Camplan Marguerite

Année de nomination : 1995      Dossier n° 6520 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marguerite Camplan
Date de naissance :
Profession : Membre de l'organisation clandestinne communiste Mouvement National contre le racisme
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Pontoise-les-Noyon
Département : Oise
Région : Picardie
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Clara Figlarz (née Pomeranc)

M. Serge Lewkowicz

Mme Ginette Pomeranc

M. Adolphe Pomeranc

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Ayant réussi à échapper à la grande rafle du 16 juillet 1942 à Paris, Madame Pomeranc se retrouva à la rue avec ses deux enfants âgés de onze et douze ans. Pendant de longs mois ils errèrent dans la ville, trouvant des cachettes de fortune. Puis ils rencontrèrent Marguerite Camplan, membre de l'organisation clandestine communiste "Mouvement national contre le racisme". Marguerite se déclara prête à accompagner les enfants auprès d'une famille d'accueil à Pontoise-les-Noyons, dans l'Oise. La famille en question hébergeait déjà, moyennant une modeste rémunération, plusieurs enfants envoyés par le MNCR. C'est ainsi qu'en juillet 1943, Marguerite Camplan, ayant retiré l'étoile jaune des vêtements de Ginette et Adolphe Pomeranc, se rendit avec eux par les transports en commun jusqu'à la gare. Elle les accompagna jusqu'à Pontoise, malgré le risque considérable qu'elle courait. En effet, la police surveillait de très près les activités des organisations communistes clandestines comme le MNCR, et lorsqu'elle arrivait à en arrêter des membres, ils étaient voués à la déportation. Arrivée à destination, Marguerite eut à négocier avec Madame Leroux, qui devait héberger les enfants mais n'avait pas compris qu'il s'agissait de petits Juifs. Elle finit par accepter de les recevoir. Marguerite Camplan expliqua à Adolphe qu'il devrait changer de nom et lui proposa Michel : c'est le nom qu'elle porta sur sa carte d'alimentation. Peu de temps après, Serge Lewkowicz, un garçonnet de quatre ans qui était le cousin des Pomeranc, vint se joindre à eux. Les trois enfants vécurent à Pontoise-les-Noyons jusqu'à l'été 1945. Marguerite Camplan transférait les paiements du MNCR à Madame Leroux. A un moment donné, elle dut mettre en veilleuse ses activités qui avaient été. découvertes. Ce n'est qu'après la guerre qu'elle rencontra de nouveau les petits Pomeranc. Ils devinrent amis; Adolphe resta toujours Michel pour elle; d'ailleurs l'adolescent ajouta ce nouveau nom à celui qu'il portait précédemment.

Le 2 avril 1995, Yad Vashem a décerné à Marguerite Camplan le titre de Juste des Nations.