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Marcelle Paret, une Lilasienne « Juste parmi les Nations »

mercredi 6 mars 2013

 

 

Larry Szerer (au centre), chargé des relations publiques de l’ambassade d’Israël en France, a remis à titre posthume la médaille et le diplôme décernés aux Justes parmi les Nations à Jeanne-Geneviève Devigne (à droite) pour sa tante Marcelle Paret. Ancienne institutrice à l’école Romain-Rolland, Marcelle Paret fait partie des personnes qui ont risqué leur vie pour protéger des enfants juifs de la déportation par les nazis.
Le 24 septembre 1942, elle évita à Henri Blitzmam d’être pris dans une rafle en le cachant. Puis elle se rendit à Paris, au secours de son épouse,enceinte de 8 mois et qui était internée dans le camp de Drancy. Elle parvint à la faire transférer à l’hôpital où elle donna naissance à une petite fille. Par la suite, Marcelle Paret organisa le départ de la famille vers sa maison familiale, dans un petit village de la Loire dans lequel les Blitzman vécurent clandestinemen jusqu’à la Libération. La cérémonie s’est tenue en présence de Daniel Guiraud et des représentants du comité français pour Yad Vashem, Viviane Saül (à gauche) et Alain Habif. Des élèves de l’école Waldeck-Rousseau ont entonné « Le chant des partisans » à l’occasion de cette cérémonie particulièrement émouvante.

source: Infos llias décembre 2012

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Diaporama de la cérémonie de remise des médailles

mardi 5 mars 2013

Remise de la médaille des Justes parmi les Nations par Pierre OSOWIECHI, délégué de Yad Vashem ; Aux ayants droit de Marc et Marceline CHASSAING, honorés à titre posthume. Un diplôme a été remis à la Mairie de Saint-Julien-de-Coppel pour Anne Marie Philomène et Isabelle Joséphine GORY et une plaque commémorative a été apposée sur le mur de la Tourelle en leur honneur. 

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Discours d’André Lignot lors de la Remise de Médaille de ses parents

dimanche 24 février 2013

Les souvenirs de petit garçon de 7 ans sont ceux d’un monsieur à qui je pouvais poser toutes sortes de questions. Au cours des promenades à la campagne du côté de Rochetaillée et son barrage, elles avaient trait à la flore, à la faune, à la couleur du ciel, etc.  A la maison, c’était plutôt axé sur le circuit de mon train électrique, la mécanique, comment ça marche ?

J’obtenais toujours une réponse et souvent des explications complexes qui me dépassaient beaucoup mais me faisaient comprendre que monsieur LEVY était un érudit.

Lorsque je posais certaines questions à mes parents, peut-être difficiles ou embarrassantes pour eux, la réponse était invariablement « Demande à Monsieur LEVY ! ».

Nous habitions 56 rue du 11 novembre, au 5ème étage, exactement en face de la caserne RULLIERES, aujourd’hui disparue. Depuis le balcon, j’avais une vue plongeante sur la cour de la caserne avec, à partir de novembre 1942, le drapeau nazi flottant en son centre. Très intéressé par les mouvements de troupes, des véhicules étranges, je posais aussi beaucoup de questions à Mr LEVY…

A partir de ce moment-là, Mr LEVY ne venait plus que la nuit pour dîner. Il devait passer la nuit  chez nous parfois, lors des couvre-feu et descendre à la cave de l’immeuble avec nous lors des bombardements dans la banlieue industrielle de St Etienne.  Je me souviens que ma mère faisait des réflexions, entre nous, sur l’apparence de Mr LEVY, sur son appétit. Visiblement, il ne mangeait pas tous les jours à sa faim et ses vêtements étaient en piteux état. Ma mère, raccommodait ses chemises, recousait les boutons, retournait les cols : à cette époque c’était une pratique courante.

Puis, Mr LEVY est parti pour Toulouse fin 1943, où il avait trouvé un emploi dans une maison d’édition, muni de faux papiers au nom de Pierre LIGNOT.

Après la fin de la guerre, je lui avais demandé quels étaient ses sentiments lorsque, se rendant chez mes parents, de nuit, il passait à quelques mètres de la guérite à l’entrée de la caserne RULLIERES.

Ce n’était pas tellement les soldats allemands qu’il redoutait mais bien la milice et la Gestapo…Il fallait quand même avoir un certain courage…

Enfin, souvenir plus récent : lors du mariage de Mathilde  & Sébastien en l’Eglise Ste Etienne-du-Mont, en 2001, mon fils Pierre, assis à côté  de moi, me demanda quel était le nom de la partie du chœur qui enjambe l’autel. Ne sachant pas, je lui dit tout naturellement : « Demande à Monsieur LEVY ! » assis à la gauche de mon fils.

La réponse vint aussitôt : « C’est un Jubé ». Monsieur LEVY avait alors 90 ans…

 

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