Nicolot Alexandre

Année de nomination : 2003     Dossier n° 9947  (Consulter le dossier de Jérusalem)

Les Justes

M. Alexandre Nicolot
Date de naissance : 18/09/1892
Date de décès : 15/02/1976
Profession : Industriel, maire
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Laurent
Département : Saône-et-Loire
Région : Bourgogne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

Alexandre Nicolot, industriel, était maire de Saint-Laurent-sur-Saône (Ain) et y résidait avec sa femme et leurs sept enfants, âgés de 18 à 3 ans. Le village abritait plusieurs familles de réfugiés juifs. La famille Bloch de Strasbourg et ses proches s’y étaient repliés en 1940. Elle comprenait le couple Bloch, leur fils Claude et leur fille Colette, un oncle, sa femme et leur fils, les Lévy. Ils y vécurent dans un calme relatif et ne furent pas inquiétés avant mai 1944. A cette date, la milice se déchaîna contre la famille, saccagea leur maison et y mit le feu. Dans leur détresse, les Bloch s’adressèrent au maire, M. Nicolot, qui vint à leur secours. Il fit admettre le père qui était paralysé et la mère à l’hôpital de Saint-Laurent où ils trouvèrent refuge jusqu’à la Libération. Il prit Claude et Colette, âgés alors de 15 et 13 ans, sous sa protection et les hébergea dans sa maison de campagne à Grièges où vivaient déjà quelques uns de ses enfants. Ils furent nourris et logés à titre gracieux malgré les grands risques dus au caractère particulièrement rigoureux de la répression policière et des sévices de la milice durant les derniers mois de l’Occupation. Le 13 août 1944, les miliciens arrêtèrent les Lévy, l’oncle, la tante et leur fils. Incarcérés à la prison de Montluc, l’oncle et son fils furent fusillés le 18 du même mois, quelques jours seulement avant la Libération. M. Nicolot avait aussi procuré du travail à deux autres Juifs sans emplois, ce qui leur permit de subsister chacun avec sa famille jusqu’à la Libération. Ses motifs étaient religieux et humanitaires, en opposition aux lois anti-juives de Vichy.       

Le 13 février 2003, Yad Vashem a décerné à Alexandre Nicolot le titre de Juste des Nations.