Comité Français pour Yad Vashem

Introduction

LE COMITÉ ET SON ACTUALITÉ

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« Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés ».                                  Isaïe 56 – 5

Créé en 1953 par une loi du Parlement israélien, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem fut nommé par référence à ce texte d’Isaïe.

Situé sur la colline du Souvenir, dans les hauteurs de la ville, Yad Vashem est à la fois un lieu de Mémoire, de Recherche, d’Enseignement et un complexe muséologique exceptionnel.

Contre l’oubli du crime dont les nazis voulaient effacer jusqu’aux traces, Yad Vashem rassemble les noms des victimes d'Auschwitz, Majdanek, Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et des innombrables autres lieux d'assassinat.

Son but est de perpétuer la mémoire individuelle et collective des victimes de la Shoah, d’honorer les Justes des Nations et de tout mettre en œuvre pour s’assurer que le Monde n’oubliera jamais.

C’est un lieu emprunt d’une forte charge émotionnelle ressentie par tous ceux, grands de ce monde ou visiteurs anonymes, qui y passent des heures d’une grande intensité.

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Sauvetage de la famille Sinaï à Genestelle

Château de Genestelle (DR).

Alphonse et Noémie Mazoyer ainsi que leur fils Firmin, Justes parmi les Nations

Par un courrier parti de Jérusalem le 30 juillet 2009, Irena Steinfeld, Directrice à Yad Vashem (Département des Justes) annonçait à Firmin Mazoyer que lui-même et ses parents hélas décédés, allaient avoir leurs noms gravés sur le Mur d’Honneur dans le Jardin des Justes parmi les Nations.
 
En novembre 2009, cette reconnaissance s’est également concrétisée par une cérémonie de remise de Médaille et de Diplôme à Genestelle.
 
Le Dauphiné Libéré :
 
« A Bise (Genestelle), Alphonse et Noémie Mazoyer et leur fils Firmin, de 1942 à 1944, ont accueilli et assuré de leur protection Richard et Edith Sinaï et leurs enfants Yvette (16 ans) et Jean (10 ans).
Originaire de Marseille, la famille Sinaï comme d’autres familles a trouvé refuge en Ardèche, plus particulièrement à Vals-les-Bains. Le répit est de courte durée. La pression allemande appuyée par une milice zélée est mise en place avec des contrôles quotidiens. Plusieurs fois retenus, notamment sans leurs enfants, Richard et Edith Sinaï échappent par miracle aux convois en direction du camp de Drancy. Ils devront par deux fois leur vie à un heureux concours de circonstances. Monsieur Bon, hôtelier à Vals, alerte son ami Alphonse Mazoyer sur la situation de la famille Sinaï. Ils sont prêts à accueillir les époux Sinaï et leurs deux enfants. Alors qu’ils rejoignent Bise, le soir même les dernières familles Juives réfugiées à Vals-les-Bains son arrêtées par la milice pour la destination que l’on connaît.
Durant deux années, Richard, Edith et leurs enfants bénéficieront de l’hospitalité de la famille Mazoyer mais aussi de tout le village sans défection. »
(10/11/2009).
 
La Tribune :
 
« Moments d’émotion pendant l’allocution de France Moulin, maire de Genestelle et lors de l’intervention de Robert Mizrahi, tous deux rappelant les jours noirs de la collaboration du gouvernement de Vichy avec le nazisme hitlérien : les rafles, parmi ceux qui portaient l’étoile jaune, la déportation, les chambres à gaz…
Moments d’émotion encore lorsque Firmin lui-même, Jean, Yvette et Claire, enfants et petits-enfants des époux Sinaï, s’exprimèrent sobrement mais avec cœur. Les liens noués en 1942 ne se sont pas défaits. »
(12/11/2009).
 
Robert Mizrahi représentait le Comité Français pour Yad Vashem à cette cérémonie à laquelle participa également une délégation de la communauté juive de Valence.
Publié par : JEA le 05/01/2010
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