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Les sauveteurs de Denys Lévy

mardi 21 février 2012

Photo extraite du Reportage de Nice Matin en date du 18 juin.

 

Deux nouveaux Justes parmi les Nations : 
Emile Hugues et son épouse Lucie Laffitte
ont été honorés à Saint-Paul de Vence.

Leur dossier à Yad Vashem porte le résumé du sauvetage de Denys Lévy :

- "Jérôme Lévy, est issu d’une famille d’Alsaciens ayant opté pour la France après la guerre de 1870. Il était commandeur de la Légion d’Honneur et a joué un rôle important dans la vie politique d’avant-guerre : chef de cabinet d’Aristide Briand, délégué de la France à la Société des Nations. Il rejoindra la Résistance en 1940 suivi de son fils Denys qui, dès 1941 (il a 16 ans) adhère au réseau Brick.

En Septembre 1939, la famille a quitté son domicile de l’Avenue Foch pour sa maison de Deauville, Denys suivant sa scolarité à Caen. Quand les Allemands franchissent les lignes alliées, ils séjournent à Vichy puis au Pyla. Les Lévy s’installent ensuite à Cannes en zone libre où Denys poursuit sa scolarité en première et terminale.

En octobre 1942, ne pouvant poursuivre ses études à Cannes où ses parents restent, il est hébergé à Nice par une cousine, Anne-Mathilde Paraf.
Il est élève de Mathématiques supérieures au Lycée Masséna de Nice pendant l’année scolaire 1942-1943, il y fait connaissance du futur sénateur Pierre Laffitte.

En septembre 1943, les Allemands ayant envahi la partie de la zone dite libre préalablement occupée par l’Italie, procèdent à des rafles massives de juifs. Denys est alors conduit par Anne-Mathilde Paraf et Emile Roche, chez Lucie Laffitte, mère de Pierre Laffitte, à Saint-Paul de Vence, où il reste une semaine sans sortir dans une chambre aux volets clos.

Maître Emile Hugues, notaire à Vence et ami de Lucie Laffitte, vient chercher Denys et l’amène chez lui, où il reste quinze jours tout seul. Puis les parents de Denys le rejoignent et Emile Hugues met à leur disposition la maison de ses parents proche de la sienne. Ils y resteront jusqu’à la Libération, en août 1944. Lucie Laffitte et Emile Hugues leur rendaient visite presque quotidiennement. Pierre Laffitte venait régulièrement donner des leçons de mathématiques à Denys. Anne-Mathilde Paraf et Emile Roche leur rendaient également très souvent visite."

 


Pierre Laffitte, sénateur des Alpes maritimes, à l'origine de la Technopole Sophia-Antipolis.

 

La cérémonie de remise à titre posthume des médailles et diplômes aux noms d'Emile Hugues et de Lucie Laffitte s'est déroulée à la Fondation Maeght de St-Paul de Vence ce 17 juin. La délégation du Comité Français pour Yad Vashem était composée de Jacques Eloit ainsi que de William Zekri.

 

 

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Les Justes d'Averon-Bergelle

mercredi 15 février 2012

Leah Dauga... La Liste des Justes parmi les Nations ne cesse de s'enrichir.

 

Averon -Bergelle. Médaille et Diplôme au nom de Leah Dauga (DR)


Ce 8 avril, le Délégué du Comité Français pour Yad Vashem, le Dr Albert Seifer a rejoint la Mairie d'Averon-Bergelle. Voici ses impressions d'arrivée à cette autre cérémonie, après celel de la veille à Saint Affrique:

- "Mr Daniel Halévy- Goitschel, Ministre-Conseiller à l’Ambassade d’ISRAEL et moi-même arrivons à Averon-Bergelle à 50 kms d’AUCH dans la voiture de Mr CONUS Préfet du Gers . En fin de matinée a eu lieu à la Préfecture du Gers une très belle cérémonie au cours de laquelle 50 dictionnaires des Justes ont été offerts à 50 directeurs d’établissements scolaires du Gers. Cette magnifique initiative est à mettre au crédit de Mme Claude DILHAT Présidente de l’Association Départementale des Palmes Académiques à l’occasion du Bicentenaire de celles-ci. Nous avons déjeuné avec Mr le Préfet, Mgr GARDES, évêque d’AUCH et plusieurs personnalités du département ainsi que nos amis Jean Lévy du CRIF Midi-Pyrénées et Mr Simon de Montauban.

