Laigle Henry

Laigle Marie

Année de nomination : 1992     Dossier n° 5208  (Consulter le dossier de Jérusalem)

Les Justes

M. Henry Laigle
Date de naissance :
Profession : Commerçant
Particularité : Information non disponible

Mme Marie Laigle (née Chamberod)
Date de naissance :
Profession : Commerçante, mère d'un garçon de 9 ans
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Pol-sur-Ternoise
Département : Pas-de-Calais
Région : Nord-Pas-de-Calais
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Marie et Henry Laigle habitaient St-Pol-sur-Ternoire (Pas-de-Calais). Lorsque les Allemands envahirent la France en juin 1940, Pessa Muszkatblit, une juive polonaise, se réfugia dans cette localité. Elle trouva refuge chez les Laigle, avec sa famille, pendant six semaines. Un peu plus tard, Marie et Henry déménagèrent et Pessa Muszkatblit partit pour Lille. Lorsque, en septembre 1942, de grandes rafles sévirent dans cette ville, elle fit appel à la générosité des Laigle. Ils acceptèrent une nouvelle fois de l'accueillir, au mépris du danger auxquels ils s’exposaient eux-même ainsi que leur fils de neuf ans. Elle vécut chez eux jusqu'à la fin de 1943. Un jour, la Gestapo se présenta chez les Laigle, sans doute par suite d'une dénonciation. Marie leur ouvrit la porte et déclara tranquillement qu'il n'y avait chez elle que sa famille. Les agents de la Gestapo fouillèrent la maison de fond en comble. Lorsqu'ils arrivèrent à la chambre de son fils, où Pessa Muszkatblit se cachait terrorisée, Marie leur dit sans se démonter : "Entrez donc, c'est la chambre de mon petit garçon". Les agents passèrent leur chemin. Par son courage et son audace, la jeune femme avaient sauvé la fugitive mais aussi sa propre famille, car des peines sévères étaient infligées à ceux qui cachaient des Juifs. Vers la fin de l'année 1943, l'appartement des Laigle fut endommagé par un bombardement et Pessa dut partir. Marie et Henry lui procurèrent de faux papiers qui lui permirent de louer un logement où elle put vivre jusqu'à la Libération.

Le 16 avril 1992, Yad Vashem a décerné à Henry et à Marie Laigle le titre de Juste parmi les Nations.