Paraud André

Paraud Hélène

Année de nomination : 2003      Dossier n° 9993 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. André Paraud
Date de naissance : 25/07/1911
Date de décès : 06/06/1985
Profession : Ouvrier en bâtiment
Particularité : Information non disponible

Mme Hélène Paraud (née Dubot)
Date de naissance : 27/08/1912
Date de décès : 18/03/2000
Profession : Employée de maison
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Villefavard
Département : Haute-Vienne
Région : Limousin
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieu de mémoire

Aucun

L'histoire

André et Hélène Paraud résidaient au hameau Clops, à Villefavard (Haute-Vienne) avec leur fille unique Annie, 7 ans en 1943. Il était maçon et le couple complétait ses modestes revenus avec les produits de leur ferme. En février 1943, le pasteur Georges Forget de l’Eglise Réformée de France, lui-même réfugié à Villefavard, confia aux Paraud deux enfants juifs pourchassés, Ralph et Nathaniel De Haaf, 6 et 8 ans. Les Paraud les hébergèrent à titre gracieux jusqu’à la Libération. Les deux garçons et leurs familles étaient originaires d’Anvers. En 1940, ils avaient fui la Belgique avec leurs parents et des proches et s’étaient réfugiés à Montpellier. Leur père et un jeune oncle tentèrent d’y réinstaller l’affaire familiale, une fumerie de poissons, mais sans succès. La famille se replia à Tarnac (Corrèze) pour échapper aux rafles. Mais en février 1943, l’étau se resserra autour d’elle et le père fut arrêté sous les yeux de sa femme et ses enfants. Interné à Gurs et Drancy, il fut déporté à Majdaneck par le convoi no. 51 et mis à mort. Pour leur sécurité, la mère plaça ses garçons chez André et Hélène. Ils y reprirent une vie « presque normale ». Scolarisés, ils aidaient aussi aux travaux de la ferme et participaient aux offices du Temple, les Paraud étant protestants. Ralph avait pris l’habitude d’appeler Hélène « Maman ». Il ne reconnaissait plus sa mère quand elle venait en visite. Engagé dans les activités du maquis, André avait interdit à Ralph de divulguer l’existence d’une mitraillette et d’une bicyclette, camouflées dans la grange. La répression allemande dans la région était devenue impitoyable et chaque fois qu’un convoi de la Wehrmacht passait près de la ferme, les Paraud envoyaient les enfants se cacher dans les bois.       

Le 5 mai 2003, Yad Vashem a décerné à Hélène et André Paraud le titre de Juste des Nations.