Bachet Daniel

Année de nomination : 1993     Dossier n° 5771  (Consulter le dossier de Jérusalem)

Les Justes

M. Daniel Bachet
Date de naissance : 06/12/1925
Profession : Diplômé d'une école de commerce HEC, embauché dans une firme de textile
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Reims
Département : Marne
Région : Champagne-Ardenne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Serge Ejnes

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Daniel Bachet en 1944 Au mois de juillet 1941, Serge Ejnes et son ami Daniel Bachet obtinrent leur dipôme de commerce dans une école de Reims et furent embauchés par la firme de textile Lelange. Lorsque les lois raciales commencèrent à être appliquées à Reims et que les premiers juifs furent arrêtés, Bachet déclara à son ami qu'il était prêt à l'aider en cas de besoin. Toutefois S. Ejnes passa à Lyon, en zone non-occupée en été 1942, échappant ainsi aux rafles massives de Juifs dans la zone occupée par les Allemands. Ce n'est que vers la fin de l'année 1943, alors que la France tout entière était occupée, qu'il accepta l'offre de son ami. La Gestapo recherchait son frère; Serge craignait d'être arrêté car il portait le même nom de famille. Il demanda donc à Daniel Bachet de lui fournir de faux papiers. Après en avoir discuté avec sa mère, Daniel arriva à la conclusion que la meilleure façon de sauver son ami juif serait de lui envoyer sa propre carte d'identité - en remplaçant sa photo par celle de Serge. La carte, enfouie dans un sac de pommes de terre et envoyée par la poste de Reims à Lyon par la mère de Daniel arriva à bon port et permit à Serge Ejnes de rester à Lyon jusqu'à la Libération. Personne ne le recherchait, nul ne savait qu'il était juif. Il fut plusieurs fois contrôlé, notamment à la gare et dans les transports en commun, mais sa carte d'identité ne souleva aucun soupçon. Parallélement, Bachet, resté à Reims, se présenta au commissariat de police pour déclarer la perte de sa carte d'identité et s’en fit délivrer une nouvelle. Ainsi, deux personnes ayant la même identité vivaient en deux endroits différents. Si l'un avait été pris, il ne fait pas de doute qu'ils auraient été tous les deux arrêtés et déportés. Daniel Bachet et Serge Ejnes demeurèrent amis après la guerre, même après que Serge se fut installé en Israël.

Le 21 juillet 1993, Yad Vashem a décerné à Daniel Bachet le titre de Juste des Nations.