Ardourel Henri
Ardourel Solange
Année de nomination : 2011 Dossier n° 12134
Les Justes
Monsieur Henri Ardourel
Date de naissance :
Date de décès : 02/04/1962
Profession : Commerçant
Particularité : Information non disponible
Madame Solange Ardourel (née Bourguignon)
Date de naissance :
Date de décès : 14/08/1978
Profession : Commerçante
Particularité : Information non disponible
Localisation
Localite : La Varenne Saint-Hilaire Département : Val-de-Marne Région : Ile-de-France Pays : France
Cérémonies de reconnaissance
Date : 20 mai 2012
Lieu : Mairie de Crouy (02880)
Remise de la médaille des Justes parmi les Nations par Viviane SAÜL et Alain HABIF, délégués de Yad Vashem ; Aux ayants droit d'Henri et Solange ARDOUREL, honorés à titre posthume.
Personnes sauvées
Monsieur Albert Szerman
Lieu de mémoire
AucunL'histoire
Les parents d’Albert Szerman arrivèrent en France, venant de Pologne dans les années 1930. Travaillant très dur, ils placèrent Albert en nourrice, ce qui lui sauva la vie puisque ses parents furent déportés le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vel d’Hiv.
Pendant les deux années qui suivirent, Albert fut placé dans des maisons d’enfants et dans les orphelinats, et en dernier à l’orphelinat de La Varenne Saint Hilaire.
Le 22 juillet 1944, une rafle fut effectuée à l’orphelinat. Enfants et monitrices partirent pour Drancy, sauf Albert qui, ayant été pris de coliques quelques heures avant l’arrivée des autobus, fur emmenée par une employée, non juive, chez elle pour être soigné. Depuis la fenêtre de cet appartement, il vit partir les autobus et il s’entend encore hurler de peur et de chagrin.
Le lendemain matin, l’employée, craignant pour sa sécurité, le mit sur le trottoir, sur Saint Hilaire. Madame Ardourel, qui possédait une crémerie dans cette même rue, eut pitié d’Albert et l’emmena chez elle. Monsieur et Madame Ardourel le cachèrent dans l’arrière boutique. Pendant plusieurs jours, ils fermèrent leur boutique alors que les gens manquaient de tout et qu’ils auraient pu gagner beaucoup d’argent. Ils évitèrent tout bruit, et ce, Jusqu’à la libération de Paris et la venue de soldats américains à La Varenne le 25 aout.
N’ayant pas d’enfant, ils songèrent à adopter Albert. Il alla au patronnage, à l’église toute proche où il apprit les prières jusqu’au jour où le frère de son père vint le chercher.
Quitter Monsieur et Madame Ardourel fut un déchirement pour Albert et un immense chagrin pour eux. Albert resta en contact avec eux, il leur écrivit, et il alla les voir sur leur lieu de retraite à Ciry Salsogne. Il était resté pour Madame Ardourel, « son petit garçon »
