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Les Justes d'Averon-Bergelle

mercredi 15 février 2012

Leah Dauga... La Liste des Justes parmi les Nations ne cesse de s'enrichir.

 

Averon -Bergelle. Médaille et Diplôme au nom de Leah Dauga (DR)


Ce 8 avril, le Délégué du Comité Français pour Yad Vashem, le Dr Albert Seifer a rejoint la Mairie d'Averon-Bergelle. Voici ses impressions d'arrivée à cette autre cérémonie, après celel de la veille à Saint Affrique:

- "Mr Daniel Halévy- Goitschel, Ministre-Conseiller à l’Ambassade d’ISRAEL et moi-même arrivons à Averon-Bergelle à 50 kms d’AUCH dans la voiture de Mr CONUS Préfet du Gers . En fin de matinée a eu lieu à la Préfecture du Gers une très belle cérémonie au cours de laquelle 50 dictionnaires des Justes ont été offerts à 50 directeurs d’établissements scolaires du Gers. Cette magnifique initiative est à mettre au crédit de Mme Claude DILHAT Présidente de l’Association Départementale des Palmes Académiques à l’occasion du Bicentenaire de celles-ci. Nous avons déjeuné avec Mr le Préfet, Mgr GARDES, évêque d’AUCH et plusieurs personnalités du département ainsi que nos amis Jean Lévy du CRIF Midi-Pyrénées et Mr Simon de Montauban.

Nous fûmes accueillis par Mr Pesquidoux maire d’Averon- Bergelle et son conseil municipal et firent connaissance de Mr Georges DAUGA fils de Leah DAUGA qui cacha la famille de Micheline Sarah LEVY de 1943 à 1945. Celle-ci était venue de Virginie ( USA ) pour cette émouvante cérémonie au cours de laquelle furent évoquées les dures conditions subies par les Juifs en général et la famille Lévy en particulier pour échapper à la haine des nazis." (Dr Albert Seifer)

De G. à Dr. : le Dr Albert Seifer, Délégué, remettant à Georges Dauga les Médaille et Diplôme de sa mère Leah (DR).

Avant guerre, la famille Lévy habitait à Metz. Mobilisé, le père, Octave fait partie des troupes déployées sur la ligne Maginot. Tandis que la grand-mère et la maman emportent les deux enfants Lévy dans une maison amie à Civray dans la Vienne. C'est là que les rejoindra le soldat rendu à la vie civile après la fin d'hostilités coahotiques.

La pression allemande devient telle que les Lévy décident de passer en zone dite "libre". Ils franchissent donc à pied la dangereuse ligne de démarcation. Leur nouveau refuge se situe à Eze-sur-Mer. Mais quand les nazis rayent de la carte de France cette zone soi-disant "libre", les Lévy se retrouvent à nouveau menacés et s'enfuient alors vers Averon-Bergelle. Une première maison, celle de Georges Nafréchou se révèle trop exigüe. Une autre habitante de la commune, Leah Dauga, propose alors généreusement et en connaissance des risques ainsi pris, une maison pour la seule famille Lévy.

Responsable de la paroisse, l'abbé Thomor va leur procurer des papiers d'identité portant le nom de Lévesque. Et deux Lévy entrent dans la résistance. Octave s'engage dans le bataillon de l'Armagnac qui s'illustrera contre les nazis et ce, jusqu'en Charente. Adolescente, Micheline deviend agent de liaison.

Toute la famille sauvée, Micheline partira pour les USA où elle mènera à bien une carrière de pédiatre renommée. C'est elle qui a voulu entamer auprès de Yad Vashem les démarches pour que Leah Dauga soit honorée - à titre posthume - en tant que Juste parmi les Nations.


Retraçant le sauvetage de sa famille : Micheline Sarah Lévy (DR).

