Regnier Jeanne
Dol Sophie
Année de nomination : 2005 Dossier n° 10626
Les Justes
Madame Jeanne Regnier (née Dol)
Date de naissance :
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible
Madame Sophie Dol
Date de naissance :
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible
Localisation
Localite : Manosque Département : Alpes-de-Haute-Provence Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur Pays : France
Cérémonies de reconnaissance
Information non disponiblePersonnes sauvées
Madame Marie-Claire Mahn Genestier
Monsieur Herbert Mahn
Madame Lily Mahn Jacobsohn
Lieu de mémoire
AucunL'histoire
Jeanne Regnier, vivait avec sa mère Sophie Dol et sa fille à Manosque (Alpes de Haute-Provence). La cousine de Jeanne, Sœur Alix Raybaud, était directrice du pensionnat catholique Saint-Charles de la ville. En octobre 1942, Jeanne et Sophie accueillirent sous leur toit un couple de réfugiés juifs allemands, Herbert et Lily Mahn, ainsi que leur fille Marie-Claire, 5 ans. Les Mahn avaient fui Berlin en 1933 et s’étaient réfugiés en Italie où Herbert avait obtenu son diplôme de médecin et où naquit Marie-Claire. En 1939, ils s’enfuirent à Nice. Herbert fut incorporé dans un groupe de travailleurs étrangers d’où il s’évada. Lily et Maire-Claire furent internées à Gurs. En 1943, la famille se regroupa à Manosque où elle fut entièrement prise en charge par Jeanne et Sophie à titre gracieux. Pour assurer la sécurité de l’enfant, les deux femmes firent appel à leur cousine, Sœur Alix Raybaud, qui intégra Marie-Claire dans son établissement sans inscrire son nom sur le registre des pensionnaires. Par la suite, elle convoya l’enfant jusqu’à la frontière et la fit passer clandestinement en Suisse. Marie-Claire put ainsi rejoindre sa grand-mère réfugiée à Zurich. Herbert avait trouvé un emploi à l’usine Péchiney de Saint-Auban, mais fut arrêté en février 1943 et déporté. Il a été assassiné dans l’Est. Dans le rapport d’arrestation, l’inspecteur de police signale que « Mme Regnier qui héberge cet étranger a enfreint l’article 414 du décret du 2 mai 1938». Mais par chance, il n’entreprit aucune poursuite contre elle. Après l’arrestation de son mari, Lily changea de cache, pour la sécurité de Jeanne et sa mère. Mais elle fut dénoncée et arrêtée par la Milice. Déportée, elle a survécu aux camps. A sa libération, elle retrouva sa fille et a maintenu des liens étroits avec ses protectrices.
Le 7 septembre 2005, Yad Vashem a décerné à Jeanne Regnier, à sa mère Sophie Dol et à Sœur Alix Raybaud le titre de Juste des Nations.