Nous fûmes accueillis par Mr Pesquidoux maire d’Averon- Bergelle et son conseil municipal et firent connaissance de Mr Georges DAUGA fils de Leah DAUGA qui cacha la famille de Micheline Sarah LEVY de 1943 à 1945. Celle-ci était venue de Virginie ( USA ) pour cette émouvante cérémonie au cours de laquelle furent évoquées les dures conditions subies par les Juifs en général et la famille Lévy en particulier pour échapper à la haine des nazis." (Dr Albert Seifer)

De G. à Dr. : le Dr Albert Seifer, Délégué, remettant à Georges Dauga les Médaille et Diplôme de sa mère Leah (DR).

Avant guerre, la famille Lévy habitait à Metz. Mobilisé, le père, Octave fait partie des troupes déployées sur la ligne Maginot. Tandis que la grand-mère et la maman emportent les deux enfants Lévy dans une maison amie à Civray dans la Vienne. C'est là que les rejoindra le soldat rendu à la vie civile après la fin d'hostilités coahotiques.

La pression allemande devient telle que les Lévy décident de passer en zone dite "libre". Ils franchissent donc à pied la dangereuse ligne de démarcation. Leur nouveau refuge se situe à Eze-sur-Mer. Mais quand les nazis rayent de la carte de France cette zone soi-disant "libre", les Lévy se retrouvent à nouveau menacés et s'enfuient alors vers Averon-Bergelle. Une première maison, celle de Georges Nafréchou se révèle trop exigüe. Une autre habitante de la commune, Leah Dauga, propose alors généreusement et en connaissance des risques ainsi pris, une maison pour la seule famille Lévy.

Responsable de la paroisse, l'abbé Thomor va leur procurer des papiers d'identité portant le nom de Lévesque. Et deux Lévy entrent dans la résistance. Octave s'engage dans le bataillon de l'Armagnac qui s'illustrera contre les nazis et ce, jusqu'en Charente. Adolescente, Micheline deviend agent de liaison.

Toute la famille sauvée, Micheline partira pour les USA où elle mènera à bien une carrière de pédiatre renommée. C'est elle qui a voulu entamer auprès de Yad Vashem les démarches pour que Leah Dauga soit honorée - à titre posthume - en tant que Juste parmi les Nations.


Retraçant le sauvetage de sa famille : Micheline Sarah Lévy (DR).

 

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Cérémonie à Chatelus

samedi 11 février 2012

- 24 février à Chatelus :

Toujours en vie, Claudia My-Bardet sera reconnue Juste parmi les Nations pour avoir mis à l'abri des persécutions raciales Georges Weil.

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Cérémonie à Mazerolles

samedi 11 février 2012

- 6 février à Mazerolles :

Alain Seifer, délégué, a rappelé le sauvetage d'Annette Mlynarski ainsi que de Georges Serpin par Elise et Théodore Mora.

- "Au moment de l’exode de juin 1940, la famille Mlynarski a été accueillie dans la ferme de la famille Mora pendant un certain temps. Retournant à Paris mais ayant dû fuir à nouveau, cette fois en Isère, Annette Mlynarski (née en 1926) a obtenu de Théodore Mora l’envoi du certificat de baptême et l’extrait de naissance de sa propre fille, Yvonne. Grâce à ces papiers d’identité, elle a pu vivre durant toute la guerre en étant interne au collège de Voiron, changeant d’identité pour échapper aux poursuites de la milice notamment à la suite d'une dénonciation. Son cousin Gilbert Serpin (né en 1933) a été aidé dès 1940 par les Mora et a pu, lui aussi, vivre sous l’identité de Michel Mora pour éviter de tomber aux mains de la milice. "

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