Glasser Suzanne

Année de nomination : 2001      Dossier n° 9526 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Suzanne Glasser (née Felin)
Date de naissance : 27/07/1917
Profession : Agricultrice
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Ciez
Département : Nièvre
Région : Bourgogne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Georges Chalon

Mme Sophie Amsellem

M. Henri Szyferman

M. Daniel Sztutwojner

M. Jacques Sztutwojner

M. Maurice Sztutwojner

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Suzanne Felin et son mari étaient agriculteurs à Ciez (Nièvre). Ils vivaient très modestement de leur ferme et avaient un garçon de 7 ans et une fille qui naquit en mars 1942. Ils avaient perdu un fils, décédé quelques jours après sa naissance en 1937. Dès 1942, ils accueillirent chez eux cinq enfants juifs de Paris dont l’un ou les deux parents avaient été arrêtés et déportés. Ces enfants leur furent confiés apparemment par les soins de Lucienne Clément de L’Épine*, travaillant au service du réseau clandestin de la Wizo. La famille Felin était très pauvre et recevait par son intermédiaire une allocation mensuelle destinée à assurer la subsistance de chacun de ses petits protégés juifs qui comprenaient Sophie et Henri Szyferman, 9 et 6 ans, Daniel Sztutwojner, Claire Melcer et Anna  Weinstein. Suzanne Felin ignorait au départ qu’il était question d’enfants juifs et qu’elle-même et sa famille se mettaient de ce fait en situation périlleuse. Quand le maire du village, M. Milleprêtre, la mit au courant de leur identité, Suzanne décida toutefois de les garder malgré les risques encourus et le malheur qui avait déjà frappé sa famille. Les enfants avaient d’ailleurs éveillé les soupçons de voisins et M. Milleprêtre avait dû les mettre en garde s’ils avisaient de les dénoncer. Par la suite, il fut déporté pour son action dans la Résistance et périt dans les camps. Suzanne prit soin de prévoir pour chacun des enfants une cachette chez des amis, dans l’éventualité de situations dangereuses. Le fils d’un voisin a témoigné qu’une de ces cachettes était prête chez ses parents. Les enfants vécurent chez les Felin jusqu’à la Libération et Sophie et Henri Szyferman se souviennent de la chaleur maternelle de Suzanne dont le courage et la générosité ont permis leur survie.    

Le 30 octobre 2001, Yad Vashem a décerné à Suzanne Glasser-Felin le titre de Juste des Nations.

 

Famille SZYFERMAN Mr et Mme FELIN entourés de personnes juives Moisson chez les paysans Village de Ciez, lieu du sayuvetage