Olinger Charlotte

Année de nomination : 2006      Dossier n° 10653 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Charlotte Olinger (née Gavel)
Date de naissance : 28/02/1887
Date de décès : 22/02/1973
Profession : Commerçante, Conseillère municipale
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Luzancy
Département : Seine-et-Marne
Région : Ile-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 12 novembre 2008
Lieu : Hôtel de ville de Paris (75004)

Remise de la médaille des Justes décernée par Madeleine PELTIN MEYER et Viviane SAÜL, déléguées de Yad Vashem,A Gisèle PREVOST pour elle-même,Aux ayants droit de: Jacques PREVOST, Fernand et Lucie LAIGNEAU, Pierre et Elisabeth MAUGER, Lucien et Elise PERTHUIS, Jules-Henri PROQUITTE, honorés à titre posthume.Pour Charlotte OLINGER, honorée à titre posthume, au Musée d'ERCAN à ERQUINGHEM (59183), dont M. Jack THORPE est Président et en présence de M. BEZIRAR le Maire d'ERQUINGHEM.

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Personnes sauvées

M. Gilles Saül

M. Albert Saül

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Charlotte Olinger Sarah Frankyj était née à Salonique en Grèce en 1912. Elle vient en France en 1926 et exerce l’activité de couturière. Elle rencontre David Saül en 1928 et trois garçons naissent de cette union, Gilles en 1935, Albert en 1938 et Henri en 1940.

A la déclaration de la guerre, la famille Saül habite boulevard de Belleville à Paris dans le 11ème arrondissement. Le 20 août 1941, le père est arrêté et transféré au camp de Drancy. Il y reste interné 7 mois avant sa déportation à Auschwitz par le convoi N° 1 du 27 mars 1942. Son décès a été officiellement reconnu le 19 avril 1942.

Le 8 juillet 1944, la police française et peut-être allemande arrête la mère à son domicile sur une présumée dénonciation d’une voisine de l’immeuble. La mère se met à genoux en implorant les gendarmes de ne pas emmener les enfants. Il est possible que le responsable de cette brigade de police ait eu un geste. Il a sonné à la porte des voisins, Monsieur et Madame Tournier et y ont laissé les trois garçons. Les scellés ont été posés sur la porte de l’appartement des Saül. C’est la grand-mère paternelle qui demeurait non loin de là qui a recueilli les garçons. La mère a été transférée au camp de Drancy pour être déportée à Auschwitz le 31 juillet 1944 par le convoi N° 77, où son décès a été officiellement reconnu le 5 août 1944.

L’oncle paternel emmène les garçons chez Madame Charlotte Olinger demeurant à Luzancy en Seine et Marne. Albert qui avait 6 ans se souvient d’une grande maison avec un jardin, d’une chambre à coucher au premier étage et d’un chien. Dans ses souvenirs, il vivait normalement sans subir les aléas de l’occupation allemande. Madame Olinger était une personne gentille, prévenante, qui vivait seule et qui subvenait à tous les besoins des garçons dans la mesure de ses possibilités.

Le 29 août 2006, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Madame Charlotte Olinger.