Coursimault Alexandre

Coursimault Aimée

Année de nomination : 1999      Dossier n° 8613 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Alexandre Coursimault
Date de naissance : 30/04/1905
Date de décès : 1979
Profession : Cultivateur
Particularité : Information non disponible

Mme Aimée Coursimault (née Barillet)
Date de naissance : 03/08/1911
Profession : Cultivatrice, mère de 3 enfants
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Châtillon-en-Dunois
Département : Eure-et-Loir
Région : Centre
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Rapatrié d’un stalag parce que cultivateur, Alexandre Coursimault regagna sa ferme à Chatillon en Dunois (Eure-et-Loir) quelques mois après la capitulation de la France. Il y retrouva son épouse Aimée et leur bambin André né trois ans auparavant. Alexandre avait prononcé un voeu au moment, particulièrement éprouvant, où il avait été fait prisonnier : "Si je m’en tire sain et sauf, je jure de faire le bien autour de moi". C’est en mars 1943 qu’il découvrit subitement que l’occasion s’offrait à lui de tenir parole. Un rendez-vous fixé en plein champ le mit en présence d’une jeune femme et d’un gamin de 7 ans. En juillet de l’année précédente, ils avaient été arrêtés dans la grande rafle des Juifs de Paris et transportés au Vel d’Hiv. Or cette jeune femme, Régine Ryback et son fils Simon, étaient parmi les rarissimes personnes ayant obtenu d’être libérées, car son mari, engagé volontaire dans l’armée française en 1939, avait été porté disparu et elle avait en mains le document qui l’attestait. Après huit mois d’une errance de bêtes traquées, Régine et Simon Ryback éprouvèrent enfin un vrai soulagement dans la chaleur de l’accueil du couple Coursimault. On les fit passer pour de lointains parents parisiens. Mais un an plus tard, l’armée allemande installa une base de maintenance d’équipements militaires juste en face de la ferme Coursimault. La situation devenait trop dangereuse et Alexandre s’employa à aménager rapidement une chambre habitable dans une maison abandonnée à l’écart du village, et y installa les Ryback. Jusqu'à la Libération, le couple Coursimault approvisionna quotidiennement ses protégés et fournit à Régine des travaux de couture.

Le 10 août 1999, Yad Vashem a décerné à Alexandre et Aimée Coursimault le titre de Juste des Nations.