Beneteau Ginette
Beneteau Jean
Dunand Elisabeth
Année de nomination : 1996 Dossier n° 7418
Les Justes
Madame Ginette Beneteau
Date de naissance :
Profession : Châtelain
Particularité : Information non disponible
Monsieur Jean Beneteau
Date de naissance :
Profession : Châtelain
Particularité : Soldat
Madame Elisabeth Dunand
Date de naissance :
Profession : Châtelaine
Particularité : Information non disponible
Localisation
Localite : Mercury Département : Savoie Région : Rhône-Alpes Pays : France
Cérémonies de reconnaissance
Information non disponiblePersonnes sauvées
Monsieur Marcel Weil
Monsieur Bernard Wachtel
Madame Françoise Wachtel Weil
Madame Luce Frank
Madame Hélène Weil
Monsieur Jacques Frank
Madame Cécile Wachtel
Monsieur Jean Weil
Monsieur Bernard Frank
Monsieur Armand Wachtel
Monsieur Marcel Weil
Lieu de mémoire
AucunL'histoire
Jean et Ginette Béneteau vivaient au château de Chervon à Mercury, en Savoie, qui appartenait à Elisabeth Dunand, la mère de Ginette. Mobilisé au début de la guerre, Jean se lia d'amitié avec Jean Weil, soldat comme lui. Tous deux prirent part aux désastreux combats des Flandres; ils se donnèrent leurs adresses au cas où l'un d'eux serait fait prisonnier de guerre. Ce qui arriva à Béneteau. En 1942, cherchant, comme beaucoup d'autres Juifs à l'époque, asile en zone encore non occupée, Jean Weil écrivit à son camarade, dont il ignorait la captivité. Ginette, ayant lu la lettre, offrit à Weil et à sa famille l'hospitalité du chateau de sa mère. Jean Weil, accompagné de sa mère Hélène et de son frère Marcel, arriva à Chervon à l'automne. Après la guerre, Françoise, la soeur de Jean, raconta qu'elle s'était mariée le 1er décembre 1942 avec Armand Wachtel dans la synagogue de Lyon; le Rabbin Schoenberg, qui avait officié à la cérémonie, fut arrêté et déporté en mai 1943. Lorsqu'Armand reçut l'ordre de partir pour service du travail obligatoire, les jeunes mariés décidèrent de prendre la fuite. Ginette persuada Elisabeth Dunand d'accueillir aussi les Wachtel - le jeune couple avec leur bébé Bernard, Céline, belle-mère de Françoise, ses neveux Jacques et Luce Frank. Les neuf réfugiés payaient un loyer symbolique à leur propriétaire, qui avait mis à leur disposition un lopin de terre où ils cultivaient des légumes pour améliorer leur ordinaire. Les gens du village savaient que des Juifs étaient cachés au château; il n'y eut pourtant aucune dénonciation. En 1944, les Allemands réquisitionnèrent le château pour y loger des officiers. Pour assurer la sauvegarde du petit Bernard au cas où ses parents seraient pris, Ginette et Jean (revenu de captivité) le gardèrent dans leur chambre, avec leur propre fillette. Les Béneteau prenaient une part active au réseau local de la Résistance, qui était suffisamment fort pour dissuader les éventuels dénonciateurs. Ils couraient cependant les plus grands risques en venant au secours de ces Juifs en danger. Dans la ville voisine d'Albertville, un homme avait été arrêté et déporté pour avoir caché des Juifs dans son hôtel.
Le 9 décembre 1996, Yad Vashem a décerné à Jean Béneteau, sa femme Ginette et sa belle-mère Elisabeth Dunand le titre de Juste des Nations.
