Mery Jean

Mery Jeanne

Année de nomination : 1994     Dossier n° 4387  (Consulter le dossier de Jérusalem)

Les Justes

M. Jean Mery
Date de naissance : 17/07/1909
Date de décès : 18/04/1996
Profession : Grainetier
Particularité : Résistant

Mme Jeanne Mery (née Doron)
Date de naissance :
Date de décès : 04/12/1995
Profession : Grainetière
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Bessé-sur-Braye
Département : Sarthe
Région : Pays-de-La-Loire
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieux de mémoire

Rond-point Jean Méry

L'histoire

Les Méry, une famille de paysans, habitaient Besse-sur-Bray (Sarthe). Jean Méry était le directeur de la coopérative agricole locale. Il connaissait tous les habitants du village, qui l'avaient en haute estime. Après l'armistice, il commença à faire de la résistance. Il vint également en aide à plusieurs familles juives, et tout particulièrement à des Juifs étrangers, plus vulnérables que ceux qui jouissaient de la nationalité française. Après les grandes rafles de juillet 1942 à Paris, le couple Méry cacha sous son toit Herman Sosnowicz, un Juif polonais, puis lui trouva une ferme abandonnée. M. Sosnowicz put ainsi faire venir sa femme et ses deux enfants, restés à Paris. Pendant la même période, deux autres Juifs arrivèrent à Besse sur Braye : M. Touchband, dont toute la famille venait d'être déportée, et Léon Sotenberg, un ami des Sosnowicz venu les rejoindre. La ferme abandonnée n'avait ni eau courante, ni électricité; Jean Méry réussit à trouver pour les Sosnowicz un logement plus confortable, dans une maison appartenant à une autre famille du village qui avait accepté de cacher des Juifs. Après la déportation du frère de Léon, sa femme et son fils se réfugièrent à leur tour à Besse-sur-Braye et s'installèrent dans la ferme abandonnée. Certes, les conditions de vie étaient difficiles, mais ils y étaient en sécurité. Ils pouvaient aussi cultiver des légumes et cueillir des pommes, des poires ou des cerises dans le verger. Jean et Jeanne Méry ne leur demandaient aucune rémunération pour leur logement ni pour les fruits de la ferme. Les gens du village, qui savaient que des Juifs se cachaient dans cette bâtisse, n'en soufflèrent mot à personne. Lorsque les autorités découvrirent le secret, un autre paysan s'empressa de les aider à s'enfuir et leur trouva un refuge dans une ferme voisine. Les Sotenberg demeurèrent au village jusqu'à la Libération.

Le 11 septembre 1994, Yad Vashem a décerné à Jean et Jeanne Méry le titre de Juste parmi les Nations.