Imberdis Amelie

Imberdis Jean

Imberdis Marius

Année de nomination : 1973      Dossier n° 795 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Amelie Imberdis
Date de naissance :
Profession : Agricultrice
Particularité : Catholique

M. Jean Imberdis
Date de naissance :
Profession : Agriculteur
Particularité : Catholique

Abbé Marius Imberdis
Date de naissance :
Profession : Abbé, curé de Domaize, professeur dans un collège à Clermont-Ferrand
Particularité : Catholique

Localisation

Localite : Domaize
Département : Puy-de-Dôme
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Willy Rosenthal

Mme Régina Rosenthal

M. Henri Rosenthal

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

L'abbé Imberdis, curé de Domaize (Puy-de-Dôme) et professeur dans un lycée de Clermont-Ferrand, rencontra en 1941 Willy Rosenthal, Juif allemand réfugié dans la cité avec sa femme Régina, son fils de douze ans Henri ainsi que ses vieux parents. Les deux hommes eurent une longue conversation et sympathisèrent. Lorsque les Allemands occupèrent le sud de la France à la fin de 1942, Willy Rosenthal, qui connaissait les opinions anti-nazies du prêtre, vint lui demander de l'aide. Il s'agissait de trouver asile pour Henri, son fils unique. Le curé procura à l'enfant de faux papiers et une carte d'alimentation et le plaça chez les Guillamont, une famille de paysans de Domaize, tandis qu'il envoyait les Rosenthal dans la petite ferme de ses propres parents à Leuteyras. Le hasard voulut qu'Henri rencontre à Domaize un camarade qui connaissait sa véritable identité. Ce camarade risquait de de révéler qu'il était juif. L'abbé Imberdis transféra à la hâte le garçon chez ses parents. Il n'était plus question de l'envoyer à l'école. La solution? Des cours par correspondance. L'enfant envoyait ses devoirs à l'adresse personnelle du prêtre. Dans son témoignage, Willy Rosenthal décrit ainsi celui qui les avait sauvés :  "Un brave homme, dévoué, grand ami des Juifs, homme de coeur qui nous a aidés dans un but humanitaire, sans être intéressé et sans arrières-pensées." Il exprime aussi son admiration pour les exceptionnelles vertus humaines de Jean et Amélie Imberdis. A l’été 1943, le prêtre hébergea deux fillettes juives, Yvette et Thérèse Nordon, réfugiées d'Epinal avec leurs parents. Elles passèrent quelques jours au presbytère avant de rejoindre leur famille dans l'abri qu'il lui avait trouvé. Georges Nordon raconte que Marius Imberdis, ne se contentait pas de leur soutenir le moral mais leur apportait également des fruits et des légumes de son jardin. Plus d'une fois le curé cacha chez lui des aviateurs alliés en attendant qu'ils puissent s'enfuir. La guerre terminée, il rendit scrupuleusement argent et objets précieux à tous les Juifs qui lui avaient confié leurs biens. Cet homme courageux risqua sa vie et celle de ses parents pour aider les Juifs, sans jamais chercher de contrepartie. A partir de l'automne 1940 il avait cessé de lire la presse française, la trouvant répugnante avec ses louanges d'Hitler. Il ne lisait plus que la presse suisse, habitude qu'il conserva dans les années d'après-guerre.

Le 4 juin 1973, Yad Vashem a décerné à l'abbé Marius Imberdis et à ses parents Jean et Amélie Imberdis le titre de Juste des Nations.