Martin Julia

Martin Raymond

Année de nomination : 2003      Dossier n° 9927 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Julia Martin (née Veauvy)
Date de naissance : 01/08/1896
Date de décès : 01/09/1981
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

M. Raymond Martin
Date de naissance : 20/03/1891
Date de décès : 02/09/1977
Profession : Entrepreneur, fabricant de charbon de bois
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Gaultier
Département : Indre
Région : Centre
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Ary Dworkin

Etel Dworkin

Mme Annette Guerin

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Julia et Raymond Martin résidaient à Saint-Gaultier (Indre). Raymond, ingénieur, avait dirigé l’Electro Entreprise et avait eu comme employé Samuel Dworkin, ingénieur lui aussi, qui travaillait comme piqueteur sur les chantiers d’électrification de la compagnie. En 1943, Raymond s’était installé à son compte comme entrepreneur et fabriquait du charbon de bois pour les véhicules à gazogène. Mais les familles Martin et Dworkin qui étaient liées d’une amitié solide continuèrent à entretenir de bonnes relations. Les Dworkin, Juifs installés en France avant la Première Guerre mondiale, vivaient à Lavaveix-les-Mines (Creuse). En novembre 1943, Samuel fut atteint de tuberculose et hospitalisé dans un sanatorium où il mourut en 1944. Son fils Ary, 11 ans, fut alors accueilli chez les Martin à Saint-Gaultier. Sa mère et sa sœur Annette, 3 ans, avaient été hébergées à Issoudun par la famille de Julia. Mais, après le décès de M. Dworkin, elles vinrent aussi s’installer chez les Martin à Saint-Gaultier. Tous les trois, hébergés à titre gracieux jusqu’à la Libération, furent traités comme s’ils faisaient partie de la famille. Ary les appelait Tata et Tonton. Ils le faisaient passer pour un de leurs neveux dont la mère avait épousé un Norvégien, ceci pour expliquer le nom de Dworkin à consonnance étrangère. Les deux enfants furent scolarisés et la mention « Juif » effacée de leurs cartes d’alimentation. Les Martin hébergeaient aussi un de leurs vrais neveux dont le père, résistant, avait plongé dans la clandestinité. Raymond cachait encore des déserteurs alsaciens comme charbonniers dans la forêt qu’il exploitait. Selon Ary, leurs motivations étaient simples : « des hommes doivent aider d’autres hommes à survivre ». Les Martin ont sauvé Ary, Annette et leur mère, emplis de gratitude et gardant avec eux des liens constants.           

Le 3 février 2003, Yad Vashem a décerné à Julia et Raymond Martin le titre de Juste des Nations.

 

Raymond et Julia MARTIN