Thelliez Julie
Année de nomination : 2001 Dossier n° 9702
Les Justes
Madame Julie Thelliez (née Delahodde)
Date de naissance :
Date de décès : 02/03/1982
Profession : Blanchisseuse
Particularité : Information non disponible
Localisation
Localite : Villebon-sur-Yvette Département : Essonne Région : Ile-de-France Pays : France
Cérémonies de reconnaissance
Information non disponiblePersonnes sauvées
Madame Fanny Jablonka Joffe
Madame Paulette Klibaner Jablonka
Monsieur Marcel Klibaner
Lieu de mémoire
AucunL'histoire
Julie Thelliez était blanchisseuse et vivait à Villebon-sur-Yvette (Essonne) avec son mari et leur fille unique. En 1942 au cours de la rafle du Vel’d’Hiv, Fanny Joffe, 20 ans, avait vu ses parents, Juifs étrangers, arrêtés et déportés. Elle s’était alors réfugiée auprès de la famille de son fiancé dans la Vallée de Chevreuse. Les menaces d’arrestation devenant imminentes, Fanny et les cinq membres de sa belle-famille, les Klibaner-Jablonka, s’enfuirent de leur domicile familial. Ils errèrent d’asile en asile sans trouver de point fixe car les gens avaient peur de les garder. Par détresse, son futur beau-frère entra dans une épicerie de Villebon et demanda à la patronne l’adresse d’un meublé à louer. Elle répondit qu’elle n’en connaissait pas mais une cliente qui avait suivi la conversation et avait saisi le désarroi de l’inconnu intervint alors et proposa son aide. C’était Julie Thelliez. Elle expliqua qu’il lui fallait obtenir au préalable l’accord de son mari et sa fille. Après avoir plaidé la cause des fugitifs, elle revint avec une réponse positive, et offrit à Fanny et sa famille un petit cabanon en bois contiguë à sa maison. Ces locataires clandestins allaient chercher l’eau chez les Thelliez et chaque nuit montaient la garde à tour de rôle par crainte d’être dénoncés. Ils y vécurent jusqu’à la Libération de sorte que Julie avait sauvé la vie de six personnes en danger. Peu de temps après la fin de la guerre, son époux décéda de maladie. Sa peine fut si grande que Fanny et son mari lui offrirent de venir vivre chez eux. Ceux qu’elle avait sauvés ont hébergé Julie jusqu’à sa mort, pendant 25 ans. La fille de Fanny née après la guerre l’a toujours appelée «Mémé».
Le 17 juin 2002, Yad Vashem a décerné à Julie Thelliez le titre de Juste des Nations.
