Collet Louis

Année de nomination : 2002      Dossier n° 9536 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Louis Collet
Date de naissance :
Profession : Maire de Varennes-sur-Allier
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Varennes-sur-Allier
Département : Allier
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

En 1941, le maire de Varennes-sur-Allier (Allier), fervent républicain, démissiona. Louis Collet, 68 ans, fabriquant de meubles, qui se définissait comme « républicain libéral » fut désigné pour le remplacer, jusqu’à la Libération. Varennes-sur-Allier et ses 4500 habitants, situé au sud de la ligne de démarcation, sur la voie ferrée Paris-Vichy, devint un point stratégique pour des centaines de réfugiés affluant de la zone occupée. Parmi eux, une quarantaine de Juifs de nationalité française, s’y replièrent. Louis Collet qui dès 1939 avait assumé la charge de chef du service des réfugiés du village à titre bénévole, leur apporta un soutien chaleureux. En témoignent de nombreuses lettres de remerciements de l’époque. Avec l’aggravation des lois discriminatoires à l’encontre des Juifs, il se distingua, soutenu par ses adjoints Maurice Turlin et Emile Dufour, pour son aide aux pourchassés. Il fournit des cartes d’identité et des documents omettant d’y apposer le tampon « Juif ». Il distribua des titres d’alimentation mensuels, procura des cachettes et surtout prévint à temps les Juifs du village des rafles imminentes, leur donnant ainsi le temps de se mettre à l’abri. Il fit de même pour des réfractaires et résistants. Le 11 novembre 1942, avec l’invasion allemande de la zone sud, une unité de la Waffen-S.S. fut stationnée à Varennes et les autorités locales durent affronter quotidiennement leur présence qui augmentait les périls qu’impliquaient les actes d’assistance aux exclus du régime. Alors que les villages alentours subissaient une répression brutale, Varennes fut épargnée grâce à l’habileté diplomatique du maire, Louis Collet. Son action humanitaire à l’égard des Juifs eut pour résultat qu’aucun d’entre eux ne fut appréhendé à Varennes jusqu’à la fin de l’Occupation.               

Le 24 décembre 2001, Yad Vashem a décerné à Louis Collet le titre de Juste des Nations.