Louyot Lucien

Année de nomination : 1991      Dossier n° 4967 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Lucien Louyot
Date de naissance :
Profession : Boulanger
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Pont-à-Mousson
Département : Meurthe-et-Moselle
Région : Lorraine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Elisabeth et Benjamin Lustig habitaient à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) avec leurs quatre filles, Régina, Lily, Ginette et Monique. Lors de la grande rafle du 19 juillet 1942, les parents, qui n'avaient pas la nationalité française, furent arrêtés puis déportés à Auschwitz. Leurs enfants, toutes de nationalité française, furent laissées libres et continuèrent à vivre au domicile familial. En mars 1944, Régina, la fille aînée, fut convoquée au poste de police. Elle rencontra l'officier qui avait arrêté ses parents deux ans auparavant, et il l'avertit que les Allemands s'apprêtaient à déporter tous les Juifs français. Affolée, la jeune fille fit appel à un voisin, qui lui conseilla de s'adresser à Lucien Louyot, un boulanger de la ville. M. Louyot invita aussitôt les quatre soeurs à dïner. Ensuite, il décida .de conduire Lily et Ginette, dissimulées dans des sacs de farine, chez des amis, fermiers dans une localité voisine. Il donna asile, cette nuit-là, à Régina et sa plus jeune soeur, Monique, malgré le risque : la rafle devait avoir lieu le lendemain. Et, de fait, Régina put voir par la fenêtre les Allemands entasser les Juifs dans des camions. Elle vit un soldat entrer dans la boulangerie. Heureusement, il ne monta pas à l'étage, où les deux soeurs se cachaient. Lucien Louyot s'était déclaré prêt à faire usage, au besoin, du revolver qu'il gardait dans son tiroir-caisse. Lorsque le danger immédiat fut écarté, le boulanger fit appel à son ami Pierre Grosse (q.v.) qui envoya les deux filles chez sa belle-soeur Marie Grosse (q.v.) où elles restèrent jusqu'à la Libération.

Le 4 juillet 1991, Yad Vashem a décerné à Lucien Louyot le titre de Juste parmi les Nations.