 

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Cérémonie à Chatelus

samedi 11 février 2012

- 24 février à Chatelus :

Toujours en vie, Claudia My-Bardet sera reconnue Juste parmi les Nations pour avoir mis à l'abri des persécutions raciales Georges Weil.

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Cérémonie à Mazerolles

samedi 11 février 2012

- 6 février à Mazerolles :

Alain Seifer, délégué, a rappelé le sauvetage d'Annette Mlynarski ainsi que de Georges Serpin par Elise et Théodore Mora.

- "Au moment de l’exode de juin 1940, la famille Mlynarski a été accueillie dans la ferme de la famille Mora pendant un certain temps. Retournant à Paris mais ayant dû fuir à nouveau, cette fois en Isère, Annette Mlynarski (née en 1926) a obtenu de Théodore Mora l’envoi du certificat de baptême et l’extrait de naissance de sa propre fille, Yvonne. Grâce à ces papiers d’identité, elle a pu vivre durant toute la guerre en étant interne au collège de Voiron, changeant d’identité pour échapper aux poursuites de la milice notamment à la suite d'une dénonciation. Son cousin Gilbert Serpin (né en 1933) a été aidé dès 1940 par les Mora et a pu, lui aussi, vivre sous l’identité de Michel Mora pour éviter de tomber aux mains de la milice. "

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Cérémonie à Courlon sur Yonne

mercredi 8 février 2012

Cérémonie du 20 janvier à Courlon-sur-Yonne.


Les Diplômes et Médailles de Justes parmi les Nations aux noms de Melina et de René BOULAND ont été remis - à titre posthume - à leurs ayant-droits le dimanche 20 janvier en la Mairie de Courlon-sur-Yonne.

Le Comité Français pour Yad Vashem était représenté par son délégué, Didier Cerf :



Didier Cerf à Bulson, Ardennes, novembre 2007 (photo JEA)
Melina et Roger BOULAND sont ainsi entrés dans le livre d'or des sauveurs de persécutés pour avoir caché un enfant juif alors que les nazis et leurs collaborateurs vichystes cherchaient à tout prix à mettre en oeuvre la "solution finale".
Leurs Diplômes et médailles ont été déposés par Paul Ejchenrant dans les mains de leurs ayant-droits, soit leurs nièce et neveu :
(Photo : Yonne Républicaine)
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Compte-rendu de la cérémonie du 5 janvier 2012

mardi 24 janvier 2012

   Jean Raphaël Hirsch - Roland Copé Le 5 janvier 2012, Hyppolite et Emilie Léonlefranc ont reçu la Médaille des Justes parmi les Nations, pour avoir,  au péril de leur propre vie, ouvert leur porte à la famille Copé afin de lui permettre d’échapper à la rafle opérée par les nazis à Aubusson le  4 novembre 1943.

 Décernée à titre posthume lors d’une cérémonie à  la Mairie du 16e arrondissement de Paris, sous la présidence du député Maire, Monsieur Claude Goasguen, Président du groupe parlementaire «Amitié France Israël »,  en présence de Monsieur Jean-Raphaël Hirsch, Président du Comité Français pour Yad Vashem, cette haute distinction ,  attribuée  par l’Institut-Mémorial de YAD VASHEM à Jérusalem à ceux qui ont bravé le joug nazi pour sauver des juifs, a été remise, en présence d’une nombreuse assemblée, par Monsieur Arié Avidor,  représentant de l’Ambassadeur d’Israël.

 Présent aux côtés des descendants de ceux qui ont sauvé sa famille, Jean-François Copé, a tenu à déclarer «  La famille Léonlefranc est pour notre famille un magnifique  symbole. Je porte en moi une flamme profondément ancrée qui me rappelle que parce qu’il ya eu des Léonlefranc, la France vaut d’être aimée, servie et préservée de ses démons, face à toutes les formes d’intégrisme et de fondamentalisme qui risquent de survenir sur notre chemin. »

Jean Raphaël Hirsch- Lefranc- Copé

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