Poizat Elise

Poizat Marcel

Année de nomination : 1990     Dossier n° 4520A  (Consulter le dossier de Jérusalem)

Les Justes

Mme Elise Poizat
Date de naissance :
Profession : Commerçante
Particularité : Information non disponible

M. Marcel Poizat
Date de naissance :
Profession : Commerçant
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Sorlin-en-Valloire
Département : Drôme
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Nathalie Schwartz

M. Marc Schwartz

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Monsieur et Madame Schwartz, qui étaient chapeliers, vivaient à Lyon avec leurs deux enfants, Nathalie, 13 ans, et Marc, 8 ans. En 1942, ils allèrent rendre visite à des clients, les Poizat , à Saint-Sorlin en Valloires (Drôme). Des gendarmes français firent irruption dans le magasin et arrêtèrent Monsieur et Madame Schwartz, qui furent internés au camp de Rivesaltes dans les Pyrénées. Les enfants, qui les avaient accompagnés, se retrouvèrent seuls. Les Poizat les recueillirent chez eux et ne ménagèrent pas leurs efforts pour faire remettre les parents en liberté. Ces efforts furent couronnés de succès et la famille réunie rentra chez elle à Lyon. L'année suivante, en 1943, les Poizat mirent les Schwartz en relation avec le maire de Saint-Sorlin, Clovis Brunet, qui leur trouva un logement dans la ferme des parents de sa femme à Bancel, à environ quatre kilomètres de la commune. Une famille chrétienne d'Alsace s'y trouvait déjà; elle avait été adressée au maire par la Résistance, avec laquelle il était en contact. Les Schwartz vécurent un an et demi environ dans cette ferme, une famille voisine pourvoyant à leurs besoins jusqu'à la Libération. Clovis et Angèle Brunet avaient perdu deux fils à la guerre - Roger, qui avait vingt-deux ans et Denis, d'un an plus jeune, tous deux tués par les Allemands. Loin de se murer dans le deuil, les parents choisirent de réagir en portant aide et réconfort à des Juifs persécutés - bien que s'agissant de parfaits inconnus. Après la guerre, Angèle Brunet, qui vécut jusqu'à un âge avancé, continua à correspondre avec les Schwartz devenus des amis.

Le 29 janvier 1990, Yad Vashem a décerné à Clovis et Angèle Brunet et à Marcel et Elise Poizat le titre de Juste des Nations.