suites, grâce à Henri Weisbecker", a rappelé le maire de Nancy, André Rossinot (PR).

M. Weisbecker a protégé de nombreuses familles juives tant à Marseille qu'à Aurillac. C'est l'une de ces personnes sauvées par le policier qui a déclenché la procédure de reconnaissance de "Juste", a expliqué Mme Weisbecker.

En 1941, Françoise Cahen et sa mère, Louise Michel, après avoir quitté Paris en juin 1940 et s'être réfugiées un temps dans les Hautes-Pyrénées, partent pour Aurillac où elles espèrent échapper aux rafles contre les familles juives.

Là-bas, le commissariat de police est dirigé à partir d'avril 1943 par le commissaire Henri Weisbecker, un "grand résistant" qui a déjà sauvé des personnes juives dans son précédent poste à Marseille.

Le 25 mai 1944, comprenant qu'une rafle se prépare à Aurillac car ses agents sont réquisitionnés par la Milice, le commissaire Weibecker charge le groupe de résistants de son commissariat d'aller prévenir tous les Juifs de la ville. Françoise Cahen, sa mère, ses cousines, vont être parmi les personnes prévenues et ainsi sauvées de la déportation.

L'action d'Henri Weisbecker s'est également étendue à la fourniture de fausses cartes d'identité aux familles menacées.

Les personnes qui reçoivent le titre de "Juste parmi les nations"
obtiennent une médaille, un diplôme officiel et leur nom est gravé sur un mur dans la forêt de Jérusalem, aux abords du Mémorial de Yad Vashem consacré au souvenir et à l'étude de la Shoah.

Depuis la création de la commission des "Justes" en 1963, plus de 24.000 personnes de 44 pays différents ont été reconnues "Justes", dont plus de 3.500 Français, selon le site de Yad Vashem.

source: http://fr.ejpress.org/article/43837 du 21/03/2012

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lundi 5 mars 2012



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