Perret Georges

Perret Amélie

Année de nomination : 1997      Dossier n° 7636 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Georges Perret
Date de naissance : 15/09/1899
Date de décès : 21/02/1948
Profession : Directeur commercial d'une société anglaise
Particularité : Résistant

Mme Amélie Perret
Date de naissance : 13/10/1906
Date de décès : 25/09/1992
Profession : Mère de 3 enfants
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Maur-des-Fossés
Département : Val-de-Marne
Région : Ile-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Maurice Dreksler

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Pendant l'Occupation, Georges Perret, homme d'affaires, vivait dans sa villa de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) avec sa femme Amélie et leurs trois enfants. Il avait engagé comme employée de maison Anna Dreksler, une Juive de Paris dont le mari, arrêté par la police française en mai 1941, avait été interné au camp de Beaune-la-Rolande puis déporté à Auschwitz. En mars 1943, la police interpella sa soeur, Clara Méleliat, "coupable" d'avoir épinglé l'étoile jaune au lieu de la coudre, l'arrêta, et l'interna à Drancy. Un peu plus tard, des policiers se présentèrent à son domicile, où se trouvaient ses parents, son fils Maurice, neuf ans, et Anna. Tous furent arrêtés à l'exception du gamin, dont les pleurs avaient apitoyé les policiers et que ses grands-parents confièrent à des voisins, les Larousse. Un peu plus tard, ces derniers reçurent une lettre de la mère. Elle y expliquait avoir déclaré que l'enfant se trouvait dans le midi de la France et conjurait ses voisins de tout faire pour mettre Maurice en sécurité ailleurs. Informé, Georges Perret décida, en accord avec sa femme, de prendre le garçonnet chez lui. A compter de ce moment et jusqu'à la Libération, ils s'en occupèrent avec chaleur et dévouement, comme s'il était leur propre enfant. Le dimanche, Maurice allait à la messe avec eux; en semaine, une institutrice venait lui donner des leçons particulières parce que les Perret ne voulaient pas prendre le risque de l'envoyer à l'école. Après la Libération, des membres de la famille vinrent chercher Maurice, qui continua cependant, pendant bien des années, à considérer les Perret comme ses parents d'adoption.

Le 27 mai 1997, Yad Vashem a décerné à Georges et Amélie Perret le titre de Juste parmi les Nations.