Ardourel Henri

Ardourel Solange

Année de nomination : 2011     Dossier n° 12134  (Consulter le dossier de Jérusalem)

Les Justes

M. Henri Ardourel
Date de naissance : 13/02/1897
Date de décès : 02/04/1962
Profession : Commerçant
Particularité : Information non disponible

Mme Solange Ardourel (née Bourguignon)
Date de naissance : 04/01/1906
Date de décès : 14/08/1978
Profession : Commerçante
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : La Varenne Saint-Hilaire
Département : Val-de-Marne
Région : Ile-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 20 mai 2012
Lieu : Mairie de Crouy (02880)

Remise de la médaille des Justes parmi les Nations par Viviane SAÜL et Alain HABIF, délégués de Yad Vashem ; Aux ayants droit d'Henri et Solange ARDOUREL, honorés à titre posthume.

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Personnes sauvées

M. Albert Szerman

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Les parents d’Albert Szerman arrivèrent en France, venant de Pologne dans les années 1930. Travaillant très dur, ils placèrent Albert en nourrice, ce qui lui sauva la vie puisque ses parents furent déportés le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vel d’Hiv.

Pendant les deux années qui suivirent, Albert fut placé dans des maisons d’enfants et dans les orphelinats, et en dernier à l’orphelinat de La Varenne Saint Hilaire.

Le 22 juillet 1944, une rafle fut effectuée à l’orphelinat. Enfants et monitrices partirent pour Drancy, sauf Albert qui, ayant été pris de coliques quelques heures avant l’arrivée des autobus, fur emmenée par une employée, non juive, chez elle  pour être soigné. Depuis la fenêtre de cet appartement, il vit partir les autobus et il s’entend encore hurler de peur et de chagrin.

Le lendemain matin, l’employée, craignant pour sa sécurité, le mit sur le trottoir, sur Saint Hilaire. Madame Ardourel, qui possédait une crémerie dans cette même rue, eut pitié d’Albert et l’emmena chez elle. Monsieur et Madame Ardourel le cachèrent dans l’arrière boutique. Pendant plusieurs jours, ils fermèrent leur boutique alors que les gens manquaient de tout et qu’ils auraient pu gagner beaucoup d’argent. Ils évitèrent tout bruit, et ce, Jusqu’à la libération de Paris et la venue de soldats américains à La Varenne le 25 aout.

N’ayant pas d’enfant, ils songèrent à adopter Albert. Il alla au patronnage, à l’église toute proche où il apprit les prières jusqu’au jour où le frère de son père vint le chercher.

Quitter Monsieur et Madame Ardourel fut un déchirement pour Albert et un immense chagrin pour eux. Albert resta en contact avec eux, il leur écrivit, et il alla les voir sur leur lieu de retraite à Ciry Salsogne. Il était resté pour Madame Ardourel, « son petit garçon »