Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LE COMITÉ ET SON ACTUALITÉ

righteous


« Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés ».                                  Isaïe 56 – 5

Créé en 1953 par une loi du Parlement israélien, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem fut nommé par référence à ce texte d’Isaïe.

Situé sur la colline du Souvenir, dans les hauteurs de la ville, Yad Vashem est à la fois un lieu de Mémoire, de Recherche, d’Enseignement et un complexe muséologique exceptionnel.

Contre l’oubli du crime dont les nazis voulaient effacer jusqu’aux traces, Yad Vashem rassemble les noms des victimes d'Auschwitz, Majdanek, Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et des innombrables autres lieux d'assassinat.

Son but est de perpétuer la mémoire individuelle et collective des victimes de la Shoah, d’honorer les Justes des Nations et de tout mettre en œuvre pour s’assurer que le Monde n’oubliera jamais.

C’est un lieu emprunt d’une forte charge émotionnelle ressentie par tous ceux, grands de ce monde ou visiteurs anonymes, qui y passent des heures d’une grande intensité.

Contenu

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Une mère et sa fille Justes parmi les Nations

Mairie de Lasalle (DR).

Renée Garbowski :
"C'est une belle histoire",
celle des Justes
Rosa Palon et Hélène Doret



Caroline Froelig :

- "La remise de la médaille des Justes, à titre posthume, à Rosa Palon et Hélène Doret a été, hier {15 octobre 2009} à Lasalle, l'occasion d'une cérémonie chaleureuse et emplie d'émotion.
C'est leur petite-fille et fille, Roselyne Ghinea Doret, qui a reçu en leur nom cette distinction destinée aux personnes ayant sauvé des juifs lors de la seconde guerre mondiale. Renée Couque (née Garbowski), cachée entre 1942 et 1945, était présente.
La consule d'Israël à Marseille, Simona Frankel, et Edith Moskovic, déléguée régionale du comité français pour Yad Vashem, ont procédé à la remise de médaille et de diplôme et sont revenues sur sa portée humaine et historique, dans le cadre du devoir de mémoire.
Les élèves de CM2 de l'école de Lasalle sont d'ailleurs venus assister à la cérémonie aux côtés de nombreux Lasallois. Parmi eux, des Résistants, venus rendre hommage à Rosa et Hélène qui avaient également lutté à leurs côtés."
(Midi Libre, 16 octobre 2009).

Henri de Latour, Maire de Lasalle :

- "Notre histoire, liée au protestantisme, nous rapproche des juifs. Nous avons été traités de la même manière en d'autre temps, par le pouvoir."

Photo Alain Béthune (Midi Libre).

Renée Garbowski avait 6 ans quand ses parents prirent la si difficile décision de la mettre à l'abri loin de Paris mais aussi loin d'eux. La gamine reçut un nouveau foyer à l'épicerie de Lasalle, auprès de Rosa Palon et de sa fille, Hélène (couturière). Toutes deux non seulement arrachèrent la petite Renée à la Shoah mais furent aussi des résistantes actives. Des Cévenoles courageuses, héroïques même mais ayant choisi de rester dans l'ombre...

Renée Garbowski :

- "A 73 ans, je dis toujours Tata Rosa et Tata Hélène. C'est une belle histoire. Celle-ci m'a laissé aussi d'autres traces, psychologiquement : le secret, le manque de mes parents..."

Roselyne Ghinea Doret, fille et petite-fille des Justes :

- "Quand Renée m'a parlé de cette médaille {de Juste parmi les Nations}, j'ai hésité. Elles n'auraient pas aimé être ainsi sur le devant de la scène. Pour elles, c'est leur foi, profonde, qui les a guidées et "l'amour". Tout simplement."

Robert Puech, résistant :

- "Il y avait un réseau de pasteurs. Ca partait de Nîmes. Ils cherchaient des familles ici. Mon oncle, par exemple, cachait un juif à l'endroit où logeait la milice ! Les choses se voyaient. Si les Lasallois n'aivaient pas été solidaires, cela n'aurait pu se passer."

Edith Moskovic, déléguée du Comité Français pour Yad Vashem :

- "Pour moi, l'enfant cachée, chaque cérémonie est une double cérémonie. mais quel bonheur !
On a le choix de devenir bourreau ou Juste. Ce choix détermine notre vie."

 

Publié par : JEA le 22/10/2009
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