Marandet Louise
Marandet Maurice
Année de nomination : 2002 Dossier n° 9812
Les Justes
Madame Louise Marandet
Date de naissance :
Profession : Mère de 3 enfants
Particularité : Catholique pratiquant
Monsieur Maurice Marandet
Date de naissance :
Date de décès : 12/08/1961
Profession : Directeur d'un laboratoire de produits de beauté
Particularité : Catholique pratiquant
Localisation
Localite : Paris Département : Paris Région : Ile-de-France Pays : France
Cérémonies de reconnaissance
Information non disponiblePersonnes sauvées
Information non disponible
Lieu de mémoire
AucunL'histoire
Maurice et Louise Marandet résidaient à Paris avec leurs trois garçons. Il était directeur de « Lorden », une entreprise de produits cosmétiques et, dans le courant de l’année 1942, embaucha Nadia Resnik, 29 ans. Elle et sa mère étaient juives et apatrides. La famille Resnik avait fui Kiev après la Révolution russe de 1917 et détenait des passeports Nansen quand elle s’installa à Paris dans les années 20. Le père décéda en 1931. En 1942 le frère partit en zone sud d’où il fut déporté dans l’Est et périt. Un soir de l’été 1942, la concierge de leur immeuble parisien prévint Nadia et sa mère d’un danger de rafle imminent. Nadia s’enfuit et trouva refuge chez des amis. Ensuite M. Marandet, catholique très pratiquant, qui s’était pris d’amitié et de pitié pour la jeune fille en détresse, lui tendit une main secourable. Durant toute la période de la guerre, il assura son emploi dans divers laboratoires de son entreprise. Il lui procura des faux papiers au nom de Jacqueline Rouyer. Il l’hébergea d’abord chez sa propre grand’mère et ensuite à son domicile familial pendant plusieurs semaines. Plus tard, M. Marandet la logea dans les locaux fermés d’un institut de beauté de l’entreprise et finalement, il lui trouva un petit appartement proche de la Porte d’Orléans qu’il meubla d’un petit réchaud et d’un lit. La mère de Nadia avait trouvé refuge comme malade à l’hôpital de la Cité Universitaire grâce à l’aide d’un médecin, le Dr. Libert, et ensuite vint rejoindre sa fille à la Porte d’Orléans. Elles y restèrent jusqu’à la Libération. M. Marandet avait procuré des faux papiers, trouvé des caches et assuré à Nadia les moyens de subsister durant toute cette période sombre, tout cela selon le témoignage de Nadia « par charité chrétienne, par humanité et par désintérêt », au risque de sa vie et de celle des siens.
Le 20 octobre 2002, Yad Vashem a décerné à Louise et Maurice Marandet le titre de Juste des Nations.
